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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 23:55

En trois semaines, les islamistes et leurs acolytes trafiquants ont été stoppés, puis chassés  sans coup férir des villes du Nord Mali par les troupes françaises et l’armée malienne.

 Mis en échec les djihadistes qui ont refusé le combat n’ont cependant pas été anéantis.

Le plus périlleux reste donc  à accomplir puisqu‘il va falloir les traquer dans les montagnes, les défilés, les oueds.Le plus difficile aussi car la victoire ne s’obtiendra et ne perdurera que par le ralliement des tribus du Nord, Touaregs et autres, seules capables de tenir le terrain et d’assurer la paix dans un Mali réuni.

 

La France a agi avec détermination, fut ce tardivement, et le résultat opérationnel est là.

Ce faisant, elle a retrouvé en Afrique un peu du crédit érodé par les hésitations, les compromissions, les renoncements passés au nom d’une mauvaise conscience naïve qui montrait du doigt la Françafrique sans apercevoir la Chinafrique.Enfin, elle semble  reconnaitre que l’Afrique, pour toutes sortes de raisons déjà défendues ici, doit être au cœur de sa politique extérieure.

Tant mieux donc, si là aussi un aggiornamento de nos choix est en cours !

 

Mais derrière l’espoir, il nous revient aussi de ne pas sombrer dans l’illusion.

 

L’illusion de la puissance d’abord, car nous n’avons pas affronté une armée, mais des bandes de terroristes ou de voyous bien équipées mais sans blindés ni aviation.

Cette expédition montre, après la Lybie, que nous ne disposons pas des moyens de transport pour projeter, seuls, 3000 soldats  à quelques heures de chez nous, tout comme elle met en évidence que nous dépendons des satellites et des drones américains pour le renseignement.

Ceci sans compter que beaucoup des matériels utilisés sont usés par plus de 40 ans de loyaux services comme les Transal ou les VAB que l’auteur de ces lignes a connu lorsqu’il était sous les drapeaux !

 

De là provient en premier que le Mali, après la Lybie, doit nous alerter sur le délabrement de nos armées,  sur l’incapacité de notre Défense à assurer de manière autonome la protection des intérêts du pays, donc sur les risques qui pèsent  sur notre souveraineté et notre sécurité.

Le budget des armées, loin d’être réduit, doit être « sanctuarisé » et c’est un impératif catégorique !

 

En second, la présence de bases au Tchad et en Côte d’Ivoire ayant joué un rôle de premier plan dans le déploiement de nos forces, il faut tourner le dos aux replis d’Afrique entrepris par les gouvernements antérieurs tout à leurs économies et à leurs utopies européennes.

Les alliances avec les pays Africains francophone doivent être renforcées et il est temps de proposer à l’Algérie un traité de l’Elysée qui, à l’instar de celui qui fut signé entre De Gaulle et Adenauer pour les « ennemis héréditaires », scelle avec le Sud de la Méditerranée la paix des cœurs et des mémoires et dessine une coopération étroite.

 

En troisième, chacun a pu observer l’absence de l’Europe dès lors que les demandes ne proviennent pas de l’Otan. C’est pourtant  pure évidence car  nos intérêts en Afrique ne se confondent pas avec ceux de l’Allemagne, de la Pologne, de la Finlande, ou du Luxembourg !

Quelqu’un a-t-il même évoqué la Force d’Action Rapide franco-allemande ? D’ailleurs, qui s'en  souvient  ?

L’Europe n’a cure des gémissements des orphelins de Mr  Sarkozy ou de Cohn Bendit qui  voudraient que le Président actuel  fasse  le siège des capitales européennes pour quémander quelques gardes suisses !

En vérité, si nous avions été noyés dans leur Europe fédérale prétendument salvatrice, dominée comme elle l’est par l’Allemagne, les djihadistes seraient à Bamako, les femmes porteraient la burka, les hommes se feraient couper les mains, l’Afrique francophone sombrerait dans les guerres civiles, l’immigration déferlerait, et nos frontières sud seraient bientôt sous la menace. Voilà la réalité !

Qui ne voit que cette divergence d’intérêts géopolitique ne fait qu'illustrer celle de nos intérêts économiques ?

Comment  en effet équiper nos armées et consentir au « pacte de stabilité » ? Comment défendre nos entreprises en Afrique  face à la Chine avec un euro toujours plus cher, « trop cher peut être »  comme vient de le marmonner  Mr Moscovici de peur de se faire sermonner par Mr Schauble ?

 

Pour que l’espoir se transforme en renouveau, nul ne peut se soustraire à la réalité des choses.

Tout se tient, et sans cohérence des choix, nous nous condamnons à l’illusion.

C’est vrai pour le Mali, est  plus  encore pour la France.

 

Roger Franchino

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 18:24

D’un côté, Mr Cameron, Premier ministre britannique, suivi par une majorité de ses concitoyens selon les sondages, vient de dire tout le mal qu’il pense d’une Europe ingérable, soumise à la technocratie bruxelloise, et aux fantasmes fédéralistes  sous lesquels se travestit l’Europe allemande.

 

Certes, la Grande Bretagne, ile fière et sure d’elle, alignée depuis longtemps sur les USA, n’a jamais conçu l’Europe depuis la fin de l’Empire que comme une opportunité économique ou un champ d’action  politique où  elle est principalement la voix et la main  de l’Amérique (d’où l’intérêt d’Obama à ce qu’elle reste dans l’UE). De Gaulle l’avait bien compris en la tenant à l’écart de l’Europe indépendante qu’il souhaitait, tandis que Pompidou l’a laissée entrer dans l’espoir de contrebalancer la puissance montante allemande en 1972.

 

Aujourd’hui le réalisme britannique, son passé de plus ancienne démocratie européenne,  qui avaient fait que la Grande Bretagne se soit tenue à l’écart de l’ euro, après qu’elle ait négocié un statut à part pour favoriser son économie et assurer la primauté de la City , l’incitent à se mettre à l’écart de la mise sous tutelle monétaire , budgétaire, réglementaire dans laquelle l’Europe continentale, et particulièrement la zone euro, est en train de se fourvoyer sous la pression de l’Allemagne avec l’appui des milieux d’affaires et des euro babas.

 

Ni Mr Cameron, ni ses concitoyens ne croient que des peuples, des cultures, des pays et des économies structurellement aussi différents  puissent enfanter, en fusionnant, autre chose qu’un être  monstrueux et oppressif qui ne  survivra pas à ses  difformités originelles.

 

Mais Mr Cameron et ses compatriotes n’ont jamais douté de la grandeur et du génie britannique, comme en atteste une résilience en tous domaines, historique,  économique, culturel, et  même sportif.

C’est cela qui fait que la Grande Bretagne sait servir d’abord son intérêt quand d’autres, à commencer par la France, savent si bien y renoncer !

 

De l’autre , Mme Merkel, interprète fidèle d’un  nationalisme  pragmatique, assidu et silencieux de l’Allemagne, poursuit la construction de l’Europe allemande en imposant, après sa monnaie, son contrôle sur les politiques économiques de ses partenaires via le pacte budgétaire, et bientôt de nouvelles initiatives pour une « meilleure gouvernance commune » qui signifie une mise au pas des pays qui s’aviseraient de diverger des orientations germaniques.

 

Bien entendu les règles de gouvernance commune s’appliqueraient surtout aux autres puisqu’il ne saurait être question de toucher aux intérêts allemands comme on l’a vu pour « l’union bancaire » à laquelle échappe une majorité des banques d’outre Rhin, ou dans le cas d’ EADS pour laquelle l’Etat allemand a bloqué la fusion avec BAE qui mettait en péril des sites nationaux  moins performants.

Les exemples de protectionnisme officiel sont multiples sans parler de celui sournois, naturel et culturel que connaissent tous ceux qui implantent leurs affaires. outre Rhin.

 

Quant à la solidarité européenne , préalable logique à une union, elle fait défaut en Allemagne chaque fois que ses intérêts  n’y trouvent pas immédiatement leur compte : qu’il s’agisse  de la dette grecque pour laquelle il a fallu le risque inacceptable pour l’Allemagne de voir exploser l’euro pour que Mme Merkel consente à tirer un chèque, qu’il s’agisse encore des interventions extérieures de  « l’ami de 50 ans » fort naïf et assez cocu ( la France) soutenu avec beaucoup de réticence dès lors qu’il ne demande pas la permission à Berlin.

 

Les Allemands, pas plus que les Britanniques,  ne croient à une Europe Nation, mais ils croient possible une Europe fédérale dirigée par leur pays, car ils ont l’assurance d’un peuple qui réussit  parce qu’il a un génie  propre  et croit  en son destin.

