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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 01:32

On attendait « Moi Président.. » dans un costume de président pas trop large, et on vit que, si à certains emplacements il flottait tandis qu'à tels autres il  était boudiné , il a  été ajusté ici et là…bref, s'il conviendrait de reprendre l’ensemble pour donner un sentiment plus calibré et de bonne facture, le costume commence à prendre forme...


Ajusté, le costume l’est quand le Président s’engage à réduire de 60 milliards en 5 ans la dépense de l’Etat et des Collectivités locales en repensant l’ensemble et ses missions.

Pour la première fois depuis longtemps le bon sens, surtout à gauche, triomphe puisque cela revient à ramener la dépense publique à moins de 50% du PIB si ce dernier croit de 3% au moins  (en euro constants !) pendant la période…Evidemment c’est plus facile à faire, face aux intérêts de la Fonction Publique, si c’est entrepris par un gouvernement « de gauche », mais ce n’est pas gagné !

Mais comme dans toute entreprise en crise, les économies ne suffisent pas à rétablir seules la situation  si elles ne s’accompagnent pas d’un projet de développement assurant la création de richesse, ou si, pire encore, elles entrainent dans le cercle vicieux des réductions qui, après la graisse, finissent par attaquer le muscle
Est-ce le cas ?


Le pacte de compétitivité est une avancée importante, puisqu’il rend aux entreprises au-delà de ce que le budget 2013 va  bizarrement leur prendre, mais  il faudrait  trouver une cohérence sauf à risquer une opération pratiquement blanche: espérons que ce soit le cas avant son vote par le Parlement.

C’est aussi un progrès notable puisque l’inspiration gaulliste du rapport Gallois y est reprise, avec une stratégie industrielle par filière, un Commissariat au Plan, le soutien à la R&D pour la montée en gamme, la participation des salariés aux décisions.

Pour autant peut-on attendre de ces mesures structurelles aux effets  de moyen  terme un gain de compétitivité suffisant pour relancer rapidement la croissance et réindustrialiser le pays ? Non, bien sûr !


C’est là où le costume du président flotte, car on voit bien que le tailleur reste allemand…

Autrement dit, tant que « réorienter l’Europe » ne passe pas par une baisse sensible de l’euro et des normes protectrices aux frontières de l’UE, il n’y aura pas de relance significative en Europe car elle restera le terrain de chasse très profitable de tous ceux qui jouent avec leur monnaie, USA et Asie en tête. Et tant que la France n’aura pas, d’une façon ou d’une autre, dévalué ses prix de 15% à20% par rapport à ceux de l’Allemagne, il n’y aura pas de compétitivité française à ‘l’intérieur de la zone euro.

Dès lors revient la question de l’euro et d’une négociation  inévitablement musclée avec l’Allemagne comme je ne cesse de le dire ici et comme l’exprime, plus diplomatiquement, Louis Gallois dans son rapport….les « marchés » se chargeront de le rappeler tôt ou tard  à ce Président comme à ses prédécesseurs !

Voilà encore un aggiornamento à faire Mr le Président… après ceux qui ont été entamés, peut-être n’est-il-pas impensable d’espérer qu’il ait lieu un jour prochain?…mais VITE !


De ce point de vue, il est vrai que le costume boudine encore au niveau de la TVA sociale, du vote des étrangers,  tombe aux fesses pour le mariage des homos…et  qu’il empêche un peu de courir tant il est difficile d’abandonner complètement le look baba des copains.

Bref, il avance quand même le Président, avec un style nouveau, mais pas à pas…et pas encore assez loin !

 

Roger Franchino

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:57

La rapport Gallois, tant attendu et commenté avant sa sortie, s’est donc traduit par un « pacte de compétitivité » gouvernemental  qui a pris tout le monde à contre-pied.

Le cœur des débats s’est centré, à l’excès, sur les 20 milliards € d’allègement des charges sociales sur le travail, via le crédit d’impôt , compensés par la hausse de la TVA , la création d’une taxe écologique pour moitié, et  la baisse des dépenses publiques pour le solde.


Le PS , dans son aile la plus idéologue, les Communistes par nature, les Verts dans leurs rêves vaporeux, se sont immédiatement cabrés, pris à contre-pied par un gouvernement qui fait des « cadeaux aux entreprises » fut ce dans l’intérêt bien compris des salariés et entreprend timidement de réduire la dépense publique qui , en bonne part , entretient l’ électorat de gauche.


L’UMP et le Centre qui, en d’autres temps avaient applaudi des deux mains à  la TVA sociale, et qui par la voix de Coppé  semblaient en début de semaine adhérer aux conclusions du rapport Gallois, tergiversent, partagés entre ceux qui  comme Mr Apparu  privilégie l’intérêt national et soutient le plan gouvernemental, et ceux qui comme Fillon et Coppé donnent priorité à la mauvaise foi partisane.


Viennent enfin , ceux qui  défendent une sortie de l’euro comme unique moyen de rétablissement de la compétitivité, et dès lors, estiment qu’en attendant leur « Grand Soir » , rien n’est recevable , pas même ce qui peut,  par une dévaluation fiscale certes modique à défaut de dévaluation monétaire, contribuer à sauver quelques usines. Chez ceux là , plutot que colmater de grosses brèches visibles on préfère regarder le bateau couler , pourvu que l'on prouve qu'il a été mal conçu!

 

Qu’en penser alors ?


En premier , qu’évidement un gain de 6% sur le coût du travail ne permettra pas de rétablir à brève échéance la compétitivité du «  made in  France » : notre pays a besoin de 15% à 20% de baisse des prix par rapport à l’Allemagne.Pour autant faut il  rejeter un bien tout de suite en rêvant d'un mieux encore aléatoire dont on  sait qu'il  prendra  du temps ?

Car , outre que Mr Gallois, industriel et pragmatique, n’a pas été mandaté pour faire un rapport sur la sortie de l’euro, l’industrie française a bien  plus qu’un problème monétaire.

Elle souffre de trois autres maux principaux :

- Une dépense publique trop lourde  qui pèse sur ses comptes au travers de la fiscalité et des

dépenses sociales

- Une image du « made in France » intermédiaire  servie par un tissu industriel trop clairsemé  qui se

rétrécit comme peau de chagrin.

- Un dysfonctionnement social archaïque , où   Travail et  Capital s’opposent culturellement au lieude

rechercher le consensus d’entreprise comme en Allemagne ou au Japon.


Et c’est là que le rapport Gallois apporte une contribution essentielle à des  politiques tous bords confondus aussi  droits dans leurs certitudes théoriques  que démunis d’expérience des entreprises et des marchés internationaux.


Oui, la France dépense trop en frais généraux (mille-feuille administratif, fonctionnaires, aides sociales abusives, investissements somptuaires…) comme le souligne chaque année la Cour des Comptes, et toute entreprise privée aurait fermé depuis longtemps si elle était gérée de façon  aussi laxiste et irresponsable. Les dépenses ( 56% du PIB) pour entretenir un Etat hypertrophié et des Collectivités  Territoriales pléthoriques sont un fardeau excessif pour ceux qui produisent la richesse.

Cela, pourtant indiscutable, n’était pas évident  jusqu’à ce rapport  notamment à gauche,  mais aussi à droite, pour tous ceux qui vivent du système .

C’est apparemment en bonne voie : on va commencer enfin à s’attaquer, bien trop mollement encore aux dépenses publiques !


Non, le « made in France » n’est pas le « made in Germany » et le retard a été pris au début du XXème siècle . Non, nos PME ne sont pas assez nombreuses, et oui notre tissu industriel s’est tellement effiloché depuis 10 ans ( 12,5% de la Valeur ajoutée du pays, moitié de l’Allemagne et loin derrière l’Italie !) que l’on peut se demander si une dévaluation n’arriverait pas déjà  tard puisque nous n’avons peut- être plus assez d’usines basées en France pour redresser rapidement notre commerce extérieur !

