Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 15:01

D’odieuses images circulent sur un effroyable massacre de civils aux armes chimiques et le monde entier s’insurge naturellement  contre la barbarie.L'horreur suscite  dégoût et  révolte. Doit elle pour autant générer des réactions qui feraient courir au monde d'autres dangers?

 

  Car les va- t-en guerre occidentaux , ne pouvant obtenir le soutien des Russes et des Chinois, échafaudent déjà des représailles militaires en dehors du cadre de l’Onu, et le monde retient son souffle.

 

Où va t-on ?

 

L’Amérique, dont tout dépend en vérité,qui voudrait être assurée que l’arme chimique a bien été employée par le régime de Damas et non  par un groupe d’opposants, temporise avant de  s’orienter , à reculons, vers une intervention limitée dont l’objectif est de punir et, plus encore, de ne point perdre la face.

 

Les contrôleurs de l’Onu tentent de vérifier dans des conditions précaires la réalité et surtout d’identifier les auteurs du massacre car le crime pourrait profiter à l’un comme à l’autre camp. Gageons qu’ils ne pourront conclure avec certitude.

 

En Europe les Anglais sont comme de coutume aux côtés de l’Oncle Sam dès qu’il fait mine de dégainer fut ce sans cause réelle comme hier en Irak, l’Allemagne reste prudente comme l’y poussent ses intérêts laissant au coq gaulois de bomber le torse lui qui n’ a plus guère d’ergots tant il a choisi les  profs et les fonctionnaires aux  dépends de ses soldats.

 

La Russie de son côté gronde, soucieuse de préserver à tout prix son dernier allié et ses dernières facilités militaires au Moyen Orient.

 

Les monarchies du Golfe se taisent craignant un embrasement régional , tandis que la Turquie, membre ambigu de l’Otan, se dit prête à soutenir une intervention qui pourrait aider, en réalité, le courant islamiste sunnite  opposant d’Assad.

 

Le vrai danger vient pourtant d’ailleurs, et  plonge ses racines dans le conflit israélo musulman  comme toujours  depuis  1948 .

 

Il provient d'un côté d’Israël dont les faucons au pouvoir  espèrent qu’une frappe  pourrait entrainer l’Occident dans une guerre préventive contre l’Iran leur cible ultime. Il surgit de l'autre des  mollahs iraniens,  qui, alliés de l’alaouite Assad via le Hezbollah  chiite pour battre  islamistes sunnites et  laïcs, espèrent détourner  la révolte des Iraniens contre leur régime aux abois en réalisant l’union nationale  dans un nouveau djihad.

 

Qui ne voit  que cette  situation  complexe où s’imbriquent une guerre civile et des intérêts de puissances  est extrêmement dangereuse et que tous les éléments d’un engrenage que nul ne maitrise sont réunis ?

 

D’un côté, nul  n 'est assuré à cet instant  que le régime d’Assad est le responsable du recours aux armes chimiques, même s’il y a des présomptions fortes.

De l’autre, l’environnement géopolitique local est marqué par la présence de deux états belliqueux  ( Israël et l’Iran) bien plus concernés par leur rivalité locale que par le sort des populations civiles syriennes.

Enfin , les principales puissances mondiales , USA et Russie, sont engagées ici dans un bras de fer où la perte de face et de prestige de l’un ou l’autre de leurs dirigeants serait intolérable. La Russie  ne pourra éternellement accepter d’être humiliée par un Occident triomphant depuis l’effondrement de l’Urss.

 

Qui ne se souvient parmi nos politiques, en Europe particulièrement, que les conflits  sont à trois reprises depuis 1870  nés de l’irrationnel, d’analyses erronées, et d’engrenages non maitrisés ? 

 

Le casus belli apparent  aujourd’hui provient certes de ce qu’il y a eu attaque chimique et que l’Occident ne peut rester les bras croisés sans réagir , parce que le droit international  l’y pousse et parce qu’il a fait  savoir qu’il en ferait une ligne rouge.

 

Faut-il pour autant   prendre le risque d’embraser le Moyen Orient quitte à  faire le jeu des sionistes extrémistes ou des mollahs  irrédentistes?Assurément pas !

 

Quel est  l’objectif  réel poursuivi par l’Occident ?

 

Pourquoi , s’il s’agit uniquement de punir un crime de guerre et si Assad est  responsable du crime chimique, ne pas le faire juger par contumace   par la Cour de Justice Internationale , tout en renforçant considérablement  en armes antichars et anti aériennes  la seule rébellion  laïque afin de faire tomber au plus vite son régime?

 

Pourquoi ne pas prendre conscience qu’en réalité il n’ y aura pas de paix dans cette région tant qu’Israël n’aura pas été contraint de renoncer à son rêve du Grand Israël avec l’expulsion des populations arabes, et de négocier sincèrement un nouveau départ avec ses voisins ?

 

Pour cela il faudrait une pression ferme d'une Amérique dont les Présidents dépendent un peu trop de la diaspora juive et  aussi la garantie des Russes, comme sera nécessaire leur appui pour interdire bientôt l’arme nucléaire à l’Iran . Autant de raisons de ne pas lesexclure du Proche Orient aujourd hui, et notamment de la Syrie.

 

C’est moins spectaculaire et sans doute plus malaisé, mais assurément plus  responsable qu’un feu d’artifice de missiles de croisières aux conséquences imprévisibles sur cette poudrière.

 

Sortir de l’irrationnel, agir résolument mais avec sang-froid , voilà ce que les peuples attendent des dirigeants des principales puissance occidentales !

 

Dire cela c’est malheureusement constater  l’amateurisme voire la complaisance du gouvernement français envers des intérêts qui ne sont pas ceux de la France.

