2008 s ‘était achevée sur le chaos de la finance, 2010 s ‘est ouverte sur la catastrophe en Haiti.
Le drame d’une population déshéritée, démunie et aujourd’hui décimée renvoie toujours à la question du « pourquoi eux ? » alors qu ‘un sort malin implacablement semble se jouer du bien .
Le chaos de 2008, a peine suspendu en 2009, en jetant des millions d’hommes dans le chômage et le doute, renvoie également à cette question quand les bonus bancaires pleuvent, quand d’autres nuages se lèvent.
Mais si Haiti s’effondre sous une fatalité supérieure , la crise elle, est née des appétits de quelques uns et du laisser aller de beaucoup.
Alors que pouvons nous souhaiter, et surtout faire en 2010 pour ce qu’il nous revient d’entreprendre ?
Quelles sont les pierres blanches que nous devrions poser là ou nous le pouvons, c ‘est à dire là ou nous sommes, en France ?
Et pour cela, ou en sommes nous ?
2009 n ‘a pas changé le cours qui roule notre pays dans le déclin et le renoncement.
La crise mord durement, les délocalisations sont reconnues utiles pour Thales et inacceptables pour Renault par un Président qui voudrait conserver les emplois sans remettre en cause le change de l’euro, la croissance reste structurellement anémique comme depuis 30 ans, l’endettement devient insupportable et remettra en cause bientôt le socle de nos systèmes sociaux.
Les syndicats jacassent, le Medef s ‘esquive, les politiques courtisent, les Français reculent
dos courbé par tous les pessimismes médiatiques , le gouvernement nous harangue une identité qu’il s’est employé à brader.
A l’extérieur, après être redevenus des auxiliaires de l’ Otan, nous avons poursuivi nos coups de bluff avec le G20 et Copenhague, notre tragicomédie européenne avec le parachèvement illégitime du traité de Lisbonne, et nos gesticulations de gardes suisses en Afghanistan.
Pendant ce temps les USA s’accordent avec la Chine sur le dos de l’Europe, avec des politiques de change qui assassinent définitivement la puissance et la croissance économique européenne non sans continuer de tirer des traites sur l’environnement et la vie de la planète.
En Perse et au Pakistan les fous de Dieu sont aux portes de l’atome.
En Europe l’Allemagne continue d’asseoir sa suprématie, tandis que les frontières cèdent sous les nouvelles grandes invasions de populations déshéritées, que l’Angleterre et quelques satellites d’Europe Centrale terminent d’absorber comme un buvard l’espoir européen en préparant son partage avec la Turquie, l’Ukraine et peut être demain le Bélouchistan !
Le tableau est sombre, et c’est pourquoi il y a une tâche immense à entreprendre !
Et d’abord assurer le rang de la France dont celui des Français est indissociable !
Pour cela redonner l’espoir en retrouvant la croissance, c 'est à dire s’attaquer aux dogmes monétaires et libéraux de l’Europe, imposer la préférence communautaire, pénaliser ceux qui
jouent du Dollar ou du Yuan pour nous rançonner et ceux qui déversent sans compter gaz et produits toxiques.
Redonner un sens à la Nation et au peuple de France en mettant fin aux abandons de souveraineté, en respectant les
volontés exprimées, en assignant à l’Etat de fédérer les intérêts particuliers , en prenant acte de la diversité mais aussi que le droit du sol devient impossible dans un espace Schengen passoire mis à
mal par de grandes invasions .
Redonner leur place aux femmes et aux hommes de ce pays, quelle que soit leur origine, en restaurant
l ‘autorité de l’Education , celle des parents et celle des enseignants, sans laquelle ni progrès ni égalité des chances ne sont possibles, en
rétablissant un service militaire civil pour intégrer chacun dans la Nation et partager la France, en renforçant les pouvoirs régionaux mais pas les notables, en imposant la présence des salariés
dans les conseils d’administration.
A l’extérieur, reprendre avec détermination la première place en
Europe et en Afrique sans lesquels nous comptons peu, et savoir se faire entendre des autres nations du monde sans arrogance mais nettement, à la mesure de notre poids , de notre image, de nos moyens et de nos intérêts,
plutôt que de nos phantasmes.