Alors oui, il faut reconstruire une industrie puissante avec , comme toujours dans notre pays colbertiste, l’appui d’un Etat volontaire qui doit agir pour créer un environnement favorable et pour orienter.

D’’où le choix de filières d’avenir  où la France a des savoir-faires qu’il faut soutenir par l’action résolue de   l ‘Etat. D’où  la proposition d’ un Commissariat à la Prospective ( sorte de Commissariat  au Plan d’autrefois) pour une nouvelle planification  souple qui fut , avec succès, une« ardente obligation » sous le Général De Gaulle et  sous la IVème République.

D’où la stabilisation  de la fiscalité des entrepreneurs pour la mandature de Hollande.

D’où l’action recommandée en Europe pour mettre la politique libérale de la Commission  de Bruxelles sous contrôle, pour ériger des normes sociales , environnementales, industrielles aux frontières de l’Union, et auprès de l’Eurogroupe  et de la BCE pour faire baisser le change de l’euro par rapport au dollar et au Yuhan.

D’où enfin la réforme des relations sociales avec  l’introduction d’une cogestion à l’allemande dans les grands groupes, permettant d’associer le Travail aux stratégies d’entreprises, seul moyen d’assurer l’implication de chacun dans les décisions   c’est-à-dire  la réactivité et la créativité dont les entreprises ont un besoin vital dans la compétition internationale.


Au total , réalisme d'un grand patron patriote dans la lignée des Marcel Boiteux et Marcel Dassault , et vision gaullienne du rôle de l'Etat et d'un pacte social porteur de renouveau!

 

Que penser enfin du « Pacte de Compétitivité «  gouvernemental  qui en découle?


D’abord, constater qu’il reprend , en théorie l’essentiel des propositions de Louis  Gallois, ce qui en dit long sur le délabrement de notre industrie, mais aussi  enfin sur un début de prise de conscience salutaire du monde politique  le plus rétif aux réalités d’entreprise.

Ensuite, rester prudent, puisque comme toujours c’est dans le détail des mesures d’application que peut se cacher le diable !

Nous verrons donc lors du vote,  si trop de « conditions » politiciennes transformerons ou non le crédit d’impôt en usine à gaz. Disons simplement que le crédit d’impôt pour l’instant peut défavoriser les entreprises qui ne font pas de profits, mais représente pour celles qui en font plus qu’un simple abaissement de charges sociales puisqu’il est net d’impôt.

Ensuite encore, saluer un premier pas très inattendu dans la bonne direction et  qui devra être suivi d’autres.


Laisser enfin  aux amers de la droite libérale les aigreurs partisanes de ceux qui auraient applaudi  sans hésiter sous Sarkozy aux décisions prises aujourd’hui.

Sourire aussi en observant que Mr Gallois, en choisissant le patriotisme, en remettant en place un Commissariat au Plan et des filières industrielles, en proposant des amendements à l' Europe, en réinventant l’esprit du rapport sans concession Rueff Armand des débuts de la Vème République , en promouvant la Participation dans l’entreprise , représente en définitive,  auprès d’un gouvernement socialiste , la seule sensibilité gaulliste véritablement efficace et crédible aujourd’hui.


Alors, en ce jour où tant de  candidats à quelque chose vont s’incliner à Colombey , gageons que le Général  s’amuserait aussi de ce pied de nez à tout ce qui « grenouille et cafouille »

 

Roger Franchino

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:27

En cette rentrée 2012, chacun voit bien les menaces qui s’accumulent  sur le monde, notre pays et notre société.


Au plan mondial le réchauffement climatique ( disparition  prévue de la banquise arctique pour l’été 2016) , son coût de 1,6% de la production mondiale et son doublement en 20 ans ( Climate Vulnerable Forum), les conséquences inconnues sur la vie d’un environnement profondément dégradé,  sont désormais la première menace pour  l’espèce humaine.


En second, la  crise économique née  de la mondialisation sauvage et du capitalisme financier, le renouveau des nationalismes de Téhéran à Pékin et de  Tel Aviv  à  Brasilia , l’armement accéléré de la Chine,   la menace islamiste nourrie par le soutien inconditionnel de l’Occident à Israël et les expéditions désastreuses en Irak  et Afghanistan,  la fin de la Pax Americana, créent un environnement géopolitique de plus en plus périlleux.  


Face à ces menaces,  l’errance des nations  européennes soumises à un ordre autoritaire fédéral  et germanique, à un euro  oppressif issu du deutschemark, à une Union passoire, étouffe la croissance, ruine les Etats, épuise les volontés et les peuples, mine l’idée européenne, et  entraine toute une civilisation vers un crépuscule mortel.


 En France enfin,  la soumission  sans cesse renouvelée à  cette Europe libérale et utopique, le renoncement à l’effort des élites et  du plus grand nombre depuis 1968 , se paient de l’ effondrement   du pays avec une industrie en déroute ( 14% du PIB contre 30% en Allemagne), un chômage ravageur ( + de 5 millions de chercheurs d’emploi), des déficits  endémiques,  et une dette  géante ( 93% du PIB) qui  met à mal notre indépendance  . Le délitement social qui en est la conséquence, le laisser aller moral et la disparition d’une ambition nationale, le cynisme et la lâcheté des politiques, les corporatismes de tous poils qui  mettent la société en coupe réglée,  alimentent le désespoir, l’individualisme, l’affairisme, les communautarismes, les dérives violentes.


Tel est l’état préoccupant du monde et celui de notre pays !

Devons-nous accepter ce monde et nous résigner au déclin, puis à l’asservissement qui suivrait inéluctablement ?

Allons-nous continuer à suivre ces partis  qui depuis 40 ans nous ont conduits là où nous sommes ?


Ou bien regardant le gaullisme dans son essence, non pour son Histoire ni par utilité politicienne, mais pour sa philosophie de libération de l’Homme,  pour sa capacité singulière à saisir le monde tel qu’il est  et tel qu’il va,  pour sa volonté inébranlable d’y inscrire une France moderne et rayonnante, allons- nous retrouver l’ambition et le courage pour renouer avec un destin millénaire?

 

 

1)      Relever le défi d’une croissance mondiale propre

 

Le défi majeur du XXI ème siècle  qui commande tout le reste, au premier rang duquel le destin de la France, est  de toute évidence la survie  d’une planète surpeuplée, où l’Homme à force d’excès  met chaque jour en péril et de manière de plus en plus irréversible la survie de l’espèce.

Une population mondiale qui a triplé en 50 ans et un développement accéléré qui, pour apporter  une amélioration matérielle,  a pillé les ressources naturelles de tous ordres sans respect ni pour l’eau, ni pour l’air, ni pour la biodiversité.

Tout concourt désormais à des bouleversements aux conséquences incalculables, climatiques, sanitaires, migratoires, qu’il faut absolument prévenir s’il n’est pas déjà tard, car ce danger est du même ordre aujourd’hui que celui encouru hier  durant la guerre froide et ses  menaces d’apocalypse nucléaire.

Dire cela n’est pas se réveiller, soudain, « écologiste » au sens politicien du terme mais  convenir que les périls s’accumulant sur notre Terre, nous n’avons que trop tardé à agir.


Dès lors, la France doit se faire le champion résolu d’un nouveau développement mondial, en ralliant sans naïveté toutes les bonnes volontés au sauvetage de la planète et en agissant pour que l’Europe montre la voie.

De cela découle notamment que  la France devrait :

-        - Avec ses partenaires de l’UE engager des négociations avec l’OMC et les grandes économies mondiales pour aboutir à un programme contraignant et solidaire de réductions des nuisances humaines.