 

Comment apprécier en effet les déclarations boute feu de Laurent Fabius qui, sans preuve publique,  a demandé un recours à la force et s’est immédiatement précipité en Israël, non tant pour s’entretenir soudainement des pourparlers israélo palestiniens, que pour discuter de la Syrie avec un  Netanyahou qui ne rêve que de guerre contre l’Iran ?On voudrait être sûr qu’aucune proximité personnelle n’influence excessivement  le jugement de notre brillant ministre des affaires étrangères qui est avant tout un ministre de la France…Son voyage, dans les circonstances présentes était, à tout le moins, maladroit !

 

Comment juger un gouvernement qui ne cesse de tailler nos moyens militaires, dont les armées ne disposent que de la moitié des avions de la Syrie, dont la marine ne pourrait aligner qu’un porte avion et aucun missile de croisière, et qui prétend néanmoins jouer les premier rôles sur un théâtre d’opérations aussi lointain ?

 

Que penser de l’amateurisme de gouvernements qui après la laborieuse intervention en Lybie n’ont pu interdire le  terrain aux islamistes faute de clairvoyance et de moyens,  qui ne savent toujours  pas trier le bon grain de l’ivraie en Syrie,  choisissent les Frères Musulmans contre  les laïcs en Egypte, et prennent le risque d’une  disparition du Liban ?

 

Une fois encore le gouvernement de la France, dans la continuité du précédent, entretient dans le discours l’illusion d’une puissance  universelle à laquelle il a en vérité renoncé dans  ses actes par faiblesse, lâcheté, rouerie.

La France affaiblie économiquement, endettée, mal gérée, est en passe de perdre  les moyens de peser en Europe et en Afrique, son pré carré ,parce que ses élites rêvent d’Europe fédérale  et gaspillent les deniers publics !

 

Français , ne vous laissez pas  abuser ! Ce gouvernement ne sait pas où il va , en cela comme en tout!

 

 

Roger Franchino

 

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 10:43

Le bras de fer qui opposait depuis des mois les Frères Musulmans radicaux aux démocrates musulmans ou laïcs a finalement dégénéré dans le retour de l’armée et la mise au pas forcée des premiers.

 

Aussitôt la France ,qui de toutes façons n’en peut mais à mesure que sa voix faiblit en proportion de son déclin économique et militaire, s’est mise en tête d’admonester les généraux et de prendre le parti des islamistes.

 

D’aucuns pouvaient penser que notre démocratie laïque ferait preuve de plus de discernement après avoir pu observer durant de longs mois le sourd grignotage  de la démocratie par le Président Morsi qui a précipité des millions d’Egyptiens dans la rue pour scander « Morsi, dégage ! »

 

Mais non ! Notre France préfère voler au secours des barbus égyptiens qui soutiennent leurs cousins que nous combattons au Mali,  tout comme elle sourit à Ennarda  qui ne rêve que d’étouffer le printemps tunisien sous la charia entre deux assassinats, tout comme elle a laissé proliférer les djihadistes dans la Lybie qu’elle a libérée de Kadhafi, tout comme enfin elle ne fait guère de distinction entre les opposants à Assad en Syrie.

 

Le 13 Février 2011 je titrais ici, à propos des printemps arabes «  ni démocratie , ni paix sans soutien actif de l’Occident » et préconisais un plan Marshall pour donner du travail à tous les miséreux  sans quoi la faim, mauvaise conseillère, les jetterait dans quelques sinistre aventure où les mollahs et l’obscurantisme pourraient  avoir la part belle aux portes de l’Europe. Le G8 quelques mois plus tard parla de 40 milliards $ qui seraient déversés par l’Occident…paroles, car il semble qu’à ce jour rien de significatif n’ait été fait !

Et ce que je prophétisais malheureusement semble en passe de se réaliser.

 

Qu’a fait la France pour que ce qui fut promis soit apporté ? A-t-elle battu le rappel de son Europe et de ses alliés américains pour  tenir ce qui était vital aux jeunes démocraties ?A-t –elle été aux cotés des libéraux pour leur fournir le soutien qu’il pouvaient éventuellement solliciter ?

Non ! La France parle sur tout, morigène sans comprendre, réprimande sans connaitre, et n’agit guère empêtrée dans un improbable redressement au sein d’une Europe de boutiquiers.

 

Alors que ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée et en Afrique commande son avenir comme celui de l’Europe, elle se contente de l’illusion de sa victoire facile contre quelques bandes armées au Mali.

 

La France a perdu le sens de l’Histoire et même l’Histoire tout court.

 

Elle oublie que  Nasser, militaire et grand patriote égyptien,  a libéré en 1954 l’Egypte des Frères Musulmans  pour moderniser le pays et nourrir les paysans du Nil, tout comme elle a protégé Khomeiny en 1974  contre le Shah d’Iran, monarque absolu mais ouvert, avec les résultats que l’on sait, tout comme elle oublierait demain que c’est l’armée forgée par Atatürk qui a fait la Turquie moderne avec le droit de vote des femmes en 1934 bien avant que De Gaulle ne le donne aux Françaises.

 

Notre France a perdu dans un angélisme crétin la boussole de la  République laïque qu’elle est encore !  

 

Roger Franchino  

 

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 13:36

Depuis 2008, France Rebelle , voir «  l’Europe allemande ou les erreurs de la France » soutient ce qui devrait être une évidence pour nos dirigeants : l’euro héritier du deutschemark ne peut être la monnaie de la France, non pour d’obscures raisons nationalistes  mais tout simplement parce que son économie n’en a ni la force ni la culture.

 

Pire en opposant nos intérêts frontalement, la monnaie unique mine l’amitié franco allemande qui est le principal acquis de l’après-guerre et la condition préalable à toute construction européenne.

 

Foin de cela, tout ce que la France compte d’euro béats dans le monde politique ou les médias a tenté d’imposer une religion de la monnaie unique en laquelle il fallait croire sans discussion sauf à être excommunié  par  les ayatollahs prétendument experts d’une pensée unique vouée à l effondrement.

 

Mais voilà qu’un Allemand, Mr Hans Olaf Henkel, ex patron d’entreprise et président du Medef allemand, professeur honoraire de l’Université de Mannheim , et ex chaud partisan de l’euro, remet en cause dans Le Monde la monnaie unique avec des arguments dont  France Rebelle aurait mauvaise grâce à revendiquer la paternité  exclusive !!