Sous les drames, l'espoir toujours!
Bonne année !
Katsumoto
Des mémoires de l'ancien Président , la presse retient semble t il , la haine de Giscard, la trahison de Balladur, et
l'admiration pour Mitterand.....de quoi faire "pschittt "selon le mot de Chirac sur ses affaires judiciaires!
De Giscard, je me souviens qu'il bâtit sa carrière en trahissant De Gaulle, en appelant à voter Non au référendum d'Avril 1969 qui devait permettre une véritable décentralisation du pouvoir,
et l'association des forces vives de la Nation dans un Sénat complètement dépoussiéré de ses notables.
Quoi d'autre, en dehors du début du déclin du pays sous la houlette d'un Président confondant grandeur et "boursouflure", ou nous jetant dans les bras d'une Europe
technocratique qu'il tentait de dissimuler sous de cosmétiques airs d'accordéon?
Quoi d'autre que les diamants de Bokassa?...sinon peut être, grâce au courage de Mme Weil, la libéralisation de l'avortement.
Peu de choses....sinon le début de la glissade du pays!
De Chirac , je me souviens qu'il trahit Jacques Chaban Delmas en Mai 1974, courageux réformateur champion du projet de Nouvelle Société, pour se rallier avec 43 députés de l'aile
droite de l'UDR à la candidature de Giscard .
C'est lui qui le fit élire en échange d'un poste de Premier Ministre!
Que Giscard ne l'ait pas gardé en grande estime depuis lors, qui s'en étonnerait?
C'est Chirac encore qui trahit les institutions de la Vème République en acceptant la cohabitation avec Mitterand, en plus de ses propres convictions à supposer qu'il en eût d'autres que
de se servir plutot que servir.
C'est Chirac enfin qui trahit ses électeurs en se faisant élire en 1995 sur le programme gaulliste de Seguin pour appliquer , les urnes à peine closes, celui de
la droite libérale de Juppé!
Quoi d 'autre que 12 ans d'immobilisme, de laisser aller à veau l'eau du pays?.....sinon la résistance à l'extrême droite, et à l'aventure irakienne de Bush?
Peu de choses.....sinon un pays en deshérence, à la croissance anémique dans une Europe garrot !
De Mitterand, je me souviens de ses états de service dans le régime de Pétain avant de se découvrir opportunément résistant, de ses virements et revirements sous la IV eme République, du
pseudo attentat de l'Observatoire, de ses discours "va t en guerre" sur l' Algérie ou "socialiste" selon les nécessités, du ralliement de Tixier Vignancourt
pout tenter de battre De Gaulle ou de sa complicité avec l'ancien milicien Bousquet...
De Mitterand je m'en souviens comme du négatif de De Gaulle, d'un mister Hyde à l'oeuvre chaque fois que le destin de la France était en cause.
Magouilles sous la IV eme Republique conduisant au bord de la guerre civile, tentative de coup d'Etat en 1968 en revendiquant loin des barricades un pouvoir qui n'est
pas à prendre, hypertrophie des emplois publics mettant en cause durablement les équilibres financiers de l'Etat, laisser aller de l'enseignement qui produit des gamins qui ne savent ni lire ni
écrire en 6ème, soumission aux exigences économiques de l'Allemagne en Europe après avoir apporté son soutien à la RDA agonisante fin 1989
...
Mitterand fut un maitre de l'embrouille avec une soif de pouvoir à nul autre pareille.... sauf à celle de Chirac et Giscard peut être!
"Salut l'artiste" peut s'exclamer Chirac en connaisseur!....
La trahison au service de leur carrière politique, des convictions caméleons , tel est le trait commun entre Giscard, Chirac, et Mitterand.
Alors refermons ces mémoires et cette période.....sans tarder!
Katsumoto
Il est deux choses que favorisent les crises :
- la remise en cause des vérités « établies » qui ne sont souvent , telle la pensée unique, que des
croyances imposées.
- l’imagination, fruit de la nécessité.
