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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 23:52

Nous voici au terme d’un x-ième sommet franco- allemand, élargi éventuellement  à Mr Monti  mais non à l’Italie car il serait sans doute très  exagéré, ayant  été « désigné » par la BCE et les  « marchés », de prétendre  qu’il est le représentant légitime de notre voisine transalpine.

Un sommet qui n’a, au fond , que confirmé ce que l’on sait déjà, à savoir que l’Allemagne ne reviendrait pas sur ce qu’elle s’est efforcée  d’ imposer depuis 30 ans et qui a abouti à l’euro tandis  que la France resterait servilement dans ce qu’elle accepte depuis que le parti du  renoncement est au pouvoir.

En conséquence Mme Merkel a répété que la BCE resterait la BCE, que les euro bonds étaient des billevesées, et bien entendu que l’euro resterait  ce qu’il est, qu’il faut comprendre comme l’euro mark.

Sur quoi  Mr Monti de son  strapontin s’est aligné  sur la position de Mme Merkel dans une sorte d’axe  de la vertu chagrine, tandis que Mr Sarkozy , l’œil rivé sur la présidentielle et sur l’électorat libéralo centriste qui le porte, a baissé pavillon conformément à une tradition bien établie désormais en promettant sans contrepartie une révision d’inspiration fédéraliste des traités européens.


Rien de nouveau en réalité !


Sauf  Mr Leparmentier , journaliste qui   titre dans le Monde du 24/11 sans doute sans le regretter,  « la crainte de  l’Europe allemande ressurgit  chez les dirigeants français »  et cite « un poids lourd du gouvernement français » qui aurait déclaré «  Les Allemands dominent tout. On attend leurs décisions sans avoir de prise sur les évènements »….Merci le Monde, tout arrive même au royaume de la pensée unique.…J’ai écrit ici  «  L’Europe allemande ou les erreurs de la France » …le 29 Janvier 2009 !

Nous en sommes  donc là après 30 années  de mensonges sur une Europe à l’eau de rose ,  tandis que  la prise de conscience tarde à  se faire  sur le constat que ce sont les nations qui font l’Histoire, pour celles qui croient en leur destin…et l’Allemagne  qui est un grand pays croit dans le sien au moins autant que l’Angleterre et les USA,….Et de toute évidence  beaucoup plus que la France !


Alors que prépare l’Allemagne ?


Elle a accepté en son temps l’euro dont elle n’avait pas besoin à condition que ce soit le deutschemark qui soit collé sur l’Europe.

Ce faisant son industrie , qui bénéficie de l’ image  centenaire du  « made in Germany » , d’un consensus social particulier,  et de structures puissantes  dans des spécialités porteuses, a éliminé  ses concurrents  de la zone en se mettant à l’abri des dévaluations de partenaires européens moins bien dotés,  tout en important à bas coût des pays émergents.

On connait la suite…explosion des excédents du commerce extérieur de l’Allemagne, et symétriquement des déficits de la France , croissance molle  acceptable pour une démographie allemande déclinante mais suicidaire pour la jeunesse française…etc.

L’Allemagne a discrètement retrouvé en Europe la place qu'elle considère naturelle dans son fors intérerieur.


La crise financière qui sévit depuis 2008 et enfle avec celle des dettes souveraines risque pourtant de mettre en péril ce bel ordonnancement et elle le sait…

A cet égard le débat  chez elle,  qui  transpire peu en France, porte non pas tant sur l’efficacité d’une BCE prêteur en dernier ressort pour sauver le Sud que sur l’intérêt  qui serait le sien de l’accepter.

L’Allemagne est en effet un pays pragmatique qui culturellement pense sécurité ( la fameuse «Sicherheit »  si présente dans les préoccupations individuelles)  et dispose d’ une  stratégie de long terme, à l’instar de celle qui anime ses entreprises familiales , le Mittelstand, qui font le dynamisme du pays.

Avisée aussi, elle sait que l’euromark  n’est plus supportable pour  le Sud !


Mais lâcher les rênes à la BCE, outre que ce n’est ni dans la tradition ni dans les traités, suffirait il à sauver la zone euro  tandis que, via la création monétaire, pourrait être relancée l’inflation tant  honnie? L’Allemagne est chaque jour un peu plus un pays de seniors et de rentiers, ne l’oublions pas ! Il  lui  faut donc des garanties sur la survie de l’euromark qui permet de voyager à bon compte et d'importer pas cher , sur l’inflation qui ne doit pas ronger  les rentes et sur la dette qui ne  saurait menacer  la veuve de Wiesebaden... Voilà ce que commande la « Sicherheit » !


Enfin le choix de l’euromark était une stratégie de puissance en Europe  et une divine surprise puisque la France de Mitterand l’avait acceptée. Les Allemands n’aiment pas changer de stratégie de long terme. Aussi la crise de la zone euro leur apparait comme l’opportunité de parachever leur conquête tranquille de la primauté en Europe en la  faisant traduire institutionnellement dans  des traités révisés. Le traité de Nice avait déjà mis fin à la parité franco-allemande au parlement européen , la prochaine révision établira la mise sous tutelle allemande de la zone euro . «  l’Europe parle allemand maintenant ! » s’est exclamé dernièrement un membre éminent de la CDU-CSU, parti de Mme Merkel !...Mr Fillon le tout premier..