 

Que dit il ?

 

« Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n'ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J'estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l'euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l'évidence : l'euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l'Allemagne.

 

Pendant des décennies, la France a maintenu sa compétitivité mondiale à coups de réformes sociales et de dévaluations modérées. Aujourd'hui, elle est prise en tenailles entre un gouvernement qui ne peut pas ou ne veut pas imposer les réformes nécessaires et une monnaie qui l'empêche de procéder à une dévaluation, seul moyen d'exporter à des prix raisonnables. Cette situation entraîne une récession, une flambée du chômage, une diminution de l'assiette fiscale et un creusement de la dette publique.

 

Si les Français rêvent de croissance économique, les Allemands, eux, s'inquiètent de l'inflation : les retraités et les rentiers voient leur épargne s'évaporer, ce qui entraîne une ruée sans précédent vers l'immobilier dans les grandes villes allemandes. Et, alors même que le président Hollande plaide auprès de la Banque centrale européenne pour une nouvelle baisse des taux d'intérêt, son homologue allemande Angela Merkel demande leur relèvement. A l'évidence, la monnaie unique n'est pas viable dans des contextes économiques aussi différents que ceux de l'Allemagne et de la France (sans parler de la Grèce).

 

Au lieu d'ajuster la monnaie aux réalités économiques des différents pays européens, Bruxelles, Paris et Berlin ont préféré soumettre ces réalités divergentes aux impératifs d'une monnaie unique. Pour maintenir l'euro, nous dit-on, il faut combler l'écart de productivité entre l'Allemagne et la Grèce. D'où le pacte budgétaire européen, conçu comme un instrument d'homogénéisation économique. Le problème, c'est que cette stratégie s'avère inefficace. En effet, presque aucun des pays de l'Europe méridionale ne remplit ses engagements budgétaires. Voyant que ces pays ne parviendront pas à rattraper leur retard, on exhorte les pays d'Europe du Nord, et en particulier l'Allemagne, à ralentir la cadence.

 

Si la France ne va économiquement pas mieux que l'Italie, les réformes qui y sont mises en oeuvre promettent d'être encore moins efficaces. On pourrait même considérer que certaines décisions prises récemment par le gouvernement Hollande, comme l'augmentation du salaire minimum, l'abaissement de l'âge de la retraite pour certaines catégories de travailleurs et l'introduction de taxes contre les riches, ne vont pas dans le bon sens. L'économie française est contrôlée à plus de 50 % par l'Etat et 90 salariés sur 1 000 sont des fonctionnaires, contre seulement 50 en Allemagne.

 

A l'époque du franc et du deutschemark, les conséquences de tels décrochages se cantonnaient plus ou moins aux frontières nationales. Souvenons-nous que l'Allemagne, elle aussi, a traversé une période sombre et qu'elle était surnommée "l'homme malade de l'Europe" ; nombre de ses citoyens regardaient alors avec admiration au-delà du Rhin. Mais, avec la monnaie unique, ces décrochages se soldent fatalement par un euro trop fort pour le Sud et trop faible pour le Nord. Conclusion : Peugeot et Renault perdent des parts de marché, tandis que les Audi et les BMW s'exportent à tour de bras.

 

Entamer la compétitivité de l'Allemagne

 

Nous touchons là au coeur des tensions entre la France et l'Allemagne. Non contents de vouloir introduire les euro-obligations et de mutualiser ainsi les dettes publiques, les dirigeants français somment leurs voisins allemands de freiner leur productivité, de réduire leurs exportations et d'augmenter leurs importations. Or, depuis l'introduction de la monnaie unique, les exportations allemandes sont de moins en moins tributaires de la zone euro. A ce jour, elles s'écoulent à plus de 60 % en dehors de la zone euro. Le Royaume-Uni a supplanté la France au titre de principal partenaire commercial de l'Allemagne. Un ralentissement de la productivité allemande au motif de "sauver l'euro" risquerait d'entamer la compétitivité de l'Allemagne sur les marchés internationaux. D'après certains hommes politiques allemands, c'est un risque qui mérite d'être pris pour normaliser les relations avec la France. Je ne suis pas de cet avis. Je ne pense même pas que la France puisse en tirer un quelconque bénéfice.

 

Le temps est venu de reconnaître que l'euro faillit non seulement à sa vocation économique mais à sa vocation politique. N'était-il pas censé contribuer à l'intégration européenne et à la paix ? Au lieu de cela, les divers plans de sauvetage de l'euro ont obligé l'Allemagne à endosser le rôle de bailleur de fonds, l'autorisant ainsi à sermonner ses débiteurs potentiels, dont la France. Les Français n'aiment pas qu'on leur donne des leçons, et pour cause : avant l'introduction de l'euro, le gouvernement allemand n'avait pas à s'ingérer dans la politique économique de ses voisins. Aujourd'hui, il semble se préoccuper davantage des privatisations grecques, de la dette publique italienne et des réformes françaises du travail que de ses propres problèmes intérieurs. L'Europe méridionale tenait jadis l'Allemagne dans le plus grand respect. Lors de la récente visite d'Angela Merkel à Athènes, il a fallu déployer 7 000 policiers pour assurer sa protection.

 

Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d'adopter la monnaie unique. L'éventualité d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d'égaliser et d'harmoniser. Avant que l'amitié franco-allemande n'en soit la victime collatérale, finissons-en avec la monnaie unique !

 

Traduit de l'anglais par Myriam Dennehy

 

Hans-Olaf Henkel (Ancien dirigeant d'entreprise. Professeur honoraire à l'université de Mannheim (Allemagne))

 

Hans-Olaf Henkel, ancien dirigeant d'IBM en Allemagne, a présidé le Bundesverband der Deutschen Industrie, l'équivalent allemand de l'organisation patronale française, de 2000 à 2005 »

 

Mr Henkel serait il un Allemand « populiste » suivant le dernier anathème à la mode des eurobabas ?..pis, un gaulliste ?

