Vendredi 3 juillet 2009
Jugeant qu'"il faut aller beaucoup plus loin pour que le manque de mobilité ne soit plus un obstacle", M. Wauquiez déclare au quotidien qu'il va "proposer deux mesures au conseil d'administration de Pôle emploi qui se réunit le 10 juillet". "Il me paraît utile que Pôle emploi finance à hauteur de 1.000 euros le permis de conduire de 20.000 chômeurs dès 2010", poursuit-il.

Bravo donc pour cette mesure de bon sens!

Sauf que Mme Alliot Marie, ex ministre de l'intérieur s'était félicitée d'avoir fait sauter 98000 permis en 2008 conduisant "les délinquants de la route" directement au pôle emploi pour 50 000 d'entre eux...
pas forcément "délinquants " cependant puisque, quand on roule beaucoup il est difficile même pour de petits excès de vitesse d'échapper aux radars , veritables "manchots " de casino pour l'Etat , et probable  de voir son permis de conduire dépérir.

Donc le ministre d'Intérieur alimente le Pôle emploi en supprimant des permis que le secrétaire d'Etat à l'emploi paie ensuite aux chômeurs ...Si tout se passe bien il va peut être "recycler" 20000 des 50000 "délinquants" devenus chômeurs!!

Il  n 'y a pas que les Shadocks qui pédalaient à l'envers pour ralentir la Terre!

Katsumoto
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Jeudi 25 juin 2009

Mr Sarkozy a annoncé devant le Parlement réuni en Congrès le lancement d'un grand emprunt d'Etat pour financer la sortie de crise.

On ne peut que s'en féliciter ici, puisque c'est ce qui lui a été suggéré dans ma lettre du 29 Septembre dernier ( voir article du 12 Octobre)....même si le Congrès peut sembler beaucoup d'honneur!

Nous voici donc ravis en toute modestie d'avoir partagé sans doute par hasard, mais tout de même un peu en avance, cette idée avec le Président .

 

Ne boudons pas notre plaisir, et puisque les espoirs sont  désormais permis, souhaitons de se ravir encore prochainement  pour d'autres idées.

Encore un effort Mr le Président! ... murmurerait un incorrigible impertinent.

Katsumoto

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Mercredi 24 juin 2009

La nouvelle viendrait de tomber dans les rédactions...

Mr Sarkozy  devant les derniers chiffres du PIB , du chômage, et les tensions au sein de l'Europe remplacerait le gouvernement  nommé hier.

Agissant par surprise, il nommerait à la stupéfaction générale une équipe restreinte dirigée par le gaulliste Nicolas Dupont Aignan promu au rang de Premier Ministre.

La composition du nouveau gouvernement sous réserve de confirmation dans les prochaines heures serait la suivante:

Ministre de l'Industrie et de la Recherche: Carlos Ghosn jusqu'ici président de Renault- Nissan, et riche de sa large  expérience internationale, aurait pour principale mission de redynamiser l'industrie  sur les marchés exterieurs, de faciliter avec l'appui de l'Etat le développement de secteurs porteurs notamment des énergies renouvelables, des nanotechnologies, des biotechnologies , de favoriser l'innovation, pénaliser les délocalisations et contrer la concurrence déloyale de certains pays sur nos secteurs privilégiés. 

Ministre de l'Economie et des Finances : Jean Paul Fitoussi , économiste partisan d'une  croissance forte passant par une révision des politiques économiques européennes et notamment du rôle de la BCE, serait chargé d'obtenir une politique de change favorisant nos exportations , l' homogénéisation de l'impôt sur les sociétés dans l'UE, d'établir l'égalité de traitement entre les productions nationales et les importations pour le financement de la protection sociale, de faire amender le traité de Maastricht en privilégiant le développement. 

Des rumeurs indiquent qu'il serait partisan pour les banques bénéficiant de prêts publics, de transformer ceux ci en participation de l'Etat avec entrée au conseil d'administration , contrôle des activités et des rémunérations des dirigeants..

Ministre des Affaires Etrangères: Philippe De Villiers,  aurait - extraordinaire nouvelle!-pour tâche première de tenter une refondation de l'UE autour d'un noyau compact favorable à une Europe indépendante,  en enterrant  pour commencer le traité de Lisbonne et en réduisant la Commission Européenne à un rôle consultatif au profit d'un Directoire des Etats. 

Ministre de la Défense: Jacques Myard,député UMP connu pour ses positions favorables à une défense autonome, indépendante de l'Otan, aurait comme mission immédiate de réduire  le coût de nos interventions extérieures en nous retirant d' Afghanistan, du Moyen Orient où notre engagement est une impasse, et  de nous conforter  en Afrique francophone notre zone d'influence traditionnelle visée par la Chine.

Sur le plan des équipements, un deuxième porte avions serait immédiatement prévu, la force de dissuasion modernisée de même que les moyens de reconnaissance tandis que le budget remonterait à 2% du PIB.

Notre récent retour dans l'Otan serait remis en cause dans les faits  par un plan d'économies drastique sur les coûts de fonctionnement.

Ministre d'Etat du Travail et à la Participation : Philippe Séguin dont la mission principale serait, semble t il, de faire entrer la cogestion de type allemand dans les groupes français afin d'associer les salariés au développement et à la gestion. Son titre de ministre d'Etat lui donnerait aussi la responsabilité de veiller à la réduction des gaspillages  mis en évidence en tant que Président de la Cour des Comptes.