Il en est ainsi , semble t il , des croyances répandues par les ayatollahs de la monnaie unique.
Pour signe, la publication par Le Monde du week end d’un article de Jean Vesperini,
professeur et surtout membre du Conseil d’analyse économique du Premier Ministre.
Ce dernier qui publie « La France dans la crise. Retrouver la croissance » soutient que l’euro, non seulement, ne nous a pas préservé de la crise financière partie des USA, de la récession et du chômage mais que, si nous avions conservé nos monnaies nationales qui auraient peut être dévalué de 20% par rapport au dollar comme l’a fait la Livre anglaise, ceci aurait permis à la France et à quelques autres de retrouver leur compétitivité par rapport à un euro surévalué.
Compétitivité par rapport à l’Allemagne en Europe, compétitivité par
rapport aux autres à l’extérieur…
Et Jean Vesperini d’asséner :
« Pour promouvoir l’euro, ses partisans avaient lancé le mythe de l’euro facteur de croissance. En fait de croissance, la zone euro affiche le score pitoyable d’être, parmi les grands espaces économiques, celui qui connaît la croissance la plus médiocre.Voici maintenant qu’au mythe de l’euro facteur de croissance, on fait succéder le mythe de l’euro bouclier….En vérité, à l’exception de l’Allemagne les pays de la zone euro, et particulièrement ceux qui bordent la Méditerranée, ne doivent avoir qu’une seule priorité : imposer un changement radical de la gouvernance de l’euro, qui place la croissance au cœur de la politique monétaire. A défaut, ils doivent avoir l’imagination et le courage de créer un nouveau système de change au sein de l’ Union européenne. »
Voilà donc une thèse soutenue depuis le début, ici, sur France Rebelle d’une façon, il faut le dire , bien solitaire jusqu’ici.
Jean Vespirini montre bien que l’euro, monnaie dont les caractéristiques et la gestion sont le reflet unique des intérêts de l’Allemagne ( voir ici l’article : "L'Europe allemande ou les erreurs de la France" ) , est mortel pour la croissance de notre pays et qu’il est temps de remettre en cause sa gouvernance ou d’en sortir.
Souhaitons que cette soudaine liberté d’écorner la pensée euro béate dans l’entourage du Premier Ministre, ne soit pas une simple hirondelle pour un printemps lointain, et laisse présager quelque urgente évolution de nos politiques européennes.
Sinon, il ne nous reste qu’à inviter son auteur à rejoindre Nicolas Dupond Aignan quelques semaines, quelques
mois......avant Mr Fillon !
Katsumoto
Les agriculteurs , une fois encore sont descendus dans la rue , non pour une jacquerie, mais pour leur survie.
En cause ? la dérégulation voulue par la Commission Européenne sous l’ influence des pays du Nord et de l’Angleterre peu pourvus en agriculture , qui rêvent d’une réorientation des 43 milliards € de budget agricole annuel.
Les raisons de la crise actuelle sont bien connues :
- Les libéraux au pouvoir dans la Commission, dont Mme Fischer Bosle est le bras armé pour l’agriculture , veulent des approvisionnements sur la base des cours mondiaux, et mettre fin à la Politique Agricole Commune en 2013
- La même Commission impose en même temps aux seuls agriculteurs européens des normes de qualité sanitaire , de processus de fabrication et de traçabilité.
- Les coûts de production sont ceux de l’Europe et, comme si cela ne suffisait pas, s’expriment en euros constamment surévalués sur des marchés mondiaux qui valorisent en dollars.
- Le laisser faire des politiques français, et même de Jacques Chirac, qui ont lâché
l’un des piliers de la construction européenne originale dotée d’une ambition
stratégique toute différente d’une zone de libre échange sous influence américaine.
Que l’évolution des marchés et des technologies rendent certains aspects de la Politique Agricole Commune obsolètes, ou inadaptés , qui peut le contester ?
Que ce qui fonctionnait tant bien que mal à 6 par la volonté franco allemande ne le puisse plus à 27 , qui peut le nier ?