 

Merci Le Monde ….ENFIN !

 

Roger Franchino

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:12

« Moi Président… » de conférence en gloussements révèle, quand s’estompent les ambiguïtés, une ligne d’action qui  conduit à l’affaissement moral de la société,  au renoncement à la Nation , et par conséquent à son assujettissement en Europe, puis à son effacement dans le monde.

 

L’action entreprise de longue date par le courant qui le soutient, d’inspiration profondément soixante huitarde matinée de libéralisme, poursuit ses attaques contre les valeurs d’une société qu’il lui faut atteindre tant il est animé par une haine profonde de la Nation.

 

Ce courant est né sur les utopies du renoncement au travail, de la croissance zéro, de l’interdit d’interdire, du laisser faire , du « sous les pavés , la plage » de petits bourgeois gâtés , égocentriques et jouisseurs sans contrepartie d’une société qui fut prospère et en paix.

 

Ces petits bourgeois qui peuplent les allées du pouvoir depuis 40 ans  n ‘ont eu de cesse de vautrer le pays dans la facilité, le renoncement à l’effort et aux obligations morales indispensables au fonctionnement d’une société.

 

Hier , dans les familles et à l’école l’enfant est devenu « roi », prétendument capable de s’auto-former et de s’administrer, avec les résultats que l’on connait  sur le plan des résultats scolaires, de l’engagement dans la société et au travail et de la délinquance.

Les enseignants,  devenus  un groupe de pression corporatiste pourvoyeur  du PS en militants  trotskystes ou libertaires, ont développé l’idéologie internationaliste qui a rendu l’Histoire de France illisible hier dans les manuels,  répandu l’idée misérabiliste que le profit et l’entreprise sentaient le soufre, et tentent aujourd’hui de nier les sexes.

 

Selon ce courant , il convient de partager sans gagner, de profiter sans trop travailler, tout en répandant un prêchi prêcha sur la justice sociale, la permissivité, et l'internationalisme.

 

De là procède qu’il a imposé les 35 heures, établi la retraite à 60 ans, recruté à tour de bras des fonctionnaires pour un millefeuille kafkaien qui coute 150 milliard € de plus que dans une Allemagne de 82 millions d’habitants , mettant en faillite un Etat mal géré.

Sous sa pression,  « Moi Président… » a promis de recruter 60000 enseignants supplémentaires portant le ratio de nombre d’élèves par  maitre à 17 pour 1, sans que l’on puisse espérer voir nos enfants mieux formés qu’hier et bien moins encore qu’avant-hier !! ( voir rapport de la Cour des Comptes).

Dans le même temps, on réduit les capacité de Défense, secteur non syndicalisé, alors même que les menaces augmentent sur notre Sud et en Outremer, au dessous du minimum nécessaire ( voir Lybie et Mali)  pour  notre indépendance qui commande nos libertés.

 

Le laisser aller et le laisser faire tolèrent  une immigration non maitrisée, à qui l’on ne demande plus de s’intégrer dans notre société et d’accepter notre culture puisque l’on a décrété que la France devait, au contraire, se soumettre à "la diversité" et  devenir "plurielle", quand on ne lui demande pas d 'implorer le pardon pour son passé en Afrique.

 Comment pourrait on d’ailleurs lui  demander de s’intégrer puisque dans le même temps les factieux œuvrent à la désintégration de la Nation ?

 

-     Désintégration de la société par la remise en cause de la famille et notamment de la parenté  au profit d’une égalité de confort  refusée par une Nature pourtant encensée par les écologistes.

-     Désintégration de la société  par la permissivité des lois et de leur application,  encouragée par Mme Taubira, face à une criminalité triomphante.

-     Attaque de la langue en introduisant l'Anglais comme langue d'enseignement dans le supérieur.

-     Désintégration de la Nation promise par « Moi Président.. »   en autorisant le vote des étrangers aux élections  locales.

-     Désintégration de la France  en prônant après la signature du Pacte de Stabilité, un gouvernement fédéraliste européen, en réalité sous domination allemande.

 

Qui ne voit que ce qui est présenté comme un catalogue de mesures indépendantes, est en fait un projet cohérent d’affaiblissement de la société et d’effacement de la Nation, une forme de complot ?

 

Alors tandis que la France est le seul grand pays, membre du Conseil de Sécurité et puissance nucléaire, à se laisser dicter ses lois par une poignée de technocrates supranationaux,  on ne saurait se contenter de quelques hoquets de dindon à Tulles ou Rodez !

 

C’est bien une véritable guérilla idéologique qui est menée contre ce pays, et c’est bien cette bataille  qu’il convient de mener durement et de gagner,  que l’on soit patriote de droite ou de gauche.

 

Sus aux factieux !

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 15:15

Tandis que «  Moi Président… »  rêve à voix haute, devant un parterre de journalistes médusés,  un avenir  virant au rose  comme le PS et les mignons qu’il va marier, les partis  s’activent  déjà  pour préparer les prochaines échéances européennes et municipales.

Telle auberge organisera des primaires entre mitrons locaux , telle autre tentera d’allécher avec d’improbables sauces molles, telle autre tentera de percer en bricolant du bric et du broc mais assurément pas du choc.

De partout accourent "bénis mais oui" de la dernière heure ou  apparatchiks à la langue de bois  dans des cours de Versailles, petites ou grandes, où paradent des roitelets  narcissiques  distribuant  charges  et compliments aux plus lisses et inconsistants pourvu que ceux ci les gratifient d' applaudissements en cadence et  flatteries façon  De Funes dans Ruy Blas! 

 

Pauvre France et pauvres Français  !

 

Alors bien modestement, France Rebelle a choisi de réunir des femmes et des hommes différents dans un club de pensée et d’action, un «  think tank hands on»  dirait -on pour plaire à Mme Fioraso. Des femmes et des hommes profondément attachés à notre pays, qui savent les conditions du sursaut, qui font sans trop parler quand les politiciens font l’ inverse.