Ministre d'Etat chargé  de l'Intérieur et de la Réforme de l'Etat : Henri Guaino, précédemment conseiller du Président, il aurait ce poste de confiance  pour conduire la réforme jugée  urgente de l'Etat en rompant avec le jacobinisme et donnant beaucoup plus de pouvoirs aux régions pour stimuler le développement.

Ministre de la Justice et Garde des Sceaux: Eva Joly ,  chargée précédemment  de dossiers sensibles et connue pour son intransigeance sourcilleuse en faveur d'une justice transparente, efficace, égale pour tous serait chargée de responsabiliser la justice et d'humaniser les prisons.

Ministre de l'Education et de la Culture: Jean Pierre Chevènement, ex ministre socialiste, fervent  partisan d'une école de qualité pour assurer l'égalité des chances tout en  dispensant les valeurs de la République et de la France devrait faire porter ses efforts sur le  rétablissement de l'autorité des enseignants dans les établissements et des méthodes d'apprentissage qui ont fait leurs preuves.

Sur le plan de la Culture, une réorientation des ressources serait faite en faveur de l'ouverture d'écoles et collèges français  au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine, au Vietnam, en Afrique du Sud , dans le Golfe, pour soutenir le développement de la langue et l'implantation de nos entreprises dans ces grands pays.

Au total un gouvernement de combat, décidé apparemment à jouer le jeu de la France et des Français  pour sortir de la crise et des errements passés!

Diable ! si tout cela se vérifie, je prends ma carte UMP !!

N'est ce qu'un songe éveillé?

Katsumoto

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Lundi 22 juin 2009

Des députés  courageux s'émeuvent de l'extension du port de la burka et déposent une loi aux fins d'en limiter l'usage, et c'est tant mieux!

Mais une fois encore , il semble que l'on préfère traiter le symptôme aux causes de la maladie au nom d'un argument , le  respect de la condition féminine,  qui  n'est qu'un faux nez.

Nous sommes en république laïque .

Dès lors pourquoi de jeunes femmes acceptent elles ou sont elles "contraintes" de porter ce signe religieux qui a une valeur de prosélitisme militant pour l'islam intégriste?

Est ce parce que la République  trop bonne fille et n'assurant plus l'éducation civique à l'école, n'enseigne plus les valeurs laïques?

Est ce parce que les valeurs qui figurent aux frontons de nos mairies ont perdu leur sens dans la jungle libérale et matérialiste que nous avons laissé se développer?

Est ce parce que la notion de Nation avec toutes les valeurs qui s'y attachent , qui font la cohésion et la force d'une communauté , se délite dans les phantasmes européo mondialistes?

Est ce parce qu'ayant perdu le souvenir de son Histoire ce grand peuple, dépourvu de grand dessein, se réfugie dans l'individualisme forcené ou le communautarisme religieux et délinquant?

Est ce parce que ce pays, dont les valeurs laïques restent, malgré tout, fondamentalement chrétiennes, n'a pas eu le courage de refuser la construction de mosquées sur son territoire, alors que la plupart des pays musulmans ont détruit les églises?
 

Pour toutes ces raisons à la fois!
 

La vérité que certains ne voudront pas entendre et pour laquelle d’autres demanderont pardon, est que la République s'est avachie depuis trop longtemps et que la France ne cesse de renoncer à être une nation.

La vérité est que respecter les autres cultures s'applique d'abord à soi même, sauf à choisir la décadence.

La vérité est que la République dont nous sommes les héritiers a su ,lorsqu'il le fallait, défroquer ou exiler des prêtres , former des instituteurs soldats, et avoir son "petit père" Combes.

La vérité est qu'il n' y pas  de République sans Nation et que la burka, en attaquant les valeurs de l'une, remet en cause l'autre. 

Alors que faire sinon redonner un sens au rôle de nos  enseignants en leur restituant l'autorité battue en brèche par les soixante huitards et  valoriser  leur mission "d'évangélisation laïque" ?

Alors que faire sinon contrôler strictement l'activité des imams en France, bloquer toute nouvelle
construction de mosquée, contrôler l'origine des financements, voire fermer les lieux sulfureux?

Alors que faire sinon rétablir un service civil national dans lesquel chaque jeune fille ou garçon  est accueilli
pour servir le pays, apprendre la Nation, et découvrir  les valeurs de fraternité , liberté, égalité?

Alors que faire sinon exprimer aux jeunes burkettes de France  et à leurs familles que si chacun est libre de sa religion , cette liberté s'accompagne du devoir de respecter les valeurs de la République sauf à s'exposer
 à des sanctions ou à l'expulsion vers des pays de cocagne comme l'Afghanistan , l'Iran ou les Emirats?

Pardon pour la burka!

Katsumoto

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Jeudi 11 juin 2009

Ainsi les 10 principales banques américaines , moribondes voici encore quelques semaines, vont soudainement rembourser 68 milliards de $ aux contribuables américains !

 

Bonne nouvelle seulement en apparence pour  ceux ci et pour le monde, car la motivation profonde des banquiers en question s’appelle rémunération et bonus des dirigeants que Mr Obama voulait mettre sous contrôle.

 

Ces gens, loin d’avoir tiré les leçons  à défaut de regretter leurs arnaques , n’ont qu’une hâte : retrouver la liberté de bricoler des produits financiers vaseux, de cribler  les comptes de magouilles , de spéculer sur tout ce qui peut produire bonus et enrichissement rapide.