Mais qui peut prétendre en revanche, que l’Europe, et en particulier la France, peuvent laisser filer au nom de théories libérales et d’intérêts de court terme leur agriculture dans un monde affamé, parfois en désertification, où la population qui vient de doubler en 40 ans continue de croitre ?
Qui peut soutenir en Europe, alors que la prise de conscience écologique se développe, que nos campagnes doivent être abandonnées ou que nos agriculteurs doivent chercher les plus bas coûts quand il leur faut repenser leur production en respectant mieux l’environnement ?
En vérité, une fois encore nous payons le dogmatisme libéral européen d’un côté, et l’avachissement de la volonté de la France de l’autre.
La mauvaise vie de l’Europe, c’est en quelque sorte cette faculté de vendre nos marchés aux moins offrants, sans s’assurer qu’ils respectent les normes et règlements de toutes natures imposés à nos producteurs, et d’avoir enterré la préférence communautaire.
La mauvaise vie de la France, c’est ce vice étonnant qui consiste à soumettre ses intérêts fondamentaux tels l’agriculture quand même un petit pays en déroute comme l’Irlande vient d’arracher , contre son visa au traité de Lisbonne, des avantages essentiels comme le maintien de sa neutralité, sa liberté de faire du dumping fiscal, voire le refus du droit à l’avortement.
La mauvaise vie de la France, c’est de continuer d’accepter pour complaire à l’Allemagne un euro surévalué qui saigne peu à peu son industrie et son agriculture.
La mauvaise vie de la France c’est de gesticuler au G20 tandis que les banques américaines annoncent un record de 140 milliards de $ de bonus en 2009 et de laisser nos banques , bien françaises, se libérer au plus vite du contrôle de l’Etat pour reprendre leurs risquées spéculations et « bonusser » à l’envie, plutôt que participer aux risques des entrepreneurs.
La crise agricole ne peut être durablement résolue sans la préférence communautaire à l’intérieur de l’UE, sans une politique de change plus réaliste à l’égard du dollar et des monnaies qui s’y rattachent, à l’extérieur
La PAC, quant à elle doit redevenir ce qu’elle était à l’origine : un outil d’orientation et de soutien des investissements agricoles plus qu’un outil de compensation et d’assistance .
Pour faire cela, il faut une détermination sans failles, de chaque instant, et le silence de négociations fermes vaut souvent mieux que de bruyants coups de mentons médiatiques.
C’est cela l’efficacité….seuls importent les actes et les résultats,
n'est ce pas?
Katsumoto
Avec 23 suicides en 18 mois , il semble que le virus qui prolifère chez France Télecom soit pour l'instant en
métropole bien plus dangereux et sournois que le H1N1...
Nous avons donc vu Mr Lombard , son président , convoqué par un ministre du travail troublé par la sinistre série ..
Mr Lombard nous a fait entendre que France Telecom devait s'adapter aux nouvelles technologies, à la concurrence, qu'il était conscient des difficultés rencontrées par ses salariés mais
qu'enfin les médias avaient une grande responsabilité dans les suicides qui se multiplient par effet d'imitation...
Fort de sa bonne conscience, il décide donc de suspendre pour un mois les "réorganisations", et multiplie les cellules psychologiques pour soutenir les personnes déboussolées..
Pendant ce temps, l'action France Telecom tient son rang et les profits sont au rendez vous dans un secteur peu affecté par la crise..
Alors que faut il en penser?
Que Mr Lombard n'a pas la conscience très sourcilleuse ou encore , peut être, que son "variable" pourrait bien l'aveugler?
Que décidemment entre l'arrogance des traders et des pratiques managériales d'un autre âge, le système libéral n'en finit pas de se déconsidérer?
Que nous sommes moins protégés du harcèlement et des suicides en entreprise que des accidents de la route ?
Que les syndicats sont décidemment bien impuissants, les conseils d'administration bien accommodants, et l'Etat bien absent ?
Il faut sans doute penser ceci et cela, mais surtout et encore que rien ne changera tant que les salariés ne seront pas représentés dans les Conseils d'Administration.
