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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:01
Mr Lelouche , parlementaire UMP de qualité, est donc chargé d'une mission de coordination sur la Pakistan et l'Afghanistan.

Il s'agirait de rien moins que de tenter de trouver un remède à l'enlisement en Afghanistan et à la destabilisation du Pakistan, puissance nucléaire.

L'ambition, pour louable qu'elle soit, laisse perplexe  lorsque l'on observe nos difficultés matérielles pour équiper et soutenir nos soldats sur le terrain. Difficile dans ces conditions de peser sur quoi que ce soit:  nous sommes dans la fiction.

Neanmoins nous semblons enfin  progressivement sortir de notre myopie afghane, sans toutefois avoir encore une ouverture grand angle sur les choses.

Sous  l' Afghanistan et  maintenant le Pakistan, perce en réalité l'Islam qui s'est radicalisé face à ce qui est perçu comme l'impérialisme occidental , de ses valeurs, de son modèle, et de sa puissance militaire.
Le soutien inconditionnel depuis 60 ans des Américains et de leurs alliés à Israël , le mépris de la vie des musulmans lors du récent  remake de Guernica à Gaza, sont la source distante de la haine que suscite l'Occident.
La vision arrogante  du "bien "et du "mal" que Bush voulait imposer au monde  alors qu'il tolérait des régimes ignobles lorsqu'il favorisaient l'Amérique, a participé à la montée de l'hostilité au  monde occidental et à ses valeurs prétendument universelles  confondues avec matérialisme et exploitation.

Bref, plus nous intervenons directement au nom des valeurs fondamentales de l'Occident que nous avons laissé dévoyer, plus nous suscitons de haine et de résistance. Le reste n'est qu'illusion.

C'est pourquoi, notre rôle à nous Français, devrait être de faire comprendre à nos alliés  que la meilleure façon de préserver l'avenir et la stabilité de la région est de nous retirer d'Afghanistan au plus vite , et de laisser aux Afghans et à leurs tribus le soin de régler leurs problèmes, même si les Talibans  doivent reprendre  le pouvoir. L'Afghanistan appartient aux Afghans.

 Nous serions avisés  de faire  retomber ainsi  la pression islamiste au Pakistan dont les confins,
à l'occasion de cette guerre, passent de plus en plus sous le contrôle des groupes extrêmistes.
Poursuivre au contraire dans la voie actuelle, c'est ouvrir tôt ou tard aux islamistes la voie d' Islamabad et de l'arme nucléaire.

En parallèle, nous serions  inspirés de convaincre Mr Obama de mettre en demeure Israël de reconnaitre définitivement  la Palestine, Etat souverain , de revenir aux frontières de 1967 quitte à trouver un statut spécial pour Jérusalem, de rapatrier tous les colons,  d'écarter du gouvernement les partis religieux, en contrepartie de la reconnaissance garantie des pays arabes et de l'Iran,  et à peine de couper les subventions du Pentagone à Tsahal.

Pour cela, bien entendu, il faut être entendus de tous, en Afghanistan, au Pakistan, dans les pays arabes comme aux USA et en Israel, ce qui suppose de n'être le vassal de personne ni de se ridiculiser dans des aventures lointaines que nous ne pouvons soutenir.

C'est pourquoi le retour dans l'Otan est une faute.

Une faute que défend pourtant Mr Lelouche expliquant  que les conditions depuis 1966 auraient changé.

A l'époque de la guerre froide, dit il, alors que les troupes alliées étaient sur l'Elbe, le risque était d'être immédiatement engagés sans l'avoir décidé.Il en serait autrement selon lui aujourd'hui.

Or il n'apparait nulle part que l'alliance ne soit plus principalement aux ordres des USA . Seuls les théâtres potentiels d'opérations se sont déplacés, tandis que les risques se sont multipliés puisque  le monde n'est plus bipolaire.

Dès lors, que se passerait il si l'Otan se trouvait  engagée à partir de l'Afghanistan dans des opérations au Pakistan  contre une révolution de type iranien et au risque d'une escalade nucléaire ?
Que se passerait il si l'Otan entreprenait demain une action contre l'Iran ou en Géorgie, avec les mêmes risques?

Nous retirerions nous ? Accepterions nous de ranger notre dissuasion aux côtés de l'Otan?

Le peuple français enfin , sur ce sujet fondamental,  a t il  donné mandat au Président Sarkozy de réintégrer cette organisation supranationale?

Bref, on voit bien que nous sommes en train ruiner notre crédit dans le monde pour quelques sourires de la Maison Blanche, et d'exposer le pays à des conflits ou des risques qui ne sont pas les siens.

Alors , on comprend que Mr Lelouche et beaucoup de ses collègues UMP, qui jouent les godillots du pouvoir, tentent de justifier un abandon supplémentaire du gaullisme en arguant de conditions nouvelles.

Pauvre politique politicienne et pauvre France! Nul doute que quelques uns  ne manqueront d'aller à Colombey confesser en silence leur nausée à défaut d'avoir le courage pourtant indispensable de censurer.

A cette aune ci  et au train où vont les choses, Messieurs les députés UMP,  le jour n'est peut être  plus loin où l'on verra l'un des vôtres, emboitant le pas du Président du moment, soutenir  que l'Allemagne étant désormais pacifique ,  démocratique et amie, les conditions ont changé par rapport à 1940, et qu'en  conséquence, rien ne s'oppose plus  à ce que nous lui cédions l'Alsace Lorraine, voire à ce que nous demandions le rattachement du  pays à Berlin pour le bien de la  Grande Europe!

Au point où nous en sommes rendus, Messieurs les députés, est ce encore de la science fiction?


