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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:24

L'OIT, Office International du Travail  pourtant d'inspiration très libérale,vient de montrer du doigt la responsabilité de la politique "déflationnsite"  de l' Allemagne dans la crise actuelle de la zone euro en déclarant:


"La réduction des coûts du travail par rapport à ceux de ses voisins au cours des dix dernières années a mis sous pression la croissance de ces derniers avec des conséquences négatives sur la soutenabilité de leurs finances publiques " et   "Plus grave encore, les pays en crise n 'ont pas pu utiliser le moteur des exportations pour compenser la faiblesse de leur demande domestique puisque leur industrie ne pouvait profiter d'une demande intérieure allemande plus forte "... Ainsi par exemple la consommation allemande a cru de 1% en moins chaque année que celle de ses voisins!

 

En réalité l'Allemagne a maintenu des salaires nationaux élevés dans l'industrie manufacturière exportatrice , là où le "made in Germany" dans ses secteurs d'excellence s'impose sans difficulté grâce à son  image et à la sous traitance à bas coûts en Europe Centrale  , tandis qu'elle a écrasé sa consommation interne avec les petits boulots sous payés qui peuplent surtout les services.

D'un côté elle s 'est servie des marchés de ses voisins pour ses exportateurs, de l'autre elle a contenu ses importations en déprimant sa demande interne.

Elle a donc mené une politique "non coopérative" au service de ses seuls intérêts en Europe, s'appuyant en cela sur la BCE qu'elle inspire et qui a soutenu  à la fois une politique restrictive et un euro fort l'une et l'autre contribuant plus encore à étouffer le dynamisme industriel de ses voisins!

 

Ce que nos économistes de  la pensée unique attribuent à des vues de souverainistes dépassés en France est donc mis en exergue par une institution de l'ONU  peu suspecte en ce domaine !

 

En réalité, il faut redire une fois encore ici qu'il ne saurait être question de faire grief à l'Allemagne de jouer ses intérêts, mais bien de soutenir une fois encore que la seule responsabilité en revient aux dirigeants, tous horizons confondus, de la France qui ont accepté depuis si longtemps de soumettre  les nôtres à ceux de notre voisine au nom d'une monnaie collée de force sur des réalités économiques et culturelles excessivement différentes.

 

La conséquence logique à cela est évidemment qu'il ne peut y avoir d'issue à la crise vécue par la France et bien d'autres sans remise en cause de cette allégeance, de l'euro tel qu'il est, et de l'Europe qui apparait de plus en plus comme une sorte de protectorat économique au service d'un seul.

Nous sommes donc loin d'un fédéralisme qui ne serait que la reconnaissance politique de ce protectorat que tente d'établir Mme Merkel avec un controle de fait de des budgets de ses voisins.

 

La conséquence pour les électeurs Français est qu'il seraient bien avisés d'interpeller les candidats à la Présidentielle sur ce sujet qui commande tous les autres,  de se défier de celui du PS qui puise son inspiration chez  Mitterand  qui voulut Maastricht et rêve d'Europe fédérale avec ses écolos, de ceux du Centres qui furent de toutes les concessions à l'Europe allemande, ou du sortant qui  vient d'abandonner la souveraineté sur notre budget  dans l'espoir de sauver un euro qui  étouffe et n'a de cesse de nous aligner sur Berlin avec   "règle d'or" ou fiscalité.

 

Il reste des nationaux...

 

Il y a l'autre Nicolas...

 

Roger Franchino


 



 


 



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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:08

Et voici qu’accablé par les sondages, les démentis de la réalité, le Président est saisi justement enfin par le doute… peut-il gagner ? doit-il même être candidat ?

La question taraude sournoisement les députés de l’UMP, et les fidèles de moins en moins fidèles que la débandade menace.

Les sondages, la perte du AAA de la France sottement choisi comme «  plus grand trésor de la France » par un Président  résigné, les résultats d’une politique de soumission à l’Allemagne et aux marchés financiers, la panique, l’escroquerie du prince de l’ambiguïté PS, les appétits travestis en vision  du petit béarnais,  tout concourt à la débâcle de la droite UMP.


Messieurs les députés encore gaullistes de l’UMP, qui depuis 5 ans avez souffert de l’abaissement économique  de la France,  de la désindustrialisation croissante et du chômage nourris de ses renoncements en Europe, de sa soumission à une technocratie bruxelloise ultra libérale , à un euro ultra germanique et aux agences de notations , de son ravalement au grade de supplétif de l’Otan pour des opérations vouées à l’échec en Afghanistan ,  du détournement des institutions de la Vème République et du vote des Français par référendum, il est temps encore de sauver votre peau en même temps que votre âme !

Messieurs les députés ,  après avoir cédé la monnaie, ce Président vous   dépouille sous la pression de Mme Merkel et des marchés de votre pouvoir de voter librement le budget de la France…vous satisferez vous d’être relégués au rang de marionnettes de Bruxelles ou Berlin dans un Etat croupion ?


Vous savez que la France n’en  veut plus de votre candidat « naturel » qui ne le sera peut-être pas !

Vous savez que quand bien même il serait candidat, sa bataille est perdue d’avance !


Dès lors, soit vous marchez par habitude vers Waterloo espérant  Grouchy qui ne viendra pas, soit vous vous ralliez au petit Béarnais qui vous appâte comme Louis XVIII en attendant de vous faire du Giscard, soit vous vous ralliez enfin aux convictions qui  n’auraient jamais dû cesser de vous inspirer, c’est-à-dire celles de la France libre, c’est-à-dire de la France autrement.

La France libre aujourd’hui , c’est s’affranchir de l’euro qui étouffe le pays et sa jeunesse, c’est renégocier une autre Europe, celle des peuples et non celles des artifices, c’est retrouver un Etat souverain ambitieux capable de rassembler les Français autour d’un grand dessein national plutôt que d’une utopie européenne devenue allemande  et  mondialiste .