-        -  Faire imposer aux frontières de l’UE des droits  sur les produits issus des pays pollueurs qui se refuseraient au respect de normes environnementales renforcées , et à l’intérieur de l’UE, notamment dans une Europe centrale peu regardante, faire mettre en place les réformes  nécessaires

-        -  Engager l’UE et s’engager elle- même dans un programme ambitieux de développement d’énergies renouvelables compétitives et créer, notamment avec  l’Allemagne,  des normes  européennes de produits plus écologiques, conditions d’une nouvelle révolution industrielle dans toute l’Europe qui s’imposera ailleurs par la force des choses.

-        - Faire sanctuariser les espaces maritimes libérés par les glaces contre l’exploitation pétrolière.


Evidemment, une telle voie aurait pour conséquence de remettre en cause la primauté du profit à court terme  puisque l’on ne pourrait plus produire n’importe quoi  n’importe où , à la seule aune du coût du travail et des profits immédiats.

Nul doute que nous aurions à affronter les « marchés financiers » et tout ce que la Terre compte de libéralisme à courte vue !

 

2)      Créer une Confédération  européenne forte


C’est pourquoi la France devrait renforcer la cohésion européenne en remettant au centre de l’Union,  non pas un projet utopique d’Etat fédéral et libéral , mais la construction d’un espace politique et économique homogène, dynamique , puissant et solidaire,  ramassé  autour des 6 membres fondateurs plus l’Espagne,  auquel seraient associés  dans un deuxième cercle  économique (dans un premier temps) les autres Etats de l’UE actuelle.


Car enfin, qui peut croire encore que l’on puisse constituer un tout avec un ensemble disparate de 27 Etats aux cultures, aux langues, aux  économies, et aux intérêts souvent si divergents ?

Qui ne voit que ce qu’il est possible de concevoir à 7 partenaires, aux stades de développement proches, est insurmontable à 27 associés si différents ?


Notre pays devrait en vérité, tirant les conclusions de l’impasse où nous sommes, proposer à ses voisins les plus proches une Europe plus unie à partir de la volonté d’un nombre restreint de Nations, et plus de temps aux autres pour choisir entre association  économique et plus d’intégration. 


Nous aurions ainsi deux cercles en Europe :

-         - Le premier qui fonda la CEE, auquel se joindrait l’Espagne si elle le souhaite, pourrait mettre en commun, sous l’égide des Chefs d’Etats, tout ce qui peut l’être  dans les domaines de la politique étrangère , de la défense, et de l’économie en plus de ce qui lie déjà l’ensemble des membres de l’UE ( hors monnaie unique et pacte budgétaire auxquels il serait mis fin). 

-         - Le second cercle composé des derniers arrivants resterait lié  au premier sur le plan économique et à l’égard des pays tiers, chaque membre pouvant rejoindre un jour le premier cercle lorsqu’il s’en sera économiquement, socialement, et politiquement rapproché.


De là découle que la France devrait :


- Faire se prononcer les Français contre le projet fédéraliste  et pour une confédération restreinte de nations, puis  en tirer toutes les conséquences au niveau des traités signés, avec notamment :

                        . Le rétablissement de la parité  entre les grands pays : Allemagne, France,  Italie, Espagne au sein du premier cercle, Grande Bretagne et Pologne dans le second.

                        . Le rétablissement de la primauté du Conseil des Chefs d’Etats sur la Commission  et du droit de véto pour les pays contributeurs nets aux dépenses de l’Europe.


- Faire rétablir  la préférence communautaire entre pays de l’Union, dans l’agricole, dans l’industriel et les services.


- Obtenir les moyens monétaires d’un renouveau économique par le retour aux monnaies nationales qui resteraient  liées entre elles par leurs parités à l’euro.


- Obtenir le desserrement de la contrainte des marchés et de la dette  (45 milliards € d’intérêts annuels !) en la faisant monétiser par la BCE et  les banques centrales nationales.


Une Europe  ramassée et réaliste enfin parce que conforme aux intérêts bien compris de chaque pays,  approuvée par les peuples plutôt qu’imposée par des intérêts mercantiles, retrouvant l’homogénéité indispensable à l’action  commune en même temps que la croissance, associée à ses autres partenaires de l’UE pour  l’économie, pèserait d’un tout autre poids qu’une Union passoire minée par les chimères fédéralistes.


Serait-ce acceptable par nos partenaires, au premier rang desquels l’Allemagne sans laquelle rien ne serait possible ?

Probablement, puisque l’Allemagne redoute  de devenir le bailleur de fonds d’une zone euro  qui ne pourra pas survivre sans transferts massifs de ressources du Nord vers le Sud, probablement aussi car elle a besoin d’une Europe gérable, et probablement enfin car l’alliance franco-allemande reste incontournable.

          

Pour autant cette Europe nouvelle et sure d’elle ne pourrait se faire sans le renouveau de la France.

Qui peut croire en effet qu’un Etat en faillite, une société qui doute, un peuple déchiré puissent convaincre leurs partenaires d’un nouvel élan, et influer sur le cours de l’Histoire  quand ils ne maitrisent  plus la leur ?

 

3)      Restaurer les finances de la France


C’est pourquoi la France, pour retrouver la prospérité et son rang,  doit restaurer en premier ses finances et encourager les investissements des entreprises dont la croissance  dépend.


-         -  De là provient qu’en même temps qu’une nécessaire dévaluation de la monnaie pour retrouver notre compétitivité perdue, l’équilibre des finances devrait être rétabli, comme  ce le fut à chaque dévaluation réussie,  par une réduction résolue de la dépense publique à  moins de 50% du PIB (contre 56% aujourd’hui) :

  .obligation constitutionnelle pour les gouvernements de mettre au vote du Parlement chaque année les mesures d’économies suggérées par la Cour des Comptes, et suppression d’un coup des gaspillages mis en lumière dans les 5 dernières années.


. Suppression de l’échelon des départements et des doublons des administrations

 (L’administration de la France avec 65 millions d’habitants coûte chaque année 165 milliards € de plus que celle de l’Allemagne avec  82 millions d’habitants !)


 . Alignement des retraites du public et du privé éventuellement remontées à 65 ans, plan de réduction des effectifs publics et territoriaux de 10% en 5 ans avec blocage des embauches et développement obligatoire de la mobilité interne.

 

-         -  De la provient que la fiscalité devrait encourager nos entreprises à reconquérir des marchés et  générer les recettes fiscales apportées par la croissance et non par l’austérité :


.les charges sociales pesant sur le travail devront être transférées en bonne part sur toutes les productions y compris les importations grâce à la hausse de la TVA.

. Les bénéfices réinvestis en fonds propres ou versés en réserve de participation des salariés et les bénéfices issus  des ventes export dans les PMI devraient voir leur impôt société réduit de 50%.


-         - Ainsi l’Etat  ayant retrouvé la maitrise de sa monnaie et réduit résolument son train de vie,  retrouvera des marges de manœuvre pour investir dans un plan massif de ré-industrialisation  du pays :

 

. Les énergies renouvelables et les  technologies « propres » pour les produits

"écologiques"de demain comme ce le fut autrefois du TGV et du nucléaire.

. L’aménagement du territoire, dont dépend le dynamisme des régions

. La défense dont dépendent notre audience et notre sécurité  dans un monde  dangereux, en même temps que notre parité réelle avec l’Allemagne en Europe.


Voilà ce que pourrait être le chemin du redressement que les Français attendent !

Mais voilà aussi un chemin d’efforts et de sacrifices !

L’adhésion des Français, sans laquelle rien n’est possible, ne sera acquise cependant que si, loin d’aligner les perspectives moroses ou les incantations politiciennes ressassées durant trois décennies, ils voient un grand dessein  à leur portée !

Quel dessein alors ?