Katsumoto

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 17:09
François Perol est nommé président du  futur 2ème groupe bancaire français et tout le landernau socialiste  et centriste crie haro sur le baudet sarkozyste!

Il serait inconvenable qu'un haut fonctionnaire de l'Etat, proche du Président de la République, bénéficie d'une charge comme sous l'Ancien Régime du fait du bon plaisir du Prince.

Seul Monsieur Bianco, qui fut à l'oeuvre sous Mitterand, approuve... démontrant ainsi qu'en plus d'être un éléphant du PS , il en a aussi la mémoire.

Car qui ne se souvient de la vague rose des présidents à la tête des groupes nouvellement nationalisés en 1981? Toutes les banques , tous les groupes du Cac actuel ou presque y sont passés!
Gomez chez Thomson, Attali à Air France...etc...
Bien entendu la plupart étaient issus de l'Ena, Polytechnique , de l'Inspection des Finances ou de la Cour des Comptes et avaient choisi le  rose parce que leurs convictions étaient que c'était la couleur  la plus favorable du moment à leurs ambitions professionnelles.
Certains ne négligèrent pas d'abuser d'avantages personnels  chez Thomson ou Air France sans que l'on puisse, en contrepartie , leur attribuer une  particulière réussite de leurs groupes.

Mr Bayrou de son côté s'insurge avec les accents de la sincérité, mais il n'est pas si jeune pour avoir oublié les pratiques sous la présidence de Giscard d'Estaing.

En réalité, la promotion des hauts fonctionnaires proches du pouvoir est une longue tradition depuis le Seconde Guerre mondiale et à touché tous les régimes avec plus ou moins d'acuité.
Le seul bémol fut peut être la Présidence de De Gaulle, lequel ne distribuait pas de prébendes, mais pouvait placer des hommes de confiance  à la tête des grands desseins industriels de la France: nucléaire, energie, aéronautique  par exemple. 

En réalité, le rôle particulier de l'Etat depuis Colbert en France favorise ces pratiques.

Aussi la véritable question n'est elle pas d'abord celle de la compétence et de l'expérience?

Pas un seul des grands cabinets de chasse ne retiendrait Mr Pérol pour la présidence de ce nouveau groupe sur ces seuls deux critères, tout simplement parce qu'il lui manque l'expérience et parce que la fonction publique, même matinée d'un peu de Rotschild,  ne prépare pas du tout au privé dans un monde ouvert.

De même que pas un seul n'aurait retenu Mr Gomez , Mr Attali , et tant d'autres auparavant.

La réalité est que l'enseignement de l'ENA  et de Polytechnique sont décalés , tout autant que notre fonction publique par rapport à ce monde multipolaire, exposé à la concurrence internationale, aux chocs des cultures.
Ici on pratique les méthodes administratives, l'esprit de système , le  management  militaire,  on légifère en Français et gère des dépenses et des recettes, sans sanction.
Là , on doit comprendre des mondes divers en Anglais , Chinois ou Allemand,  s'intégrer à de multiples systèmes, se confronter  pour manager,  convaincre pour faire partager des visions et  gagner pour survivre.

Tandis que nous faisons la promotion des Perol , Attali et Gomez et consors, les Allemands et les Japonais  portent à la tête de leurs groupes des hommes de métier, qui connaissent leurs marchés et tous les rouages de leurs entreprises pour y avoir souvent fait carrière.

Ici  lorsque tel de nos hauts fonctionnaires plante une de nos belles entreprises, il est commun qu'il retourne dans l' Administration puisqu'il peut statutairement n'être qu'en disponibilité pour "pantoufler" dans le privé selon l'expression consacrée...Là bas, c'est la porte!

Va t on entendre Bayrou, Royal et la plupart des autres poser la question de la compétence pour le poste?

Au fait .....de quelle école sont ils donc issus les uns et les autres? de quelles entreprises?

Entre fonction publique et privé, c'est depuis longtemps le zouk...et trop souvent les guadeloupéens de l'affaire sont tantôt les salariés , tantôt les contribuables!

Souhaitons quand même bonne chance au nouveau groupe Banques Pop- Caisse d'Epargne et à ses clients!

Katsumoto


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 18:28

Voici donc la Sainte Inquisition bruxelloise qui une fois encore nous menace de procès en déficit sous la houlette de l’ineffable Barroso, après avoir pris ombrage des mesures de protection de notre industrie automobile

 

Non contente d’avoir soutenu la politique imbécile de l’euro fort qui,en bridant notre croissance en période d’expansion mondiale, a largement contribué au  creusement des déficits et à l’augmentation de la dette, non contente de s’être montrée totalement inutile dans la gestion de la crise, la voici, drapée dans son incroyable arrogance, qui revient  tenter de nous soumettre comme ces émigrés de la Restauration qui n’avaient rien compris ni rien appris.

 

Laissons de côté ces sottises passéistes : Maastricht et ses critères sont  morts avec cette crise…en silence.

Certes sans enterrement officiel, mais le cadavre se décompose déjà.
 

Reste la question de la dette que nous accumulons partout en Occident pour tenter d’échapper à la dépression.

 

Dire cela, c’est reconnaître que sans intervention massive des Etats, nous nous exposerions à une catastrophe économique et sociale dont les conséquences pourraient jeter à nouveau les peuples les uns contre les autres.

 

Ce danger écarté espérons le, il faudra néanmoins rembourser un jour cette dette.

 

Tout dépendra d'abord de notre capacité  à dégager des excédents de balance des paiements, c’est à dire des excédents commerciaux substantiels.

Ceci ne sera possible que si nous avons encore une industrie dynamique, et  serait hors de portée si les dolocalisations  se poursuivaient.