 

 

En dernier de classe, Mr Hollande, empêtré dans 40 ans de renoncement, bataille pour colmater les brèches béantes qui entrainent lentement le navire France vers le fond tandis que les passagers tentent de s’échapper dans un sauve qui peut individualiste général.

La dette contractée pour avoir une banque centrale à « l’allemande » puis soutenir une monnaie qui est un avatar du Deutschemark et  l’utopie fédérale européenne imposent l’austérité, tandis que l’impéritie d’un Etat et d’administrations hypertrophiés  conjuguée aux utopies de la facilité héritées de 1968 a épuisé la volonté et les ressources du pays.

 

Alors on tente par le pacte de compétitivité de redonner un peu d’air à nos entreprises quelques semaines après avoir accru leurs charges, et  on prétend réduire  enfin de 60 milliards € en 5 ans des  dépenses publiques exorbitantes tout en  recrutant immédiatement 60 0000 enseignants dont on n’a pas besoin.

Tandis que la planche à billet américaine tourne à plein régime et continue d’entrainer le  dollar vers le bas,  que la banque centrale du Japon fait décrocher le Yen pour relancer les exportations, l’euro grimpe sans sourciller pour atteindre un change de 1,35 $  qui pénalise les économies  les plus faibles de la zone euro,  sans que l’on entende Mr Hollande, Mr Moscovici, ou encore le gesticulateur Montebourg adresser une mise en garde à Draghi le sauveur ! Bravo !

On bricole  en revanche un accord  flexibilité – sécurité sur le travail qui ne résoudra rien sans croissance, et on persiste dans le contresens en évoquant un renforcement de l’union monétaire avec Mme Merkel !  Inouï tout de même cet aveuglement !

 

Enfin, quand il faudrait une Nation mobilisée sur l’essentiel, c’est-à-dire le redressement, on se disperse encore sur des prurits soixante-huitards comme le mariage gay.

 

Bref, l’aggiornamento sur les causes de l’épuisement du pays, condition du sursaut, n’est pas fait au gouvernement : on tergiverse, on recule, on rapièce, on s’évade dans l’illusion d’une expédition tardive au Mali,  dans des utopies sociales ou dans celles, amères, d’un projet européen qui s’est aliéné les peuples.

 

Ce qui est vrai du gouvernement l’est plus encore de l’opposition où l’UMP, en quête de calife, a perdu ses idées puisque la « gauche » fait les réformes qu’elle aurait voulu, et puisque le renoncement est tellement ancré dans ses gênes qu’elle estime inconcevable que la France  intervenienne seule en Afrique sans quémander consentement et soutien à une Europe  à cette occasion  encore totalement  inexistante. C’est dire à quel point l’héritage gaulliste dont elle feint de se réclamer par utilité a été enterré, et c’est dire, surtout, à quel triste état elle reconnait implicitement avoir conduit la France.

 

Peut être les sociologues devraient ils psychanalyser nos élites, notre conscience collective pour apprécier, lorsque nous nous comparons à la Grande Bretagne et à l'Allemagne, si notre renoncement patent ne prend pas  racine  dans la perte de confiance, la honte, le sentiment d'infériorité, nés du lointain désastre de 1940.

 

En tous cas le pays, matraqué par les plans sociaux, la fiscalité, désespéré par l’absence de perspective crédible de redressement et de dessein national fort, se délite.

 

Puissions-nous retrouver le ressort britannique et l’assurance allemande ! C’est encore possible, mais pas sans efforts,  mais pas avec les hommes du renoncement !  

Et puissions-nous nous inspirer un peu de Mr Cameron !

 

Roger Franchino

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:59

La France débute donc l’année au son du canon au Mali où nous dépêchons un corps expéditionnaire, et dramatiquement pour de nos ressortissants en Algérie avec une sanglante prise d’otages.

 

Au Mali, le président Hollande a décidé de porter secours dans la précipitation à un pays ami aux abois.

A ce jour 1400 soldats Français se sont déployés, avec un matériel qui suit tant bien que mal, en attendant l’arrivée aléatoire d’une force africaine.

 

Qu’observe-t-on ?

En premier, comme d’habitude, nous intervenons tard quand il était possible dès l’été dernier, à partir du Tchad, d’empêcher la déconfiture de l’armée malienne.

En second,  nous manquons des moyens d’agir, avec insuffisamment de transports que nous quémandons un peu partout et nous devons avoir recours  aux renseignements américains, ce qui a déjà été mis en évidence lors de notre laborieuse intervention en Lybie.

En troisième  ce qui se passe au Mali est justemennt la conséquence directe de notre amateurisme et de notre angélisme en Lybie où nous avons soutenu et armé des hommes que l’on retrouve face à nous aujourd’hui, tout comme nous persistons à le faire en Syrie , après l’avoir fait en Egypte et en Tunisie.

J’avais écrit ici le 22 aout 2011 l’article malheureusement prémonitoire «  Lybie : la victoire des insurgés est-elle celle de la France ? »

Enfin  l’Europe, notamment l’Allemagne, est comme d’habitude absente lorsque nous sollicitons son soutien sur les affaires extérieures. Qui s’en étonnera puisqu’il n’y a pas d’Europe en tant que nation, mais une somme d’intérêts économiques particuliers  que certains voudraient fédéraliser comme on passe une couche de chaux sur la misère?

 

Alors quelles conclusions en tirer ?

 

En premier lieu qu’il n’est de bonne politique sans réalisme et sans vision.

Dans le « Manifeste pour le Renouveau » publié ici, j’ai exposé ce qui me semble aller de soi, et ce qui donc devrait s’imposer à nos dirigeants.

La France n’a plus les moyens parce qu’elle y a renoncé voici 40 ans,  parce que le monde a changé, et parce qu’elle s’est fourvoyée dans l’utopie fédéraliste européenne, d’être la grande puissance universelle  qu’elle fut, mais elle peut continuer de jouer un rôle essentiel si elle retrouve la volonté de peser en Europe et en Afrique comme l’Histoire l’y conduit naturellement.

 

En Afrique d’abord, par la proximité, mais aussi parce que nous y avons tissé durant 150 ans des liens qui font qu’aujourd’hui  avec 700 millions d’habitants parlant le Français, il y a là-bas 11 francophones  pour 1 en France ! Nous partageons une part de notre Histoire qui n’a pas eu que des cotés négatifs, et la Françafrique  tant décriée par les bonnes âmes du renoncement, a maintenu des solidarités dont les Maliens voient l’expression concrète aujourd’hui et qui nous ont  été forts utiles pour peser plus que notre poids à l’ONU.

Mais l’Afrique est aussi un continent d’un milliard d’habitants qui connait une forte croissance de plus de 5% par an depuis 2000, où une classe moyenne de 320 millions d’habitants est en train d’émerger  dont 60 millions  de personnes avec un revenu de 3000$ par an selon la Banque Mondiale.

Nous avons la chance d’y être économiquement, culturellement et politiquement  influents encore, mais depuis  20 ans  c’est la Chine qui, avide de matières premières et rencontrant notre repli croissant, nous y taille des croupières avec l’apparition d’une véritable Chinafrique qui ne semble guère préoccuper nos benêts anti Françafrique, tandis que l’Inde et les USA y prennent une part importante.

Cette Afrique pourrait devenir l’Asie de demain par sa croissance et son dynamisme !

Quelle chance dès lors pour la France si elle sait capitaliser sur ses solidarités, son implantation ancienne, mais aussi sur sa connaissance des peuples africains et sur une vision à partager de destins associés !

Imaginons ce que serait une Chine dont 700 millions  d’habitants seraient francophones ?

Il est donc de toute évidence conforme à la nature des choses et à notre Histoire  de remettre l’Afrique au centre de notre politique extérieure en imaginant de nouvelles voies d’association, et bien sûr en se donnant les moyens de peser de manière autonome sur les affaires de ce continent.

De là découle sur le plan militaire à l’ordre du jour, qu’il convient de renforcer les alliances sur ce continent, ce qui implique à la fois quelques investissements et  surtout le recentrage de  moyens accrus sur nos priorités qui ne peuvent pas être celles d’aventures lointaines comme le fut l’Afghanistan ou le serait la Syrie.

 

Pourtant ce dessein en Afrique ne peut aboutir si la France poursuit son déclin économique et politique dans une Europe d’épiciers que l’Allemagne veut dominer.

Les moyens qui nous manquent aujourd’hui  au Mali nous manquerons plus encore demain puisque l’Europe nous impose de nouvelles coupes budgétaires qui se traduiront  cette année par l’effacement de 5 milliards de commandes de matériels pour nos armées en attendant la nouvelle loi de programmation militaire qui rognera encore un peu plus que la précédente les budgets de la Défense.