 

4)      Renouveler la Nation


Quand les corporatismes  et les facilités profitent, quand l’insécurité se propage, quand l’exclusion des uns ou des autres  se répand, peut-on demander à chacune et  chacun l’effort après tant d’années de désespérance ?


Non, car l’Etat qui porte « Liberté, Egalité, Fraternité » à ses frontons a failli ! C’est donc l’Etat qu’il faut en premier rétablir, au-dessus des querelles partisanes et des avantages particuliers, parce qu’il doit incarner l’intérêt supérieur de la Nation toute entière.


Rétablir l’Etat  c’est évidemment assurer son impartialité, mais c’est d’abord, dans la France d’aujourd’hui, faire en sorte qu’il n’y ait plus dans ce pays qu’une seule catégorie de Français : des Français à part entière !


a)     a)  Former et intégrer


Rétablir l’Etat, c’est reconnaitre qu’il n’y a pas de démocratie sans vertu (Saint Just) et pas de vertu  sans éducation (Ferry)


De la provient que l’Education Nationale doit former des citoyens, c’est-à-dire  enseigner d’une part aux enfants les savoirs,  d’autre part les droits et devoirs en toute société , et enfin leur faire découvrir sans censure partisane l’Histoire et les valeurs de la grande Nation à laquelle ils ont la chance d’appartenir . Il en découle évidemment qu’il convient d’en finir avec les « expérimentations pédagogiques » qui ont compromis l’apprentissage du Français et des bases du calcul,  voulu effacer l’ Histoire de la France et le patriotisme d’appartenance, ou encore renoncé à enseigner l’autorité en même temps que la liberté. L’autorité des enseignants eux-mêmes ne sauraient être bafouée par des élèves mineurs.

 

Mais si l’Histoire de France doit être enseignée à nouveau chronologiquement pour que les enfants comprennent son sens et puissent juger en citoyens demain, il faut qu’elle s’élargisse en restant rigoureuse.

S’élargir c’est ne pas, comme autrefois, inculquer à tous nos enfants que leurs ancêtres furent Gaulois, mais parler pour les uns et les autres de leurs cultures d’origine dans ce qu’elles eurent de meilleur.


Les rapports de la France et de l’Occident à l’Islam ne se limitent pas aux Croisades et à la colonisation !

De François Ier à la Révolution, la France fut une alliée constante de l’Empire Ottoman. En Europe même ce sont les califats d’Espagne qui firent progresser les arts et les sciences quand l’Occident était dans l’obscurantisme religieux, et ce sont eux encore qui organisèrent une prospérité sans précédent en faisant cohabiter Chrétiens, Juifs, et Musulmans Nos enfants musulmans doivent être fiers de cet Islam là.


Quant à la colonisation, il faut cesser de s’auto-flageller car nous avons tous été colonisés et colonisateurs à une période de notre histoire ! Les Gaulois  colonisèrent les Celtes et le furent à leur tour par les Romains, lesquels le furent par les Barbares, lesquels le furent ici et là  par des Vikings ou encore par des Maures…Allons-nous demander à Mr Monti d’implorer le pardon de la France pour Jules César ?


Bref, l’intégration des enfants, quelle que soit leur origine, dépend plus de la qualité de l’enseignement que du nombre de maitres. Là est la vraie refondation de l’enseignement, n’en déplaise au régime socialiste !


De la provient aussi qu’un effort particulier d’intégration  dans la société de nos jeunes, de toutes origines, doit être consenti au passage à la vie adulte. C’est pourquoi le rétablissement  d’un Service National civil  pour le compte de la collectivité et des plus démunis, serait incontestablement  le creuset  d’un mixage social, d’une adhésion aux valeurs  de  « liberté, égalité, fraternité », de l’insertion de tous dans la société, du retour du sentiment d’appartenance à une seule Nation, la France.

 

b)     b) Assurer la paix


Mais que serait un Etat  qui tout en se donnant les moyens de former et d’intégrer ses enfants ne serait pas capable de  protéger ses citoyens?


La sécurité n’est devenue un sujet en France que depuis que le chômage a explosé, que des familles remplissent insuffisamment leur rôle éducatif, que l’immigration est devenue incontrôlable, et que la justice a  manqué de résolution.

Le chômage, gangrène épouvantable, ne pourra régresser que grâce au redressement de la  croissance qui est impérative et  dépend des dispositions économiques et politiques précédentes.


Mais il faut reconnaitre  que le premier lieu d’éducation est la famille et que celle-ci  ne saurait se défausser sur l’Education Nationale comme cela a été encouragé depuis trop longtemps. Il convient donc de  rappeler cette responsabilité aux parents  qui  ont la chance en France de bénéficier d’un système généreux d’allocations familiales et de crèches. La contrepartie de cet effort de la société est que les familles qui démissionnent  pourraient  se  voir privées d’allocations familiales en cas de  manquement des  enfants, et voir la responsabilité pénale des parents systématiquement  engagée en cas de délit  de leurs enfants mineurs.

Du rôle primordial de la famille dans l’éducation des enfants, il découle que « l’expérience » d’adoption  d’enfants par les couples homosexuels sera abolie et que les enfants adoptés antérieurement à l’abolition se verront reconnu le droit de renoncer à cette «  filiation »  s’ils le souhaitent.


Enfin la maitrise de l’immigration  et l’assimilation de ceux que nous avons accueillis commandent la paix civile. 

Puisque la France compte 12 millions d’immigrés officiels et d’enfants d’immigrés soit près de 20% de sa population et rencontre de sévères problèmes d’intégration,  l’immigration devra  être strictement limitée jusqu’à nouvel ordre, ce qui ne pourra se faire en maintenant les accords de libre circulation, dits de Schengen. Nous devons intégrer d’abord nos enfants issus de l’immigration récente nés sur notre sol, leur offrir éducation, formation, débouchés, et espoir,  car ils sont Français à part entière avant d’accueillir de nouveaux arrivants que nous ne savons plus  assimiler. 

C’est pourquoi, à titre dissuasif, l’immigration sauvage sera privée de tous  droits sociaux, et le droit du sol devra être remplacé, comme en Allemagne,  par le droit du sang afin que tout enfant né ici n’obtienne pas automatiquement la nationalité française.


Assurer la paix enfin, c’est rétablir la légalité là où elle disparait, et c’est donc tirer les conclusions d’une violence montante  qui a prospéré  sur la faiblesse des lois et de leur application d’où découlent le sentiment d’impunité et le « no limit ».

Ainsi, quels que soient les cris d’orfraie des bons samaritains qui ont renoncé à mettre un terme à une criminalité conquérante, il faudra soumettre à l’approbation des Français le rétablissement de la peine de mort pour certains crimes tels que les assassinats d’enfants, les meurtres précédés de sévices qu’il soient sexuels ou non,  les crimes en bandes organisées, les actes de terrorisme.

Bien entendu les preuves de culpabilité devront être indiscutables et strictement encadrées pour éviter toute erreur judiciaire, et le doute, même minime,  devra toujours être favorable au justiciable. 

Ce changement devra être proposé aux Français par voie de référendum, non seulement pour nos institutions, mais également pour être opposable à la Cour de Justice Européenne (et tant pis s’il faut en faire une « exception » française !)


Mais la formation, l’intégration,  le retour de la sécurité, ne sauraient remplir les attentes d’une société en crise, ballotée par des forces qui semblent lui échapper.

Nos concitoyens et plus encore nos jeunes générations aspirent à se réapproprier leur vie, à s’affranchir de l’aliénation ressentie face à des pouvoirs lointains et inaccessibles, et à se mobiliser pour des causes sur lesquelles ils auraient prise.

 

c)     c)  Associer les Français à leur destin


Ne voit-on pas que l’on ne peut plus demander à un peuple éduqué, libre, sollicité à chaque instant par l’information et la nouveauté, de se contenter de subir et de suivre ?