 

Tels nos émigrés revenant sous la Restauration , ils ne rêvent que de rétablir les temps heureux où ils pouvaient tondre à loisir salariés, épargnants et entreprises ….et peu importe si cela doit précipiter le monde dans une nouvelle catastrophe !!

 

Mr Obama vient de nommer un Tsar des « rémunérations » pour contrôler les bonus des compagnies soutenues par l’Etat… c’est insuffisant, et inefficace.

 

La vérité  tant économique qu 'éthique est que la mise à disposition de l’argent des contribuables devait évidemment s’accompagner de la nationalisation des banques concernées et du licenciement des  mercenaires .

 

La vérité est que ce n’est pas d’un Tsar dont la mise au pas des banques à besoin , mais d'un Robespierre !!


Katsumoto

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Jeudi 11 juin 2009

Les résultats à peine tombés, que les commentateurs, après des propos de circonstance sur le taux d’abstention, se sont jetés sur la « grande » victoire de l’UMP, le triomphe de Dany le Vert , la déroute des madelons du PS, la claque de Bayrou principal opposant à son propre destin.

 

En réalité que retenir ?

 
1) La victoire de l’euroscepticisme

 

Si l’on veut bien raisonner européen plutôt que parisien puisque c’est tout de même de cela qu’il s’agit, le taux de participation en Europe est passé de 62% en 1979 à 50% en 1999 puis 43% en 2009 malgré l’adjonction de nouveaux membres plutôt enthousiastes pour l’Union.

 

Cette érosion de 20% du corps électoral en dit long sur le désamour des Européens lassés manifestement au fil des ans par l’évolution du « machin » .

 

C’est dans cette évolution bien sur que s’inscrit également la poussée des eurosceptiques de tous poils, des tories britanniques à  l’extrême droite hollandaise,  roumaine ou autrichienne, en passant par les souverainistes de la Ligue du Nord italienne et d’ailleurs qui réuniront plus de 100 sièges au Parlement européen même s’ils ne se regroupent pas.

 

En France même, la victoire de l’UMP reste ambiguë compte tenu du slogan « changer l’Europe » et du rôle de Mr Sarkozy durant la présidence française.

La réalité de ces élections européennes est bien celle ci : cette Europe n’est plus l’Europe de la majorité   des Européens.

2) Le marigot français


Est il vraiment nécessaire d’analyser la « victoire » ou la « défaite » de tel ou tel quand les votants n'ont
représenté que 40% du corps électoral ?

L’UMP avec 28% de 40% n’a mathématiquement  le soutien que de 11% des Français !

Les seules évidences sont que le PS qui, depuis le milieu des années 80,s’est rallié au libéralisme européenn’ a plus d’autre projet que de servir de tremplin à des ambitions personnelles, que le discours réformateur de Bayrou  centriste européen idolâtre n’est pas crédible,que l’écologie même portée par un agitateur de toutes les décadences est une véritable préoccupation.
 
 

Pour le reste les souverainistes divisés, parfois copiés dans le discours par Mr Sarkozy,  ignorés ou massacrés par une presse depuis longtemps acquise à la pensée libérale européenne, n’ont pas réussi leur percée.

 

 3) La réalité reprend ses droits le 8 Juin
 

Les urnes refermées, la réalité va reprendre ses droits avec une Europe qui pour autant ne se réformera pas.
 

Déjà Mme Merkel  forte de 99 députés solidaires  contre 72 divisés pour la France sermonne la BCE pour « laxisme » monétaire alors que l’euro s’envole par rapport au dollar , à la livre et au yuan, et rappelle à l’ordre la France sur ses déficits .

Déjà Mr Barroso rêve d’une autre présidence de la Commission pour mener la même politique d’ouverture à tous vents du marché européen puisque c’est une majorité libérale qui
, même mal élue, va dominer le parlement européen. 

Déjà la spéculation reprend ses droits sur les matières premières , déjà les 10 principales banques américaines avides de bonus se soustraient au contrôle de l’administration en remboursant sans sourciller 68 milliards de $. 
 

Le rideau tombe , les usines françaises  continueront de fermer et les banquiers de prospérer jusqu’à  la prochaine secousse qui pourrait cette fois emporter le monde.

 

Français, les vrais vainqueurs de ce scrutin ne sont pas ceux des titres de vos journaux !!

 

Il faudra bien que ce pays s’ébroue et relève enfin la tête !


Katsumoto

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Mardi 12 mai 2009

L’enragé de 1968 vient de déclarer que Mr Sarkozy , Mr Bayrou, et Mr Barroso n’étaient pas de « bons » européens.

 

Mr Sarkozy ne donnerait pas assez de pouvoir à la Commission, Mr Bayrou ne pense qu’à la présidentielle française, et Mr Barroso qu’à garder son poste et donc à être copain avec les grands.

 

L’Europe selon l’enragé c’est le pouvoir à la Commission, au Parlement Européen et la fin des Etats Nations….de préférence celle de la France dont il s’est occupé plus que de l’Allemagne son pays natal, et  pour l’abaissement de laquelle il a fait de son mieux en son temps, non sans un certain succès doit on reconnaître avec le recul.

 

Lui, n’est pas intéressé par la présidentielle de 2012 car il est étranger dit il…regrettons qu’il ne s’en soit pas aperçu plus tôt , que les CRS-SS de « la dictature gaulliste » ne l’ait pas reconduit définitivement hors des frontières, et la DGSE n’ait pas assez enquêté sur ses relations outre Rhin.