Un « think tank » gaulliste sur le fond  bien  sur, au milieu de tous les « think tank » libéraux, socialistes, et euro quelque chose….mais un"think tank" qui agit chaque jour pour convaincre ses pairs, pour aider concrètement le pays, pour donner un coup de main à une jeunesse qui désespère.  

 

Des femmes et des hommes qui prennent chaque jour des commandes, créent de nouveaux produits ou services, gèrent des fabrications, et savent le prix de l’effort , de la concurrence internationale, et de la qualité des équipes autrement que par de doctes lectures.

Dirigeants par ambition sans complexes, mais exigeants au  premier chef  pour eux-mêmes,  en s’imposant l’efficacité pour règle et la réussite pour sanction,  car  tel doit être celui qui aspire à commander.

Dirigeants par personnalité oui, mais avides d’écouter ceux qui les accompagnent,   d’accepter débats et  remises en causes pourvu que l’objectif soit l’excellence, d’encourager les talents à s’exprimer et à se dépasser.

Des femmes et des hommes modestes aussi, bien loin de croire qu'ils sont les meilleurs au monde comme le pensent certaines de nos élites estampillées, mais acharnés à prouver que leurs idées gagnent.

 

Nos rangs grossissent d’énergies nouvelles, de combattants de chaque jour qui  veulent un autre dessein pour ce pays , qui s’engagent  maintenant et sauront le faire demain encore.

 

A vous tous, merci pour tout ce que nous aimons!

 

Et pour la FRANCE AUTREMENT que nous voulons!

 

Roger Franchino

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 00:22

Voici qu’une chapelle du Parti Socialiste qui a voté sans sourciller le Pacte de Stabilité après tous les autres traités de l ‘Europe germaine, s’agite contre l’Allemagne et désigne Mme Merkel  à la vindicte du bon peuple de gauche puisqu’elle serait responsable des malheurs de la  France.

 

Cocasses déclarations populistes d’un parti prompt à désigner pourtant, sous ce vocable méprisant, tout ce qui jusqu’ici mettait le doigt sur une des tares fondamentales l’Europe !

 

Aussitôt tout ce que la classe politique compte de vichyssois, de professionnels du renoncement, ou d’euro babas, s’est insurgé contre ces gesticulations  sacrilèges à l’égard de notre voisin modèle d’Outre Rhin.

 

Va-t-on un jour dans ce pays voir revenir au pouvoir des hommes et des femmes  adultes ?

 

Car enfin, peut-on raisonnablement reprocher à l’Allemagne, puissance économique dominante en Europe depuis 100 ans, peuple laborieux et ambitieux,  de faire selon ses intérêts et de s’assurer  le contrôle économique d’une Europe qui absorbe la moitié de ses échanges ?

 

S’il y a abus de position dominante, et il y a incontestablement abus, ne faut-il pas en chercher la responsabilité chez nos propres dirigeants, socialistes ou libéraux, qui depuis 30 ans ont tout cédé par hostilité à leur Nation,  utopie internationaliste ou mercantilisme mondialiste ?

 

C’est Giscard qui a voulu le SME dans lequel le Franc se liait au Mark, c’est Mitterrand qui a fait payer cher à la France la réunification de l’Allemagne avec la récession de 1993 en suivant la hausse des taux d’intérêts sur le mark, c’est lui encore et Chirac qui ont accepté la naissance officielle de l’Europe allemande avec le Traité de Maastricht, c’est Chirac qui a accepté le Traité de Nice qui a mis fin à la parité politique entre la France et l’Allemagne, c’est Sarkozy avec l’appui du PS qui s’est assis sur le rejet de la Constitution européenne par les Français pour  faire voter le Traité de Lisbonne consacrant la domination des thèses allemandes  dont le Pacte de Stabilité est le parachèvement ….. en attendant la prochaine étape « fédéraliste » que tous les ayatollahs de l’euro à l’UMP, au centre et au PS appellent de leurs vœux !

 

Dès Janvier 2009, dans "l 'Europe allemande ou les erreurs de la France", en plein merkozysme triomphant, je montrais ici comment et pourquoi nous en êtions arrivés là et ce qu'il nous en coûtait.

 

La croissance française garrotée par un euro qui n'est qu'un avatar du Deutschemark ne suffit plus à financer un Etat boulimique qui, dès lors, s'enfonce dans les déficits et l'endettement, d'autant plus que droite et gauche s'emploient à accroitre sans cesse la dépense publique!

 

Rien de tout cela n’aurait été possible si la France s’y était opposée ! Rien, si ses dirigeants, par lâcheté, incompétence, ou trahison, n’avaient consenti au renoncement et à l’asservissement !

 

Non ! Messieurs les socialistes en culottes courtes, mille fois non ! Ni Mme Merkel, ni l’Allemagne ne sont responsables de votre coupable faiblesse, de votre insondable sottise, et de votre fourberie éhontée !

 

Fourberie, en effet, car vos propos d’une autre époque,  non seulement  trompent les Français  mais mettent en péril par l’anathème le seul véritable actif  de la construction européenne : l’amitié franco-allemande

 

Savoir dire « Nein » sans contorsions latines inutiles, négocier fermement avec notre voisin d’Outre Rhin, ne jamais renoncer à quoi que ce soit d’essentiel et  savoir proposer une vision  réaliste sur d’évidentes communautés d’intérêts, voilà ce que les Français attendent de dirigeants légitimes !

Entendre une France  intransigeante sur ses intérêts  mais fiable,  déterminée mais constructive, dotée d’une vision concrète de l’Europe où  nos deux pays s’équilibreraient en respectant leurs différences, voilà ce qu’accepteraient avec respect, et même soulagement,  les Allemands !

 

En l'espèce le seul débat résolu  avec l'Allemagne est  l'euro  qui  ne peut être aussi fort que le Deutschemark,  la BCE qui  ne peut être la copie de la Bundesbank avec pour seul objectif l'inflation, et l'UE  qui ne peut être une passoire....l'austérité et la croissance sont les effets , pas les causes!