Rien, ni dans la cité, ni sur le lieu de travail, ne peut être désormais entrepris et réussi dans notre civilisation du savoir et de la vitesse, sans la volonté du plus grand nombre c’est à dire sans la participation de chacun.

Aucun salarié ne supporte plus d’être victime sans avoir été associé  aux décisions et aux profits, aucun patron ne peut plus se passer dans la compétition internationale du meilleur de chacun de ses collaborateurs.


C’est pourquoi il faut proposer aux Français de reprendre la main sur leur destin via la Participation, et notamment  la cogestion à l’allemande dans l’entreprise.

L’entreprise comme l’individu ont tout à gagner à laisser de côté la lutte des classes  comme le management de droit divin pour faire front dans un monde où tout va plus vite , où le droit à l’erreur disparait, où l’innovation et l’excellence s’imposent.

Ceux qui apportent leurs compétences doivent donc être associés dans l’action comme dans les profits  à ceux qui apportent leurs fonds  puisqu’ils seront aussi partenaires dans l’effort et  les difficultés.


Qu’est-ce à dire donc dans l’entreprise ?


-         - Participation avec voix délibérative des salariés dans les conseils d’administration   (1/3 des sièges réservés aux salariés)

-         - Participation aux bénéfices sous forme de distribution ou d’actions.


C’est ainsi que les partenaires dit sociaux trouveront dans chaque entreprise les moyens de la faire progresser , voire de consentir des sacrifices de part et d’autre par gros temps , car il y va de l’intérêt de tous , sans qu’il soit besoin de recourir à des « accords nationaux » de syndicats plus ou moins représentatifs  sur « l’organisation du marché du travail »  et la « flexi-sécurité » qui ne sont qu’un avatar libéral de plus  en période de chômage de masse. 

Aux textes, préférons le bon sens pragmatique de partenaires  parfaitement informés de l’entreprise et de ses enjeux !


Reste enfin la cité  où le pouvoir des citoyens, comme dans l’entreprise, doit être renforcé pour ne pas être confisqué par quelques-uns, fussent-ils des partis.


-          - Le référendum d’initiative populaire doit donc être facilité, et le référendum en général imposé comme voie unique de réforme de la Constitution (or cas d’invasion).

-          - Le Sénat , héritage du passé, doit être rénové dans l’esprit du projet de 1969 afin de faire une place plus  large aux représentants des forces vives du capital et du travail qui constituent le fer de lance du pays.

     - Le chef de l’Etat doit redevenir le premier des Français et non plus le leader d’un parti. Peut être  faut- il  un seul  mandat de 7ans pour inscrire l’action dans le temps,  sans renouvellement possible pour le rendre plus imperméable aux soucis d’une réélection.Son droit de dissolution de l’Assemblée Nationale devrait en ce cas être assorti d’une obligation de démissionner en cas de réélection d’une assemblée contraire, ce qui limiterait les désastreuses cohabitations politiciennes.


Que chaque Français retrouve ainsi dans son entreprise où dans la cité le pouvoir d’influer, d’orienter et de devenir acteur de son destin personnel et collectif trop souvent confisqué !

Voilà qu’aussitôt notre société retrouverait un peu de l’oxygène dont elle semble privée !


Une France plus forte économiquement,  plus enthousiaste et plus rassemblée  dans sa diversité grâce ce nouveau contrat social pourrait redevenir un partenaire moteur dans une Europe apaisée par la fin des utopies, mais unie par les solidarités.

Dès lors quel serait son dessein à l’extérieur ?

 

5) la survie de la planète dans la paix et la liberté.


Dans la tradition gaullienne, la France doit continuer de délivrer un message universel de paix, de liberté, et d’indépendance. Mais le droit des peuples à disposer d’eux –mêmes en ce siècle  passe par la lutte pour la survie d’une planète  pour l’Homme !

Ce devra être son engagement particulier !


Pour autant  l’influence de notre pays n’est plus ce qu’elle était après 30 ans de renoncement, d’affaiblissement de nos moyens, face  à la montée en puissance de nouveaux géants.


Au plan des moyens, la laborieuse performance de nos armes en Lybie, où nous n’aurions pas pu seuls, sans l’appui des Américains et des Britanniques, venir à bout de Kadhafi, en dit long sur nos capacités réelles. Inavouée par nos dirigeants UMPS qui continuent de tromper les Français sur l’illusion d’une grande puissance, la chute de nos moyens est patente, comme le montre le report des investissements au fil des lois programmes, et comme en atteste  notre aviation de combat ramenée de 450 appareils en 2001 à 260 en 2011 selon le Général d’Armée de l’Air, Fleury.


C’est pourquoi, profitant du renouveau économique, la France devra redonner à sa Défense les budgets nécessaires (moins de 2% du Pib aujourd’hui !) pour assurer dissuasion et capacités d’intervention autonomes  dont dépendent sa crédibilité dans le monde :


-         - La dissuasion devra être renforcée et durcie, notamment au plan qualitatif car de plus en plus de pays peuvent disposer rapidement de l’arme nucléaire

         -  Les forces conventionnelles doivent être conçues comme des systèmes capables d’intervenir de manière autonome, sans dispersion,  sur des théâtres d’opération plus proches où la France a un rôle historique à jouer comme nous le verrons plus loin, ou pour protéger ses possessions lointaines. En conséquence de quoi,  la marine devrait être privilégiée avec un indispensable second porte-avions.     

    

Pour autant cela n’ira pas sans une révision  stratégique, à la mesure de ses intérêts et de ses capacités  réelles.


En particulier, la France devra concentrer ses efforts sur sa place et l’union en Europe ainsi que sur  la stabilité en Afrique où son Histoire, ses solidarités, ses moyens lui confèrent une importance particulière, plutôt que se disperser  seule ou  comme supplétif des USA, dans des aventures qui ne sont pas les siennes telles que l’Afghanistan ou l’Irak.


Au Moyen Orient et en Afrique, où couve le fondamentalisme, en soutenant tous les pouvoirs laïcs, mais aussi en se faisant entendre des masses par un discours de fermeté à l’égard d’Israël dont l’intransigeance nourrit depuis 50 ans à tous les extrémismes anti –occidentaux.

En Afrique, où nos liens et nos intérêts centenaires sont battus en brèche tout à la fois par la Chinafrique qui a remplacé la Françafrique  tant décriée par nos benêts nationaux, par la montée de l’islam fondamentaliste et par la pauvreté de la jeunesse.

C’est là qu’il va falloir peser  de toute notre influence car il y va de notre sécurité et du développement autour de la Méditerranée pour les prochaines 50 années.


Il y va aussi de notre poids politique et culturel dans le monde puisque la voix de la France à l’Onu n’a longtemps été entendue que parce que les pays Africains francophones votaient dans notre sens, et puisque l’Afrique, promise à un avenir brillant,  reste  le centre de la francophonie et le premier bastion de notre culture.

Que serait une Afrique francophone de 700 millions d’habitants d’où la Chine nous aurait complètement évincés comme elle est en passe de le faire ?


Choisir cela n’est pas renoncer à intervenir dans les affaires du Pacifique et de l’Asie,  notamment via l’Europe dans le domaine économique, où avec nos Alliés lorsque c’est nécessaire, mais c’est afficher un engagement sérieux , crédible et résolu là où nous pouvons nous donner les moyens de compter  et d’influer sur le cours des choses tandis que les rodomontades à tous propos de  dirigeants impuissants à passer aux actes, là où ils ne peuvent rien, ne font qu’affaiblir le prestige du pays.

Choisir cela, c’est aussi susciter les appuis et les solidarités  dont nous avons besoin, au-delà de l’Europe,  pour que le monde s’accorde enfin  au plus vite sur les moyens de  sauver la planète tout en préservant le développement.


Voilà finalement ce que pourrait être le renouveau gaulliste !