La France libre aujourd’hui  c’est retrouver la croissance dont nous avons un besoin impérieux pour rétablir nos finances avec justice , pour  vaincre le chômage et assurer l’avenir de  notre jeunesse nombreuse,   et  pour retrouver notre place dans le Monde, fût-ce en redonnant à nos frontières le rôle qu’elles ont partout où ne règne pas la naïveté, de la Chine aux USA, du Brésil à l’Inde.

La France libre aujourd’hui, c’est sans hésitation choisir  nos intérêts, et soutenir les pays amis dans nos zones traditionnelles d’influence que sont l’Europe et l’Afrique, l’une et l’autre restant à la mesure de nos moyens, loin des gesticulations arrogantes et des aventures sans lendemain.    

La France libre aujourd’hui comme hier c’est rejoindre des hommes et des femmes qui n’ont d’autre ambition que de servir notre pays, qui peuvent accepter «  d’être des minables à  5000 euros par mois » au contraire de votre épicier de secrétaire général !

La France libre, c’est être la France autrement, avec rigueur, détermination, éthique et courage…

C’est la France de De Gaulle  que vous avez aimée et peut être servie, c’est la France de Saint Just qui vous admiriez  à l’école.


Cette France, elle était là , à Paris Dimanche dernier autour de Nicolas Dupont Aignan !

Il étaient mille, aussi  résolus que ceux de Garibaldi à rétablir la Nation, mille compagnons venus de toutes les provinces au milieu de nos drapeaux tricolores, rassemblés , enthousiastes comme vous l’étiez autrefois !

Il sont venus soutenir leur candidat, petit dans les médias, mais si grand dans le destin de la France !

Petit par les sondages, comme l’aurait été De Gaulle dans la France pétainiste de juillet 1940, ou dans la France  au bord de la guerre civile de Janvier 1958 !

Mais quel destin, à la mesure des redressements passés et à venir !

Alors ,retrouvez vos convictions et l’âme du combat !

Retrouvez  bon sens et honneur en quittant tant qu’il est temps l’UMP qui ne survivra pas  à  son champion déchu, et rejoignez la France et les Français avec Nicolas Dupont Aignan !

Il y a un autre Nicolas !

C'est celui ci,  et  la France l’ attend !

 

Roger Franchino

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:45

Les médias qui sentent, avec Marine, que l’ordonnancement  du choix du pareil au même entre Nicolas et François pourrait faire choux blanc, ont ressorti de leurs placards le deuxième François, le petit  béarnais bien conforme,  mais un peu coquin  tout de même, puisqu’il a raconté qu’il faudrait produire français plutôt que mondial ….

J'ai surpris pour vous la conversation autour d'une bonne table parisienne du Rédacteur en Chef d'un grand quotidien national avec François le béarnais:


« Produire Français!.....Allons, ça ne se fait plus, petit! Fais attention!!... Au Figaro, dans les Echos, Libération, le Nouvel Obs, le Point, l’Express, TF1, A2, FR3 , on en a tous été retournés !…Il faut produire mondial ou allemand! Il n 'y a que cela de vrai! ....Tu n'écoutes pas Minc? et Attali?....bon, comme tu  n’as jamais rien fait contre nos intérêts en étant ministre de Chirac, en approuvant  sagement Maastricht puis l’euro fort, en votant « oui »  au référendum de 2005 sur la Constitution Européenne contrairement à ces Français attardés sur leur pays, en étant un député UDF européen assidu   membre de l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe qui soutient si bien la Commission de Bruxelles, on ne t’en veut pas !


On aime bien  au fond François, que tu dises qu’il n’ y aura plus de déficit dès 2016, même s’il faut augmenter les impôts avec deux tranches de plus ou réduire les niches fiscales ( car on ne voit pas comment tu vas retrouver la croissance...sérieux!) et on sait que tu ne ferais jamais de peine à Mario  ou à Angela…tu es si gentil !

On trouve quand même culotté ton « produire français »…j y reviens...mais on se dit que c’était juste  pour taquiner tes petits camarades Nicolas et François, car comment ferais tu concrètement ?...Un label « produit en France », une commission stratégique dis-tu ?...Avec ça, on va surement regagner de la compétitivité et garder nos usines sans gêner beaucoup nos copains allemands, ou chinois, n'est  ce pas? Allez, je taquine aussi…Du coup on est d’accord pour  parler de toi  beaucoup, pour que tu soies  très bien classé dans trois mois ! Tiens ,on  va dire aujourd hui que tu es 4ème...ou 3ème..et on ne parlera que de toi et des deux autres!Content?


Et puis on aime bien ton idée de l’Europe…il y a tellement de cancres encore qui n’ont  que la  France en tête !

« L’Europe est la clé de la liberté de choix : elle permet d’écrire l’avenir » comme tu as écrit sur ton site de campagne… C’est vrai ! En 2001 on a eu la liberté d’avoir le deutschemark comme monnaie et d'ouvrir nos frontières au dumping chinois, en  2008 la liberté d’accepter la Constitution européenne refusée par erreur en 2005, en 2010 on a été libres de verser à fonds perdus des milliards € à la Grèce pour qu’elle reste un peu encore dans la zone euro, depuis 2011 on est libres de se serrer la ceinture pour retarder la fin de l'euro, maintenant nos députés vont être libres de voter les budgets que veulent Bruxelles et Berlin, et les salariés  vont être libres de travailler "libéralisés", c'est à dire pas cher, comme le réclame Standard & Poor"s…Quant à l’avenir, l’Europe nous a depuis 30 ans permis d’en écrire un tellement radieux qu il n 'y a  pas lieu de craindre pour demain....bravo François!

D'ailleurs tes concurrents sont en gros d'accord  avec toi sur tout ça....pas vrai?