Dès lors le plan allemand est limpide:


1)     Imposer une cure d’assainissement à tous les pays du Sud afin de rétablir leurs finances publiques ,  tenter de contenir la contagion à la dette  allemande et  par dessus tout sauver l'euromark.

2)     Institutionnaliser  la mise sous tutelle économique  allemande  de l’ensemble de la zone euro sous une parure fédéraliste, via une révision des traités qui  garantira à l’Allemagne  un marché  « domestique »  vaste et contrôlé, la survie de l’euromark, et naturellement la primauté politique qui en découle.

3)     En échange et si l'urgence l'exige, céder un peu sur la BCE  , mais  si possible après engagement des partenaires vassalisés sur  les points 1 et 2.


Qu’importe  à l’Allemagne, qui a connu la dureté de  l’intégration d’une RDA affublée d’un mark surévalué, si ses voisins doivent subir à leur tour  une purge sévère ? Ils ne représentent plus que 40% de son commerce extérieur  mais les parts de marché seront pour elle si son pari réussit.....ce qui  reste toutefois incertain car les évènements pourraient la  contraindre à choisir très vite, contre son gré, entre le dogme de la BCE  et la survie de l’euro.


Voilà pour l'instant néanmoins ce qui se prépare et voilà ce que notre pays s’apprête à accepter sur l’autel de rêves qui ne sont pas ceux de notre voisin d’outre Rhin et d’une amitié qui n’a de sens que dans le respect  mutuel et l’équilibre.

Voilà ce qu'il acceptera  au lieu d'imposer une dévaluation  indispensable de l'euro, le changement de statut de la BCE à l'image de celui de la FED ,  le détricotage du traité libéral de Lisbonne, la mise au pas des marchés via la prise de contrôle des banques et la "renationalisation"  partielle de la dette en faisant appel aux épargnes nationales.

L’Allemagne n’a imposé à l’Europe que ce que la France , par trahison de ses élites , a concédé : elle ne saurait  être tenue pour comptable de nos faiblesses.

Elle parle peu et avance avec constance , tandis que nous déclarons abondament et  nous contentons d'agitation brouillonne.

Alors que l’Allemagne s’affirme et que l’Angleterre se maintient , toutes deux  fermement en tant que nations, nous persistons de l’UMP au PS et au Vert parti de l'étranger, du Monde aux Echos, à nous évader dans des fantasmes supranationaux sans corps tels les amoureux de la belle Loreleï!

C’est cela qu’il faut cesser,  qui passe par une meilleure appréhension de notre voisin d’Outre Rhin  et par la ferme résolution de servir d'abord  les intérêts des Français qui ne coïncident pas toujours avec ceux des Allemands, car c’est de cela que dépendront demain  le retour de la prospérité en Europe et finalement la paix.

 

Roger Franchino

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:33

Et de deux ! Après  Papandréou , le « Cavaliere » a été congédié par les marchés financiers …

Personne , hormis les concernés, ne peut regretter ces « dirigeants » là , le « comediante » italien en particulier issu tout à la fois d’une série Dallas et d’un vaudeville DSK.

On peut  s’interroger sur les déviations des sens civiques qui ont pu les amener l’un et l’autre au pouvoir, mais comme nous n’y échappons pas , la pudeur s’impose à nous Français.


En revanche, qui ne voit que  ces saltimbanques grecs et italiens ont été remplacés par des serviteurs des marchés  , sans aucune légitimité démocratique ?

Lucas Papademos ancien vice Président de la BCE d’un côté, Mario Monti de l'autre, ancien commissaire  de la  Commission Européenne   chargé des Marchés  puis de la  Concurrence c’est-à-dire de la dérégulation et de l’ouverture de l’Union Européenne à tous les vents de la mondialisation naïve.

L’un est un apôtre du monétarisme allemand et de l’euro fort, l’autre un «  caro professore » du libéralisme appris dans les livres de la Bocconi, les deux étant impliqués dans les tripatouillages de comptes publics  de Goldman Sachs  pour faire entrer leurs pays respectifs dans la zone euro.

Mais ils promettent d’assouplir les licenciements, de  faire baisser le coût du travail, de réduire les Etats, et d’ouvrir plus encore les frontières tout en maintenant l’euro fort cher aux rentiers de la planète… Tout pour satisfaire Wall Street, la City ,Francfort et Shanghai !

Ils échoueront bien sûr, mais il faut attendre un peu encore , d’autres plans d’austérité, une  grave récession diffusée en Europe et ailleurs, et au bout du chemin soit la reddition de la BCE et de l’Allemagne, soit l’éclatement de la zone euro.