 Le redressement économique du pays dans une Europe redevenue prospère loin des chimères, le rétablissement d’un Etat  volontaire plutôt que boulimique, le rassemblement des Français  associés à la bonne marche de leurs entreprises et de leur cité, le retour d’une France crédible  et respectée dans les affaires du monde !

Voilà le chemin qui pourrait être proposé aux Français à partir du monde et de la France tels qu’ils sont aujourd’hui  et des enjeux qui seront les nôtres demain!


Pour que vive la France !

 

 

Roger Franchino

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 17:00

Ce début d’automne 2012 sent  l’automne 1939 pour ceux qui connaissent leur  Histoire, fort peu nombreux il est vrai, ou pour les témoins encore vivants de ce temps des illusions , des menaces, et des avachissements de la société.


Que voit-on au gouvernement ?

D’un côté un Président élu sur l’anti Sarkozy  qui mène pour un part essentielle la même politique de soumission à l’Europe allemande avec le pacte de stabilité budgétaire , l’austérité, le recours aux marchés pour financer la dette, la déréglementation « de gauche » du marché du travail

Les conséquences seront les mêmes que sous le règne précédent : faible croissance ou récession, délocalisations, chômage, déficit aggravé des échanges extérieurs, appauvrissement de l’Etat, et dette toujours plus contraignante.

Mais il l’aggrave car il continue de penser que l’on peut dépenser plus que l’on a…au lieu de réduire la dépense publique truffée de gaspillages tels les 50 milliards€  annuels à des agences d’Etat épinglées par la Cour des Comptes parce qu’elles ne servent à rien, qui excède de 165 milliards € celle de l’Allemagne pour 17 millions de citoyens en moins, de supprimer les départements en  doublon avec les régions et les communes, il se fait gloire « de ne pas l’augmenter d’un euro »…

Pire, il retourne aux vieux corporatismes et au clientélisme de la gauche soixante huitarde en recrutant 40 000 enseignants supplémentaires sous employés avec 25H de travail hebdomadaires, quand l’Education Nationale est devenue une administration pléthorique, mal gérée et  de plus en plus inefficace comme en attestent le niveau d’illettrisme en croissance constante et le recul du niveau des petits Français dans les classements internationaux.

Il va ponctionner les Français de 20 milliards €  supplémentaires, ménages et entreprises, pour continuer de financer gaspillages ,  sinécures,  assistanat.

Pour cela tout est bon dans la social démagogie, avec la taxation de 20% de l’intéressement et de la participation qui associent les salariés aux résultats de l’entreprise, en remettant en cause les emplois à domicile, en rognant  les retraites, en lançant des ballons d’essai sur la taxation des livrets A, en alourdissant la fiscalité des auto entrepreneurs souvent dernier refuge des chômeurs, en s’attaquant à la médecine libérale… et pour que les cocus de la présidentielle se réveillent le plus tard possible, on leur promet que tout sera réglé en 2014 ou que les 1000 plus haut revenus de France auront une tranche d’imposition à 75%...

Non contents de  fuite en avant  européenne et économique, les illusionnistes du PS tentent diversion en s’attaquant aux fondements de la famille et de la Nation.

Contre la famille, les homos vont pouvoir se marier plutôt que se pacser, et, pire, adopter des enfants…qu’est ce qui autorise nos ex barbus à prendre le contrepied de la nature qui a voulu qu’un enfant soit élevé par un homme et par une femme, l’un complétant l’autre de ses caractéristiques propres ?Se prennent-ils pour Dieu ces complexés des lois naturelles qui, par ailleurs, nous rebattent les oreilles d’une écologie souvent primaire ?

Contre la Nation, non contents de conspirer à sa dilution depuis 50 ans avec l’Europe et l’immigration sans République, ils veulent donner le vote aux étrangers pour les élections locales , assoiffés d’assoir  une nouvelle clientèle comme il l’ont fait à l’Education Nationale et dans la fonction publique en général….75 députés PS oeuvrent en ce sens, l’œil rivé sur « leurs » municipales de 2014.

Nous sommes en ordre de bataille pour redresser la France disent- ils ,  mais comme nos armées  en 1939,  nous sommes dépourvus de vision, de moyens, et surtout de chefs patriotes.


Voit-on un recours dans l’opposition ?

Du côté de l’UMP, on prend les mêmes pour recommencer les délires libéraux , fédéralistes, dans un parti caporalisé par une poignée de carriéristes.

Fillon , pince sans rire au cynisme britannique , invoque une fois de plus le « gaullisme social » , l’un comme l’autre lui étant devenus étrangers depuis si longtemps que nul ne s'en souvient.

Coppé, plus direct , se revendique de la droite conservatrice française à peine moins bornée que celle de  Mitt Romney , candidat de l’absurde aux USA.

Et les godillots de l’ UMP vont emboiter le pas à l’un des deux …. Sans broncher !

 Ailleurs tandis que Bayrou est à la trappe,  Borloo tente de ressusciter un parti de droite baptisé centre parce qu’il dit la même chose que l’UMP  sans rouler les mécaniques…

Les uns et les autres, parti du renoncement de droite  ou parti gauche du renoncement nous gouvernent depuis 1974, avec les résultats que l’on sait, et ne renieront pas leurs erreurs, tant qu’elles ne leur couteront pas leurs postes ou leurs espoirs de retour aux commandes, fut ce d’une province européenne autrefois appelée France.  


Reste-il alors des patriotes ?

Le Front de Gauche en compte beaucoup, mais il s’est fourvoyé parce qu’idéologiquement il ne veut pas voir qu’il n’ y a pas de classe populaire européenne, que l’internationalisme n’a aucun sens, et que la Nation qui commande le sort des travailleurs n’est aujourd’hui défendue  que par d’autres patriotes qui se trouvent minoritairement au PS, et majoritairement au FN !

Le FN  poursuit son aggiornamento idéologique cahin-caha,  encore partagé entre les nostalgiques de l’antisémitisme, de l’Algérie Française, et ceux qui veulent un renouveau ferme mais moderne  de la société et du pays. Tant que les scories du passé n’auront pas été passées par-dessus bord, le FN restera en procès d’excommunication démocratique. A Marine le Pen d’achever la tâche entreprise.

Les gaullistes enfin se cherchent , dispersés ou dans un petit mouvement, DLR, qui a soutenu un candidat à la présidentielle. Un espoir certes, mais fragile s’il reste sur les terres exclusivement souverainistes de De Villiers, ou s’il apparait comme une pâle copie du FN. La souveraineté nationale commande bien des choses, mais les Français attendent un projet de société plus vaste qui leur rende l’espoir, leur montre une vision de l’homme au sein de la cité et de l’entreprise pour cesser de se faire balloter , flouer, écraser, et pour retrouver l’âme du combat nécessaire au redressement du pays.


« Il n’ y a qu’une cause qui vaille, celle de l’Homme » disait le général De Gaulle.  C’est pour cela, mais aussi parce que le monde va plus vite, parce que l’intelligence est plus exigeante, parce que l’implication de tous doit être mobilisée et parce que les technologies modernes condamnent les systèmes pyramidaux et autistes, que le développement de la participation  partout doit être plus que jamais au cœur du  projet. Les gaullistes d’aujourd’hui en sont- ils capables ? De la réponse dépendra leur renaissance politique ou non.


Ainsi va la France en cette rentrée…la débandade partisane ne présage rien de bon.

 

Roger Franchino

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 17:19

 

« Moi, Président… » , reposé comme un citoyen normal,  a présenté à des Français pas normalisés , son plan de redressement qui vient après tant d’autres dans une Europe allemande qui se débat comme un canard sans tête.

Il faudra trouver au moins 30 milliards € pour équilibrer, peut être, le budget de l’Etat en 2013!!