  On aime bien finalement que tu proposes de faire la synthèse entre Nicolas qui n’est pas différent  et l’autre François qui est semblable… bien sûr, tu vas reprendre le même plan qu’eux, en trois parties

( euro, austérité, faible croissance) mais avec un style tranquille , quelques sermons  et le goupillon les jours de messe  comme on sait que tu sais faire...ça peut plaire...tout est dans le goupillon. et le ton...travaille le un peu encore!


Allez, on compte sur toi, car Nicolas, nous,  on l’appréciait mais il a fait trop de sottises pour être premier ce coup ci, et l’autre François, s' il est un peu mieux que son ex, il ressemble tellement à son Tonton qu’il pourrait bien arriver derrière cette sale gosse de Marine !

Dernier truc....Fais attention  à tes fréquentations  en attendant !

Par exemple, en sortant de messe Dimanche  22 Janvier, évite le  Théâtre du Gymnase Marie Belle à Paris , dans le 11ème !

Il parait qu’il y aura une Levée de Rideau sur la France Libre…des drôles de types  en bleu blanc rouge !On n 'aime pas du tout!

Avec cet autre Nicolas … Allez, on n'en parle pas!»

 

 

Roger Franchino

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 00:22

Début 2011,  titrant « La dernière dégringolade de la France avant le  rebond ? », j’écrivais à propos de 2010:

« La roue du déclin a continué de broyer la nation, les destins des actifs, les perspectives des jeunes générations.

L’économie anémiée par la crise financière, l’imposture réglementaire, monétaire , budgétaire d’une Europe en  déroute cumule délocalisations,  chômage, dette publique, déficits , régression de la protection sociale. »

Terrible constat d’alors , en rien modifié par le cours des choses l’année dernière, bien au contraire.


Au plan économique, une croissance inférieure à 1%, un déficit extérieur record de 75 milliards €, une dette publique à 85% du PIB,  un chômage réel de près de 4 millions de travailleurs, des délocalisations qui s’amplifient, une industrie qui ne représente plus que 12% de la valeur ajoutée en France, l’austérité budgétaire imposée par la finance internationale et l’Allemagne.

Bref non seulement la France ,c’est-à-dire les Français, s’est encore appauvrie mais elle s’est soumise à des puissances  privées, aux agences de notation, quand ce n’est pas à sa voisine d’Outre Rhin.  

La souveraineté des Français, à savoir leur liberté, la démocratie à laquelle ils sont attachés n’est plus qu’apparence . L’essentiel se décide désormais à la City de Londres, à Wall Street, Zurich, Francfort, Shanghaï, Bruxelles ou Berlin…Il ne restera bientôt à nos parlementaires qu’à choisir la couleur des chrysanthèmes…si la Commission de Bruxelles n’a pas pondu une directive sur le sujet !


Au plan international, la France qui bombait le torse en animant le G20 n’a obtenu aucune avancée sur la régulation des marchés, et c’était prévisible par delà les gesticulations de notre Président candidat.

A ses portes, elle a bricolé une intervention poussive en Côte d’Ivoire, avant de démontrer  de façon éclatante en Lybie qu’elle ne pouvait rien  sans l’Amérique.

En Europe même, le directoire  à deux qu’elle voudrait imposer ne dissimule plus l’assujettissement à l’Allemagne qui impose partout ses choix. Un club de pensée de l’UMP, plus pétainiste que les autres,  envisage même de partager la dissuasion nucléaire avec l’Allemagne qui  n’en a que faire , ayant choisi celle  des USA.


Au plan national,  l’Etat, battu en brèche par le libéralisme européen et par la corruption qui transpire un peu plus à chaque nouvelle « affaire », remplit de moins en moins sa mission qui est celle de l’intérêt général, de la protection des plus faibles,  et de l’éducation.

Les mœurs sont à vau-l’eau, qu’il s’agisse de petite ou de grande criminalité, du plus misérable au plus nanti.

Les mœurs politiques sont à l’unisson,   de Woerth l’UMP à Guérini le socialiste, de DSK au financement de la campagne de Balladur.


Bref la France prend l’eau de toutes parts et s’enfonce non pas chaque jour, mais chaque minute, chaque seconde, un peu plus !


Alors, Français , allez vous continuer à renoncer ? à écouter ceux qui vous répètent qu’il ne faut plus croire en votre Histoire,  en  vos rêves, en votre dignité, en l’avenir de vos enfants, bref en votre vie?


Allez vous écouter les Sarkozy , Bayrou, Morin, qui  vous ont promis un avenir radieux en vous bradant à une Europe qui ne peut être la vôtre et aux actionnaires d’une mondialisation qui vous saigne?


Allez vous écouter leurs prédécesseurs, de Hollande à Sapin,  d’Aubry à Royal,  qui de la rose ne vous ont apporté que les épines, en choisissant la même Europe, la même mondialisation , travesties de quelques aumônes sociales comme on fait ses œuvres aux pauvres quand la messe est dite?


Aller vous écouter le parti étranger qui, d’Eva Joly à Cohn Bendit, n’a depuis toujours d’autre objectif constant que l’effacement de la France, fût-ce en posant aujourd’hui une vraie question de sécurité ?


Non ! car la machine à vous broyer accélère, avec le budget de l’Etat, votre budget, qui vous échappera bientôt après votre monnaie.


Non !car le fédéralisme, c’est-à-dire la mainmise sur notre pays des technocrates sous influence germanique, n’attend que le renouvellement du parti du renoncement à la tête de la France  ( UMP, socialistes, centres) pour faire tomber un peu plus son rideau de fer sur vos libertés.


Non ! car les promesses des candidats du renoncement ne cherchent à faire de vous que les pourvoyeurs de  leurs carrières personnelles, de leurs avidités de « minables qui gagnent  5000 euros par mois » et veulent bien plus !