En attendant « les marchés » lorgnent vers la France, en se disant que peut être Herr Trichet à la place de Sarkozy  ou de ce bonhomme Hollande, ce serait du pain béni…alors les  « spreads » avec les taux allemands s’envolent, Standard & Poors se « trompe », la Commission demande plus d’austérité à la France,  les eurocrates de la finance appellent au fédéralisme, immédiatement repris par Frau Angela qui rêve d’un Président européen élu au suffrage universel  un peu comme l’euro..c ‘est à dire assez germanique probablement. Du pain béni aussi pour Herr Trichet qui se prend sans doute à rêver d’un destin nouveau…

Tout serait parfait dans le monde des marchés si , comme en Grèce ou en Italie, il suffisait en France de froncer des sourcils en faisant mine de serrer les cordons de la bourse pour faire et défaire un gouvernement.

Ne leur en déplaise cependant ( et il leur en déplait beaucoup !) , le Président de la République Française ne peut être,  depuis 1962 et son élection au suffrage universel, destitué par personne hormis le peuple. Le gouvernement lui-même repose sur une majorité que le scrutin majoritaire rend responsable devant les électeurs . L’absence de scrutin proportionnel réduit à peu de choses l’espace pour les magouilles et jeux partisans dont , évidemment nos politiciens et les eurocrates se régaleraient autant que ceux de nos voisins grecs ou italiens…s’ils en avaient la liberté !

De cela il résulte qu’Herr Trichet  et ses éventuels commanditaires peuvent certes rêver…mais  les Français restent eux , assez largement, à l’abri du cauchemar !

Ils le doivent aux institutions de la Vème République qui leur a remis le pouvoir  plutôt qu’aux partis, mais ils seraient sages de rester vigilants.

Vigilants car  il doivent se garder de cette gauche et de ce centre qui gardent au coeur, avec leur projet de VI ème République, la  nostalgie des régimes parlementaires de la III ème et la IVème République  dont les jeux  politiciens  nous ont conduit au désastre.

Vigilants car ils doivent se défier de cette droite giscardienne qui déteste l’idée de référendum  et qui  tentera à nouveau de brader notre souveraineté en recourant aux partis du renoncement réunis en Congrès comme elle le fit pour le traité de Lisbonne.

Tant que les Français veilleront sur  le rempart de cette République et  des droits que De Gaulle leur a donnés,  les marchés devront s’en accommoder , et  Herr Trichet restera  à la retraite…

Cela ne signifie pas que la France ne doive pas s'engager dans l 'effort pour rétablir ses équilibres: encore convient il qu'elle le fasse avec la volonté de retrouver croissance , espoir, ambition.

Dire cela, c’est déjà choisir pour 2012 le candidat de la France et des Français…

Roger Franchino

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 15:23

Depuis de longs mois les agences de notation, à qui des politiciens portes drapeaux d'un libéralisme dévoyé ont abdiqué leurs pouvoirs, font et défont la réputation des nations, dégradant tantôt les USA, tantôt la zone euro dans un jeu de massacre savamment orchestré...

 

Hier , "par erreur", c 'est la France qui a failli faire les frais des gnômes de Standard & Poors....par erreur dit elle après celle sur les USA, comme si sur des sujets qui ont pris une telle importance, Standard & Poors pouvait agir malencontreusement!

 

Et déjà on parle d'un 3ème plan d'austérité pour la France, à peine annoncé le 2ème en 3 trois mois!

 

Il suffit!

 

Qui ne voit que ces agences, inféodées à Wall Street servent des intérêts financiers particuliers ou idéologiques partisans?

 

Lesquels? Qui précisémment se cache derrière tout cela ou en profite? c'est ce qu'il faut établir résolument!

 

Puisque la France est en cause, il lui revient d'enquêter autrement que par la molle AMF ou la transparente Commission de Bruxelles.

 

Nous avons la DGSE et il y va de l'intérêt national. Qu'elle s'informe donc, nous informe et agisse si nécessaire ....sans faiblesse.

 

Les mafias, de tous temps n 'ont cédé qu 'au langage de la fermeté et des représailles.

 

Roger Franchino

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 16:01

C'est  confirmé. Le déficit des échanges extérieurs de la France battra ses records historiques autour de 70 milliards € ( corrigés des frais d'assurance et transport pour les  importations et exportations)  à fin décembre!

Avant correction, la hausse de l'énergie à l'importation y contribue pour environ 48,85 milliards € , et les déficits industriels traduisant une perte de compétitivité pour pour 42,43 milliards €, l'agriculture restant positive de 4,6 millards €.

 

Autrement dit , si les échanges industriels qui dépendent  largement de nous étaient simplement à l'équilibre, ce qu'ils étaient avant la mise en place de l'euro, c'est 2,10% de croissance supplémentaire de notre PIB  que nous aurions en 2011!...

De quoi rembourser en peu plus facilement notre dette au lieu de la creuser ou de raboter à peu près tout... sauf la sottise.