Réduira-t-on les gaspillages ?

L’administration des 65 millions de Français coûte 165 milliards € de plus chaque année que celle de 82 millions d’Allemands, et nous employons pour cela 500 000 fonctionnaires de plus ( Nicolas Baverez, économiste auteur de  « la  France qui tombe »).

Les collectivités locales, socialistes pour la plupart, ont recruté 350 000 fonctionnaires en 10 ans pour truffer le millefeuilles  administratif du pays, avec communes, départements et régions aux compétences superposées.

Parle-t-on de rationnaliser cela avant d’augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises seules créatrices de richesses ?

Que nenni! « Moi , Président … » sait où sont ses clientèles et ses relais de pouvoir partisan !

Alors il sanctuarise les effectifs pléthoriques d’une Education Nationale inefficace mais pourvoyeuse de militants, ceux de la Justice compassion, ceux de la sécurité quand les « hirondelles »  vont par trois pour collecter des PV, et conserve départements et régions tous et toutes plutôt roses copains.

La Défense reverra ses programmes à la baisse, et la France continuera ses grimaces de grande nation déchue, en Syrie , en Afrique, et ailleurs, n’ayant plus les moyens de jouer un rôle à ses propres  portes.

 

Mais on taxera et tondra tout ce que l'on pourra, ménages et entreprises, pour que durent les sinécures!


Retrouvera-t-on la croissance ?

Non plus, car les mêmes causes engendrent les même effets.

La politique de vassalisation à la loi allemande  qui fut celle de Sarkozy est reprise dans son intégralité, avec le Traité scélérat sur le Pacte Budgétaire qui sera signé par l’ensemble du parti du renoncement PS-UMP, et les Français qui ont cru le contraire auront été dupés comme cela avait été pronostiqué ici avant la présidentielle.

L’Allemagne ne lâchera  qu’en dernier recours l’euromark qui a conforté son industrie, lui a permis de dégager 1000 milliards d’euros d’excédents en 10 ans, et  d’acquérir 2000 milliards € d’avoirs à l’étranger.

C’est pourquoi Mario Draghi  a pu lui forcer la main en imposant momentanément de venir au secours des dettes à court terme du Sud, mais ne sauvera que temporairement la zone car  les banques centrales ne rétablissent pas la compétitivité des économies.

 

L’euro restera surévalué, l’Europe ouverte aux pays bas coûts car l’Allemagne leur vend machines outils et voitures de luxe, et ce qui reste d’industrie française continuera  à délocaliser ou à péricliter.

Le déclin ne peut que s’accélérer avec le renoncement à la souveraineté budgétaire et l’explosion se rapprocher avec ce nouveau pouvoir tout aussi illégitime que le précédent.


Alors où sont les recours ?

Evidemment , ni à l’UMP , ni au Centre co-gérants avec la gauche du déclin depuis 40 ans.

Ni à l’extrême gauche qui n’a pas su choisir le bon sens au moment de la présidentielle, ni à l’extrême droite tant que l’aggiornamento des références sulfureuses du passé n’aura pas été mené à son terme par Marine le Pen.

Le gaullistes , alors peut-être, si peu représentés, si éclatés ?

Nous avons eu un candidat à la présidentielle…hé bien qu’il reprenne le flambeau pour le porter plus loin, plus haut !

Les Français ont besoin d’une vision de la Nation, et d’un projet social , indissociables pour retrouver l’espoir pour les uns , adhérer pour les autres.

La souveraineté est la condition qui commande tout, mais elle reste insuffisante sans le « re-engineering » du fonctionnement de la société.

La famille, l’éducation, la sécurité sont les piliers du contrat social, mais la façon dont les citoyens dans la cité, les travailleurs  dans les entreprises sont associés aux choix  commande la mobilisation des ardeurs  ou la passivité.

Hors, la France  a besoin de mobiliser ses enfants pour un redressement collectif qui transcende les individus, où chacun et chacune comprend le sens de son effort.

Nous ne pouvons plus au XXI ème siècle, avec l’intelligence de nos enfants, l’évolution des technologies, le raccourcissement du temps, obtenir l’engagement efficace en imposant du haut comme au XVII éme siècle !

La participation dans la cité et dans l’entreprise via la cogestion  doivent devenir le quatrième pilier du contrat social, parce qu’il n’ y a pas d’alternative dans une société du savoir, parce que c’est notre chance dans un monde d’esclaves, parce que d’autres qui ont choisi cette voie sont plus efficaces que nous,   et parce que les Français resteront toujours des Français, râleurs certes, mais capables du meilleur aussi lorsqu’ils  se mobilisent.La participation n 'est plus aujourd hui une option mais une obligation!


La souveraineté sans la participation est une démocratie unijambiste, et un gaullisme sans participation est une contrefaçon pompidolienne!

 

Roger Franchino

 

 

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 11:12

Ce matin se confirme la déroute de la production automobile en France, avec l'annonce de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay et le licenciement de 8000 salariés qui touche  le coeur du savoir faire avec le sacrifice de la R&D.

Comment en est on arrivés là?

 D'abord  la baisse des marchés européens de 25% en 5 ans, la hausse des coûts salariaux avec les 35 heures notamment,  une stratégie internationale  timorée ( 61% des ventes en Europe) qui a longtemps piétiné en Chine, au Brésil et en Argentine, des échecs répétés aux USA, un positionnement produits bas et moyenne gamme.

C'est déjà beaucoup. Est ce suffisant ?

Non si l'on en juge par les résultats obtenus par Volkswagen, voire par Renault.

 

Le premier gagne beaucoup d 'argent et progresse partout, porté par l'image du "made in Germany", par une implantation ancienne  en Amérique du Sud et efficace en Asie, par une politique de marque intellligente qui va du "low cost "avec Skoda aux marques "premium" avec Audi et maintenant Porsche, par la sous traitance en Europe Centrale,  par une cogestion qui fait que les salariés ont pu accepter des sacrifices lorsque la situation était grave en 2004/2005 en contrepartie de la garantie d'emploi, par le rôle stabilisateur du Land de Basse Saxe.

 

Le second gagne de l'argent essentiellement grâce à  un Nissan fort en Asie , en Amérique du Sud, aux USA  et à Dacia "low cost" roumain en Europe et bientôt marocain.

 

Alors, qu'est ce qui explique la différence de situation?

 

Des raisons internes d'abord à commencer par un style de management militaire, avec des dirigeants autocrates issus de grandes écoles qui leur ont fait croire qu'ils étaient infaillibles sans avoir été préparés aux marchés mondialisés. Ce n'est pas une affirmation gratuite, car j'ai été cadre dirigeant de ce groupe.

La théorie "X" de management, calquée sur le modèle monarchique, étouffe le bon sens, l'agileté, gaspille les compétences,tue  le progrès qui  provient de l'intelligence mobilisée des équipes.

Ce n'est pas propre à PSA, mais c'est une des caractéristiques du mal français qui ronge nos grandes entreprises en concurrence avec la cogestion allemande, ou le consensus japonais.

Les mêmes qui invoquent l'industrie de " l'intelligence" ou stigmatisent la "rigidité du travail"  refusent  la première et confortent la seconde dans leurs bureaux et leurs usines!

 

Première leçon du drame: il n ' y a pas d'issue dans un monde concurrentiel intelligent tel qu'il  est sans faire appel dans l'entreprise à la créativité et au bon sens  de tous, et cela ne peut se faire sans la participation des salariés.

 

Des raisons externes ensuite avec la monnaie surévaluée.

Chacun sait que Citroen DS5, C5  ou encore Peugeot 508, n'ont pas l'image d'une  Audi  de même catégorie A4 ou A5 , qu'une 308 Peugeot ou une C4 ne sont pas à l'égal d'une Golf, ce qui signifie qu'avec des coûts de production similaires les prix de vente ne peuvent être les mêmes. Pour  maintenir les volumes PSA s'est engagé dans une guerre des prix au détriment de ses marges, ce que Volkswagen n 'est pas contraint de faire, mais cela ne peut durer longtemps.