En 2012, il faut en finir résolument,  et amener au pouvoir suprême, une personnalité de fer, un juste, exemplaire dans sa personne, intransigeant sur la France dans l’action   comme le furent nos Jacobins lorsqu’il fallait redresser la République et défendre la Nation en danger, comme le fut le Général De Gaulle lorsqu'il fallait sauver la France à terre.


Nous sommes tout à la fois en 1793 et en 1940…


Français,  2012 sera votre dernière chance d’exercer  librement votre souveraineté !

Prenez là!

 

Roger Franchino

 


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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 11:32

Voici que l’Assemblée Nationale , dont on aurait pu croire qu’en ces temps difficiles elle avait de quoi faire, s’est commise dans une étonnante loi montrant du doigt la Turquie pour des faits datant de 1915.

Une cinquantaine de députés, soit 10% de la représentation nationale, s’est soudain entichée d’une loi aux motivations  profondes obscures  condamnant principalement le génocide arménien perpétré avant la Première Guerre Mondiale par le défunt empire ottoman .

Loi stupide puisque c’est la République Turque et non l’empire  qui est montrée du doigt, celle de Mustapha Kemal Atatürk, qui s’est occidentalisée à marche forcée avant la Seconde Guerre Mondiale, troquant  son alphabet pour les caractères latins, laïcisant le pays, redistribuant aux paysans les terres des mollahs, instaurant dès 1930 le droit de vote des femmes quand il fallut attendre 1944 et De Gaulle pour la France !

Stupide car ce grand pays travaillé par un islam renaissant jouant volontiers de la corde nationale  a besoin de compter sur de solides amis en Occident, et tout particulièrement sur la France dont les valeurs de la Révolution inspirent encore les kémalistes.

Stupide car une loi française ne rendra  justice ni aux Arméniens ni à leur mémoire.

Stupide car va-t-on aussi se fâcher avec  l’Amérique du Nord pour avoir méthodiquement  exterminé les Indiens, avec l’Espagne et le Portugal pour avoir effacé les civilisations d’Amérique Centrale et du Sud, avec l’Angleterre pour avoir massacré les Aborigènes d’Australie ?Que dire de la Chine au Tibet et ailleurs au cours de son histoire pluri millénaire ? Et de la Russie pour s’étendre de la Pologne à Vladivostok ?

Stupide enfin car ,sur notre territoire même, va-t-on condamner les Gaulois pour avoir détruit leurs prédécesseurs, les Romains pour les avoir vengés, les Francs pour avoir brulé leurs cités , les Républicains pour avoir guillotiné la Vendée, nos régimes du 19 ème siècle pour le commerce triangulaire d’esclaves sans parler bien sûr des exactions coloniales ?

Le gouvernement de la France une fois encore se ridiculise par son arrogance velléitaire et stupide qui agace sans effet le monde.

La grandeur lui est étrangère.

Puisse le Sénat dans la sagesse qui lui est,parait il, caractéristique refuser qu'une cinquantaine de députés donnent une image aussi absurde de notre pays

Puissent les Turcs faire la distinction entre un pouvoir finissant, empêtré dans de petites manœuvres, et la France qui ne le reconnait plus.

 

Roger Franchino

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 01:06

 

Ils sont donc convenus que  l’équilibre budgétaire s’imposera à tous quelles que soient les circonstances via la règle dite d’or, que la sanction des Parlements réticents sera automatique, que la BCE poursuivra sa politique de l’euro « über alles », et que les banques privées toucheront les intérêts mais n’assumeront pas les risques de tout créancier.

En Europe , seule le Grande Bretagne, brocardée par tous mais seule  à résister  à la triomphante  Allemagne, a su rester une Nation debout.


D’un côté l’Europe en s’engageant dans la rigueur aveugle imposée par l’Allemagne grâce à une France veule  se condamne à une longue déprime  qui, s’ajoutant à 30 ans d’anémie, condamne l’Etat Providence , c’est-à-dire la protection sanitaire de qualité pour tous, les assurances chômage, les retraites par répartition, tout  en  réduisant les salaires réels et asservissant un peu plus le travail.

De l’autre , alors qu’il eut fallu relâcher la pression  sur l’économie en  restaurant la compétitivité des  pays du Sud par la dévaluation de la monnaie, l’Allemagne impose via une BCE qui n’a d’européen que le nom, le maintien de la  politique de l’euro fort qui n’est autre que celle du Deutschemark. L’Allemagne maintiendra ses excédents du commerce extérieur au détriment de ses partenaires qui  devront baisser les salaires ou délocaliser plus encore ce qu’il leur reste d’usines.

Asphyxiés , les Etats du Sud  ne parviendront donc  pas à se désendetter, sauf à imposer plus de sacrifices qui menaceront  la paix civile, et donc l’idée européenne.


La France  verra son industrie déclinante délocaliser plus rapidement encore ou disparaitre et sacrifiera  sa chance historique qu’est sa jeunesse nombreuse malheureusement plus encore  vouée au chômage, à  la précarité, et au communautarisme.

En Afrique , comme dans le monde, elle ne sera plus vue comme une puissance indépendante qui compte, mais comme un vassal de l’Allemagne c’est à dire de l’Amérique. Sa défense autonome elle-même sera en cause car comment pourrait-il en être autrement quand le budget, après le monétaire est sous contrôle de l’étranger ? La dissuasion nucléaire sera la prochaine victime de la rigueur budgétaire "allemande", après le Rafale victime de l’euro.


Pour toutes ces raisons, parce que cette politique est contraire au bon sens politique et aux réalités économiques, la révision des traités, en supposant qu’elle aboutisse, est vouée à l’échec  de l’euro et d’une Union Européenne qui   se fissurera et éclatera  inéluctablement, mais après bien des épreuves.

C’est bien parce que les dirigeants de l’Europe savent le rejet populaire suscité qu’ils tentent d’éviter une réforme du Traité de Lisbonne qui risquerait d’être soumise aux Parlements ou , pis à leurs yeux, au référendum.