 

Seulement voilà pour retrouver de la compétitivité, il faudrait dévaluer comme cela a toujours été le cas dans l'Histoire, et disposer encore d' une industrie pour exporter

 

Dévaluer est euro interdit, et notre industrie délocalise ses usines vers les pays à bas côuts ou faible monnaie comme nous le montrent chaque jour l'automobile, l'electrique, la mécanique et bientôt l'aéronautique.

Ainsi les petites Peugeot fabriquées à Trnava ( Slovaquie ) grâce à 380 millions € de subventions de l'Europe,  provenant en partie de la poche des contribuables français, sont largement réimportées  en France, creusant notre déficit que ces mêmes Français seront d'une manière ou d'une autre appélés a combler car on ne peut survivre durablement avec des échanges déficitaires.

 

Pendant ce temps l'Allemagne s'achemine vers 155 milliards € d'excédent de ses échanges exterieurs...C 'est peut être à cela que songe notre gouvernement en voulant nous aligner sur notre voisin.

 

Passionné de déficit budgétaire, il est cependant beaucoup moins disert sur le déficit de nos échanges qui commande en partie le premier.

 

Serait ce parce qu'en parler ne pourrait éviter la question de la monnaie?

 

On ne raisonne  pas les religions..et l'euro en est une!

 

Roger Franchino

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 13:14

Voici un an , nous écrivions  dans " Fillon 3 et G20: les colifichets du pouvoir":

 

" Le prince dont le royaume ne sera plus  à ce train et à l'échelle du monde qu'une province au bout de la péninsule européenne,le prince qui ne bat plus sa monnaie et dont la politique doit recevoir l'aval des rentiers et négociants de la terre entière, le prince dont les armes autrefois redoutables ne sont plus maintenues, et dont le peuple s'enfonce progressivement dans la précarité...hé bien ce prince entend faire croire à ce peuple qu'il peut demain ordonnancer un nouvel ordre économique mondial"

 

"Alors l'oeil fixé sur 2012, il lui restera à faire diversion en paradant à Cannes, à tenter d'éblouir devant quelques colifichets que lui lanceront les Grands comme on le faisait jadis aux indigènes pour leur donner l'illusion que leurs chefs vassalisés méritaient considération"

 

Peut on retrancher un mot de ce qui fut écrit?

 

Le G20  , hors ses rituelles déclarations d'intentions, n'a  avancé sur rien de tangible  qu'il s'agisse de croissance mondiale, de système monétaire international, de régulation financière.

Pouvait il en être autrement dès lors que les intérêts chinois et américains d'une part, les marchés financiers d'autre part imposent leur loi?

Le yuan et le dollar faibles profitent de l'euro fort pour coloniser l'Europe, Wall Street et la City veulent moins d'Etat et de souveraineté  pour plus de profits.

 

L'Europe affaiblie par ses utopies monétaristes et fédérales vit au rythme exclusif des intérêts  d'un seul pays et s'affiche comme l'homme malade du Monde, contraint de faire la manche auprès de la Chine dont elle  favorise le développement à ses dépends.

 

La France , en quête d'apparence depuis qu 'elle s'est vassalisée, essaie pathétiquement de paraitre encore tout en se soumettant  tantôt aux diktats de sa vosine d'Outre Rhin tantôt aux oukases des agences de notation et des marchés financiers.

Paralysée par son appartenance à la zone euro , terrorisée à l'idée de perdre sa notation AAA, elle accumule les plans d'austérité en sacrifiant   sa croissance , son avenir, son indépendance,  au mépris des Français dont le chômage grossit et dont les acquis sociaux sont rognés un peu plus chaque jour.

Ses dirigeants lui infligent sacrifices sur sacrifices, lui reprochant ses erreurs passées qui furent d'abord les leurs, et lui donnent sans modération en modèle l'Allemagne comme si cette génération de politiciens fatigués de leurs  faiblesses à défendre nos intérêts dans cette Europe germanique s'étaient résignés à  une version molle de la Révolution Nationale chère à leurs ainés défaits en 1940.

 

Et ce n'est pas l'expédition aérienne, victorieuse  grâce à l'appui américain,  contre une petite armée lybienne qui peut rassurer sur l'état réel du pays. 

 

Où est le dessein qui devrait mobiliser les Français dans l'effort? Quelles perspectives offrent ils  en contrepartie des sacrifices demandés? Ou est l'espoir?

 

Rien! Où que l'on regarde , côté majorité gouvernementale ou  socialiste, il n ' y a que renoncement, faiblesse, faux semblant!

 

L'Europe  nous avait promis la paix et la croissance. Elle nous apporte le déclin, la regréssion et peut être un jour la guerre civile comme les évènements en Grèce peuvent le laisser redouter.

 

Restent enfin les colifichets dont notre Président candidat s'est contenté avec gourmandise...Barak Obama , qui n'a pas à se plaindre de la France revenue à son rôle de supplétif dans l'Otan , lui a décerné comme à l'école quelques louanges qui n'engagent à rien...brevet de  leadership et dynamisme dont malheureusement, de ce côté de l'Atlantique, nous n'avons pas encore vu la traduction dans la remise en cause  indispensable de l 'euromark! 