Pour favoriser la première et éviter les secondes,  il faut  une politique monétaire accommodante  et  un change de l’euro compétitif pour soutenir nos produits et services sur des marchés mondiaux dominés par des monnaies agressives, du Dollar au Yuan en passant par le Yen et la Livre

.

Enfin nous devons avoir la volonté de  lutter contre le dumping fiscal ou social de certains pays dans l’UE comme à l’extérieur.

 

Choisir cette voie, contraire à la mondialisation voulue par Bruxelles,  serait celle de la sagesse et du bon sens pour l’ensemble de l’Europe.

Y renoncer,  contraindrait nos enfants  soit à l’austérité et à la disette pendant de longues années, soit  à l'aventure politique.

 

Laisser filer l’euro sera la tendance naturelle des marchés au vu du montant de la dette  européenne  sauf si la BCE  vient  la contrarier par des taux d’intérêts élevés.

La chance de l’Europe cette fois ci , est que l’Allemagne,  qui nous a imposé  trop longtemps sa politique monétaire, pourrait avoir enfin intérêt à une baisse de l’euro pour rembourser sa propre dette.

La France doit  veiller au plus tôt à ce que la BCE soit réformée en ce sens, car notre endettement en euros  nous enferme dans un piège mortel, excluant pour longtemps l’option d’un retour à une monnaie nationale.

C’est une conséquence très lourde mais jamais évoquée de cette crise qui va peser sur  la maîtrise du destin national.

 

 

La lutte contre le dumping fiscal et social suppose d’imaginer les moyens de traiter fiscalement de la même manière les produits fabriqués en Europe et ceux importés d’ailleurs : la TVA sociale peut être une des voies.

Une plus grande responsabilité de nos entreprises à l’égard de la collectivité peut  en être une autre : elle passe par l’actionnariat et la  représentation des salariés dans les conseils d’administration.

 

Bien évidemment , cette  lutte contre le dumping doit commencer un assainissement au sein de l'UE , et notamment par la mise au pas d’adhérents d’Europe Centrale aussi  assistés qu’arrogants comme le montrent les revendications « anti protectionnistes »  des Polonais et des Tchèques.

 

Une manière de dire, à l’aube des prochaines élections européennes, que le combat contre le traité de Lisbonne qui  reconnaît trop de  pouvoirs à ces pays auxiliaires , doit être poursuivi avec détermination.

 
Il y va de l'avenir de nos enfants!

Katsumoto 

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 16:08

Le Président, jeudi soir, a  montré, avec une certaine éloquence, une évolution qui pourrait être essentielle pour la France dans les prochains mois.

Le début du commencement de l'aggiornamento tant attendu, ici et ailleurs,pourrait enfin se faire jour.

Les dogmes passés semblent être en passe d'être remis en cause.

Les délocalisations en Europe ayant pour seul objet de profiter de conditions locales artificielles sont condamnées.
Il est pris acte de la faillite  de la finance internationale et du modèle anglo saxon de développement dans les services. Le jugement porté sur disparition de l'industrie en Grande bretagne pays pourtant pris pour modèle il y a peu encore par Mr Fillon en dit long .
La fin nécessaire du règne du dollar, et de la domination sans partage des intérêts américains sont clairement exprimés.
La nécessité de l'association des salariés aux résultats et au développement des entreprises, sur un pied d'égalité avec l'actionnariat réapparait enfin, après 40 ans d'éclipse, sous forme de la règle 1/3 pour l'investissement, 1/3 pour le capital, 1/3 pour le travail.

Bref, les principales orientations, disons le honnêtement, vont dans le bon sens et chacun ne peut que souhaiter que Mr Sarkozy  mette l'énergie qui est la sienne au service du passage des intentions aux actes.

Pour autant, dans ce processus évolutif, il reste des erreurs d'appréciation notables.

 La délocalisation d'usine automobile citée en mauvais exemple, outre qu'il ne s'agit pas de la Tchéquie, mais de la Slovaquie avec l'usine de Peugeot de Trnava, ne s'est pas faite principalement à cause de la taxe professionnelle mais à cause de la différence des niveaux de salaires , de la politique libérale de l'Europe ,et de son acceptation grotesque par la France.

Prenons acte que le salaire moyen dans la Slovaquie de 2006 était de l'ordre de 500€ par mois.
En revanche, que le gouvernement slovaque qui a choisi le dumping fiscal avec un taux uniforme d'impôt sur les sociétés de 19% contre 33% en France et en Allemagne,et qui bénéficiait d'un avantage de change avec la couronne slovaque,  puisse être autorisé en plus à  offrir pour son usine 360 millions d'euros de subventions à Peugeot , lesquels fonds proviennent principalement de l'Europe , et donc pour partie de la France, était  proprement scandaleux.

Ce cas  illustre que l'Europe, si prompte à sanctionner des distorsions de concurrence entre groupes, s'en moque lorsqu'il s'agit de distorsion fiscale ou sociale entre les Etats qui la composent puisqu'il s'agit de servir le libéralisme qui l'inspire. Ceci doit être remis en cause, sans concession possible.

Concernant les rapports au dollar et à la puissance américaine, si l'analyse sur le fond montre une inflexion sensible, il conviendrait qu'elle ne soit pas en contradiction avec d'autres actes. Or le retour incohérent avec ce qui précède de la France dans l' Otan  augure mal de la liberté de ton et de décision nécessaires pour peser , avec l'appui du reste du monde, sur les décisions futures du G20.