C’est pourquoi  ils envisagent des accords gouvernementaux qui les dispensent des procédures démocratiques.

Ce sont en réalité des coups d’Etats qui sont en préparation en vue de déposséder les peuples et les parlements nationaux de leurs prérogatives essentielles, car que reste t il de parlements qui ne maitrisent plus le budget  de la Nation ?

En vérité c’est un nouvel avatar du fascisme que l’Europe pensait avoir conjuré après la Seconde Guerre Mondiale en s’unissant qui  revient dans les fourgons de l’Europe fédéraliste et de la finance.


Dès lors , aucun démocrate ne peut adhérer à cette révision des traités européens et tous doivent unir leurs forces pour mettre en échec ce processus entamé de longue date, reprendre le contrôle de notre souveraineté, et mettre à l’écart des dirigeants coupables de forfaiture.

Nous devons entrer en résistance, unir tous les patriotes qui , quelle que soit leur appartenance politique, peuvent mener sans faiblesse le combat  dont dépend la survie de la France.


Nous devons proposer au pays de reprendre le contrôle de son destin:

  - En retrouvant sa monnaie puisque l'euro reste le mark et en dénonçant les traités de Maastricht et Lisbonne.

- En transférant les dettes de l'Etat progressivement des investisseurs étrangers aux nationaux afin de se soustraire à la tyrannie des marchés tout en rationnalisant les dépenses.

- En reprenant le contrôle de notre Banque Centrale et des banques privées afin de maitriser le crédit indispensable au développement.

- En reportant la charge de nos systèmes sociaux des salaires à la consommation afin d'en faire porter le poids aussi sur les importations et de favoriser nos exportations.

- En relançant une politique industrielle agressive dans nos domaines d'excellence.

   

L’élection présidentielle de 2012 ne saurait donc être une compétition d’ambitions  car ce pourrait être la dernière qui aura une signification avant que le fascisme fédéraliste n'impose sa chappe.

 

La victoire d’un candidat national est plus que jamais vitale pour le pays, bien qu’il lui reste peu de temps pour émerger et incarner l’espoir.

Ce sera pourtant  l’enjeu des toutes prochaines semaines si ce pays veut échapper à l’effacement et les Français à la perte de leurs libertés.

Ainsi en va-t-il depuis toujours, puisque celles-ci ne sont garanties que par la souveraineté de celui-là.

 

Roger Franchino

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 17:07

Il ne se passe pas de semaine sans que les Etats européens ne sollicitent les marchés pour leur dette souveraine et curieusement, Europe libérale oblige, il s’en remettent à des agences de la dette qui proposent des obligations à des banques « partenaires » ( 23 en France) qui souscrivent en fonction  des taux qu’attendent leurs clients finaux,  généralement fonds de pension, fonds d’investissement ou  assureurs étrangers.

 

Et les enchères sur les taux évoluent au gré des opinions intéressées des agences de notation et des appétits  des dits investisseurs…

 

Afin de mettre un terme à la dictature de ces marchés, j’avais notamment proposé dans « Sauver l’Europe, ce n’est pas sauver l’Europe allemande » de renationaliser les dettes souveraines en faisant appel à l’épargne des ménages dans chaque pays européen  où elle est abondante, ce qui est le cas de l’Allemagne, de l’Italie, et de la France

.

Dans notre pays le seul stock d’épargne financière des ménages était de l’ordre de 3000 milliards € en 2010, et l’année prochaine le refinancement de la dette souveraine de la France sera compris entre  200  et 250 milliards €.

Pourquoi ne pas faire appel directement au patriotisme des ménages français, suggérais- je, afin de nous mettre à l’abri du racket des marchés financiers ?

L’idée, contrairement à quelques autres, ne fut reprise par personne…

 

Mais voici que la Belgique vient de la tester  avec un succès très au delà de toute attente !

L’Etat belge  a lancé voici deux semaines un emprunt , réservé à ses concitoyens, dont il attendait 200 millions €….il en a recueilli 5 milliards soit 25 fois plus au taux raisonnable de 4% !

L’Italie a conduit une opération similaire avec le même franc succès sur l’idée d’un entrepreneur italien !

Ce que la Belgique et l’Italie ont réussi, la France ne peut-elle le faire à grande échelle ?

 

Le pays y a eu recours avec succès  à plusieurs reprises sous la IVème  et sous la Vème République avec  les emprunts Pinay à 3,5% indexés sur l’or, partiellement défiscalisés, et sur de longues périodes ( 54 ans notamment).

Nous pourrions proposer au pays un système similaire avec un objectif de 100 milliards € en 2012 ( 3% de l’épargne financière des Français !),  un taux  de seulement 2%  net d’impôt mais avec un capital indexé sur un panier de grandes devises et d’or afin de protéger l’épargnant de l’inflation sans toutefois prendre le risque de faire éclater la charge du remboursement comme le fit l’emprunt Giscard. Sans doute faudrait-il prévoir aussi une exonération  des droits de succession jusqu’ à un  certain montant …

 

Cette voie allègerait le coût  de la dette directement  d’abord grâce à un taux faible justifié par une indexation du capital bien calibrée,  indirectement  ensuite en réduisant de 50% l’offre de dette souveraine française proposée aux marchés…

Si les principales puissances endettées en Europe reprenaient ce modèle, alors nul doute que l’avis des agences de notation ne soucierait plus grand monde, et que les marchés se retrouveraient quelque peu gros Jean comme devant…

 

Seulement voilà, il faudrait faire ce choix, c’est-à-dire une fois encore renoncer aux dogmes libéraux de la pensée unique qui règlent l’Europe et malheureusement la France !

Il faudrait vouloir mettre à la raison les marchés pour reprendre le contrôle de notre destin…

Le parti du renoncement, englué dans l’idéologie, ne saurait probablement  s’y résoudre…

 

Aux gaullistes de le faire donc, puisque c’est d’eux  que dépend encore le salut !