Une fois encore pourtant, nous le voyons  avec le peu d’empressement des nos partenaires, il faut rappeler à ce pays qui a connu le désastre pour avoir trop compté sur ses alliances, que la Défense c’est d’abord  le devoir de la Nation qui doit être mise en mesure de s’en donner les moyens.

Bref, en cela comme  pour l’emploi ou son système de prévoyance, la France doit retrouver la croissance que l’Europe en sa forme actuelle lui interdit, avant que l’extinction de son industrie saignée à blanc ne la conduise à l’effacement.

Ceci passe obligatoirement par une remise en cause de l’euro dans sa gestion actuelle, donc par une renégociation ferme  avec l’Allemagne.

Tandis que les USA, la Chine, et maintenant le Japon, pratiquent le dumping monétaire, la Banque Centrale Européenne continue, sous l’influence de la Bundesbank  qui  rêve encore du Deutschemark, de maintenir un euro surévalué dans une Europe sans barrières douanières comme l’a finalement reconnu bien tardivement le Président sortant de l’Eurogroupe, Mr Junker, soudainement saisi par le bon sens.

Cette renégociation qui, à tout le moins, doit aboutir à une gestion dynamique de l ‘euro avec comme objectif principal la croissance et non plus l’inflation à l’instar de la FED (  et sinon à notre abandon de l’euro) peut être l’occasion de mettre sur la table la vision nouvelle d’une confédération  européenne  plus ramassée , politiquement  plus unie donc plus forte  des 6 membres fondateurs et de l’Espagne à laquelle ,dans un deuxième cercle, serait  associé sur le plan économique le reste de l’UE comme cela a été exposé dans  « le Manifeste pour le Renouveau ».

Cette Europe plus concentrée, plus dynamique grâce à une  nouvelle politique monétaire, dotée peut être de moyens militaires significatifs communs sous commandement unique indépendant, adossée par ailleurs à la garantie nucléaire française, pourrait peser d’un autre poids dans les affaires du monde et notamment en Afrique.

L’Allemagne, en contrepartie de son dogme monétaire abandonné, bénéficierait d’une Europe consolidée et prospère,  et gagnerait un poids plus important dans les affaires extérieures du continent.

Evidement pour parvenir à cette remise à plat, il faut une volonté implacable, l’abandon des vices du renoncement depuis si longtemps au pouvoir, bref le retour de la Nation dans les cœurs et les espoirs !

 

 

Ce retour que la nécessité impose, ne sera avéré que lorsque la société française aura compris que l’évolution des temps ces dernières années a signé la fin de l’utopie née en 1968.

Non, l’avenir n’est plus garanti, ni même lisible, sans l’effort constant, sans le mouvement !

Non, le laisser aller dans l’éducation, le laisser faire dans les mœurs, l’assistanat  ne forment pas des femmes et des hommes capables d’affronter les épreuves du monde d’aujourd’ hui et de demain. 

Non, l’internationalisme, la passivité, l’effacement dans un ensemble apatride ne garantissent ni la paix,  ni la prospérité, ni la liberté, ni la survie,  mais à coup sûr l’asservissement!

Non, quand  s’affirment ostensiblement les nationalismes du Japon et de la Chine  en mer de Chine, de l’Iran et d’Israël au Moyen Orient, mais aussi plus sournois celui des USA dans les affaires du monde, de l’Allemagne, de la Grande Bretagne et de la Russie en Europe, l’idée de Nation n’est pas démodée  !

 

Français, votre meilleure assurance pour l’avenir et celui de vos enfants c’est votre Nation, la France qui est le lieu où vous partagez culture, Histoire, démocratie, protection, espoirs et projets.

Il vous faut prendre la mesure des temps nouveaux,  accepter de changer ce qui doit l’être pour une France  renouvelée toujours éprise de  liberté, d'égalité et de fraternité.

Il vous revient d’intégrer avec respect mais  sans faiblesse ceux que vous avez accueillis, de contribuer au rayonnement de votre pays  pour le bien commun par votre travail  et votre engagement, de porter une ambition collective qui donne un sens à  vos efforts,  d ‘assurer  l’avenir des générations suivantes par une éducation exigeante  qui ne peut accaparer, au détriment de la Défense, des ressources excessives ou mal employées , de  veiller sur les fondements de votre société dont la famille est le premier maillon.

 

C’est à ce prix que  vous travaillerez à tout le bonheur  je vous souhaite en 2013 à vous et à vos enfants.

 

En 2013, la Nation, sinon rien !

 

Roger Franchino

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 15:19

Florange le dispute au vaudeville de l'UMP dans les médias et ailleurs...

 

Alors de grâce finissons en!

 

Nationalisons nos deux hauts fourneaux, refilons les à Copé ou Fillon en lot de consolation,  renvoyons Mr Mittal à son Inde, et montrons les cuisseaux musclés du coq gaulois qui ne s'en laisse pas compter!

Mobilisons le pays pour les 600 emplois de Florange sur les 15 000 que nous perdons chaque mois, et montrons qui commande dans ce pays, scrogneugneu!

 

Et si les Indiens renoncent aux 120 Rafale en cours de négociation finale pour le plus grand bonheur de l'Angleterre, et s'il ne poursuivent pas  avec Areva leur équipement nucléaire au bénéfice des Sud Coréens, hé bien tant pis pour eux!Ils ne savent pas ce qu'ils perdent!! ah ! mais!!

 

Vive Florange! vive Montebourg et consors!  Et vive la classe politique et les médias qui, une fois de plus,  "franchissent le mur du çon" comme l'écrivait joliment, autrefois, le Canard Enchaîné!

 

Roger Franchino

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 22:34

Dans les difficultés de Florange, on a vu s'affronter deux idéologies  quand seul doit compter l'intérêt national.

 

D'un côté , ceux qui ont brandi la nationalisation, de gauche ou de la Libération, pour sauver un site sidérurgique dans une région industrielle autrefois puissante peu à peu transformée en friche depuis 30ans.

Même temporaire la nationalisation  reste la nationalisation qui ne garantit rien en soi mais sent si bon  la Commune que certaines poitrines se bombent! Dans ce camp on eut Montebourg, et naturellement Mélanchon, mais aussi quelques politiques de la droite nationale, et même du centre démocrate chrétien.

 

De l'autre côté, ceux qui hurlent au communisme dès que l'ont fait mine de mettre au pas un intérêt privé trop prédateur , et crient à l'expropriation après avoir spolié les salariés de leur travail et la Nation de ses intérêts.Là on eut surtout Mme Parisot, égale à elle même, et bien sur Copé qui veut faire oublier le reste.

 

Les médias, de leur côté, ont glissé sur la pente facile des interviews de syndicalistes, de ministres, sans jamais quitter le clocher de Florange.

 

Or quel est l'enjeu?

 

Mr Lakshmi Mittal n 'est pas un enfant de coeur, pas toujours bien vu dans son pays, mais enfin, on ne devient pas une telle fortune , en Inde particulièrement, sans bénéficier de soutiens haut placés et sans un solide réseau d'affaires dans bien des secteurs .

Or , non seulement l'Inde , avec 1 milliard d'habitants commence à s'ouvrir notamment à notre industrie nucléaire, mais nous sommes en ce moment précis en phase finale de négociation exclusive pour un contrat vital de 120 Rafale, notre chasseur à ce jour invendu à l'export.

De ce contrat dépendent à la fois la percée du chasseur à l'étranger et les chances de survie demain d'un constructeur français d'avions de combat, c 'est à dire notre capacité autonome de défense.

En embuscade, Mr Cameron , Premier Ministre britannique, n' a pas caché que tous les coups seraient bons pour récupérer le contrat au bénéfice de l'Eurofighter Typhon....et on peut lui faire confiance!

Dès lors quel dirigeant sérieux peut prendre le risque de sacrifier le Rafale sur l'autel de Florange?

 

L'intérêt national, sans ambiguité, commande donc de ne pas risquer d'alimenter une réaction nationaliste indienne  qui  mettrait en péril le Rafale et de tenter  un accord raisonnable pour  sauver un site sidérurgique et ses emplois qui restent cependant bien inférieurs en nombre à ceux concernés par le Rafale et aux enjeux.

 

Alors, après les gesticulations des derniers jours , prenons un peu de hauteur, laissons la Carmagnole pour avancer en bon ordre , et  saluons sans hésiter  la décision  raisonnable du gouvernement.

 

Roger Franchino

 

 


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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:13

Je regarde notre pays avec tristesse...