 

Pour qui a la mémoire du guignol qu’il joua dans une France d’humeur buissonnière, ses propos ne peuvent retenir l’attention que des enfants gâtés  narcissiques  et fainéants qui ne tombaient pas amoureux d’un taux de croissance..

Ceux ci ou leurs enfants , éventuellement au chômage, étant comblés aujourd’hui, il est naturel que la prochaine phase de sape et de renoncement  soit de fondre le pays dans une sorte de squat parlant le volapük en tirant sur des joints à la lumière des bougies.

 

Puisse t il ne pas trouver les 10% de babas dont  le créditent les sondages pour conforter une chienlit déjà trop présente en Europe !

 

Sans hésitation, mieux vaut un Bayrou  le regard fixé sur 2012, ou un Sarkozy soupçonné, à tord,  de ne pas être assez européen, qu’un Dany le Rouge et Vert pour qui sonne l’heure de la retraite.

 

Katsumoto

 

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Lundi 4 mai 2009
" Tony Blair recueille un consensus pour devenir le premier président permanent du Conseil Européen " Relations Extérieures" dès que le traité de Lisbonne entrera en vigueur. L'ex premier ministre britannique aurait reçu les appuis de Nicolas Sarkozy, d'Angela Merkel, de José Luis Zapatero, tandis que les pays d'Europe Centrale apprécient son penchant atlantiste" ( La lettre de l'Expansion du 4 Mai 2009)

En quatre lignes,  voici de quoi déterminer un vote franchement  "souverainiste " le 7 Juin.

Car qui est Mr Blair?

Celui qui mentit volontairement au Parlement britannique et aux Anglais , qui le lui reprochèrent plus tard, en prétendant détenir la preuve de l'existence des armes de destruction massives qui servirent de pretexte démenti à l'expédition en Irak.

Celui qui se prétendait social démocrate et poursuivit en Angleterre le politique ultra libérale de Thatcher avec les conséquences que l'on observe aujourd'hui au Royaume Uni : entre la City et les petits boulots, il n' y a plus  rien.

Celui qui s'opposa à toutes les maigres tentatives européennes qui n'étaient pas favorables au nationalisme insulaire ou au grand frère américain.

Que Mr Blair soit un faux jeton carrièriste ne saurait cacher le fond des choses.

Sa nomination serait cohérente un fois encore avec l'évidente et désespérante totologie:

Europe=Ultra-Liberalisme=Otan.

Alors une fois encore il nous reste à espérer que les Irlandais votent NON au traité de Lisbonne une deuxième fois , et surtout qu'une grosse minorité de partis "nationaux" soit présente au Parlement Européen.

En France il convient de renvoyer dos à dos les listes PS , UMP, Modem,  de politiciens aussi mouillés les uns que les autres dans les dérives européennes et libérales.

Surtout, il faut qu'en 2012 la France porte à sa tête un homme ou une femme résolus à mettre au pas le "machin" européen , quel qu'en soit le prix.

Sinon, les usines continueront à fuir , les acrobates de la finance renaitront,  et la France que nous donnerons à nos enfants s'étiolera jusqu'à l'anémie mortelle.

Katsumoto 
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Mardi 28 avril 2009

France Info le 28 avril  a donc organisé à 19h15 un dialogue sur «  que reste il du gaullisme » entre  deux journalistes quadragénaires, Hervé Verney du Parisien et Arnaud Leparmentier du Monde …

 

L’un et l’autre convinrent que le gaullisme n’existait plus puisque chaque politicien s’en approprie , selon les circonstances, une pièce de l’héritage.

 

L’un et l’autre s’agacèrent qu’il y ait encore des archéo gaullistes de Chevènement à Dupont Aignan, en passant par Bayrou , ce qui est sans doute  pour  l’intéressé  un scoop.

 

L’un et l’autre ne supportent pas la notion d’homme providentiel , préférant la démocratie apaisée , comprenons fade, anesthésiée et  sans ambition autre que personnelle, qu’ils mettent en scène chaque jour.

 

L’un et l’autre soutinrent que la France, république bananière selon OSS117, souffrait  avec De Gaulle de peu de libertés, et qu’heureusement leurs parents l'arrachèrent à la dictature en Mai 68.

 

Enfin, citant de prétendus jeunes interviewés, ils rapportèrent que De Gaulle est perçu principalement comme un « père fouettard » .

 

Les entendant pérorer ainsi, je me demandais ce que ces deux gratte papiers avaient appris à l’école…il est vrai que depuis 1968 , on ne sait plus très bien lire, ni écrire , et encore plus difficilement dire qui de Jeanne d’Arc ou de  Garou vint en premier à Notre Dame…laquelle d’ailleurs ?

 

Je me demandais  aussi à quoi aurait ressemblé leur démocratie pacifiée avec leurs  hommes politiques « ordinaires » en juin 40, ou lorsque la guerre d’Algérie menaçait d’emporter la République ?

 

Il est vrai que du temps de De Gaulle, nous n’avions pas un débat politique qui commandait à l’une de s’agiter au Zénith ou  de demander pardon pour les écarts de langage d’un Président bavard, et à celui ci de s’appuyer  sur la plastique de son épouse pour faire la une de Paris Match.