 

Roger Franchino

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:14

"Je vous le dis en vérité  mes chers compatriotes" …ainsi a parlé le Président Candidat devant un parterre de fidèles communiant dans la croyance plutôt que dans l’analyse.

Je vous le dis en vérité, vous avez pêché et vous devez donc faire pénitence comme le demandent les marchés et  Sainte Angela..

Soyons sérieux !

Le Président Candidat a certes asséné quelques vérités  sur le laxisme public depuis des lustres, sur le partage de la pénurie de travail avec les 35 heures et la retraite à 60 ans, sur les phantasmes du PS ou des Verts, le parti de l’étranger.

Il  a expliqué que la diablerie est à chercher dans la mondialisation, l’ouverture à tous vents  de l’Europe,  la globalisation financière qui a nourri la dette, passant sous silence qu’il  s’est lui-même damné en soutenant une Europe toujours plus diluée et déréglementée , les transferts de compétences à une Commission dominée par l’ ultralibéralisme , et les traités de même inspiration  de Maästricht à Lisbonne.


Mais il se trompe une fois encore !

Oui, la mondialisation a mis nos économies sous pression, oui le libéralisme naïf à nos frontières a trahi  nos intérêts, mais c’est notre stagnation économique depuis 40 ans qui a causé l’envol des déficits, et c’est l’accrochage du Franc au Deutschemark puis l’euromark qui en est la cause principale. 

La rigueur budgétaire nécessaire pour assainir les comptes de l’Etat ne peut être tenue sans faire sauter la contrainte monétaire, sauf à choisir la récession voire la dépression.

Laval en fit l’expérience en France hier, la Grèce , l’Espagne et l’Italie en font la démonstration aujourd’hui.

Il n’ y a pas d’autre issue que de dévaluer l’euro pour retrouver notre compétitivité, reconquérir des marchés extérieurs , et défendre notre marché intérieur. Le monde entier le sait et le pratique, de la Chine aux USA en passant par le Japon ou la Grande Bretagne.

Il n’est pas jusqu’à la Suède qui vient de nous en donner la leçon en vendant 22 chasseurs Grippen à la Suisse à  50 millions € la bête quand le Rafale beaucoup plus moderne est allé au tapis à 110 millions € l’unité : avec un euro dévalué de 30% , nous parlerions de l’équivalent de 80 millions € , c’est-à-dire  de différences technologiques justifiables.


Mais voilà, l’Allemagne n’en veut pas car l’euromark  est sa monnaie, et son économie y est adaptée.

Et le discours du Président Candidat ne fait que confirmer que ce que j’ai décrit ici dans «  Crise de l’euro : ce que prépare l’Allemagne… » est en passe de se réaliser.

Nous unir plus étroitement à l’Allemagne veut dire en réalité continuer de subir le l'euro-deutschemark comme monnaie, mettre sous contrôle d’une puissance à la démographie déclinante qui n’a que 6% de chômage notre politique budgétaire alors que notre population croît et que nous avons  10% de chômeurs déjà avant la récession qui se profile !

Quant à prétendre que la France est trop petite pour exercer seule  sa souveraineté et ne saurait la retrouver qu’en  abandonnant ce qu’il lui reste d’autonomie à une Europe prétendument repensée, c’est un sophisme d'une évidente malhonnêteté.

Non, la souveraineté ne se défend pas en remettant les clés de la politique budgétaire du pays à d’autres après avoir cédé la monnaie !

Non, il n’ y a pas convergence avec l’Allemagne, mais alignement !

Cette politique n’est que l’approfondissement du pêché originel que fut l’alignement du Franc sur le Deutschemark, puis l’euro !

Non, il n’est pas vrai que la France ne puisse pas choisir une autre voie que se laisser aller à une sorte de Münich rampant !

Non, Messieurs Fillon , Lemaire & Cie, affirmer cela n’est pas de la germanophobie !  C’est votre  politique, celle du parti du renoncement  ( UMP, PS, Centre) , qui est de la francophobie depuis 40 ans !

Non, la misère ne nous guette pas si nous revenons sur nos errements passés  et si nous faisons comprendre à l ‘Allemagne que l’amitié n’est pas la soumission  à ses seuls intérêts , au dogme de l’euro fort, de la BCE indépendante et de son unique objectif de lutte contre l’inflation.

Alors je vous le dis en vérité, ne prêtez pas l’oreille à Saint Niklaus  et  ses apôtres,  de gauche et de droite, qui vous prêchent pénitence et renoncement pour servir sa majesté le veau d’or euro et  Francfort  !

Sinon vous connaitrez l’enfer  à  mesure que la France et vos libertés se perdront !

 

Roger Franchino

 

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 23:52

Nous voici au terme d’un x-ième sommet franco- allemand, élargi éventuellement  à Mr Monti  mais non à l’Italie car il serait sans doute très  exagéré, ayant  été « désigné » par la BCE et les  « marchés », de prétendre  qu’il est le représentant légitime de notre voisine transalpine.

Un sommet qui n’a, au fond , que confirmé ce que l’on sait déjà, à savoir que l’Allemagne ne reviendrait pas sur ce qu’elle s’est efforcée  d’ imposer depuis 30 ans et qui a abouti à l’euro tandis  que la France resterait servilement dans ce qu’elle accepte depuis que le parti du  renoncement est au pouvoir.

En conséquence Mme Merkel a répété que la BCE resterait la BCE, que les euro bonds étaient des billevesées, et bien entendu que l’euro resterait  ce qu’il est, qu’il faut comprendre comme l’euro mark.

Sur quoi  Mr Monti de son  strapontin s’est aligné  sur la position de Mme Merkel dans une sorte d’axe  de la vertu chagrine, tandis que Mr Sarkozy , l’œil rivé sur la présidentielle et sur l’électorat libéralo centriste qui le porte, a baissé pavillon conformément à une tradition bien établie désormais en promettant sans contrepartie une révision d’inspiration fédéraliste des traités européens.