Tandis que les difficultés mordent la société au sang, tandis que la Nation doucement se dissout dans la peur et le renoncement, le principal parti d'opposition qui devrait n'avoir pour horizon que de contribuer au redressement se ravage d'une minable querelle de fond de tripot!

 

Tout a été dit déjà sur les grandes ambitions des personnes...tout a été débattu par des médias bien trop indulgents...Pendant ce temps, les Français se confortent , à juste titre, dans le dégoût d'une classe politique sans autre horizon que l'exercice du pouvoir, sans imagination, sans volonté, sans vision.

L'indécence et l'impudeur de ces querelles de personne en dit long , au sein d'un parti qui parfois fait mine de se souvenir de ses glorieuses origines, sur la dégradation des moeurs politiques dans notre pays, sur le règne des petits arrangements et des grandes magouilles.

 

Les deux protagonistes de l'UMP , qui ne cessent de se proclamer démocrates, ont bidouillé le vote de leurs propres militants pour conquérir le pouvoir! Comment le peuple de France pourrait il , demain , faire confiance à l'un ou à l'autre? Comment remetttre l 'Etat entre les mains de factieux?

Le role de dirigeant , là ou s'exerce le pouvoir, procède de la légitimité, laquelle ne va pas sans l'exemplarité!

"Il n 'y a pas de démocratie sans vertu "disait en son temps Saint Just!

 

Puisque les médias ne jouent pas leur rôle, puisque qu'aucune grande voix ne s'élève encore pour renvoyer les brigands aux oubliettes, il revient aux Français de juger et de condamner sans faiblesse demain les tristes usurpateurs qui brigueront leurs suffrages.

 

Et ils revient aux militants de l 'UMP, pour ceux que la volonté de servir habite et que l'engagement honore, de renverser  les apparatchiks staliniens qui  ont fait main basse sur leur  parti ou de le quitter sans regret.

Et il appartient aux militants des autres partis de veiller à ce que le virus de l'UMP reste contenu.

 


 

Roger Franchino

 


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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:54

Mais qui a dit que la Françafrique c 'était fini?

 

A l'issue d'un scrutin  de militants, dont la plupart  savent pourtant lire , l'UMP  s'est déchirée une semaine durant entre Gbagbo et Ouattara, l'un et l'autre assurant avoir été élus présidents "présentement"..

Il y a eu les provinces pro Gbagbo, et les brousses pro Ouattara...l'un accusant l'autre d'avoir mobilisé ses tribus locales pour bourrer les urnes ou aller chercher un par un les supporters sommés de supporter..

Les chefs de villages des deux camps, ont compté, recompté, muliplié les bidouilles, et se sont affrontés au bord d'une guerre civile qui pourrait bien faire éclater "le grand parti raisonnable  et démocratique de l'ordre" dont les Français seront invités à se reclamer un jour par des médias  et des intérêts sans vergogne.

 

La France en République bananière?...qu'importe à Gbagbo et Ouattara puisqu'elle n 'est que l'enjeu de leurs ambitions personnelles qui est  la seule  réalité qui les distingue!...

 

Le PS fut en 2008 de la même veine entre grandes ambitions personnelles au service de petites idées...

 

Français, la  politique en ce pays est dans les mains des Gbagbo et Ouattara....de toutes couleurs et tous sexes!

 

Alors marions les homos, légalisons le schit, encourageons la paresse, la médiocrité et les arrangements, et bourrons les urnes....il reste  encore quelques marches à descendre!

 

 

Good luck diraient les Anglais!

 

Roger Franchino 


 


 


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 01:32

On attendait « Moi Président.. » dans un costume de président pas trop large, et on vit que, si à certains emplacements il flottait tandis qu'à tels autres il  était boudiné , il a  été ajusté ici et là…bref, s'il conviendrait de reprendre l’ensemble pour donner un sentiment plus calibré et de bonne facture, le costume commence à prendre forme...


Ajusté, le costume l’est quand le Président s’engage à réduire de 60 milliards en 5 ans la dépense de l’Etat et des Collectivités locales en repensant l’ensemble et ses missions.

Pour la première fois depuis longtemps le bon sens, surtout à gauche, triomphe puisque cela revient à ramener la dépense publique à moins de 50% du PIB si ce dernier croit de 3% au moins  (en euro constants !) pendant la période…Evidemment c’est plus facile à faire, face aux intérêts de la Fonction Publique, si c’est entrepris par un gouvernement « de gauche », mais ce n’est pas gagné !

Mais comme dans toute entreprise en crise, les économies ne suffisent pas à rétablir seules la situation  si elles ne s’accompagnent pas d’un projet de développement assurant la création de richesse, ou si, pire encore, elles entrainent dans le cercle vicieux des réductions qui, après la graisse, finissent par attaquer le muscle
Est-ce le cas ?


Le pacte de compétitivité est une avancée importante, puisqu’il rend aux entreprises au-delà de ce que le budget 2013 va  bizarrement leur prendre, mais  il faudrait  trouver une cohérence sauf à risquer une opération pratiquement blanche: espérons que ce soit le cas avant son vote par le Parlement.

C’est aussi un progrès notable puisque l’inspiration gaulliste du rapport Gallois y est reprise, avec une stratégie industrielle par filière, un Commissariat au Plan, le soutien à la R&D pour la montée en gamme, la participation des salariés aux décisions.

Pour autant peut-on attendre de ces mesures structurelles aux effets  de moyen  terme un gain de compétitivité suffisant pour relancer rapidement la croissance et réindustrialiser le pays ? Non, bien sûr !


C’est là où le costume du président flotte, car on voit bien que le tailleur reste allemand…

Autrement dit, tant que « réorienter l’Europe » ne passe pas par une baisse sensible de l’euro et des normes protectrices aux frontières de l’UE, il n’y aura pas de relance significative en Europe car elle restera le terrain de chasse très profitable de tous ceux qui jouent avec leur monnaie, USA et Asie en tête. Et tant que la France n’aura pas, d’une façon ou d’une autre, dévalué ses prix de 15% à20% par rapport à ceux de l’Allemagne, il n’y aura pas de compétitivité française à ‘l’intérieur de la zone euro.

Dès lors revient la question de l’euro et d’une négociation  inévitablement musclée avec l’Allemagne comme je ne cesse de le dire ici et comme l’exprime, plus diplomatiquement, Louis Gallois dans son rapport….les « marchés » se chargeront de le rappeler tôt ou tard  à ce Président comme à ses prédécesseurs !

Voilà encore un aggiornamento à faire Mr le Président… après ceux qui ont été entamés, peut-être n’est-il-pas impensable d’espérer qu’il ait lieu un jour prochain?…mais VITE !


De ce point de vue, il est vrai que le costume boudine encore au niveau de la TVA sociale, du vote des étrangers,  tombe aux fesses pour le mariage des homos…et  qu’il empêche un peu de courir tant il est difficile d’abandonner complètement le look baba des copains.

Bref, il avance quand même le Président, avec un style nouveau, mais pas à pas…et pas encore assez loin !

 

Roger Franchino

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:57

La rapport Gallois, tant attendu et commenté avant sa sortie, s’est donc traduit par un « pacte de compétitivité » gouvernemental  qui a pris tout le monde à contre-pied.

Le cœur des débats s’est centré, à l’excès, sur les 20 milliards € d’allègement des charges sociales sur le travail, via le crédit d’impôt , compensés par la hausse de la TVA , la création d’une taxe écologique pour moitié, et  la baisse des dépenses publiques pour le solde.


Le PS , dans son aile la plus idéologue, les Communistes par nature, les Verts dans leurs rêves vaporeux, se sont immédiatement cabrés, pris à contre-pied par un gouvernement qui fait des « cadeaux aux entreprises » fut ce dans l’intérêt bien compris des salariés et entreprend timidement de réduire la dépense publique qui , en bonne part , entretient l’ électorat de gauche.


L’UMP et le Centre qui, en d’autres temps avaient applaudi des deux mains à  la TVA sociale, et qui par la voix de Coppé  semblaient en début de semaine adhérer aux conclusions du rapport Gallois, tergiversent, partagés entre ceux qui  comme Mr Apparu  privilégie l’intérêt national et soutient le plan gouvernemental, et ceux qui comme Fillon et Coppé donnent priorité à la mauvaise foi partisane.


Viennent enfin , ceux qui  défendent une sortie de l’euro comme unique moyen de rétablissement de la compétitivité, et dès lors, estiment qu’en attendant leur « Grand Soir » , rien n’est recevable , pas même ce qui peut,  par une dévaluation fiscale certes modique à défaut de dévaluation monétaire, contribuer à sauver quelques usines. Chez ceux là , plutot que colmater de grosses brèches visibles on préfère regarder le bateau couler , pourvu que l'on prouve qu'il a été mal conçu!