Enfin, pour ce qui est de l'association capital et travail, ce retour au modèle social prôné par le gaullisme est certainement l'annonce la plus importante pour l'avenir de notre société.
Répartir les fruits de la croissance n'est pas seulement justice, c'est aussi reconnaitre que l'entreprise est un tout, et que si l'on veut des salariés entrepreneurs ou entreprenants, il convient de sortir d'un mode de relation que la mondialisation rend toujours plus proche du servage.
Encore faut il aller au bout de la logique, avec la participation des salariés au capital et à la gestion , notamment au sein du conseil d'administration pour les grands groupes.
Encore faut il  être prêt à imposer cette évolution au  Medef et très certainement aux 3/4 de l'UMP,sans pouvoir compter sur l'appui de la gauche et de la plupart des syndicats

En réalité, rien ne sera possible vriament de la part de la  France sur les négociations internationales à venir, sur l'Europe, et dans le pays sur l'association capital travail sans la reconstitution  d'un vaste mouvement gaulliste.

Bienvenue donc à ces déclarations, et  attendons leur traduction dans les actes!

Katsumoto

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:28

Mme Parisot, la présidente du Medef, faisait part ce jour de sa préoccupation d'avoir vu les manifestations du 29 janvier en France en première page du Wall Street Journal, et de l'effet négatif sur les investisseurs nord américains tentés d' implanter une usine en France...

Pour être juste, elle aurait pu ajouter qu'avoir vu  la tête de Madoff en première page de notre  modeste presse, n' incite pas vraiment les Français à se préoccuper de ce que pensent le  Wall Street Journal et ses lecteurs ..

Faisant bonne mesure, elle ajoute que le Medef verrait d'un bon oeil que l'on libéralise  plus, si faire se peut , les licenciements économiques tout en soulignant qu'il serait malvenu que l'Etat, qui distribue beaucoup pour soutenir, se mêle de controler les salaires des patrons subventionnés, et qu'il serait inconvenant que les banques perfusées ne distribuent pas de dividendes...

 Mme Parisot étant trop brillante pour déclarer ceci dans un état normal, on peut se prendre à imaginer que bientot sortira un livre  " Madame P" dans laquelle il serait soutenu  qu'elle est en  fait un  sous marin trotskiste introduite au Medef pour faire de la "provocation révolutionnaire" au profit du nouveau parti d'Olivier Besancenot..

Encore un effort , Madame la Présidente!Le Nouveau Parti Anticapitaliste vous sera  éternellement reconnaissant!

Katsumoto

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 16:32

Mr Sarkozy a le sens de la rupture ....

Nous voici donc en train de réintégrer l'Otan avec, en récompense, deux hochets pour deux de nos généraux!

D'abord il a envoyé des troupes en Afghanistan  pour figurer pâlement dans une guerre perdue, tout en sachant qu'il n'a pas les moyens de ses expéditions, à défaut de s'apercevoir qu'il se prive aussi de ceux de ses ambitions.

La Lettre de l'Expansion du 2 Février révélait que Nexter Munitions allait produire d'urgence 1000 obus de 155 mm, disponibles seulement en Avril pour nos forces là bas....en attendant " les artilleurs  sur place ont reçu la consigne d'être économes..." ( sic!!)....Pourvu que les talibans nous ménagent d'ici là!
Bref, la France n' a plus d'obus  mais promène ses bidasses au Kosovo, au Liban, propose d'en envoyer à Gaza et qui sait peut être un jour en Géorgie, au Tibet , au Nicaragua ou.... sur la Lune si Oncle Sam le demande.
En même temps elle réduit ses forces en Afrique Noire  et laisse Chinois et Américains poursuivre leur mainmise sur notre ancien pré carré. Tant pis si demain nos amis africains ne nous appuient plus à l'Onu, tant pis si demain la Francophonie est remplacée par le Mac Do et le riz cantonnais!..Tout cela, on s'en fout!  La Francophonie ne valait pas un arrêt à son congrès de Quebec !l'Afrique partenaire de la France, c'était avant !  Maintenant, c'est après!
De toutes façons, hier nous parlions comme Bush, demain comme Obama , et après demain comme Sarah Palin peut être!
Rupture vous dis je...
Puisqu'on ne peut plus être ultra libéral , restons au moins atlantiste!

Donc la France rejoint l'Otan , avec ses deux hochets, et la queue basse ...

Dans le monde, les pays et les peuples qui rêvent d'autre chose que d'économie virtuelle, de traders avides , de  banquiers truands, et d'une mondialisation anglo saxonne des cultures et de l'Homme, apprécieront ce pas décisif de la France dans le sens de l'émancipation et de la paix...

La voix de le France , quand elle parlera Anglais sera peut être mieux comprise, mais assurément moins entendue.

En même temps on nous reparle d'une Europe de la Défense autonome..

Déclaration commune d'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy:

"Il est dans notre intérêt de faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d'une même politique de sécurité", ajoute cette déclaration commune, faite à la veille de la conférence annuelle de Munich sur les questions de sécurité en Europe, à laquelle doit se rendre, samedi 7 février, M. Sarkozy ( Le Monde- 5 fevrier)

La messe est dite: l'Europe et l'Otan c'est pareil...comme l'Otan c'est Washington...
Bref, pour tous les gogos de gauche et de droite qui continuent de se trémousser pour le traité de Lisbonne, il est temps de tenir meeting chez Mac Do!

La logique est claire: mondialisation libérale + Europe +Otan ...c'est un tout, plus indispensable encore aux yeux des libéraux quand le système, en péril économique, se délite.

Reste la question de la force de dissuasion nucléaire indépendante...dernière exception française à l'Ouest.

D'abord, dans quel état se trouve t elle réellement? le silence qui l'enveloppe , qui peut se comprendre, ne cache t il pas un affaiblissement qui pourrait lui être fatal?
Terrible question qui mériterait une commission d'enquête parlementaire...