Rien de nouveau en réalité !


Sauf  Mr Leparmentier , journaliste qui   titre dans le Monde du 24/11 sans doute sans le regretter,  « la crainte de  l’Europe allemande ressurgit  chez les dirigeants français »  et cite « un poids lourd du gouvernement français » qui aurait déclaré «  Les Allemands dominent tout. On attend leurs décisions sans avoir de prise sur les évènements »….Merci le Monde, tout arrive même au royaume de la pensée unique.…J’ai écrit ici  «  L’Europe allemande ou les erreurs de la France » …le 29 Janvier 2009 !

Nous en sommes  donc là après 30 années  de mensonges sur une Europe à l’eau de rose ,  tandis que  la prise de conscience tarde à  se faire  sur le constat que ce sont les nations qui font l’Histoire, pour celles qui croient en leur destin…et l’Allemagne  qui est un grand pays croit dans le sien au moins autant que l’Angleterre et les USA,….Et de toute évidence  beaucoup plus que la France !


Alors que prépare l’Allemagne ?


Elle a accepté en son temps l’euro dont elle n’avait pas besoin à condition que ce soit le deutschemark qui soit collé sur l’Europe.

Ce faisant son industrie , qui bénéficie de l’ image  centenaire du  « made in Germany » , d’un consensus social particulier,  et de structures puissantes  dans des spécialités porteuses, a éliminé  ses concurrents  de la zone en se mettant à l’abri des dévaluations de partenaires européens moins bien dotés,  tout en important à bas coût des pays émergents.

On connait la suite…explosion des excédents du commerce extérieur de l’Allemagne, et symétriquement des déficits de la France , croissance molle  acceptable pour une démographie allemande déclinante mais suicidaire pour la jeunesse française…etc.

L’Allemagne a discrètement retrouvé en Europe la place qu'elle considère naturelle dans son fors intérerieur.


La crise financière qui sévit depuis 2008 et enfle avec celle des dettes souveraines risque pourtant de mettre en péril ce bel ordonnancement et elle le sait…

A cet égard le débat  chez elle,  qui  transpire peu en France, porte non pas tant sur l’efficacité d’une BCE prêteur en dernier ressort pour sauver le Sud que sur l’intérêt  qui serait le sien de l’accepter.

L’Allemagne est en effet un pays pragmatique qui culturellement pense sécurité ( la fameuse «Sicherheit »  si présente dans les préoccupations individuelles)  et dispose d’ une  stratégie de long terme, à l’instar de celle qui anime ses entreprises familiales , le Mittelstand, qui font le dynamisme du pays.

Avisée aussi, elle sait que l’euromark  n’est plus supportable pour  le Sud !


Mais lâcher les rênes à la BCE, outre que ce n’est ni dans la tradition ni dans les traités, suffirait il à sauver la zone euro  tandis que, via la création monétaire, pourrait être relancée l’inflation tant  honnie? L’Allemagne est chaque jour un peu plus un pays de seniors et de rentiers, ne l’oublions pas ! Il  lui  faut donc des garanties sur la survie de l’euromark qui permet de voyager à bon compte et d'importer pas cher , sur l’inflation qui ne doit pas ronger  les rentes et sur la dette qui ne  saurait menacer  la veuve de Wiesebaden... Voilà ce que commande la « Sicherheit » !


Enfin le choix de l’euromark était une stratégie de puissance en Europe  et une divine surprise puisque la France de Mitterand l’avait acceptée. Les Allemands n’aiment pas changer de stratégie de long terme. Aussi la crise de la zone euro leur apparait comme l’opportunité de parachever leur conquête tranquille de la primauté en Europe en la  faisant traduire institutionnellement dans  des traités révisés. Le traité de Nice avait déjà mis fin à la parité franco-allemande au parlement européen , la prochaine révision établira la mise sous tutelle allemande de la zone euro . «  l’Europe parle allemand maintenant ! » s’est exclamé dernièrement un membre éminent de la CDU-CSU, parti de Mme Merkel !...Mr Fillon le tout premier..


Dès lors le plan allemand est limpide:


1)     Imposer une cure d’assainissement à tous les pays du Sud afin de rétablir leurs finances publiques ,  tenter de contenir la contagion à la dette  allemande et  par dessus tout sauver l'euromark.

2)     Institutionnaliser  la mise sous tutelle économique  allemande  de l’ensemble de la zone euro sous une parure fédéraliste, via une révision des traités qui  garantira à l’Allemagne  un marché  « domestique »  vaste et contrôlé, la survie de l’euromark, et naturellement la primauté politique qui en découle.

3)     En échange et si l'urgence l'exige, céder un peu sur la BCE  , mais  si possible après engagement des partenaires vassalisés sur  les points 1 et 2.


Qu’importe  à l’Allemagne, qui a connu la dureté de  l’intégration d’une RDA affublée d’un mark surévalué, si ses voisins doivent subir à leur tour  une purge sévère ? Ils ne représentent plus que 40% de son commerce extérieur  mais les parts de marché seront pour elle si son pari réussit.....ce qui  reste toutefois incertain car les évènements pourraient la  contraindre à choisir très vite, contre son gré, entre le dogme de la BCE  et la survie de l’euro.


Voilà pour l'instant néanmoins ce qui se prépare et voilà ce que notre pays s’apprête à accepter sur l’autel de rêves qui ne sont pas ceux de notre voisin d’outre Rhin et d’une amitié qui n’a de sens que dans le respect  mutuel et l’équilibre.

Voilà ce qu'il acceptera  au lieu d'imposer une dévaluation  indispensable de l'euro, le changement de statut de la BCE à l'image de celui de la FED ,  le détricotage du traité libéral de Lisbonne, la mise au pas des marchés via la prise de contrôle des banques et la "renationalisation"  partielle de la dette en faisant appel aux épargnes nationales.