 

Demain le Président-candidat ira à Colombey dans un rituel électoral complètement décalé...

 

"   Hé bien , Môssieur Sarkozy, quelles nouvelles m'apportez vous de Vichy ? "  pourrait il entendre s'il avait encore l'oreille gaulliste...

 

 

Roger Franchino

 

 

 

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:42

Papandréou s 'en va après que Mme Merkel et notre Président -candidat lui aient imposé de se soumettre au plan  de "sauvetage" de son pays , surtout de ne pas consulter les Grecs, et de se démettre.

 

Il lui ont fait savoir officiellement que la Grèce devrait être dirigée par un gouvernement d'union nationale, et personne ne serait surpris que Lucas Papademos, ancien vice président de la Banque Centrale européenne soit  leur favoris comme Premier Ministre.

 

Ledit gouvernement sera de fait un gouvernement "fantoche" comme disait ce bon Ho Chi Minh des gouvernements à la solde de l'étranger chargé de  faire "pisser le sang" au Grecs  pour satisfaire les marchés qui  lorgnent déjà vers l'Italie..

 

Il sera l'exécutant de  la rigueur budgétaire imposée par Berlin,  avec la complicité du vassal parisien,  dans le cadre de la rigeur monétaire décidée à Francfort.

 

La Grèce ne s'en sortira évidemment pas puisque la récession va l' épuiser plus encore tandis que le garrot de l'euro fort l'asphyxie, mais qu'importe à Berlin  et Francfort puisque l 'euromark béneficiera d'un sursis , en attendant que l'Italie puis la France soient mises au pas.

 

Alors les Grecs voteront en Février en sachant que leur gouvernement ne siège plus à Athènes mais à Berlin et Francfort.

 

Dans leur désespoir , soit ils renonceront à leur souveraineté en reconduisant l'un des deux partis d'union nationale qui les ont conduit au désastre, soit ils risqueront leur démocratie en s'en remettant aux extrêmes qu'ils soient de gauche ou d'extrême droite.

 

Ainsi en va t il toujours de l'indépendance et de la démocratie: l'une ne peut aller sans l'autre.

 

Ainis en va t il lorsque les peuples se soumettent aux partis du renoncement

 

Français , tirons en les leçons pour nous mêmes!

 

Roger Franchino

 

 

 

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:50

Papandréou , cerné de toutes parts, aux prises avec une crise économique  et sociale sans précédent, contraint par prudence de changer l’état major militaire, a décidé courageusement de faire appel au référendum.

Quel choix avait-il  face à l’austérité que l’Europe lui impose pour rester dans une zone euro qui étouffe tout espoir  de croissance et  alors que la révolte gronde ?

Hé bien, que le peuple grec se prononce sur son destin comme il convient qu’il y soit appelé dans une  démocratie !

Qu’un Président candidat français s’en offusque ne saurait étonner puisqu’il s’est assis lui-même sur le vote des Français qui s’étaient prononcés contre la Constitution européenne.

Faisant parti de ce courant orléaniste qui considère que la politique est l’affaire des élites et principalement la sienne , il appartient aussi à ce mouvement euro fascisant qui tente d’ imposer aux peuples un fédéralisme dont ils ne veulent pas . Ainsi le paragraphe 4 des accords de Bruxelles  qui rend obligatoire « la consultation de la Commission et des autres Etats membres avant l’adoption de réforme majeure économique ou budgétaire pouvant avoir un impact sur le reste de la zone euro pour donner la possibilité d’une évaluation d’un possible impact pour la zone euro  » en dit long sur l’assujettissement des Parlements nationaux sans que les peuples n’ y aient au préalable consenti !


Les Grecs , si Papandreou parvient à résister aux pressions économiques de cette veille de G20, se prononceront donc  légitimement sur l’avenir de leur pays au sein de la zone euro, car c’est bien la seule question.

Qui ne voit que c’est en effet la seule question dans cette zone euro qui, rafistolages après rabibochages, sombre chaque jour un peu plus dans le désarroi de ses contradictions ?


Dès lors un Président qui serait le digne héritier de la Vème République serait bien inspiré  de soutenir cette démarche qui est la seule qui vaille car il ne peut y avoir d’Europe pacifique et prospère contre les peuples.

Dès lors ce Président serait bien avisé de profiter  de cette situation qui se dramatise pour mettre enfin l’Allemagne au pied du mur, comme nous le réclamons depuis  longtemps , sur la question de l’euro monnaie européenne ou monnaie allemande.

Dès lors , ce Président préparerait avec ses partenaires allemands , italiens, espagnols, soit une indispensable dévaluation de 30%  de l’euro en même temps que la révision des statuts de la BCE et du traité de Maästricht  avec priorité à la croissance , soit, si l’Allemagne s’entêtait, une sortie organisée de l’euro de la Grèce et des autres pays qui le souhaitent, à commencer par le nôtre.