Si  au contraire elle reste crédible, comment pourrait elle rester indépendante alors que nos forces conventionnelles seraient intégrées?
Autrement dit, si  l'Otan est engagé demain en Iran ou en Ukraine par exemple, et que la menace 
d' escalade nucléaire se  produit , ne risquons nous pas de nous voir entrainés dans une spirale que nous ne maitriserions  plus?

A côté de cela ,qu'un bataillon de la Bundeswehr vienne inopportunément rappeler de facheux souvenirs aux plus anciens en s'installant en  Lorraine ou en Alsace, n'a pas d'autre conséquence que de montrer le peu de cas que l'on fait de l'Histoire et de plaies à peine refermées.

De braderie en recul, il ne restera bientot que les articles people, les musées, et le bêlement des Frenchies sur CNN..

Vive la rupture!

Katsumoto




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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:55
Angela Merkel vient de rappeler à l'ordre le Pape pour sa condamnation du négationisme jugée quelque peu molle....

Il faut dire que les actes de l'ex cardinal Ratzinger éclairent d'une lumière étrange le Vatican ...En plus  de se réconcilier avec les amis de monseigneur Lefevre qui  partagent leur intégrisme  avec  leurs cousins musulmans ou juifs, il  a , dit on aussi , la volonté de sanctifier Pie XII .

Chacun sait que Pie XII  fut un pape exemplaire s 'opposant avec détermination à Hitler en l'excommuniant pour ses crimes , incitant les catholiques à la résistance,  portant l'étoile jaune, ou  s'offrant en échange des femmes et enfants de toutes confessions déportés par les nazis....un saint, en somme, s'opposant à la barbarie comme le fit bien avant  lui un autre pape arrêtant Attila aux portes de Rome!

Ce projet de sanctification  est  d'autant plus méritoire de la part de Ratzinger que chacun, se souvenant de  son passage obligé dans les jeunesses hitlériennes,  aurait pu craindre que son jugement d'adulte ne soit troublé .....

Katsumoto


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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 17:52

 

Alors qu’en Europe la récession sévit, que , particulièrement en France, on  en appelle à la solidarité européenne, faut il maintenant susciter un débat de cette nature sur un sujet à bien des égards tabou ?

 

Hé bien oui !

 

Parce que l’Europe qui a été construite  avec l’aveuglement ou  la démission de nos dirigeants a largement contribué aux « trente  piteuses », ces années de crise larvée depuis le premier choc pétrolier .

 

Parce que les élections européennes de 2009, doivent être l’occasion d’un débat véritable sur ce qu’est devenue l’Europe et sur ce que les Français souhaitent.

 

Qu’en est il ?

 

L’Europe des Monnet, Adenauer,  De Gaulle , devait être d’abord celle de la réconciliation de la France et de l’Allemagne sur la base d’intérêts partagés , d’ambitions communes, d’équilibres et de solidarités respectées.

 

Les intérêts étaient un continent pacifié, une alliance face à la menace soviétique,  une coopération économique  autour du charbon et de l’acier d’abord, puis d’un Marché Commun.

 

L’ ambition était celle d’une Europe assurant la prospérité et faisant  entendre sa voix face aux grandes puissances.La force économique de l’Allemagne et la dissuasion nucléaire de la France s’équilibraient et se complétaient au yeux du monde.

 

Les solidarités, issues d’un  partenariat privilégié, se construiraient dans le développement des échanges culturels,  le soutien indéfectible de la France face à l’Est, l’animation conjointe du projet européen.

 

Or l’Europe s’élargissant à tous vents, la France allant de renoncements en erreurs , l’ambition initiale s’est effacée au profit d’une zone de libre échange ouverte à tous les appétits, que le plus puissant économiquement, c’est à dire l’Allemagne, a naturellement façonnée  suivant ses intérêts.

 

1) Naissance d’une zone euro-mark :  la croissance européenne garrottée

 

Alors que l’Europe et les Etats-Unis appliquaient les mêmes politiques expansionnistes lors de la récession qui suivit le premier choc pétrolier de 1973, leurs pratiques divergèrent à partir des années 1980.

Les Etats-Unis continuèrent de recourir aux relances pour sortir des récessions : budgétaire lors de la récession de 1982 et monétaire au début des années 1990.

A l’inverse, les politiques des pays du SME devinrent restrictives, car il s’agissait  d’assurer la « convergence » des économies pour construire l’ unité monétaire autour d’une future devise dans laquelle les monnaies fortes, dominées par le Deutsche Mark, auraient la part belle.

 

- monnaies « fortes » : Deutsche Mark 32,68%, Florin Néerlandais 10,21%, Franc Belge 8,71%

- monnaies « faibles » : Franc Français 20,79%, Livre anglaise 11,17%, Lire italienne 7,21%, Peseta 4,24%

 

L’euro aussi fort que le Mark , entendait on en Allemagne !!

 

Compte tenu de cela , l’ évolution au sein du SME  s’est traduite par des politiques monétaires calquées sur celle de l’ Allemagne et un ancrage de plus en plus fort des monnaies nationales au  mark.

 

C’est pourquoi on peut parler de zone euro-mark  puisque la monnaie  a été depuis,  et est  encore , gérée de fait suivant les  intérêts de l’Allemagne  avec de  fâcheuses conséquences pour la croissance  de la France.

 

C’est , par exemple ,dans la première moitié des années 1980, que le chômage de masse fit son apparition passant d’un peu moins de 6% de la population active à la veille du second choc  pétrolier à près de 11%.