 

Qu’en penser alors ?


En premier , qu’évidement un gain de 6% sur le coût du travail ne permettra pas de rétablir à brève échéance la compétitivité du «  made in  France » : notre pays a besoin de 15% à 20% de baisse des prix par rapport à l’Allemagne.Pour autant faut il  rejeter un bien tout de suite en rêvant d'un mieux encore aléatoire dont on  sait qu'il  prendra  du temps ?

Car , outre que Mr Gallois, industriel et pragmatique, n’a pas été mandaté pour faire un rapport sur la sortie de l’euro, l’industrie française a bien  plus qu’un problème monétaire.

Elle souffre de trois autres maux principaux :

- Une dépense publique trop lourde  qui pèse sur ses comptes au travers de la fiscalité et des

dépenses sociales

- Une image du « made in France » intermédiaire  servie par un tissu industriel trop clairsemé  qui se

rétrécit comme peau de chagrin.

- Un dysfonctionnement social archaïque , où   Travail et  Capital s’opposent culturellement au lieude

rechercher le consensus d’entreprise comme en Allemagne ou au Japon.


Et c’est là que le rapport Gallois apporte une contribution essentielle à des  politiques tous bords confondus aussi  droits dans leurs certitudes théoriques  que démunis d’expérience des entreprises et des marchés internationaux.


Oui, la France dépense trop en frais généraux (mille-feuille administratif, fonctionnaires, aides sociales abusives, investissements somptuaires…) comme le souligne chaque année la Cour des Comptes, et toute entreprise privée aurait fermé depuis longtemps si elle était gérée de façon  aussi laxiste et irresponsable. Les dépenses ( 56% du PIB) pour entretenir un Etat hypertrophié et des Collectivités  Territoriales pléthoriques sont un fardeau excessif pour ceux qui produisent la richesse.

Cela, pourtant indiscutable, n’était pas évident  jusqu’à ce rapport  notamment à gauche,  mais aussi à droite, pour tous ceux qui vivent du système .

C’est apparemment en bonne voie : on va commencer enfin à s’attaquer, bien trop mollement encore aux dépenses publiques !


Non, le « made in France » n’est pas le « made in Germany » et le retard a été pris au début du XXème siècle . Non, nos PME ne sont pas assez nombreuses, et oui notre tissu industriel s’est tellement effiloché depuis 10 ans ( 12,5% de la Valeur ajoutée du pays, moitié de l’Allemagne et loin derrière l’Italie !) que l’on peut se demander si une dévaluation n’arriverait pas déjà  tard puisque nous n’avons peut- être plus assez d’usines basées en France pour redresser rapidement notre commerce extérieur !

Alors oui, il faut reconstruire une industrie puissante avec , comme toujours dans notre pays colbertiste, l’appui d’un Etat volontaire qui doit agir pour créer un environnement favorable et pour orienter.

D’’où le choix de filières d’avenir  où la France a des savoir-faires qu’il faut soutenir par l’action résolue de   l ‘Etat. D’où  la proposition d’ un Commissariat à la Prospective ( sorte de Commissariat  au Plan d’autrefois) pour une nouvelle planification  souple qui fut , avec succès, une« ardente obligation » sous le Général De Gaulle et  sous la IVème République.

D’où la stabilisation  de la fiscalité des entrepreneurs pour la mandature de Hollande.

D’où l’action recommandée en Europe pour mettre la politique libérale de la Commission  de Bruxelles sous contrôle, pour ériger des normes sociales , environnementales, industrielles aux frontières de l’Union, et auprès de l’Eurogroupe  et de la BCE pour faire baisser le change de l’euro par rapport au dollar et au Yuhan.

D’où enfin la réforme des relations sociales avec  l’introduction d’une cogestion à l’allemande dans les grands groupes, permettant d’associer le Travail aux stratégies d’entreprises, seul moyen d’assurer l’implication de chacun dans les décisions   c’est-à-dire  la réactivité et la créativité dont les entreprises ont un besoin vital dans la compétition internationale.


Au total , réalisme d'un grand patron patriote dans la lignée des Marcel Boiteux et Marcel Dassault , et vision gaullienne du rôle de l'Etat et d'un pacte social porteur de renouveau!

 

Que penser enfin du « Pacte de Compétitivité «  gouvernemental  qui en découle?


D’abord, constater qu’il reprend , en théorie l’essentiel des propositions de Louis  Gallois, ce qui en dit long sur le délabrement de notre industrie, mais aussi  enfin sur un début de prise de conscience salutaire du monde politique  le plus rétif aux réalités d’entreprise.

Ensuite, rester prudent, puisque comme toujours c’est dans le détail des mesures d’application que peut se cacher le diable !

Nous verrons donc lors du vote,  si trop de « conditions » politiciennes transformerons ou non le crédit d’impôt en usine à gaz. Disons simplement que le crédit d’impôt pour l’instant peut défavoriser les entreprises qui ne font pas de profits, mais représente pour celles qui en font plus qu’un simple abaissement de charges sociales puisqu’il est net d’impôt.

Ensuite encore, saluer un premier pas très inattendu dans la bonne direction et  qui devra être suivi d’autres.


Laisser enfin  aux amers de la droite libérale les aigreurs partisanes de ceux qui auraient applaudi  sans hésiter sous Sarkozy aux décisions prises aujourd’hui.

Sourire aussi en observant que Mr Gallois, en choisissant le patriotisme, en remettant en place un Commissariat au Plan et des filières industrielles, en proposant des amendements à l' Europe, en réinventant l’esprit du rapport sans concession Rueff Armand des débuts de la Vème République , en promouvant la Participation dans l’entreprise , représente en définitive,  auprès d’un gouvernement socialiste , la seule sensibilité gaulliste véritablement efficace et crédible aujourd’hui.


Alors, en ce jour où tant de  candidats à quelque chose vont s’incliner à Colombey , gageons que le Général  s’amuserait aussi de ce pied de nez à tout ce qui « grenouille et cafouille »

 

Roger Franchino

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:27

En cette rentrée 2012, chacun voit bien les menaces qui s’accumulent  sur le monde, notre pays et notre société.


Au plan mondial le réchauffement climatique ( disparition  prévue de la banquise arctique pour l’été 2016) , son coût de 1,6% de la production mondiale et son doublement en 20 ans ( Climate Vulnerable Forum), les conséquences inconnues sur la vie d’un environnement profondément dégradé,  sont désormais la première menace pour  l’espèce humaine.


En second, la  crise économique née  de la mondialisation sauvage et du capitalisme financier, le renouveau des nationalismes de Téhéran à Pékin et de  Tel Aviv  à  Brasilia , l’armement accéléré de la Chine,   la menace islamiste nourrie par le soutien inconditionnel de l’Occident à Israël et les expéditions désastreuses en Irak  et Afghanistan,  la fin de la Pax Americana, créent un environnement géopolitique de plus en plus périlleux.  


Face à ces menaces,  l’errance des nations  européennes soumises à un ordre autoritaire fédéral  et germanique, à un euro  oppressif issu du deutschemark, à une Union passoire, étouffe la croissance, ruine les Etats, épuise les volontés et les peuples, mine l’idée européenne, et  entraine toute une civilisation vers un crépuscule mortel.


 En France enfin,  la soumission  sans cesse renouvelée à  cette Europe libérale et utopique, le renoncement à l’effort des élites et  du plus grand nombre depuis 1968 , se paient de l’ effondrement   du pays avec une industrie en déroute ( 14% du PIB contre 30% en Allemagne), un chômage ravageur ( + de 5 millions de chercheurs d’emploi), des déficits  endémiques,  et une dette  géante ( 93% du PIB) qui  met à mal notre indépendance  . Le délitement social qui en est la conséquence, le laisser aller moral et la disparition d’une ambition nationale, le cynisme et la lâcheté des politiques, les corporatismes de tous poils qui  mettent la société en coupe réglée,  alimentent le désespoir, l’individualisme, l’affairisme, les communautarismes, les dérives violentes.


Tel est l’état préoccupant du monde et celui de notre pays !

Devons-nous accepter ce monde et nous résigner au déclin, puis à l’asservissement qui suivrait inéluctablement ?

Allons-nous continuer à suivre ces partis  qui depuis 40 ans nous ont conduits là où nous sommes ?


Ou bien regardant le gaullisme dans son essence, non pour son Histoire ni par utilité politicienne, mais pour sa philosophie de libération de l’Homme,  pour sa capacité singulière à saisir le monde tel qu’il est  et tel qu’il va,  pour sa volonté inébranlable d’y inscrire une France moderne et rayonnante, allons- nous retrouver l’ambition et le courage pour renouer avec un destin millénaire?