Et bien sûr, il conviendrait que ce Président consulte les Français par référendum !

Nous en sommes loin encore…

Pourtant les faits s’imposeront  aux idéologies et aux intérêts partisans car c’est dans la nature des choses, et ce réferendum grec sera, s’il advient, le premier pas vers la fin de l’euromark.

 

Pour autant, ce changement n 'est pas sans risque s'il n'est pas négocié, organisé,préparé, accompagné par les principales puissances européennes car il y va de leur intérêt bien compris, notamment en Allemagne.

Là est la difficulté, et là est le vrai challenge des principaux dirigeants de la zone, a commencer par ceux de la France.

Eviter que les évènements ne s'imposent dans l'urgence, tel est l'enjeu!

C'est à cela que devrait s'employer notre Président candidat...

 

 

Roger Franchino

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:59

Les élections qui se sont déroulées en Tunisie le week end dernier ont été libres , régulières et avec une participation élevée.

Les Tunisiens ont accordé leur confiance aux islamistes plus ou moins modérés qui n'obtiennent cependant pas la majorité.

La France doit donc, comme elle l'a fait, en prendre acte et ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de ce pays ami.

Pour autant, comme écrit ici de façon prémonitoire dans l'article de début Fevrier  " Egypte, Tunisie, révolutions arabes: ni démocratie, ni paix sans soutien massif de l'Occident", les lendemains de prise de Bastille sont souvent ceux du désenchantement propices aux forces qui savent l'exploiter.

 

La Tunisie que le tourisme a déserté et affligée par le chômage de ses jeunes gens, ne pouvait échapper au phénomène dont je disais déjà qu'il profiterait probablement aux religieux.

 

C 'est bien pourquoi , je préconisais un appui économique massif de l'Occident , chaque chômeur en moins  parmi les jeunes consolidant les chances d'une  démocratie moderne.

 

Le G8 a décidé d'affecter en Mai 40 milliards $ à ces pays.... qu'en est il concrètement aujourd hui?

Manifestement , il ne s'est pas passé grand chose et la Tunisie reste enlisée....

 

La France doit, avec les autres bailleurs de fonds et sans prêter trop attention aux comptables des agences de notation, agir sans délai pour aider le  gouvernement composite sorti des urnes, quel qu'il soit, à remettre à flot  le pays.

Elle doit le faire en se gardant de toute ingérence, mais avec résolution car il y va du flanc Sud de l'Europe.

 

Du côté Lybien, les choses sont différentes économiquement car le pays est riche, et politiquement car il sort d'une guerre civile où les islamistes ont été extrêmement en pointe sur le terrain.

 

La France n'a pas su intervenir comme elle l'aurait dû, mais elle  bénéficie d' une certaine reconnaissance.

Pour autant on voit bien que la charia pourrait inspirer la Lybie de demain, menaçant le projet démocratique.

A la France donc de soutenir  les mouvements démocratiques qui en manifesteront le souhait , discrètement mais fermement, qu'il s'agisse  de droits de l'homme, de formation de l'armée nouvelle, de droit constitutionnel , mais aussi de développement économique avec la reconstruction et des projets industriels associant ce pays à l'Europe du Sud et notamment à l'Italie qui y  a tissé de longue date des liens étroits.

 

L'espoir des Lybiens doit se lever au Nord plutôt que du côté de l'Iran ou des Emirats Arabes.

 

Il est impératif que la France, patrie des Droits de l'Homme, joue sans naïveté son rôle  dans cette région stratégique pour l'Europe et l'Afrique, dans le respect des Etats et des sentiments nationaux, mais au service de la démocratie.

 

Espérons qu'elle ne se laissera pas détourner totalement par les errements de la zone euro: il en va de la paix demain!

 


 

Roger Franchino 

 


 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:51

Les  négociations de Bruxelles , menées  canon de revolver des agences de notation  sur la tempe , ont abouti à un accord dont on prétend qu’il sauve l’euro.

La Grèce a été soulagée de 50% de ses dettes au secteur bancaire soit de 100 milliards €, les banques  seront recapitalisées pour 130 milliards € à trouver,  le FESF sera doté d’une force de frappe de 1000 milliards € encore  incertaine, une gouvernance européenne veillera au grain sur les Etats  « club med ».


Alors la Grèce est-elle , pour autant, sauvée ?...Non, malheureusement !

On va réduire  de 50% le fardeau d’une partie de sa dette, ce qui était  réclamé ici dès le 4 Octobre dernier  et qui est  nécessaire mais pas suffisant comme nous l’expliquions .

Car où sont les mesures pour rétablir la compétitivité de la Grèce dont , au-delà d’un assainissement  indispensable de l’Etat, dépend sa croissance et sa capacité à rembourser  le solde?