L’Allemagne n’a imposé à l’Europe que ce que la France , par trahison de ses élites , a concédé : elle ne saurait  être tenue pour comptable de nos faiblesses.

Elle parle peu et avance avec constance , tandis que nous déclarons abondament et  nous contentons d'agitation brouillonne.

Alors que l’Allemagne s’affirme et que l’Angleterre se maintient , toutes deux  fermement en tant que nations, nous persistons de l’UMP au PS et au Vert parti de l'étranger, du Monde aux Echos, à nous évader dans des fantasmes supranationaux sans corps tels les amoureux de la belle Loreleï!

C’est cela qu’il faut cesser,  qui passe par une meilleure appréhension de notre voisin d’Outre Rhin  et par la ferme résolution de servir d'abord  les intérêts des Français qui ne coïncident pas toujours avec ceux des Allemands, car c’est de cela que dépendront demain  le retour de la prospérité en Europe et finalement la paix.

 

Roger Franchino

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:33

Et de deux ! Après  Papandréou , le « Cavaliere » a été congédié par les marchés financiers …

Personne , hormis les concernés, ne peut regretter ces « dirigeants » là , le « comediante » italien en particulier issu tout à la fois d’une série Dallas et d’un vaudeville DSK.

On peut  s’interroger sur les déviations des sens civiques qui ont pu les amener l’un et l’autre au pouvoir, mais comme nous n’y échappons pas , la pudeur s’impose à nous Français.


En revanche, qui ne voit que  ces saltimbanques grecs et italiens ont été remplacés par des serviteurs des marchés  , sans aucune légitimité démocratique ?

Lucas Papademos ancien vice Président de la BCE d’un côté, Mario Monti de l'autre, ancien commissaire  de la  Commission Européenne   chargé des Marchés  puis de la  Concurrence c’est-à-dire de la dérégulation et de l’ouverture de l’Union Européenne à tous les vents de la mondialisation naïve.

L’un est un apôtre du monétarisme allemand et de l’euro fort, l’autre un «  caro professore » du libéralisme appris dans les livres de la Bocconi, les deux étant impliqués dans les tripatouillages de comptes publics  de Goldman Sachs  pour faire entrer leurs pays respectifs dans la zone euro.

Mais ils promettent d’assouplir les licenciements, de  faire baisser le coût du travail, de réduire les Etats, et d’ouvrir plus encore les frontières tout en maintenant l’euro fort cher aux rentiers de la planète… Tout pour satisfaire Wall Street, la City ,Francfort et Shanghai !

Ils échoueront bien sûr, mais il faut attendre un peu encore , d’autres plans d’austérité, une  grave récession diffusée en Europe et ailleurs, et au bout du chemin soit la reddition de la BCE et de l’Allemagne, soit l’éclatement de la zone euro.


En attendant « les marchés » lorgnent vers la France, en se disant que peut être Herr Trichet à la place de Sarkozy  ou de ce bonhomme Hollande, ce serait du pain béni…alors les  « spreads » avec les taux allemands s’envolent, Standard & Poors se « trompe », la Commission demande plus d’austérité à la France,  les eurocrates de la finance appellent au fédéralisme, immédiatement repris par Frau Angela qui rêve d’un Président européen élu au suffrage universel  un peu comme l’euro..c ‘est à dire assez germanique probablement. Du pain béni aussi pour Herr Trichet qui se prend sans doute à rêver d’un destin nouveau…

Tout serait parfait dans le monde des marchés si , comme en Grèce ou en Italie, il suffisait en France de froncer des sourcils en faisant mine de serrer les cordons de la bourse pour faire et défaire un gouvernement.

Ne leur en déplaise cependant ( et il leur en déplait beaucoup !) , le Président de la République Française ne peut être,  depuis 1962 et son élection au suffrage universel, destitué par personne hormis le peuple. Le gouvernement lui-même repose sur une majorité que le scrutin majoritaire rend responsable devant les électeurs . L’absence de scrutin proportionnel réduit à peu de choses l’espace pour les magouilles et jeux partisans dont , évidemment nos politiciens et les eurocrates se régaleraient autant que ceux de nos voisins grecs ou italiens…s’ils en avaient la liberté !

De cela il résulte qu’Herr Trichet  et ses éventuels commanditaires peuvent certes rêver…mais  les Français restent eux , assez largement, à l’abri du cauchemar !

Ils le doivent aux institutions de la Vème République qui leur a remis le pouvoir  plutôt qu’aux partis, mais ils seraient sages de rester vigilants.

Vigilants car  il doivent se garder de cette gauche et de ce centre qui gardent au coeur, avec leur projet de VI ème République, la  nostalgie des régimes parlementaires de la III ème et la IVème République  dont les jeux  politiciens  nous ont conduit au désastre.

Vigilants car ils doivent se défier de cette droite giscardienne qui déteste l’idée de référendum  et qui  tentera à nouveau de brader notre souveraineté en recourant aux partis du renoncement réunis en Congrès comme elle le fit pour le traité de Lisbonne.

Tant que les Français veilleront sur  le rempart de cette République et  des droits que De Gaulle leur a donnés,  les marchés devront s’en accommoder , et  Herr Trichet restera  à la retraite…

Cela ne signifie pas que la France ne doive pas s'engager dans l 'effort pour rétablir ses équilibres: encore convient il qu'elle le fasse avec la volonté de retrouver croissance , espoir, ambition.

Dire cela, c’est déjà choisir pour 2012 le candidat de la France et des Français…

Roger Franchino

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  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
Président Club de pensée France Rebelle.
Conseil National de Debout la  France
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général dans des multinationales ou des PMI . Président Club de pensée France Rebelle. Conseil National de Debout la France

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