 

Gamins sous De Gaulle , je me demande encore comment, moi, et mes camarades, avons pu survivre  sous cette dictature, sans  pub à la télé, sans séries B américaines, sans cannabis, sans Mac Do, et avec des parents et des profs qui exerçaient leur autorité…voire abusaient en nous balançant parfois une baffe !

 

Heureusement il y a eu 68 : on peut aller à la fac sans rien foutre, il est interdit d’interdire, les profs et les banlieues ont la trouille des petites frappes en couche culottes,  on divorce une fois sur deux, et on peut avoir le RMI plutôt que du boulot.

 

Nous pouvons nous vautrer dans une Europe qui nous pique nos usines et laisse la finance nous faire les poches  ce qui nous évitera bientôt de bosser, tandis que nos enfants serons libres de faire garçon ou fille pipi , ou  de faire la manche puisqu'il ne sera plus possible d'être "trader" sauf de "schnouf" bien sur. 

 

La France complètement « pacifiée  par un personnel politique normal » n’existera enfin plus avec ses ambitions épuisantes pour nous mêmes et les nôtres…nous serons enfin médiocres, fainéants, et avides comme il est si bon de l’être.

 

Ayant entendu ces deux gratte papiers de la dernière averse , il me vient  irrésistiblement le refrain de Brassens.

 

Katsumoto

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Lundi 27 avril 2009

40 ans en ce jour que par 52,42% de NON  contre 47,58% de OUI, les Français rejetèrent la réforme des Régions et du Sénat , entraînant la démission immédiate du Général de Gaulle.

 

Si chacun  peut mesurer en contrepoint avec  les référendums ultérieurs, la distance qui sépare De Gaulle des ses successeurs en terme d’éthique , d’honneur, et de respect de la volonté populaire , là n’est pourtant pas l’essentiel.

 

De Gaulle a toujours  été en avance sur son temps : avant guerre en préconisant les forces blindées, après la défaite de Juin 1940 en prévoyant contre toute évidence que le Reich serait vaincu, à la fin de la guerre en préparant à Brazzaville l’émancipation des colonies en même temps que celle des femmes par le suffrage universel, puis en 1960 la décolonisation de l’ Afrique Noire et  déjà l’indépendance de l’Algérie.

 

De même , après la secousse de mai 1968 qui l’a surpris comme chacun, il a compris que la France jacobine , rurale , où l’autorité s’exerce de haut en bas sans partage dans ses institutions comme dans ses entreprises ne correspond plus à la réalité d’un pays qui a formé sa jeunesse comme jamais auparavant, ni aux exigences d’un monde où les grandes choses sont désormais produites  par des équipes.

 

C’est pourquoi, il engage en 1969 son grand projet sur la participation qui lui paraît tout aussi essentiel à l’avenir de la France que le furent la France Libre ou la décolonisation.

 

De quoi s’agissait il en ce 27 Avril 1969 ?

 

D’un côté de constituer des régions dotées de pouvoirs décentralisés réels, avec des conseillers territoriaux élus au suffrage indirect représentant les communes et des représentants des forces vives du pays ( syndicats représentatifs, patronat etc…)

 

De l’autre de réformer le Sénat, Assemblée de notables à dominante rurale héritée du passé, en  regroupant la voix des nouvelles régions et des forces vives de la Nation.

Le Sénat dans sa nouvelle posture remplit un rôle d’orientation de décisions de l’Assemblée Nationale voisin de ce qu’il est actuellement dans la forme  mais plus éclairé dans le fond. Compte tenu de sa nouvelle composition , il  ne peut plus participer au vote des réformes constitutionnelles.

 

Alors on connaît la suite…

 

La Gauche qui devrait soutenir cette réforme n’en veut pas, car elle n’en est pas l’auteur et Mitterand ressasse ses viscérales rancoeurs vichyssoises à l’égard d’un homme face auquel il se sent si médiocre.

 

La Droite incarnée par Pompidou renacle, celle de Giscard trahit , et les notables du Sénat et d’ailleurs crient une fois de plus au coup d’Etat quand on leur demande de partager une parcelle de leurs prérogatives.

 

L’Extrême Droite piaffe de régler ses comptes de la collaboration à l’OAS.

 

Il n’est pas jusqu’au puissant lobby pro-israélien qui n’a pas digéré la condamnation d’Israël en juin 1967 qui ne se prépare à régler les siens.

 

On se souviendra quand  même que la maigre victoire du NON ne fut probablement acquise que grâce à Giscard qui trahit en dernier lieu, s’ouvrant ainsi la voie d’une Présidence de la République qui  marquera aussi, en 1974, le début du déclin de la France et des renoncements en Europe.

« Nous avons battu les Allemands, nous avons écrasé Vichy, nous avons empêché les communistes de prendre le pouvoir et l’OAS d’abattre la République, nous n’avons pas pu apprendre à la bourgeoisie le sens national » C.DE GAULLE ( à Michel Debré le 27/04/1969)

 

Quel fut le résultat de tout cela ?

 

Il fallut attendre près de 15 ans pour une véritable réforme régionale, bien moins ambitieuse, bien plus coûteuse avec ses conseils généraux, régionaux  et ses gaspillages budgétaires..

Mais la France est restée centralisée, les forces vives du pays ne sont pas associées au développement local, les régions françaises n’ont aucun poids face aux landers allemands, aux régions espagnoles ou italiennes….et le désert français , avec les délocalisations, ne fait que s’accentuer.