 

Mais aucunement les jérémiades d’une poignée de « bonnets d’ânes »  chétifs  lorsque sonne la fin de  la « récré » !

 

L'Allemagne s'est débarassée  voici 20 ans du  mur de la honte...

 

 Et toi, ma pauvre France, quand feras tu tomber ton  "mur des cons" ?

 

 

Roger Franchino

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 00:33

Mais quel est ce climat de fin d’époque que chacun pressent et qui paralysie nos politiciens ?

 

Un gouvernement de blanc becs embourbé dans son "mani pulite" de vaudeville erre d’indécisions en approximations confites de prêchi prêcha  sur les vertus d’une Europe qui se craquèle,  de vaticinations sur  la dépense publique qu’il faudrait réduire sans avoir la volonté d’y parvenir , de tirades sur une croissance qui serait nécessaire sans avoir le courage d’affronter l’idéologie monétaire allemande, de gesticulations sur une remise en ordre de l’Education Nationale  sans prendre à bras le corps le rétablissement de la responsabilité des parents et des maitres, de gesticulations sécuritaires sans  terrasser les délires permissifs qui s’étendent du laxisme judiciaire à l’adoption gay.

 

Bref, là où  la  France et les Français sont affamés d’une vision de notre temps, d’une ambition pour le pays, et  d’un chemin résolu qui les mobilise, le pouvoir n’apporte qu’un bric à brac de vide grenier.

 

De l’autre, les oppositions vocifèrent plus ou moins audiblement tant elles ont du mal à proposer autre chose que le même renoncement, tant la politique d’aujourd’hui est sœur jumelle de celle d’hier.

 

Restent le Front de Gauche qui s’agite dans la tradition du grand soir qui ne se produit jamais, et le FN qui attend que le fruit trop  mur tombe  de lui-même.

 

« What else ? » dirait un artiste célèbre.

 

Les temps imposent pourtant du caractère, de l’allant, de l’action pour secouer les médias, les bien-pensants, les mal pensants, bref tous ceux qui  tentent encore de penser, qui souffrent et  aiment leur pays..

 

Non, nos politiciens  bien policés sont des stratèges du discours…il font du papier, ajoutent une loi, twittent , et soignent le buzz en gérant leur  petit fonds de commerce… « trop cool » diraient les ados.

 

 Trop « flasques » dirait un alien !

 

Mais chut !.... Mr le Député va commenter et Mr le Sénateur va déclarer !

 

Révérence, s’il te plait, mon pauvre pays ....écoute la parole et dors jusqu'à la tombe !

 

Roger Franchino

 


Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 19:53

Personne, sauf lui même n 'osait imaginer que l'ex ministre du budget, l'encre de ses aveux encore humide, oserait revendiquer son poste de député à l'Assemblée Nationale.

 

Hé bien , nous avions tort de le créditer d' une improbable décence!

 

Chacun devrait se souvenir  cependant que le Général De Gaulle, qui voulait garder les Français de la mainmise des partis et des magouilles politiciennes, avait imposé  dans la Constitution en vigueur jusqu'en Juin 2008 que tout ministre démis ou démissionnaire devait obligatoirement se représenter devant ses électeurs pour pouvoir éventuellement retrouver son siège de député.

 

Dès lors  la question du retour d'un Cahuzac  sur les bancs de l'Assemblée Nationale ne se posait pas.

 

Si elle se pose aujourd hui , c'est parce que Sarkozy a supprimé cette obligation de légitimation populaire dans la réforme constitutionnelle qu'il a fait voter en Juillet 2008  prétendument pour " pour renforcer le pouvoir du Parlement, rénover le mode mode d'exercice du pouvoir éxécutif, et garantir aux citoyens des droits nouveaux".

 

Les Français ont pu apprécier, peu après, avec le bafouement de leur vote au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, la réalité des "droits nouveaux"que leur reconnaissait leur Président.

Loin de renforcer le pouvoir des citoyens, il s'agissait en fait de conforter le pouvoir des partis!

 

C'est donc à Sarkozy  et à l'UMP au final que Cahuzac devra de pouvoirpeut être recouvrer sans coup férir son siège de député!...

 

Bien entendu, il faut être "abominablement populiste" suivant la terminalogie du système pour s'imaginer que  copains et coquins savent se ménager les allées du pouvoir....

 

Roger Franchino

 


 



 

 

 

 

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:19

A peine le Président a-t-il  achevé son  bavardage sur la relance de la croissance, que  son  ministre du budget est emporté par des malversations fiscales.

A l’incompétence et à la trahison de nos intérêts dans une Europe allemande consentie, viendrait donc s’ajouter l’opprobre sur un régime de Tartuffes et une élite de tripot qui vilipendaient hier encore « argent » et « riches ». Un seule vraie question se pose.

 

Cette affaire Cahuzac doit-elle, en effet, être considérée comme un accident isolé ou, tout au contraire, comme un mal  endémique qui ronge la République ?

 

Sans approfondir la légitime interrogation sur  le trésorier de campagne de « Moi Président.. » actionnaire de sociétés aux iles Caïman, paradis fiscal bien peu « de gauche » en principe, force est ce constater la longue litanie, chaque fois que les socialistes ont été au pouvoir, de leurs magouilles et carambouilles.

 

Faut-il rappeler  les scandales à répétition sous Mitterrand ?