Il faut encore penser que, de l'avenir de notre planète à celle du citoyen, le progrès ne passe plus par ce système liberal et financiarisé tel qu'il est.
Car enfin "il n'est de cause qui vaille que celle de l'Homme" ( C. De Gaulle) et l'on n'aperçoit plus guère cette préoccupation.
Quand à Mr Lombard, illustration de cette dérive des moeurs, conseillons lui de lire Mr De la Bruyère qui de son temps déjà assénait:
" Les éminentes fonctions rendent les grands hommes plus grands, et les petits plus petits encore"
Katsumoto
Hé bien, qui n' a vu sa sieste estivale troublée par le courroux de nos politiciens à l'annonce des bonus
provisionnés par la BNP!
Vous et moi certainement...les traders à peine plus malheureusement!
En réalité le Président a sermonné nos banquiers repus, condescendants face à leur clients en mal de crédits, mais toujours aussi assoifés de bonus faciles à empocher par tous temps,
fût ce en faisant les poches des contribuables parfois devenus chômeurs grâce à leurs excès.
Mais que n'a t il pas pris les mesures qu'il convenait, suggérées ici en leur temps, dans " Crise financière: lettre du 29 Septembre ( 2008!!) a Mr Sarkozy"
Alors que la débacle guettait nos banques, et au lieu de leur procurer des avances sur fonds publics, pourquoi l'Etat français ne s'est il pas porté acquéreur en Bourse d'une part de leurs
actions alors sévèrement décotées, mesure qui avait trois avantages principaux:
- en devenant actionnaire de 5%, 10% , 15% suivant les cas, sans indiquer le niveau de ses intentions ,les marchés auraient compris que l'Etat se portait
garant de nos banques.
- en devenant actionnaire, l'Etat pouvait exiger une place au Conseil d'Administration et donc veiller à ce que les "recommandations" en matières de
crédit à l'économie, de rémunérations et de bonus soient effectivement appliquées.
- en achetant des actions décotées , il faisait un placement judicieux des fonds publics susceptibles d'autoriser de confortables plus values bienvenues pour
réduire la dette de la France.
Il ne risquait rien, puisque si la crise s'était aggravée , il aurait de toutes façons été contraint de les nationaliser.
Un exemple?
L'action de la BNP , au plus fort de la crise est tombée à 20,66€ ce qui correspondait à une capitalisation boursière d'environ 22 230 000 000€
Acheter , disons 10% des actions de BNP alors, représentait un investissement de 2 223 000 000€ en même temps que le signe de l'engagement de l'Etat pour les marchés financiers.
Aujourd'hui l'action BNP vaut 56,6€, soit une capitalisation boursière de 60 801 000 000€ !
Les 10% acquis par l'Etat vaudraient donc 6 081 000 000€, soit une plus value potentielle de
3 858 000 000€!!!
En supposant qu'il décide de n'en revendre que 5% pour continuer de garantir et de peser sur la politique de crédit c'est 1 900 000 000€ de plus values qu'il pourrait utiliser pour rembourser la
dette !!
Qui plus est cette plus value, réalisée en bonne part sur le dos d'investisseurs financiers qui sont pour beaucoup dans le déclenchement de la crise ne serait qu'un modeste retour des
choses....
Bien mieux que de créer des commissions de "has been" pour tenter de rogner ici ou là, ou inventer des taxes sur le sexe des anges...
Seulement voilà....on voudrait réguler sans trop fâcher la finance comme d'autres veulent la poule et l'oeuf!
Prenons le pari ici que le G20 bis n'accouchera en la matière que d'une chétive souris.
Katsumoto
Mr Sarkozy a annoncé devant le Parlement réuni en Congrès le lancement d'un grand emprunt d'Etat pour financer la sortie de
crise.
On ne peut que s'en féliciter ici, puisque c'est ce qui lui a été suggéré dans ma lettre du 29 Septembre dernier ( voir article du 12 Octobre)....même si le Congrès peut sembler beaucoup
d'honneur!
Nous voici donc ravis en toute modestie d'avoir partagé sans doute par hasard, mais tout de même un peu en avance, cette idée avec le Président .