 

 

1)      Relever le défi d’une croissance mondiale propre

 

Le défi majeur du XXI ème siècle  qui commande tout le reste, au premier rang duquel le destin de la France, est  de toute évidence la survie  d’une planète surpeuplée, où l’Homme à force d’excès  met chaque jour en péril et de manière de plus en plus irréversible la survie de l’espèce.

Une population mondiale qui a triplé en 50 ans et un développement accéléré qui, pour apporter  une amélioration matérielle,  a pillé les ressources naturelles de tous ordres sans respect ni pour l’eau, ni pour l’air, ni pour la biodiversité.

Tout concourt désormais à des bouleversements aux conséquences incalculables, climatiques, sanitaires, migratoires, qu’il faut absolument prévenir s’il n’est pas déjà tard, car ce danger est du même ordre aujourd’hui que celui encouru hier  durant la guerre froide et ses  menaces d’apocalypse nucléaire.

Dire cela n’est pas se réveiller, soudain, « écologiste » au sens politicien du terme mais  convenir que les périls s’accumulant sur notre Terre, nous n’avons que trop tardé à agir.


Dès lors, la France doit se faire le champion résolu d’un nouveau développement mondial, en ralliant sans naïveté toutes les bonnes volontés au sauvetage de la planète et en agissant pour que l’Europe montre la voie.

De cela découle notamment que  la France devrait :

-        - Avec ses partenaires de l’UE engager des négociations avec l’OMC et les grandes économies mondiales pour aboutir à un programme contraignant et solidaire de réductions des nuisances humaines.

-        -  Faire imposer aux frontières de l’UE des droits  sur les produits issus des pays pollueurs qui se refuseraient au respect de normes environnementales renforcées , et à l’intérieur de l’UE, notamment dans une Europe centrale peu regardante, faire mettre en place les réformes  nécessaires

-        -  Engager l’UE et s’engager elle- même dans un programme ambitieux de développement d’énergies renouvelables compétitives et créer, notamment avec  l’Allemagne,  des normes  européennes de produits plus écologiques, conditions d’une nouvelle révolution industrielle dans toute l’Europe qui s’imposera ailleurs par la force des choses.

-        - Faire sanctuariser les espaces maritimes libérés par les glaces contre l’exploitation pétrolière.


Evidemment, une telle voie aurait pour conséquence de remettre en cause la primauté du profit à court terme  puisque l’on ne pourrait plus produire n’importe quoi  n’importe où , à la seule aune du coût du travail et des profits immédiats.

Nul doute que nous aurions à affronter les « marchés financiers » et tout ce que la Terre compte de libéralisme à courte vue !

 

2)      Créer une Confédération  européenne forte


C’est pourquoi la France devrait renforcer la cohésion européenne en remettant au centre de l’Union,  non pas un projet utopique d’Etat fédéral et libéral , mais la construction d’un espace politique et économique homogène, dynamique , puissant et solidaire,  ramassé  autour des 6 membres fondateurs plus l’Espagne,  auquel seraient associés  dans un deuxième cercle  économique (dans un premier temps) les autres Etats de l’UE actuelle.


Car enfin, qui peut croire encore que l’on puisse constituer un tout avec un ensemble disparate de 27 Etats aux cultures, aux langues, aux  économies, et aux intérêts souvent si divergents ?

Qui ne voit que ce qu’il est possible de concevoir à 7 partenaires, aux stades de développement proches, est insurmontable à 27 associés si différents ?


Notre pays devrait en vérité, tirant les conclusions de l’impasse où nous sommes, proposer à ses voisins les plus proches une Europe plus unie à partir de la volonté d’un nombre restreint de Nations, et plus de temps aux autres pour choisir entre association  économique et plus d’intégration. 


Nous aurions ainsi deux cercles en Europe :

-         - Le premier qui fonda la CEE, auquel se joindrait l’Espagne si elle le souhaite, pourrait mettre en commun, sous l’égide des Chefs d’Etats, tout ce qui peut l’être  dans les domaines de la politique étrangère , de la défense, et de l’économie en plus de ce qui lie déjà l’ensemble des membres de l’UE ( hors monnaie unique et pacte budgétaire auxquels il serait mis fin). 

-         - Le second cercle composé des derniers arrivants resterait lié  au premier sur le plan économique et à l’égard des pays tiers, chaque membre pouvant rejoindre un jour le premier cercle lorsqu’il s’en sera économiquement, socialement, et politiquement rapproché.


De là découle que la France devrait :


- Faire se prononcer les Français contre le projet fédéraliste  et pour une confédération restreinte de nations, puis  en tirer toutes les conséquences au niveau des traités signés, avec notamment :

                        . Le rétablissement de la parité  entre les grands pays : Allemagne, France,  Italie, Espagne au sein du premier cercle, Grande Bretagne et Pologne dans le second.

                        . Le rétablissement de la primauté du Conseil des Chefs d’Etats sur la Commission  et du droit de véto pour les pays contributeurs nets aux dépenses de l’Europe.


- Faire rétablir  la préférence communautaire entre pays de l’Union, dans l’agricole, dans l’industriel et les services.


- Obtenir les moyens monétaires d’un renouveau économique par le retour aux monnaies nationales qui resteraient  liées entre elles par leurs parités à l’euro.


- Obtenir le desserrement de la contrainte des marchés et de la dette  (45 milliards € d’intérêts annuels !) en la faisant monétiser par la BCE et  les banques centrales nationales.


Une Europe  ramassée et réaliste enfin parce que conforme aux intérêts bien compris de chaque pays,  approuvée par les peuples plutôt qu’imposée par des intérêts mercantiles, retrouvant l’homogénéité indispensable à l’action  commune en même temps que la croissance, associée à ses autres partenaires de l’UE pour  l’économie, pèserait d’un tout autre poids qu’une Union passoire minée par les chimères fédéralistes.


Serait-ce acceptable par nos partenaires, au premier rang desquels l’Allemagne sans laquelle rien ne serait possible ?

Probablement, puisque l’Allemagne redoute  de devenir le bailleur de fonds d’une zone euro  qui ne pourra pas survivre sans transferts massifs de ressources du Nord vers le Sud, probablement aussi car elle a besoin d’une Europe gérable, et probablement enfin car l’alliance franco-allemande reste incontournable.

          

Pour autant cette Europe nouvelle et sure d’elle ne pourrait se faire sans le renouveau de la France.

Qui peut croire en effet qu’un Etat en faillite, une société qui doute, un peuple déchiré puissent convaincre leurs partenaires d’un nouvel élan, et influer sur le cours de l’Histoire  quand ils ne maitrisent  plus la leur ?

 

3)      Restaurer les finances de la France


C’est pourquoi la France, pour retrouver la prospérité et son rang,  doit restaurer en premier ses finances et encourager les investissements des entreprises dont la croissance  dépend.


-         -  De là provient qu’en même temps qu’une nécessaire dévaluation de la monnaie pour retrouver notre compétitivité perdue, l’équilibre des finances devrait être rétabli, comme  ce le fut à chaque dévaluation réussie,  par une réduction résolue de la dépense publique à  moins de 50% du PIB (contre 56% aujourd’hui) :

  .obligation constitutionnelle pour les gouvernements de mettre au vote du Parlement chaque année les mesures d’économies suggérées par la Cour des Comptes, et suppression d’un coup des gaspillages mis en lumière dans les 5 dernières années.


. Suppression de l’échelon des départements et des doublons des administrations

 (L’administration de la France avec 65 millions d’habitants coûte chaque année 165 milliards € de plus que celle de l’Allemagne avec  82 millions d’habitants !)


 . Alignement des retraites du public et du privé éventuellement remontées à 65 ans, plan de réduction des effectifs publics et territoriaux de 10% en 5 ans avec blocage des embauches et développement obligatoire de la mobilité interne.

 

-         -  De la provient que la fiscalité devrait encourager nos entreprises à reconquérir des marchés et  générer les recettes fiscales apportées par la croissance et non par l’austérité :


.les charges sociales pesant sur le travail devront être transférées en bonne part sur toutes les productions y compris les importations grâce à la hausse de la TVA.

. Les bénéfices réinvestis en fonds propres ou versés en réserve de participation des salariés et les bénéfices issus  des ventes export dans les PMI devraient voir leur impôt société réduit de 50%.