 

Chacun se souvient  des délits d’initiés de la Société Générale  et de Pechiney-Triangle impliquant Alain Bloubil directeur de cabinet de Béregovoy  , Roger Patrice Pelat proche du Président et Max Théret financier du PS, ou  du scandale du Carrefour du Développement impliquant Christian Nucci ministre de la coopération, de l’affaire Luchaire qui couta sa place à Charles Hernu ministre de la Défense et ami de Mitterand,  de l’affaire ELF où furent impliqués  Loïc Le Floch Prigent PDG « rose » et Roland Dumas , ministre des Affaires Etrangères pour détournements à des fins privées, sans oublier la faillite du Crédit Lyonnais qui mit à jour les prébendes dont  bénéficiaient des familiers de  Pierre Beregovoy, ministre des finances,et impliqua Jean Claude Trichet,  ou  encore les générosités de la MNEF qui entretint de ses largesses  Cambadélis, Le Guen , Valls et DSK, ou récemment celles de SOS Racisme qui assura une situation confortable à Harlem Désir…Sans omettre aussi les arrangements des PDG « roses » nommés suite aux nationalisations de 1981 qui ont puisé dans les caisses pour leurs besoins personnels voire ceux de leurs maitresses : Attali à Air France, Gomez chez Thomson …

Et encore, seuls sont listés des scandales relevant de la cupidité personnelle des prétendus Saint Just de la République…manquent sur un autre registre les financements occultes du PS avec l’affaire Urba, ou les écoutes téléphoniques ordonnées par Mitterand, pourtant auteur du « Coup d’Etat permanent ».

 

En somme, les socialistes, et les Français qui les soutiennent, souffrent d'une sorte de schizophrénie dans leur rapport  à l’argent.

Celui-ci est réputé incontestablement  « sale ou douteux » tant qu’ils  n’y ont pas accès, mais dès se présente l’opportunité de se vautrer dans la confiture, alors rien ne saurait  les retenir de s’en goinfrer et d’abuser de ses délices entre deux sermons !

 

Dire cela n’est évidemment pas exonérer la droite et le centre qui depuis 40 ans affichent un palmarès comparable, depuis les diamants de Bokassa et les avions renifleurs, les affaires Boulin, Botton,  des HLM de Paris, jusqu’à celles de Karachi et Bettencourt, en passant par les emplois fictifs du RPR.

Mais au moins la droite libérale ne cache pas son gout pour l’argent et ne fait pas du dénuement une religion de vertu.

La droite et gauche pêchent également en somme, mais seule la gauche a le front de prêcher l’abstinence !

 

Dès lors, si l’affaire Cahuzac n’est pas un cas isolé, si les profiteurs et les fraudeurs prolifèrent de plus en plus aisément dans la classe politique, n’est-ce pas l’évidence que quelque chose ne va plus dans les mœurs de notre République, c’est-à-dire au final dans celles de la société française ?

 

Quand cette société adopte le nihilisme du laisser aller dans les familles, dans les écoles, dans la justice,  comment peut-elle  en effet espérer des citoyens et des dirigeants intransigeants dans  leurs missions,  leurs devoirs,  leur probité?

Quand une société continue  de porter les utopies du « il est interdit d’interdire » soixante huitard, du renoncement à l’effort, de la permissivité sans fin des mœurs, de l’assistanat paresseux, comment pourrait-elle éviter que certains de ses produits, fussent-ils des « élites », ne s’affranchissent aisément de garde fous moraux moribonds après 50 ans de contournement et de dénigrement ?

 

Inutile  alors de chercher ailleurs les causes du mal qui ronge le pays et ses institutions !

 

Nos élites d’aujourd’hui ont toutes, à des degrés divers, fait partie ou hérité des étudiants  de mai 68, de leur idéologie d’enfants gâtés d’une bourgeoisie que la prospérité facile de l’après-guerre avait ramollie.

 

A gauche, les socialistes se sont révélés  les plus fidèles adeptes de cette idéologie du renoncement à l’effort, du rejet des contraintes morales, de l’idée qu’il convient de jouir de tout avec le minimum de règles.

De là découle leur conviction profonde que la famille traditionnelle est un frein à « l’émancipation » des individus et  des enfants : de là procède le rejet de l’autorité parentale prétendument traumatisante qui se traduit  finalement par des jeunesses sans repères qui produisent à leur tour de piètres éducateurs.

De la procède  que les couples homosexuels, dont il faudrait satisfaire les aspirations contre nature, soient autorisés à adopter des enfants voire à bénéficier de procréation  assistée ou pour compte d’autrui.

Du rejet des contraintes morales et du renoncement à l’effort naissent la permissivité de la justice, l’incapacité de l’éducation nationale à former et à intégrer des têtes bien faites, la culture narcissique de l’individu  autorisé à vivre aux dépends de la collectivité, à s’affranchir de l’Histoire dont il est dépositaire et de la Nation dont il porte le devenir pour des utopies internationalistes sans devoirs.

De là procèdent le laxisme des juges conforté par Mme Taubira, le déclassement constant du niveau scolaire de nos enfants dans les classements internationaux , le déni de l’esprit civique et les gaspillages en tous genres de deniers publics sans cesse accrus pour le compte de profiteurs de tous poils, l’ouverture  sans limite du pays à toutes les immigrations, et le renoncement à la France dans l’Europe.


De là enfin et surtout provient que les Français n’ont plus d’ambition collective pour la France, leur pays !

Sans une telle ambition qui seule peut susciter les ardeurs dépassant les intérêts particuliers, la France  a perdu  le ressort moral  indispensable pour relever la tête et bander ses muscles afin d’entrer au premier rang dans ce siècle.

 

Tout au contraire, c’est  l’affaissement moral croissant depuis 40 ans qui  est la cause principale du déclin car ce pays doté d’une démographie dynamique, d’une main d’œuvre de qualité, d’infrastructures performantes, d’une épargne abondante,  d’un rayonnement international,  est brillamment doté par la nature et l’Histoire.

 

Alors chacun s’en retourne à ses popotes tandis que le dernier énarque élu  égrène sans y croire  son catalogue à la Prévert de mesures vaines censées changer le destin d’une collectivité qui se meurt d’ennui.

 

Alors tapis dans les ors des palais ou leurs annexes, à l’abri de l’engourdissement général et en attendant la chute pressentie de l’empire, les profiteurs profitent et accumulent….

 

«  La France dégradée ne survivra pas sans un Saint Just ou un De Gaulle » écrivais  je déjà pour les vœux 2012….plus que jamais , nous voici en 2013,  il y va de sa survie…et de la vôtre.