 

Le graphique suivant illustre qu’à partir de 1982 , l’écart de croissance entre les principaux pays du SME et les autres grands pays de l’OCDE est devenu important et durable

 

 La politique monétaire  restrictive suivie fut et reste évidemment  une des principales causes de cette anémie européenne.

 

Les taux d’intérêts  sont passés en moyenne de moins de 2% en 1980-81 à 4-6% de 1982 à 1989 pour atteindre près de 8% en 1992 à la veille de la récession de 1993

Dans le reste de l’OCDE, ils étaient de 4-6% jusqu’en 1985, puis ils ont décliné pour se stabiliser autour des 2% et moins en 1991.

 

Plus significatif encore  ,on aperçoit  sur ce graphique que , tandis que les Etats Unis à partir de 1989 – 1990 baissaient leurs taux pour relancer l’économie,  l’Allemagne et la France augmentaient les leurs !.

 

Pourtant l’inflation en Europe n’était pas moins sous contrôle qu’aux USA.

De fait la croissance économique fut  clairement garrottée dans cette  zone euro mark !

 

Plus grave, la divergence entre l’Europe du SME en 1989 – 1990 et les Etats Unis  eut  pour principale cause un événement politique majeur , la  réunification de l ‘Allemagne , et  parallèlement l’aveuglement de la France.

 

 

2) L’Europe  a payé la réunification de l’Allemagne

 

Après  l’effondrement du mur de Berlin le 9 Novembre 1989 , la réunification de l’Allemagne  a été menée tambour battant  par le Chancelier Kohl, mais suivant des méthodes lourdes de conséquences pour l’union monétaire en construction.

 

Sur un plan technique elles se présentèrent comme suit :

 

 - traité monétaire du 18 mai 1990 entre RFA et RDA stipulant qu’au 1er Juillet le Deutsche Mark( DM)  ouest allemand devenait la monnaie de la RDA : un ancien  mark est allemand vaudrait un DM ouest allemand !

 

- l’Allemagne de l’Ouest va transférer 150 milliards de DM par an pendant près de 10 ans à la RDA pour la moderniser, tout en privatisant 14000 entreprises est allemandes.

 

- Le chancelier Kohl , pour des raisons électorales, refusa de présenter la facture de la réunification aux Allemands de l’Ouest, et finança l’explosion des dépenses par l’emprunt  plutôt que par l’impôt.

 

Il s’ensuivit une vive surchauffe de l’économie et  des menaces sur le DM. Fidèle à sa mission de gardienne de la stabilité de la monnaie, la Bundesbank  augmenta les taux d’intérêts comme il apparaît sur le graphique évoqué plus haut plongeant le pays dans la récession….

Face à cette situation , les membres du SME soit augmentèrent leurs taux d’intérêt pour coller au DM quitte à suivre l’Allemagne dans la récession comme le fit la France, soit en sortirent comme y fut   contrainte l’Italie avec la dévaluation compétitive de la Lire en 1992.

Au total, et malgré l’élargissement des marges de fluctuation des devises après 1992, la politique monétaire de la Bundesbank s’est imposée à tous ceux qui rêvaient  monnaie unique.


C’est ainsi que l’Europe des « fédéralistes » , au premier rang desquels la France, s’est amputée durant près de 20 ans du surplus de croissance dont a bénéficié le reste de l’OCDE !!


Pire, en liant définitivement leur monnaie à celle de l'Allemagne dominante, et en perdant la liberté de baisser leur change  sur les marchés mondiaux,   les pays concernés  lui ont concédé un avantage concurrentiel  définitif et ont incité  leurs  entreprises à rechercher la compétitivité par la baisse quasi exclusive du coût du travail : « dégraissages », compression des salaires, délocalisations….


Tout se passe comme si nous avions payé  la réunification de l’Allemagne !


Pourquoi la France s’est elle engagée dans cette voie ?

 

3) les erreurs France

.

Nos erreurs proviennent d’un défaut de réalisme économique et politique.

 

La puissance économique de la France est surclassée par celle de l’Allemagne depuis plus de 100 ans, notamment dans l’industrie .

 


Le PIB de l’Allemagne avoisine les 3000 milliards € quand celui de la France est proche de 1900 milliards €, la population outre Rhin est de 82 millions d’habitants quand celle de la France vient de passer les 64 millions.

 

Mais l’industrie  de l’Allemagne domine avec  près de 23% de la valeur ajoutée produite contre à peine 14% en France.

 

De très  longue date construite sur un standard élevé de qualité  dans les biens d’équipement, l’industrie allemande  bénéficie de l’image de ce qui ce fait de mieux dans le monde, ce qui lui permet de se soustraire en bonne part à la pression sur les prix.

 

La France de son côté, dont les productions ont une image hétérogène, peine à dégager  une balance commerciale positive, et reste très sensible aux prix, c’est à dire à l’évolution des devises.

 

Dès lors la France qui aurait nécessité une politique de change et monétaire accommodante à l’instar de celle de la Grande Bretagne, des USA, du Japon ou de la Chine a commis une lourde erreur en pensant pouvoir faire vivre son économie à  « l’égal » de l’Allemagne.

 

Manque de réalisme économique qui se perpétue…

 

La deuxième erreur fut celle de Mitterand qui joua , une fois de plus, le double jeu au moment de la réunification,  et commit la sottise  de paraître soutenir la RDA agonisante lors de sa malencontreuse visite des 22 et 23 Décembre 1989 ( postérieure à la  chute du mur) en déclarant :"République Démocratique d'Allemagne et France, nous avons encore beaucoup à faire ensemble" !


Les dirigeant ouest allemands meurtris et déçus par leur allié français le firent payer à un Mitterand dépassé  lors des négociation de Maastricht, où l’Allemagne imposa des conditions conformes à ses intérêts…
 

Manque de réalisme politique qui se poursuit …


4) Alors quelle voie pour demain ?