Ne boudons pas notre plaisir, et puisque les espoirs sont désormais permis, souhaitons de se ravir encore
prochainement pour d'autres idées.
Encore un effort Mr le Président! ... murmurerait un incorrigible impertinent.
Katsumoto
La nouvelle viendrait de tomber dans les rédactions...
Mr Sarkozy devant les derniers chiffres du PIB , du chômage, et les tensions au sein de l'Europe remplacerait le gouvernement nommé hier.
Agissant par surprise, il nommerait à la stupéfaction générale une équipe restreinte dirigée par le gaulliste Nicolas Dupont Aignan promu au rang de Premier Ministre.
La composition du nouveau gouvernement sous réserve de confirmation dans les prochaines heures serait la suivante:
Ministre de l'Industrie et de la Recherche: Carlos Ghosn jusqu'ici président de Renault- Nissan, et riche de sa large expérience internationale, aurait pour
principale mission de redynamiser l'industrie sur les marchés exterieurs, de faciliter avec l'appui de l'Etat le développement de secteurs porteurs notamment des énergies
renouvelables, des nanotechnologies, des biotechnologies , de favoriser l'innovation, pénaliser les délocalisations et contrer la concurrence déloyale de certains pays sur nos secteurs
privilégiés.
Ministre de l'Economie et des Finances : Jean Paul Fitoussi , économiste partisan d'une
croissance forte passant par une révision des politiques économiques européennes et notamment du rôle de la BCE, serait chargé d'obtenir une politique de
change favorisant nos exportations , l' homogénéisation de l'impôt sur les sociétés dans l'UE, d'établir l'égalité de traitement entre les productions
nationales et les importations pour le financement de la protection sociale, de faire amender le traité de Maastricht en privilégiant le développement.
Des rumeurs indiquent qu'il serait partisan pour les banques bénéficiant de prêts publics, de transformer ceux ci en participation de l'Etat avec entrée au conseil d'administration , contrôle des
activités et des rémunérations des dirigeants..
Ministre des Affaires Etrangères: Philippe De Villiers, aurait - extraordinaire nouvelle!-pour tâche première de tenter une refondation de l'UE autour d'un noyau
compact favorable à une Europe indépendante, en enterrant pour commencer le traité de Lisbonne et en réduisant la Commission Européenne à un rôle consultatif au profit d'un
Directoire des Etats.
Ministre de la Défense: Jacques Myard,député UMP connu pour ses positions favorables à une défense autonome, indépendante de l'Otan, aurait comme mission immédiate de
réduire le coût de nos interventions extérieures en nous retirant d' Afghanistan, du Moyen Orient où notre engagement est une impasse, et de nous conforter en Afrique
francophone notre zone d'influence traditionnelle visée par la Chine.
Sur le plan des équipements, un deuxième porte avions serait immédiatement prévu, la force de dissuasion modernisée de même que les moyens de reconnaissance tandis que le budget remonterait à 2%
du PIB.
Notre récent retour dans l'Otan serait remis en cause dans les faits par un plan d'économies drastique sur les coûts de fonctionnement.
Ministre d'Etat du Travail et à la Participation : Philippe Séguin dont la mission principale serait, semble t il, de faire entrer la cogestion de type allemand dans les
groupes français afin d'associer les salariés au développement et à la gestion. Son titre de ministre d'Etat lui donnerait aussi la responsabilité de veiller à la réduction des
gaspillages mis en évidence en tant que Président de la Cour des Comptes.
Ministre d'Etat chargé de l'Intérieur et de la Réforme de l'Etat : Henri Guaino, précédemment conseiller du Président, il aurait ce poste de confiance pour
conduire la réforme jugée urgente de l'Etat en rompant avec le jacobinisme et donnant beaucoup plus de pouvoirs aux régions pour stimuler le développement.
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux: Eva Joly , chargée précédemment de dossiers sensibles et connue pour son intransigeance sourcilleuse en faveur d'une
justice transparente, efficace, égale pour tous serait chargée de responsabiliser la justice et d'humaniser les prisons.