 

 

Roger Franchino

 

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 19:06

« L’Italie ingouvernable…les marchés sous le choc…la zone euro menacée…les comiques italiens..etc.. » . Que de grognements de toutes parts depuis que le vote italien  est venu troubler la  « drôle de guerre » régnant sur les marchés en attendant la prochaine débâcle !

 

Monti, leur candidat préféré , renvoyé à ses chères études, Bersani ,le Hollande local, en mal de pouvoir  face  au retour du « Cavaliere » porté par le rejet de l’austérité justement attribuée à  «  l’Europe allemande » selon ses termes et  face au  tsunami de Beppe Grillo qui, en prônant l’éthique en politique et la sortie de l’euro, a donné naissance en quelques mois au premier parti italien.

 

Bruxelles , Berlin, Paris, comme les marchés qui les gouvernent, s’agacent avec condescendance de ce peuple insoumis  qui s’autorise un pied de nez à l’ordonnancement technocratique qu’ on tente de lui imposer !

L’Italie, malade,  serait perdue s’égosillent les uns et les autres si elle devait tenir compte du choix de ses électeurs, comme la France l’était d’avoir osé voter « non » au référendum de 2005 !

 

Qu’en penser de ce côté-ci des Alpes?

 

Au plan économique,  l’Italie « malade » a réalisé un PIB de près de 1600 milliards € en 2012 auxquels il faut rajouter l’économie «  souterraine » qui représenterait 20% de ce chiffre…la richesse réelle produite serait donc de l’ordre de 1920 milliards € , assez proche des 2033 milliards € de la France dont l’économie « souterraine » est sans commune mesure....l ‘ Italie , si modeste en discours, n’est donc plus éloignée de nous en poids économique !

Plus marquant encore, l’industrie italienne  est la deuxième d’Europe ( 16% di PIB) , derrière celle de l’Allemagne ( 23%) mais devant celle de la France ( 11%°), avec 200 000 entreprises exportatrices et un solide excédent du commerce extérieur (11 milliards €) contre 90 000 et  un déficit abyssal dans l’Hexagone ( 70 milliards €).

C'est ainsi  que de Turin à Venise, de chaque côté de l’autoroute, s’enchaine une suite ininterrompue de zones industrielles , quand de Paris à Chambéry ne se succèdent que champs et plateformes logistiques !

Certes, l’Italie est criblée de dettes représentant 126% de son PIB contre 90% « seulement » en France….mais  le budget primaire  ( hors dette) est désormais en excédent ( contrairement à la France) et l’Etat italien avec 3000 milliards € d’actifs est loin de l’insolvabilité !

Relevons enfin que jusqu’aux règles imposées par Maastricht et par le transfert de pouvoir à la BCE , la dette publique, très antérieure à la crise de 2007,  a toujours été refinancée sans soucis par l’épargne locale (16% des revenus).

Alors comment ne pas comprendre le rejet de l'austérité sans fin imposée par Monti qui a entrainé la récession avec son cortège de malheurs et de chômage, le désespoir d'une jeunesse exclue, voire des drames avec la multiplication des suicides de patrons de petites sociétés acculées au dépôt de bilan?

 

De toute évidence cette Italie  qui n’est pas la Grèce, n’est pas si éloignée de la France, et dispose même de ressorts industriels que nous pouvons lui envier !

 

Pour autant les Italiens, après 18 mois de gouvernement Monti illégitime puisque non élu et imposé par  Merkozy, viennent de signifier que l’effort ne saurait être consenti sans perspectives, au nom d’un euro au service de l’Allemagne, et moins encore avec les vrais « comiques »  qui les  gouvernent depuis trop longtemps.

 

Tel est le sens du message, à l’endroit de leurs politiques et de l’Europe !


Quelle intelligence aussi de ce peuple,  autrefois ferme soutien de l'Europe, dont la majorité a clairement  compris et exprimé que ce sont l'euro  et l'Europe allemande qui ont étouffé depuis 10 ans son économie avant  de la précipiter dans la récession!

Quelle différence fâcheuse de perspicacité avec les Français que le discours des partis et des médias garde dans l'obscurantisme de l'euro " protecteur et irréversible", de la pensée unique pro européenne, libérale et fédéraliste!

Et puisque nous  raillons les Italiens d'avoir un Berlusconi, soyons avisés de nous souvenir que nous avons un DSK pour le sexe,  un Tapie pour les magouilles financières,  un Chirac probablement pour les emplois fictifs, un Balladur  dans le collimateur de la justice pour  commissions occultes, tandis que les Espagnols ont peut être un Rajoy.....

 

« Chapeau ! » devraient en vérité s’écrier ces Français ,si prompt à distribuer des leçons, mais qui n’ont pas eu le courage en mai 2012 de bouter hors du pouvoir leurs propres « comiques » qui depuis si longtemps les distraient de ruineuses promesses  de cabaret!

La leçon ne vient pas d’Allemagne cette fois, mais d’Italie où le compte à rebours est  une nouvelle fois enclenché pour cette Europe  autiste et dogmatique dont le destin est scellé…tôt ou tard le coup partira, d'Italie, d'Espagne, de Grèce, de Chypre ou même de France, nul ne sait ....mais il viendra, soyons en certains,  car c'est dans la nature des choses.

 

 

Viva l’Italia !

 

Roger Franchino

Repost 0
Published by Roger Franchino - dans politique
commenter cet article

Présentation

  • : FRANCE REBELLE
  • FRANCE REBELLE
  • : La FRANCE AUTREMENT Les articles de ce blog n'engagent que moi
  • Contact

Profil

  • Roger Franchino
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
Président Club de pensée France Rebelle.
Conseil National de Debout la  France
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général dans des multinationales ou des PMI . Président Club de pensée France Rebelle. Conseil National de Debout la France

L'ambition sans efficacité n 'est que faiblesse.

La démocratie sans participation n 'est que féodalité

Recherche