En tout premier, la volonté de rétablir la France sans renoncer à une alliance, bien comprise de part et d’autre du Rhin , avec l’Allemagne puisque de celle là dépend l’avenir du continent.


Cela passe par la remise à plat de la politique de change de l’euro  et de la mission de la BCE : la crise actuelle peut favoriser l’aggiornamento.


Cela passe ensuite  par le renforcement du rôle des Etats  au détriment  de la Commission Européenne dont l’idéologie libérale a détourné l'ambition européenne. 


Enfin, le temps est venu, avec l’Allemagne mais aussi avec les pays  fondateurs de l’Europe de redéfinir le projet européen : frontières non extensibles, développement économique régulé et participatif, préférence communautaire, refus des dumpings fiscaux et sociaux, rapport indépendant aux grandes puissances, organisation confédérale et flexible.  

Bref, il s’agit de sortir du piège mortel dans lequel la France et les Français ont été enfermés, non par faute de l’Allemagne qui  a fait  prévaloir ses intérêts, mais par faiblesse ou sottise de nos dirigeants qui ont cédé.


Bien comprendre les raisons qui nous ont amené ici, c’est aussi tracer le chemin d’une issue possible !



Katsumoto

  

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 15:37

Alors que le sang coule une fois encore en terre de Palestine, je me souviens de mon dernier séjour en Israël et à Gaza en 1988: vingt ans nous séparent,  vingt ans de malédiction religieuse…

 

En ce mois de Juin 1988, de riches importateurs israéliens de produits occidentaux, me recevaient comme à leur habitude : retords en affaires, charmants en privé.

 

J’avais tissé, au fil des années, des relations amicales avec Ehud , président de la société et colonel de réserve de Tsahal, et Hillel ,son directeur commercial, officier plusieurs semaines par an en service « actif »…

Basés à Ashdod, ils couvraient directement  Israel et,via un agent palestinen prénommé Jalil, les territoires occupés.

 

Ce vendredi soir là, nous fûmes dîner dans un  restaurant de Jérusalem .Mes hôtes prenaient des libertés avec le Shabbat et nous nous régalions d’un remarquable canard à l’orange lorsque deux pavés vinrent fracasser l’entrée, expédiés par une poignée de jeunes gens vêtus de noir, avec des « nattes anglaises » pendouillant des oreilles…

 

Le restaurateur et mes hôtes sortirent, lancèrent quelques invectives aux jeunes en fuite.. puis  nous nous réinstallâmes.

Mes amis israéliens, très incommodés, se confondirent en excuses, et sous une colère contenue se laissèrent aller aux confidences..

 

Les jeunes à nattes étaient des fanatiques, embrigadés me disaient ils par les extrémistes religieux…Ehud  expliqua que, bien que très minoritaires dans la population, ils jouissaient de droits et d’une impunité inouïs, dus au chantage  permanent d’un  petit parti extrême indispensable au Likoud pour asseoir sa majorité à la Chambre des Députés, et au soutien financier d’une diaspora américaine radicale.

 

Hillel, l’ officier du service « actions » habituellement discret, me révéla son immense mépris pour ces fanatiques religieux qui étaient parvenus à se ménager l’exemption des périodes de réserve dans l’armée qui s’imposent à tout citoyen israélien, à éviter soigneusement le kibboutz, et à vivre sans travailler aux crochets de la société au motif qu'ils étudiaient la Tora...

« Nous prions …. vous faites la guerre ! », tel semblait être le discours de ces boutefeux illuminés.

 

Pour le colonel dont les parents avaient péri dans la Shoah,  la plus grande menace pour le  pays  était de céder aux  religieux , à leur rêve du Grand Israël  et à l'idéologie du " Peuple Elu" qui  conduiraient inévitablement  à succomber un jour  sous le poids démographique  et le ressentiment de ses voisins.

 

Le lendemain matin , j’avais rendez vous avec Jalil à un  poste frontière de la bande de Gaza.

Ma sécurité exigeait qu’il vienne me chercher avec une voiture immatriculée en Palestine.

Jalil jaillit de sa vieille Mercedes, jovial comme à l’accoutumé, m’embrassa comme un frère, et m’emmena dans son petit bureau à Gaza : il m’entretint de la difficulté des affaires ici et à Naplouse du fait de l’occupation et des contrôles, mais aussi de sa bonne entente avec mes hôtes de la veille.

 

Le soir nous dînâmes sous une tente caïdale….et j'évoquais l’incident de Jérusalem.

Je savais que Jalil n'aurait pu  jouir de sa position sans l’attitude bienveillante de l’OLP.

Homme d’une cinquantaine d’années, il s’assombrit… puis après un  court silence, il  me dit son angoisse pour l’avenir, pour lui et plus encore pour ses enfants.

 

Au sein de l’OLP, l’unité de façade, entretenue par la personnalité de Yasser Arafat, était  tout comme en Israel minée par les fanatiques religieux qui s’opposaient aux progressistes.

Ces  intégristes qui ne reconnaitraient jamais Israël , étaient animés par des « puissances étrangères », et bénéficiaient du soutien grandissant d’ une jeunesse sans travail, sans espoir,  aux parents humiliés quotidiennement par l’occupant.

 

Je me souviens  qu’il me prit les mains et me dit ,:

«  Mon ami, toi qui vit en paix en Europe, quel Dieu pourrais tu aimer , si en son nom tu devais avoir peur pour ta femme, ta famille, et l’avenir de tes enfants ?…je ne suis pas différent de toi, ni de nos amis d’Ashdod…Nous voulons  vivre , voir grandir dignement nos enfants, puis nos petits enfants… no more fear, my friend…no more fear, my friend… »*

 

Je repartis le Dimanche , raccompagné par Jalil qui m’étreignit une dernière fois au poste frontière, puis par mes amis d ‘Ashdod à l’aéroport de Tel Aviv.