Il n’ y en a pas,  car pas plus que l’Espagne, le Portugal , l’Italie ou la France,  la Grèce ne peut retrouver sa compétitivité sans dévaluer … or sa monnaie  c’est  l’euromark  que Berlin veut  fort !

Donc la Grèce continuera de s’enfoncer….


La recapitalisation des banques imposée par les «  marchés » servira-t-elle  l’économie ?... Non plus !

Elles vont se consolider (les  « experts » clamaient voici peu que ce n’était pas nécessaire !) parce que la spéculation, alimentée opportunément par les agences de notation, essaie de faire croire que l’Italie pourrait faire défaut.

Ce faisant, pour atteindre le fameux ratio de 9% de Tier One  supposé les mettre à l’abri, elles vont augmenter leur capital mais aussi réduire  leurs prêts à l’économie et accroitre leurs marges. Qu’elles prétendent le contraire n’y changera rien : elles ont tenu le même discours en 2008..  

Moins de crédit,  plus coûteux, voilà qui va  aggraver cette austérité que l’Europe fédéralise!

Restant  privées par ailleurs, elle demeureront libres de retourner aux errements du passé, d’autant mieux que la régulation, et la séparation banque de dépôt/banque d’affaires ne se feront pas comme l’ a joliment rappelé notre Président-candidat hier soir...

Au total la récession qui se profile  en Europe sera confortée, et entrainera suivant la « logique » de la règle d’or  d’autres coupes budgétaires, donc plus de récession…et ainsi de suite.


Le renforcement du FESF sauvera t il, quant à lui, l’euro ? Non, moins que jamais !

1000 milliards € , c’est la force de frappe dont pourrait bénéficier le FESF pour garantir à hauteur de 20% ou 30% les émissions d’obligations des Etats en difficulté, ou en faisant appel à des investisseurs principalement publics ou privés….suivant un montage qui reste encore fumeux.

En réalité,  l’Allemagne ne voulant pas que la BCE crée de la monnaie pour racheter de la dette souveraine car l’euro doit rester fort ,  l’Europe va aller quémander  pour doter le FESF le soutien financier de la Chine  … c’est  à dire du pays dont l’Europe libérale et  consentante  accepte depuis des lustres le dumping social, monétaire, environnemental , et le pillage des brevets…

La Chine nous prêtera la corde pour nous pendre , comme l’avait prophétisé Mao, et nous nous empresserons de nous la passer au col !

Comment, dès lors, l’Europe pourrait-elle encore négocier avec les Chinois un rééquilibrage des pratiques commerciales ?

Bien au contraire, nous continuerons donc d’ouvrir nos frontières sans contreparties  pour le « bien des petits Chinois » comme le disait , la main sur le cœur notre Président- candidat hier soir….en oubliant que la légitimité de la République et la sienne , c’est d’abord de pourvoir au devenir des petits Français !

Après la croissance , l’Europe se prépare à sacrifier  aussi ce qui lui reste d’autonomie au sauvetage d’une monnaie qui n’est pas la sienne mais celle d’un seul.

Qu’est-ce finalement que cette Europe qui se vend et renonce? Où est même l’idéal de Schumann , de Monnet, sans parler de celui d’Adenauer et De Gaulle ?

Ceux qui applaudissent à cet accord de Bruxelles  réclament  une Europe fédérale qu’ils prétendent plus forte, et dans le même temps acceptent sa  sujétion !  Absurde!

Le FESF  revu n’est  qu’ un ballon d’oxygène momentané  pour une monnaie condamnée et risque de devenir  le cheval de Troyes de la Chine…. Bravo , Messieurs !  


La gouvernance économique renforcée nous sortira-t-elle, au moins,  de l’ornière ?.... Non, mille fois non !

La gouvernance européenne, pour le dire sans détour, c’est l’application de la rigueur  allemande aux autres pays.

Cela a-t-il un sens ?

Peut on demander à la France qui a une démographie en croissance  et une industrie  affaiblie d’avoir la même politique économique que l’Allemagne qui a une démographie déclinante et une industrie puissante ?

Peut on demander à la Grèce qui  sortait du sous-développement et y retourne d’avoir la même politique que la Hollande qui a construit sa richesse de commerçants depuis  quatre siècles ?

Qui ne voit que ces pays sont  trop différents pour avoir la même politique budgétaire en même temps que la monnaie du plus fort !

Alors, quand notre Président candidat nous explique que la France doit être l’Allemagne , il y a de quoi rester rêveur….

Y croit- il seulement ? Ou est- il  dans quelque délire  de  Révolution Nationale à la façon de  Laval ?

Chaque jour , du Président au Premier Ministre on nous demande d’être plus allemands… «  la France n’a jamais été aussi allemande » s 'exclame, médusé, le Die Welt !

Nous ne pouvons pas l’être , Messieurs, car ce n’est ni notre culture , ni notre intérêt !

Et vous êtes responsables, Messieurs, vous et vos compères socialistes indivisément, d’avoir cédé depuis 30 ans à l’Allemagne  dont je répète ici que nous ne saurions lui en vouloir  d’avoir défendu ses intérêts et de vous les avoir imposés puisque  vous n’avez pas su défendre les nôtres !