 

Le Sénat quant à lui  est resté ce qu’il est : une chambre de notables relativement inamovibles, essentiellement consultative, sauf pour les réformes constitutionnelles , servant de garde fous aux humeurs que les Français expriment à l’Assemblée Nationale.

Bref la participation des citoyens n’a guère progressé : bien au contraire , le Sénat permet à un exécutif frileux de se passer de  leur vote pour amender la Constitution selon ses intérêts ou son bon plaisir.

 

Enfin, la participation en entreprise qui devait être la suite logique de cette réforme de l’Etat est tombée dans les oubliettes sur l’autel des corporatismes ou du libéralisme…on en mesure aujourd’hui le prix avec les délocalisations, les affaires Continental  et autres scandales de gouvernance.

 

Bref, les Français, trompés par les uns, amadoués par les autres,  ont raté  la chance de prendre en main leur destin !

Les conséquences s’en font sentir rudement aujourd’hui partout où le pouvoir est confisqué, détourné, sequestré.


 40 ans après ces réformes sont  plus que jamais d'actualité. 
 

 

Katsumoto

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Jeudi 23 avril 2009

Nous voici à un mois environ du scrutin pour les élections au Parlement européen et….il ne se passe rien. Pourquoi ?

 

L’UMP bredouille, le PS grenouille, le Modem ergote, les petits partis chuchotent.

Les Français et les médias sont ailleurs, comme si, au fond, les élections au  Parlement européen n’avaient guère plus d’importance que le prix du savant cosinus.

 

Les Français sont en réalité aux prises avec la crise économique et sociale qui mord chaque jour un peu plus dans leur vie, avec les licenciements et les séquestrations, le désespoir de beaucoup devant l’absence d’alternative à la misère, et l’indignation  face aux comportements de quelques patrons sans éthique.

 

Pourquoi ne regardent ils pas alors vers cette Europe tant vantée pour sa promesse d’un avenir meilleur ?

 

Simplement parce que le bon sens populaire , qui a plus de jugement que bien de nos « experts », leur dit  que les promesses non tenues hier ne le seront guère mieux demain.

La France n’est jamais sortie vraiment de la crise des années 70, et l’Europe qui a été ralliée par nos gouvernants successifs y a contribué grandement.

 

Voilà la vérité !

 

Non , ce ne sont pas 72 députés Français qui représentent 10% d’un futur Parlement européen de 27 pays qui changeront le cours des choses.

Non, la Commission de Bruxelles, qui prétend encore nous enseigner comment faire du vin rosé ou déterminer qui doit pêcher après avoir favorisé la mondialisation à nos dépends, n’a ni la légitimité ni la crédibilité nécessaire pour incarner l’espoir dont a besoin ce pays.

 

Voilà ce qui confusément monte dans les esprits et les cœurs !

 

Alors, non, cette élection d’une poignée de parlementaires français noyés dans une institution devenue illégitime parce qu ‘au service d’intérêts qui ne sont plus les nôtres, n’intéresse pas les Français.

 

En prendre acte serait voir les choses telles qu’elles sont, même si cela doit déclencher le tohu bohu chez les euro-babas impénitents.

 

Cette Europe n’a plus d’avenir dans sa forme et sa philosophie présente : il est temps d’en changer le cours et c’est à la France d’en prendre l’initiative.

 

Dans ces conditions, la campagne électorale éclair d’un parti majoritaire qui redoute le vote sanction et d’une opposition enfin lasse de demander pardon au monde, ne sera qu’une représentation lugubre et coûteuse, dans laquelle seuls s’épuiseront de petits partis qui confondent l’essentiel et l’accessoire.

 

La légitimité , comme toujours, se gagne en France, au service de la France, et dans le cœur des Français.

 

Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Jeudi 16 avril 2009

Mme Alliot Marie vient de déclarer qu’il importait peu que 98000 permis de conduire aient été supprimés en 2008 : la fin justifiait les moyens pour passer sous la barre des 4000 morts sur la route.

 

Présenté ainsi, il ne reste qu’ à applaudir des deux mains.

 

Pourtant la réalité est sensiblement moins rose, et peut être moins noble  qu’il n’y paraît.

 

Les 98000 suppressions ont généré environ 50 000 chômeurs supplémentaires puis qu’on estime que plus d’une suppression de permis sur deux conduit à une perte d’emploi.

 

Bien entendu, la ministre évite d’en parler  puisqu’un automobiliste qui perd son permis est selon ses termes «  un délinquant de la route » ( sic).

 

En réalité, chacun sait que qui roule beaucoup par son métier( 40 000 ou 60 000km/an) est  forcément très exposé à la multiplication des contrôles, et que sans commettre d’infractions lourdes, il peut assez rapidement voir son capital points fondre.

 

Des sénateurs et députés qui se sont émus à juste titre des conséquences fâcheuses d’une réglementation routière devenue hystérique, ont proposé que les petites fautes, notamment les petits excès de vitesse ne soient plus sanctionnés par une perte de points.

 

Sans succès !Vous êtes automobiliste donc délinquant présumé !

 

En vérité derrière la louable intention de sauver des vies, se cache malencontreusement une juteuse affaire pour un Etat et des collectivités locales assoiffés de ressources pour combler leurs déficits.

 

Chaque radar se rentabilise en moins d’un an, et les fonctionnaires de police, comme révélés par plusieurs quotidiens, reçoivent des objectifs quantitatifs d’infractions à relever.