Ministre de l'Education et de la Culture: Jean Pierre Chevènement, ex ministre socialiste, fervent partisan d'une école de qualité pour assurer l'égalité des chances tout
en dispensant les valeurs de la République et de la France devrait faire porter ses efforts sur le rétablissement de l'autorité des enseignants dans les
établissements et des méthodes d'apprentissage qui ont fait leurs preuves.
Sur le plan de la Culture, une réorientation des ressources serait faite en faveur de l'ouverture d'écoles et collèges français au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine, au Vietnam, en
Afrique du Sud , dans le Golfe, pour soutenir le développement de la langue et l'implantation de nos entreprises dans ces grands pays.
Au total un gouvernement de combat, décidé apparemment à jouer le jeu de la France et des Français pour sortir de la crise et des errements passés!
Diable ! si tout cela se vérifie, je prends ma carte UMP !!
N'est ce qu'un songe éveillé?
Katsumoto
Des députés courageux s'émeuvent de l'extension du port de la
burka et déposent une loi aux fins d'en limiter l'usage, et c'est tant mieux!
Mais une fois encore , il semble que l'on préfère traiter le symptôme aux causes de la maladie au nom d'un argument , le respect de la condition féminine, qui n'est qu'un faux
nez.
Nous sommes en république laïque .
Dès lors pourquoi de jeunes femmes acceptent elles ou sont elles "contraintes" de porter ce signe religieux qui a une valeur de prosélitisme militant pour l'islam intégriste?
Est ce parce que la République trop bonne fille et n'assurant plus l'éducation civique à l'école, n'enseigne plus les valeurs laïques?
Est ce parce que les valeurs qui figurent aux frontons de nos mairies ont perdu leur sens dans la jungle libérale et matérialiste que nous avons laissé se développer?
Est ce parce que la notion de Nation avec toutes les valeurs qui s'y attachent , qui font la cohésion et la force d'une communauté , se délite dans les phantasmes européo mondialistes?
Est ce parce qu'ayant perdu le souvenir de son Histoire ce grand peuple, dépourvu de grand dessein, se réfugie dans l'individualisme forcené ou le communautarisme religieux et
délinquant?
Est ce parce que ce pays, dont les valeurs laïques restent, malgré tout, fondamentalement chrétiennes, n'a pas eu le courage de refuser la construction de mosquées sur son territoire, alors que
la plupart des pays musulmans ont détruit les églises?
Pour toutes ces raisons à la fois!
La
vérité que certains ne voudront pas entendre et pour laquelle d’autres demanderont pardon, est que la République s'est avachie depuis trop longtemps et que la France ne cesse de
renoncer à être une nation.
La vérité est que respecter les autres cultures s'applique d'abord à soi même, sauf à choisir la décadence.
La vérité est que la République dont nous sommes les héritiers a su ,lorsqu'il le fallait, défroquer ou exiler des prêtres , former des instituteurs soldats, et avoir son "petit père" Combes.
La vérité est qu'il n' y pas de République sans Nation et que la burka, en attaquant les valeurs de l'une, remet en cause l'autre.
Alors que faire sinon redonner un sens au rôle de nos enseignants en leur restituant l'autorité battue en brèche par les soixante huitards et valoriser leur mission
"d'évangélisation laïque" ?
Alors que faire sinon contrôler strictement l'activité des imams en France, bloquer toute nouvelle
construction de mosquée, contrôler l'origine des financements, voire fermer les lieux sulfureux?
Alors que faire sinon rétablir un service civil national dans lesquel chaque jeune fille ou garçon est accueilli
pour servir le pays, apprendre la Nation, et découvrir les valeurs de fraternité , liberté, égalité?
Alors que faire sinon exprimer aux jeunes burkettes de France et à leurs familles que si chacun est libre de sa religion , cette liberté s'accompagne du devoir de respecter les valeurs de
la République sauf à s'exposer
à des sanctions ou à l'expulsion vers des pays de cocagne comme l'Afghanistan , l'Iran ou les Emirats?
Pardon pour la burka!
Katsumoto