Vous avez été et vous êtes coupables d’accepter la vassalisation de la France comme d’autres avant vous !

De ce fait, vous êtes également coupables  de mettre en péril   l’amitié franco-allemande qui ne peut reposer que sur l’équilibre, et donc de compromettre à terme l’Europe !

La  nouvelle gouvernance européenne, ce sera  en vérité la politique de l’Allemagne, donc l’austérité  et la faible croissance pendant de longues années, le chômage, la régression sociale, et un nouvel affaiblissement du pays….


Même « les Echos » du 29 Octobre, peu suspects d’euroscepticisme, écrivent sous la plume d’Eric le Boucher, directeur de la rédaction « Quels emplois en Grèce dans dix ans ? Voilà la question essentielle posée par la crise de la zone euro, question qui s’élargit à l’ensemble des pays du Sud. L’union monétaire n’a pas suffi, au contraire. L’Allemagne a ici tort. Des transferts ont eu lieu, il en faudra d’autres. Que faire d’autre ? Quelle mobilité, quelle compétitivité, quelle spécialisation ? »

Cet accord de Bruxelles n’est donc  pas un succès,  car il ne règle que l’apparence, et momentanément.

L’Europe se condamne car aucun des problèmes de fond n’ a trouvé de début de solution.

Bien au contraire, c’est une fuite en avant car la question de la compétitivité du Sud reste posée, et c’est une trahison de l’idéal européen qui menace avec l’appel à la Chine.

Nous sommes en Europe à l'égard  de l’extérieur dans la situation de la IVème République  vis-à-vis des Etats Unis  en 1957, mais avec la croissance en moins !

Pour ce qui est de la France, elle s’est une fois de plus soumise aux vues de l’Allemagne, et elle a cautionné  l’honteux  recours à la  Chine qui n’est pas même  notre alliée.

Nous avons la politique de Guy Mollet et nous en aurons les conséquences aggravées par la récession, sauf sursaut national  qui ne viendra que « d’ailleurs ».

 

Roger Franchino

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 18:28

Le 22 août dernier, lorsque les rebelles sont entrés dans Tripoli, nous disions ici, que la fin du régime de Kadhafi était très loin d'être une victoire de la  France.

 

Nous le disions car pour réduire un petit dictateur, à deux heures de vol de Marseille, il avait fallu parloter des semaines  durant avec les grands et les petits  de ce monde et rallier les Américains.

Nous le disions car, au delà du discours martial d'un Président droit sur ses ergots, il était bien évident que nous n'avions plus, en dépit des dénégations, les moyens opérationnels d'agir de façon autonome.

Nous le disions, car dans cette affaire, nous n'avions même pas pu favoriser les rebelles les plus fréquentables, car de toute évidence, il y en a qui ne le sont pas.

 

Kadhafi mort après deux longs mois supplémentaires d'opérations, le verdict n 'est évidement en rien changé.

Ce qui change c 'est, enfin, un début de prise de conscience.

Hervé Morin, ex ministre de la Défense, vient de préciser que sans l'appui des moyens américains , rien n'aurait été possible, et on peut penser qu'il sait de quoi il parle.

Qu'il s 'agisse de moyens électroniques, de drones, de ravitalleurs, nous manquons de tout.

 

Nous en manquons parce que nous n'avons pas de stratégie claire de recentrage sur nos zones d'influence européenne et africaine, parce que nous n'avons plus la croissance nécessaire en ce domaine comme dans les autres pour dégager les budgets suffisants à nos armées, et parce que nous dispersons ce que nous avons sur des théatres d'opérations où nous n 'avons qu'à perdre comme c'est le cas en Afghanistan.

 

Hervé Morin  en tire certainement la conclusion qu'il faut se noyer un peu plus dans l'OTAN et dans une Europe Fédérale qui n 'est que le pendant économique de la première, comme le montre l'activisme actuel de l'Amérique dans nos affaires économiques.

 

Les gaullistes, pour ceux qui restent, en tireront surtout la conclusion que , tenant compte des réalités, il convient  à la fois de nous recentrer sur nos zones d'influence  et  de nous redonner les moyens de  l'indépendance qui commande notre démocratie.

Dire cela revient , évidemment, à s'éloigner de tout ce qui bride et enchaine le pays dans sa création de richesses: ainsi en va t il de la zone euro telle qu'elle est, de l'austérité fédérale imposée par l'Allemagne, de l'Europe de la finance et de la concurrence déloyale.

Dire cela revient à dire finalement que, loin d 'accepter de devenir une succursale d'une société anonyme basée à Bruxelles, nous devons redonner à la France sa souveraineté sur l'essentiel qui détermine son destin et celui des Français.

 

Dire cela revient dès maintenant à choisir son camp pour mai 2012, celui de la France et des nationaux plutôt que le parti du renoncement.

 

 

Roger Franchino

 


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  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
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