 

L ‘Etat , encouragé par le lobby de la sécurité routière et les  écolos des certaines grandes mairies , pratique un racket légal des automobilistes officiellement au nom de la sécurité des personnes et plus discrètement aux nom de ses problèmes financiers.


Ce racket n'est pas nouveau puisqu'il y avait déjà la taxe sur les carburants qui représentait 85% de leur prix, mais il a franchi un nouvel échelon avec la multiplication des radars.
 

Aussi pour échapper au harcèlement sécuritaire, choisissez d’être travailleur sédentaire, fonctionnaire ou retraité, déplacez vous en transports en communs, soyez cycliste avec le privilège très peu sécuritaire mais apparemment toléré  de  pouvoir passer aux feux rouges sans  sanction d’après ce que l’on peut observer couramment  en ville...vive la vélorution!

 

Bref, puisque utiliser une voiture est en passe de devenir l'égal de détenir une arme, ne travaillez pas plus pour perdre des points … débarrassez vous de votre voiture!

 

Et en ces temps de crise automobile, envoyez peut être copie de votre prochain PV à Mme la Ministre de l’Economie en précisant  que vous renoncez aussi à renouveler votre véhicule  ( TVA 19,6%..), peu désireux que vous êtes de grossir les rangs des délinquants !


A elle de reverser une partie des primes perçues par sa collègue de l'Intérieur pour renflouer demain PSA ou Renault! 


Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Mercredi 8 avril 2009

L’un s’est déculotté en Lybie devant un colonel Khadafi triomphant.

L’autre s’est agenouillée en Afrique devant une assemblée de militants émoustillée

 

L’un a traîné l’Italie sur le trottoir pour quelques contrats, l’autre a traîné le prestige de la France dans le ruisseau  pour remâcher son ego meurtri.


S'il est probable que le Noir  et le Blanc sont tous deux  entrés dans l'Histoire en même temps, il est évident que ni  Silvio ni  Sego n'y resteront.

Tandis que l’un souhaite avec délicatesse un week end de camping à ses compatriotes dans le drame,  souhaitons à l’autre de camper éternellement  hors de l’Elysée pour en éviter un aux nôtres.

 

Katsumoto



Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Lundi 6 avril 2009

Deux réunions des grands de ce monde ont donc monopolisé l’attention  en ce début de printemps.

 

Le G20 d’abord qui, pour la première fois associait, les nouvelles puissances aux anciennes pour trouver les moyens de sortir d’une récession aux effets mondiaux  et interdire qu’à l’avenir les mêmes causes produisent les mêmes effets.

 

L’entrée en scène des nouvelles puissances d’Asie, du Moyen Orient, d’Amérique du Sud et d’Afrique est une preuve indéniable de réalisme de la part des anciens mondes d’Europe et d’Amérique et une source d’espoir pour l’avenir.

 

Chacun prend donc acte que la gestion des affaires  ne peut ignorer la Chine, l’Inde, le Brésil, les Emirats, et bien d’autres, et que sans partage des décisions il ne peut y avoir que confrontation.

 

Ainsi en va t il de toutes choses humaines !

 

Ensuite, le renforcement des moyens du FMI peut permettre d’apporter assistance aux pays que la banqueroute menace, si toutefois ses experts acceptent d’abandonner les théories libérales qui ont contribué à ruiner un peu plus l ’Afrique ou l’Amérique du Sud.

 

Enfin le principe accepté d’une régulation des marchés financiers en même temps que d’un assainissement des paradis fiscaux va dans le bon sens.

 

Le succès médiatique qui s’en est suivi, sera t il pour autant suivi d’effets ?

 

Un certain nombre d’observations doivent inciter à la vigilance.

 

Et d’abord en Europe qui ,en tant qu’institution fut la grande absente, ce que nul ne saurait vraiment regretter.

 

Car enfin, parmi les paradis fiscaux plus ou moins fréquentables sont  cités la Belgique, pourtant siège de l’Europe institutionnelle, et le Grand Duché dont le premier ministre est si influent dans les instances communautaires,  sans parler de l’Autriche , et de quelques autres états croupions européens à vocation purement  fiscale.

 

L’Europe bruxelloise si sourcilleuse sur des règles de concurrence qu’elle accepte de voir  détournées  par les magouilles fiscales de tel ou tel, peut elle défaire demain ce qu’elle a protégé hier ?

 

La question se pose de la même façon sur les changes.

 

Va t elle demain s’opposer aux protectionnisme des autres, de tous ceux qui manipulent leurs monnaies pour stimuler leurs économies à nos dépends : Grande Bretagne, Danemark, Pologne pour l’UE, Chine, USA, Japon, Inde ?

 

Est ce possible alors que la BCE vient  chichement, en pleine récession,d’ abaisser d’un quart de point son taux d’intérêt référent , maintenant un coût de l’argent très supérieur à celui des USA, du Japon, de la Grande Bretagne ?

 

En réalité, les changements nécessaires ne se feront une fois de plus sur ce continent que  par l’accord des grands pays, et en particulier par la volonté de la France et de l’Allemagne.

 

Il en va évidemment de même hors d’Europe.

 

Qui peut croire que la Chine ait la volonté d’agir quand les USA ont besoin de ses surplus en dollars , quand elle poursuit l’affaiblissement du Yuan, et quand ni Hong Kong, ni Macao ne sont inclus dans les paradis fiscaux ?

Non, la Chine a un dessein de leadership mondial, revanche d’un siècle d’ humiliations passées,  qu’elle n’abandonnera sous aucun prétexte.