-         - Ainsi l’Etat  ayant retrouvé la maitrise de sa monnaie et réduit résolument son train de vie,  retrouvera des marges de manœuvre pour investir dans un plan massif de ré-industrialisation  du pays :

 

. Les énergies renouvelables et les  technologies « propres » pour les produits

"écologiques"de demain comme ce le fut autrefois du TGV et du nucléaire.

. L’aménagement du territoire, dont dépend le dynamisme des régions

. La défense dont dépendent notre audience et notre sécurité  dans un monde  dangereux, en même temps que notre parité réelle avec l’Allemagne en Europe.


Voilà ce que pourrait être le chemin du redressement que les Français attendent !

Mais voilà aussi un chemin d’efforts et de sacrifices !

L’adhésion des Français, sans laquelle rien n’est possible, ne sera acquise cependant que si, loin d’aligner les perspectives moroses ou les incantations politiciennes ressassées durant trois décennies, ils voient un grand dessein  à leur portée !

Quel dessein alors ?

 

4)      Renouveler la Nation


Quand les corporatismes  et les facilités profitent, quand l’insécurité se propage, quand l’exclusion des uns ou des autres  se répand, peut-on demander à chacune et  chacun l’effort après tant d’années de désespérance ?


Non, car l’Etat qui porte « Liberté, Egalité, Fraternité » à ses frontons a failli ! C’est donc l’Etat qu’il faut en premier rétablir, au-dessus des querelles partisanes et des avantages particuliers, parce qu’il doit incarner l’intérêt supérieur de la Nation toute entière.


Rétablir l’Etat  c’est évidemment assurer son impartialité, mais c’est d’abord, dans la France d’aujourd’hui, faire en sorte qu’il n’y ait plus dans ce pays qu’une seule catégorie de Français : des Français à part entière !


a)     a)  Former et intégrer


Rétablir l’Etat, c’est reconnaitre qu’il n’y a pas de démocratie sans vertu (Saint Just) et pas de vertu  sans éducation (Ferry)


De la provient que l’Education Nationale doit former des citoyens, c’est-à-dire  enseigner d’une part aux enfants les savoirs,  d’autre part les droits et devoirs en toute société , et enfin leur faire découvrir sans censure partisane l’Histoire et les valeurs de la grande Nation à laquelle ils ont la chance d’appartenir . Il en découle évidemment qu’il convient d’en finir avec les « expérimentations pédagogiques » qui ont compromis l’apprentissage du Français et des bases du calcul,  voulu effacer l’ Histoire de la France et le patriotisme d’appartenance, ou encore renoncé à enseigner l’autorité en même temps que la liberté. L’autorité des enseignants eux-mêmes ne sauraient être bafouée par des élèves mineurs.

 

Mais si l’Histoire de France doit être enseignée à nouveau chronologiquement pour que les enfants comprennent son sens et puissent juger en citoyens demain, il faut qu’elle s’élargisse en restant rigoureuse.

S’élargir c’est ne pas, comme autrefois, inculquer à tous nos enfants que leurs ancêtres furent Gaulois, mais parler pour les uns et les autres de leurs cultures d’origine dans ce qu’elles eurent de meilleur.


Les rapports de la France et de l’Occident à l’Islam ne se limitent pas aux Croisades et à la colonisation !

De François Ier à la Révolution, la France fut une alliée constante de l’Empire Ottoman. En Europe même ce sont les califats d’Espagne qui firent progresser les arts et les sciences quand l’Occident était dans l’obscurantisme religieux, et ce sont eux encore qui organisèrent une prospérité sans précédent en faisant cohabiter Chrétiens, Juifs, et Musulmans Nos enfants musulmans doivent être fiers de cet Islam là.


Quant à la colonisation, il faut cesser de s’auto-flageller car nous avons tous été colonisés et colonisateurs à une période de notre histoire ! Les Gaulois  colonisèrent les Celtes et le furent à leur tour par les Romains, lesquels le furent par les Barbares, lesquels le furent ici et là  par des Vikings ou encore par des Maures…Allons-nous demander à Mr Monti d’implorer le pardon de la France pour Jules César ?


Bref, l’intégration des enfants, quelle que soit leur origine, dépend plus de la qualité de l’enseignement que du nombre de maitres. Là est la vraie refondation de l’enseignement, n’en déplaise au régime socialiste !


De la provient aussi qu’un effort particulier d’intégration  dans la société de nos jeunes, de toutes origines, doit être consenti au passage à la vie adulte. C’est pourquoi le rétablissement  d’un Service National civil  pour le compte de la collectivité et des plus démunis, serait incontestablement  le creuset  d’un mixage social, d’une adhésion aux valeurs  de  « liberté, égalité, fraternité », de l’insertion de tous dans la société, du retour du sentiment d’appartenance à une seule Nation, la France.

 

b)     b) Assurer la paix


Mais que serait un Etat  qui tout en se donnant les moyens de former et d’intégrer ses enfants ne serait pas capable de  protéger ses citoyens?


La sécurité n’est devenue un sujet en France que depuis que le chômage a explosé, que des familles remplissent insuffisamment leur rôle éducatif, que l’immigration est devenue incontrôlable, et que la justice a  manqué de résolution.

Le chômage, gangrène épouvantable, ne pourra régresser que grâce au redressement de la  croissance qui est impérative et  dépend des dispositions économiques et politiques précédentes.


Mais il faut reconnaitre  que le premier lieu d’éducation est la famille et que celle-ci  ne saurait se défausser sur l’Education Nationale comme cela a été encouragé depuis trop longtemps. Il convient donc de  rappeler cette responsabilité aux parents  qui  ont la chance en France de bénéficier d’un système généreux d’allocations familiales et de crèches. La contrepartie de cet effort de la société est que les familles qui démissionnent  pourraient  se  voir privées d’allocations familiales en cas de  manquement des  enfants, et voir la responsabilité pénale des parents systématiquement  engagée en cas de délit  de leurs enfants mineurs.

Du rôle primordial de la famille dans l’éducation des enfants, il découle que « l’expérience » d’adoption  d’enfants par les couples homosexuels sera abolie et que les enfants adoptés antérieurement à l’abolition se verront reconnu le droit de renoncer à cette «  filiation »  s’ils le souhaitent.


Enfin la maitrise de l’immigration  et l’assimilation de ceux que nous avons accueillis commandent la paix civile. 

Puisque la France compte 12 millions d’immigrés officiels et d’enfants d’immigrés soit près de 20% de sa population et rencontre de sévères problèmes d’intégration,  l’immigration devra  être strictement limitée jusqu’à nouvel ordre, ce qui ne pourra se faire en maintenant les accords de libre circulation, dits de Schengen. Nous devons intégrer d’abord nos enfants issus de l’immigration récente nés sur notre sol, leur offrir éducation, formation, débouchés, et espoir,  car ils sont Français à part entière avant d’accueillir de nouveaux arrivants que nous ne savons plus  assimiler. 

C’est pourquoi, à titre dissuasif, l’immigration sauvage sera privée de tous  droits sociaux, et le droit du sol devra être remplacé, comme en Allemagne,  par le droit du sang afin que tout enfant né ici n’obtienne pas automatiquement la nationalité française.


Assurer la paix enfin, c’est rétablir la légalité là où elle disparait, et c’est donc tirer les conclusions d’une violence montante  qui a prospéré  sur la faiblesse des lois et de leur application d’où découlent le sentiment d’impunité et le « no limit ».

Ainsi, quels que soient les cris d’orfraie des bons samaritains qui ont renoncé à mettre un terme à une criminalité conquérante, il faudra soumettre à l’approbation des Français le rétablissement de la peine de mort pour certains crimes tels que les assassinats d’enfants, les meurtres précédés de sévices qu’il soient sexuels ou non,  les crimes en bandes organisées, les actes de terrorisme.

Bien entendu les preuves de culpabilité devront être indiscutables et strictement encadrées pour éviter toute erreur judiciaire, et le doute, même minime,  devra toujours être favorable au justiciable. 

Ce changement devra être proposé aux Français par voie de référendum, non seulement pour nos institutions, mais également pour être opposable à la Cour de Justice Européenne (et tant pis s’il faut en faire une « exception » française !)


Mais la formation, l’intégration,  le retour de la sécurité, ne sauraient remplir les attentes d’une société en crise, ballotée par des forces qui semblent lui échapper.

Nos concitoyens et plus encore nos jeunes générations aspirent à se réapproprier leur vie, à s’affranchir de l’aliénation ressentie face à des pouvoirs lointains et inaccessibles, et à se mobiliser pour des causes sur lesquelles ils auraient prise.

 

c)     c)  Associer les Français à leur destin


Ne voit-on pas que l’on ne peut plus demander à un peuple éduqué, libre, sollicité à chaque instant par l’information et la nouveauté, de se contenter de subir et de suivre ?