 

Vingt ans se sont écoulés, et les fous de Jéhovah, ne cédant rien, n'ont fait que  favoriser l'essor des fous d'Allah et les multiples bains de sang dont la région est  victime.
Les extrêmes des deux camps se sont nourris les uns des autres et  fortifiés sur les cadavres des populations qu'elles prétendaient protéger ou libérer
 .

Je voudrais   prier  Allah pour que les fils de Jalil ne lancent pas de roquettes sur les petits enfants d'Ehud , et YHWH pour que ceux d'Hillel ne tirent pas sur ceux de Jalil … 
 

Trêve de trêves momentanées, il est temps  pour l'Europe et les USA de sommer Israël, « peuple sûr de lui et dominateur » de mettre au pas ses extrémistes et ses colons,  dont l’arrogance , l’ intransigeance, et les rêves de Grand Israel nourrissent tous  les intégrismes radicaux parmi lesquels le Hamas n’est qu’un des avatars.

 

Trêve de palabres avec Assad ou Khadafi, le moment est  venu de rappeler au monde arabe que  sa splendeur passée le fut dans l’harmonie avec les Juifs, telle celle du califat d’Espagne avec les colonies israélites de Grenade ,et  ne se confondit jamais avec un fanatisme religieux qui porte en lui le risque d'affrontements aux conséquences incalculables.

Trêve de bonne conscience, il convient de dire à un certain Occident  que les valeurs et intérêts des démocraties ne peuvent  s'accommoder désormais des lubies de ceux qui se prétendent" Elus de Dieu"  en Israël , que ce conflit  est un cancer qui  essaime depuis 50 ans  ses métastases dans le monde avec des risques sans cesse accrus,  et que nous devons aux Arabes plus de compréhension quand ce furent les Rois Catholiques qui chassèrent les Juifs d’Espagne, et l'Europe plutot que l'Orient qui imagina l'Holocauste.

Ainsi peut être Ehud et Jalil pourront ils un jour  reposer en paix ....
 

Katsumoto


* "ne plus avoir peur, mon ami"

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 19:54
2008 s'est donc achevée dans l'inquiétude économique, dans la violence au Moyen Orient , en Afghanistan  et en Inde.

Les fêtes de fin d'année ont suspendu un instant le pessimisme qui nous étreint de toutes parts.

Alors, 2009 sera t elle aussi sombre que les augures le prédisent?

Certes l'année nouvelle va prolonger dans un premier temps 2008, et nul ne peut exclure une aggravation sous l'effet d'autres secousses: cependant des forces sont  à l'oeuvre pour  un possible renouveau.

D'abord les multiples  plans de relance économique dans le monde vont peu à peu produire leurs effets, d'autant qu'il seront renforcés  aux  USA sous l'impulsion d'Obama  et que l'Allemagne devra tempérer  son traditionnel nationalisme économique  en contribuant davantage à la relance européenne.

De son côté la BCE sera contrainte d'assouplir sa politique monétaire, son avenir à terme dépendant de sa capacité à faire face aux dévaluations compétitives des monnaies asiatiques, de la livre sterling, voire du dollar dans les prochains mois, en particulier lorsque la pression du chômage va contraindre les politiques allemands à réviser quelque peu le dogme de l'euro fort qu'ils imposent à l'Europe entière.

Enfin la baisse des prix de l'énergie  et des matières premières soutiendra indirectement les économies développées.

Au plan politique, Obama devrait favoriser la réforme indispensable du capitalisme, peut être 
consentir aux Etats la place qui leur revient, encourager le développement des économies d'énergies, adopter une politique étrangère plus responsable et, par la force des choses, moins impériale.

Ceci n'exclut pas  crises ou conflits notamment au Moyen Orient où la question iranienne reste menaçante, soit  au Pakistan travaillé par les fondamentalistes,  mais au total leur gestion devrait gagner en sérieux.

En Europe, les lubies du fédéralisme tenteront de soumettre l' Irlande, mais l'issue est incertaine, et elles seront contrées  par les tensions  exacerbées par la récession , voire par des mouvements sociaux de grande ampleur ,toujours possibles ici ou là en Europe, lorsque la récession touche brutalement les peuples.

Enfin, la Commission de Bruxelles discréditée par son idéologie ultra libérale devrait voir son pouvoir réel reculer de fait, au profit des Etats qui sont apparus comme le seul recours en pleine crise financière.

Les élections européennes quant à elles, dont l'importance reste relative, seront l'occasion en Juin d'un certain renforcement des courants souverainistes.

En France enfin, l'activisme du Président  aura matière à s'exercer ,espérons le à bon escient : le plan de relance apparaitra rapidement insuffisant, la désindustrialisation du pays se poursuivra, les rapports avec l'Allemagne dans la construction européenne devront être remis à plat , les conséquences de la déroute de l'idéologie libérale qui l'animait voici peu devront être tirées.

Le renouveau ne pouvant venir  par ailleurs d'un parti socialiste en  proie aux ambitions personnelles, d'autres forces se développeront  du côté d'une nouvelle gauche peut être, du côté souverainiste plus surement.

Au total le pire n'est pas forcément le plus certain pour la fin de l'année  2009.

Parions donc sur un possible renouveau  et soyons en les acteurs aussi! 

Bonne Année!


Katsumoto

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  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
Président Club de pensée France Rebelle.
Conseil National de Debout la  France
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