 

Qui peut croire qu’aux USA mêmes, les forces qui ont profité de la cavalerie de ces dernières décennies , du règne du pétrole et du dollar,  sont défaites au point de céder le terrain à la réforme d’un  capitalisme qui a fait leur richesse et leur puissance ?

Non, ces forces sont déjà entrées en résistance et attendent, tapies dans les centres de décision  de ce grand pays, que le charme des Obama s’émousse , vacille et finalement s’épuise.

 

L’Histoire ne se fait qu’exceptionnellement en un jour .

 

 Le G20 était indispensable pour redonner la confiance au monde : il ne peut transcender d’un coup  l’histoire, la culture, les ambitions et les forces antagonistes.

 

Il n’en va évidemment pas de même de l’Otan qui est apparu pour ce qu’elle était : une alliance militaire du passé survivant à la disparition de la menace soviétique pour servir les intérêts d’une Amérique qui n’accepte pas , à l’instar de tous les empires, de voir son rayonnement décliner.

 

Derrière les amabilités et les sourires d’Obama, il y a toujours Oncle Sam, certes un peu moins Big Brother que du temps du petit Bush.

 

Prenons en pour preuve ce souhait insistant d’Obama, qui connaît pourtant sa géographie,  de voir la Turquie entrer dans une Europe qui se confondrait avec l’Otan.

Ceci en dit long sur sa vision de l’Europe qui fait mine de se rêver ici ou là alliée majeure et respectée, partenaire indépendante de l’Amérique.

 

Certes nous sommes alliés des USA, et nul ne saurait raisonnablement discuter cela.

 

Mais il eut été heureux que notre Président , à l’ego flatté par le leadership dont le gratifie Obama, dise tout net à son cousin Barack que l’Europe a déjà l’Angleterre et lui fait volontiers cadeau de la Turquie.

 

Le fit il ?

 

De même lui expliqua t il que si les superpuissances nucléaires sont totalement en droit de réduire leur gigantesque arsenal comme le souhaite Obama, celui très modeste de la France restera en tout état de cause en dehors du débat ?


Le fit il ?

 

On voit bien que sous les lauriers tressés pour séduire , pointent les épines auxquelles risquent de s’accrocher demain les illusions.

 

Mais ne savons nous pas déjà qui sont les illusionnistes?
 

Katsumoto

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Jeudi 2 avril 2009

Alors que Strasbourg, ville symbole de toutes nos libérations, est mise en état de siège pour accueillir le sommet de l'Otan, il est bon de rappeler que quelques trop rares députés gaullistes ne votèrent pas la confiance au gouvernement sur le retour de le France dans cette organisation.

Daniel Garrigue, député non inscrit ( ex UMP ) de la Dordogne, et initiateur du club de pensée  "Français pour l'Europe" est de ceux là!
Que les mots de son  communiqué du 4 février 2009, repris ci dessous,  volent vers Strasbourg!



"Bonjour, Messieurs les traîtres

 

 

 

Il y a  un certain nombre d'années, Michel Jobert avait fait sensation en apostrophant ses collègues européens par ces mots : « Bonjour, Messieurs les traîtres. » Il pourrait malheureusement reprendre la même apostrophe à l'égard des dirigeants français, à la suite de la tribune commune que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel viennent de signer dans le « Monde ».

            Prétendre fonder nos alliances « sur des valeurs communes, comme l'Union européenne et l'OTAN » marque un tournant politique d'une portée considérable, puisqu'il place sur le même plan l'Europe et l'OTAN, désormais confondues au sein d'une vaste entité euro-atlantique ou « occidentale ». Cela revient à abandonner et à condamner toute perspective de construction d'une Europe libre et responsable d'elle-même.

            Rien ne justifie le retour de la France dans l'OTAN et la remise en cause de l'un des rares consensus forts de notre pays.

            Nous y perdrons la considération que nous avions sur la scène internationale et particulièrement notre capacité à être  entendus dans un certain nombre de conflits.

            Nous ne renforcerons  en  rien la défense européenne. C'est nous qui étions jusqu'ici porteurs de  cette ambition, alors que trop de nos partenaires trouvent confortable de s'en remettre à d'autres du soin d'assurer leur défense et de ne pas consentir les efforts budgétaires qui seraient nécessaires. C'est nous qui risquons désormais de nous aligner sur cette démarche de facilité, et non l'inverse.

            Nous serons de plus en plus contraints de suivre les Etats-Unis sur les théâtres d'engagement extérieur qu'ils décideront, alors que l'une des raisons du retrait de l'OTAN en 1966 était précisément de refuser cet automatisme.

            Alors que nous disposons aujourd'hui d'une réelle autonomie de décision, grâce à nos systèmes de renseignement, grâce à la force nucléaire stratégique, au porte-avion et aux sous-marins nucléaires d'attaque, nous en faisons le deuil pour l'octroi de deux commandements de second rang à l'intérieur de l'OTAN.

            Pour tous ceux qui croient en la France et en la construction de l'Europe, cette décision qui n'a été ni concertée, ni discutée, ni approuvée par les Français ou par le Parlement, constitue bien une véritable trahison.

 

                                                                                                           Daniel GARRIGUE

                                                                                                      Député non-inscrit (ex-UMP)

                                                                                                            de la Dordogne"


Que tous ceux qui croient en une France debout dans une Europe différente se réunissent un jour prochain!

C'est la voie du salut, plus que jamais!

Katsumoto


 

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