Rien, ni dans la cité, ni sur le lieu de travail, ne peut être désormais entrepris et réussi dans notre civilisation du savoir et de la vitesse, sans la volonté du plus grand nombre c’est à dire sans la participation de chacun.

Aucun salarié ne supporte plus d’être victime sans avoir été associé  aux décisions et aux profits, aucun patron ne peut plus se passer dans la compétition internationale du meilleur de chacun de ses collaborateurs.


C’est pourquoi il faut proposer aux Français de reprendre la main sur leur destin via la Participation, et notamment  la cogestion à l’allemande dans l’entreprise.

L’entreprise comme l’individu ont tout à gagner à laisser de côté la lutte des classes  comme le management de droit divin pour faire front dans un monde où tout va plus vite , où le droit à l’erreur disparait, où l’innovation et l’excellence s’imposent.

Ceux qui apportent leurs compétences doivent donc être associés dans l’action comme dans les profits  à ceux qui apportent leurs fonds  puisqu’ils seront aussi partenaires dans l’effort et  les difficultés.


Qu’est-ce à dire donc dans l’entreprise ?


-         - Participation avec voix délibérative des salariés dans les conseils d’administration   (1/3 des sièges réservés aux salariés)

-         - Participation aux bénéfices sous forme de distribution ou d’actions.


C’est ainsi que les partenaires dit sociaux trouveront dans chaque entreprise les moyens de la faire progresser , voire de consentir des sacrifices de part et d’autre par gros temps , car il y va de l’intérêt de tous , sans qu’il soit besoin de recourir à des « accords nationaux » de syndicats plus ou moins représentatifs  sur « l’organisation du marché du travail »  et la « flexi-sécurité » qui ne sont qu’un avatar libéral de plus  en période de chômage de masse. 

Aux textes, préférons le bon sens pragmatique de partenaires  parfaitement informés de l’entreprise et de ses enjeux !


Reste enfin la cité  où le pouvoir des citoyens, comme dans l’entreprise, doit être renforcé pour ne pas être confisqué par quelques-uns, fussent-ils des partis.


-          - Le référendum d’initiative populaire doit donc être facilité, et le référendum en général imposé comme voie unique de réforme de la Constitution (or cas d’invasion).

-          - Le Sénat , héritage du passé, doit être rénové dans l’esprit du projet de 1969 afin de faire une place plus  large aux représentants des forces vives du capital et du travail qui constituent le fer de lance du pays.

     - Le chef de l’Etat doit redevenir le premier des Français et non plus le leader d’un parti. Peut être  faut- il  un seul  mandat de 7ans pour inscrire l’action dans le temps,  sans renouvellement possible pour le rendre plus imperméable aux soucis d’une réélection.Son droit de dissolution de l’Assemblée Nationale devrait en ce cas être assorti d’une obligation de démissionner en cas de réélection d’une assemblée contraire, ce qui limiterait les désastreuses cohabitations politiciennes.


Que chaque Français retrouve ainsi dans son entreprise où dans la cité le pouvoir d’influer, d’orienter et de devenir acteur de son destin personnel et collectif trop souvent confisqué !

Voilà qu’aussitôt notre société retrouverait un peu de l’oxygène dont elle semble privée !


Une France plus forte économiquement,  plus enthousiaste et plus rassemblée  dans sa diversité grâce ce nouveau contrat social pourrait redevenir un partenaire moteur dans une Europe apaisée par la fin des utopies, mais unie par les solidarités.

Dès lors quel serait son dessein à l’extérieur ?

 

5) la survie de la planète dans la paix et la liberté.


Dans la tradition gaullienne, la France doit continuer de délivrer un message universel de paix, de liberté, et d’indépendance. Mais le droit des peuples à disposer d’eux –mêmes en ce siècle  passe par la lutte pour la survie d’une planète  pour l’Homme !

Ce devra être son engagement particulier !


Pour autant  l’influence de notre pays n’est plus ce qu’elle était après 30 ans de renoncement, d’affaiblissement de nos moyens, face  à la montée en puissance de nouveaux géants.


Au plan des moyens, la laborieuse performance de nos armes en Lybie, où nous n’aurions pas pu seuls, sans l’appui des Américains et des Britanniques, venir à bout de Kadhafi, en dit long sur nos capacités réelles. Inavouée par nos dirigeants UMPS qui continuent de tromper les Français sur l’illusion d’une grande puissance, la chute de nos moyens est patente, comme le montre le report des investissements au fil des lois programmes, et comme en atteste  notre aviation de combat ramenée de 450 appareils en 2001 à 260 en 2011 selon le Général d’Armée de l’Air, Fleury.


C’est pourquoi, profitant du renouveau économique, la France devra redonner à sa Défense les budgets nécessaires (moins de 2% du Pib aujourd’hui !) pour assurer dissuasion et capacités d’intervention autonomes  dont dépendent sa crédibilité dans le monde :


-         - La dissuasion devra être renforcée et durcie, notamment au plan qualitatif car de plus en plus de pays peuvent disposer rapidement de l’arme nucléaire

         -  Les forces conventionnelles doivent être conçues comme des systèmes capables d’intervenir de manière autonome, sans dispersion,  sur des théâtres d’opération plus proches où la France a un rôle historique à jouer comme nous le verrons plus loin, ou pour protéger ses possessions lointaines. En conséquence de quoi,  la marine devrait être privilégiée avec un indispensable second porte-avions.     

    

Pour autant cela n’ira pas sans une révision  stratégique, à la mesure de ses intérêts et de ses capacités  réelles.


En particulier, la France devra concentrer ses efforts sur sa place et l’union en Europe ainsi que sur  la stabilité en Afrique où son Histoire, ses solidarités, ses moyens lui confèrent une importance particulière, plutôt que se disperser  seule ou  comme supplétif des USA, dans des aventures qui ne sont pas les siennes telles que l’Afghanistan ou l’Irak.


Au Moyen Orient et en Afrique, où couve le fondamentalisme, en soutenant tous les pouvoirs laïcs, mais aussi en se faisant entendre des masses par un discours de fermeté à l’égard d’Israël dont l’intransigeance nourrit depuis 50 ans à tous les extrémismes anti –occidentaux.

En Afrique, où nos liens et nos intérêts centenaires sont battus en brèche tout à la fois par la Chinafrique qui a remplacé la Françafrique  tant décriée par nos benêts nationaux, par la montée de l’islam fondamentaliste et par la pauvreté de la jeunesse.

C’est là qu’il va falloir peser  de toute notre influence car il y va de notre sécurité et du développement autour de la Méditerranée pour les prochaines 50 années.


Il y va aussi de notre poids politique et culturel dans le monde puisque la voix de la France à l’Onu n’a longtemps été entendue que parce que les pays Africains francophones votaient dans notre sens, et puisque l’Afrique, promise à un avenir brillant,  reste  le centre de la francophonie et le premier bastion de notre culture.

Que serait une Afrique francophone de 700 millions d’habitants d’où la Chine nous aurait complètement évincés comme elle est en passe de le faire ?


Choisir cela n’est pas renoncer à intervenir dans les affaires du Pacifique et de l’Asie,  notamment via l’Europe dans le domaine économique, où avec nos Alliés lorsque c’est nécessaire, mais c’est afficher un engagement sérieux , crédible et résolu là où nous pouvons nous donner les moyens de compter  et d’influer sur le cours des choses tandis que les rodomontades à tous propos de  dirigeants impuissants à passer aux actes, là où ils ne peuvent rien, ne font qu’affaiblir le prestige du pays.

Choisir cela, c’est aussi susciter les appuis et les solidarités  dont nous avons besoin, au-delà de l’Europe,  pour que le monde s’accorde enfin  au plus vite sur les moyens de  sauver la planète tout en préservant le développement.


Voilà finalement ce que pourrait être le renouveau gaulliste !

 Le redressement économique du pays dans une Europe redevenue prospère loin des chimères, le rétablissement d’un Etat  volontaire plutôt que boulimique, le rassemblement des Français  associés à la bonne marche de leurs entreprises et de leur cité, le retour d’une France crédible  et respectée dans les affaires du monde !

Voilà le chemin qui pourrait être proposé aux Français à partir du monde et de la France tels qu’ils sont aujourd’hui  et des enjeux qui seront les nôtres demain!


Pour que vive la France !

 

 

Roger Franchino

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Published by katsumoto - dans politique
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  • Roger Franchino
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
Président Club de pensée France Rebelle.
Conseil National de Debout la  France
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général dans des multinationales ou des PMI . Président Club de pensée France Rebelle. Conseil National de Debout la France

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