Si ce problème était limité à PSA, la solution serait à trouver en interne...s'agissant d'un problème de compétitivité qui touche toute l'industrie française, il faut se résoudre à accepter qu'il traduit une perte de compétitivité due à la monnaie surévaluée qu'est l'euro pour la France.

Dès lors il ne reste plus qu'à produire ailleurs, comme le fait Renault avec Dacia et Nissan !

 

Deuxième leçon donc: l'automobile française ne supporte pas mieux l'euro  que les autres industries qui, depuis 10 ans, ont éffacé 1000 000 d'emplois ou demain Airbus contraint de s'installer aux USA.

 

Des raisons européennes  aussi, car en 2006 PSA a ouvert une usine capable de produire 200 000 voitures par an à Trnava en Slovaquie, attirée par des salaires de 500€ par mois, un impôt société à 19% contre 33% en France et....une subvention de l'Etat slovaque , financée par l'Europe (c 'est à dire en partie par la France!) de 360 millions €.

La Slovaquie , petit membre de l'Union Economique sans marché intérieur, a pu se permettre d'attirer l'industrie automobile française et coréenne avec Hyundai grâce à la possibilité d'exporter sans taxes vers la France nos propres voitures et d'autres, tout en pratiquant le dumping fiscal, et en bénéficiant de subventions  européennes auxquelles nous contribuons.


Troisème leçon: l'Europe libérale à laquelle tous nos gouvernements ont adhéré a encouragé la délocalisation de PSA et de bien d'autres!

 

Alors, que dire sinon que ce gâchis est  le symbole médiatisé aujourd hui d'une déliquescence qui affecte toute notre industrie depuis longtemps, trop longtemps

 

Il n'y aura pas de rennaissance sans retour de l'Etat face à l'Europe libérale, sans dévaluation de la monnaie   et réduction des charges, et sans association du capital et du travail dans l'entreprise.

 

Le premier parce que seul il peut dessiner un cadre de développement protecteur pour nos compétences, la seconde car seule elle peut remettre à niveau notre industrie qui  n'est ni celle de l'Allemagne ni celle de la Chine, mais l'un et l'autre ne sauraient suffire contrairement ce que soutiennent les théories  protectionnistes si nous ne savons pas mobiliser  les intelligences et  les énergies en associant chacun et chacune dans les projets et le quotidien des entreprises .

 

Nous revoici en vérité à la conception gaulliste de la société et de l'Etat qui est un tout indissociable et plus actuel que jamais.

 

Alors gardons nous des gesticulations politiciennes sur "un plan pour  l'automobile" ou des études de tous bords, tandis que  dans le même temps on s'accroche à l'euro, on décourage la participation en la taxant comme jamais, on dépense plus, et on conforte un dialogue social sans grand effet avec des syndicats si peu présents dans l'entreprise.

 

Cette agitation est tardive pour une industrie qui a fondu de moitié en 10 ans, et malheureusement hors sujet.


 

 

Roger Franchino


 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 21:23

La gauche a conquis dimanche le dernier des bastions de l’Etat qui lui échappait encore. Désormais les socialistes détiennent sans partage tous les pouvoirs de la République, ce qui leur offre une chance historique en même temps qu’une responsabilité immense.

Le sursaut de la France dépend d’eux, la survie de l’Europe aussi.


La zone euro continue de s’enfoncer et le résultat par défaut des élections grecques n’y changera rien, puisque déjà la gangrène s’étend en Espagne, et de proche en proche gagne l’Italie.

Les enjeux financiers  sont gigantesques : 320 milliards € pour la Grèce, 600 milliards € ou plus pour l’Espagne…combien pour l’Italie ? combien un jour pour la France ?


Hollande a compris que la politique qui consiste à saigner à blanc les malades était criminelle , et prenant le contrepied de son prédécesseur à la botte, s’est résolu à affronter l’Allemagne, prenant acte enfin que cette Europe allemande ne peut être la nôtre.

Une partie de la presse applaudit toute étonnée, elle qui faisait la sourde oreille voici peu encore à ceux rares qui, comme France Rebelle, s’insurgeaient de nos renoncements face aux prétentions allemandes au nom d’une amitié à sens unique.

Depuis longtemps nous disons que l’euro n’est pas la monnaie commune mais la monnaie de l’Allemagne imposée à l’Europe, mosaïque de pays  différents  aux structures économiques variées, grâce à la faiblesse de Mitterand et à la trahison des partis socialistes, écologiques, de l’UMP et des centres.

L’euro a été maintenu surévalué par la BCE, clone de la Bundesbank  qui a œuvré pendant 50 ans pour la réévaluation du Deustschemark, ce dont l’industrie allemande s’accommode fort bien, mais pas la nôtre, ni celle de l’Italie, ni celle de l’Espagne, ou  du Portugal.

De 1995 à 2011 l’industrie allemande  cru de 40%, celle de la France de 0% !

Ayant imposé sa monnaie à des pays trop faibles pour la supporter, l’Allemagne a éliminé peu à peu toute concurrence réelle en provenance d’Europe, et empêché ses partenaires de résister aux assauts de la Chine, et des tous les émergents qui produisent en zone dollar.

Affaiblis, nos pays ont financé le maintien de leur niveau de vie par l’endettement des particuliers ou des Etats, lesquels ont laissé la bride sur le cou aux banques au nom d’un libéralisme corrompu puisqu’elles ne peuvent faillir quelles que soient leurs turpitudes.

Bien au contraire la BCE qui ne peut financer directement les dettes souveraines inonde de liquidités les banques pour qu’elles financent les Etats en prenant des marges effrontées de 5% en Italie ou Espagne, de 18% en Grèce !

Et cette Europe allemande, au nom de l’idéologie libérale qui sert les industries d’Outre Rhin, a dérégulé  à tour de bras tout ce qui pouvait l’être, favorisant  les marchés financiers  ou ouvrant nos frontières aux produits bas coûts importés d’Asie.


Je rentre de Chine après un périple professionnel de 15 jours…les usines y tournent à plein avec « seulement » 10% de croissance des exportations contre 22% l’an dernier et 31% l’année d’avant !...mais les automobiles non fabriquées en Chine sont taxées à 30%  ce qui ne laisse de place qu’aux  marques « premium » qui sont relativement inélastiques aux prix telles Mercedes, BMW ou Audi….  les parfums, la maroquinerie de luxe française taxés à 30% sont vendus plus chers à Shanghai qu’à Paris.. pendant ce temps le port Shanghai voit un ballet ininterrompu de porte containers à destination de l’Europe, gorgés de produits qui ne seront pas taxés chez nous !!

Pendant ce temps le salaire mensuel moyen des Chinois est de 200 € par mois, la sécurité sociale est plafonnée aux points acquis par chacun, les jeunes doivent encore assurer la retraite de leurs anciens, les familles sont entassées dans des micro surfaces de 24 m2, le congé maternité est de trois mois, etc…

Quelle est cette Europe passoire qui a trahi le rêve de ses pères fondateurs  d’un espace européen de prospérité, de solidarité, de croissance ?


Hollande semble avoir compris, mais ne semble pas prêt à aller au bout du chemin, se contentant d’euro obligations pour financer des travaux d’infrastructures ou d’avenir.

Ces investissements sont évidemment une mauvaise réponse au vrai problème : la croissance en Europe , hors Allemagne, est morte de la monnaie.

Hors remise en question de l’euro, monnaie allemande devenue unique, hors alignement de la BCE sur la Réserve Fédérale américaine,  la Banque du Japon, ou la Banque de Chine, il n’y a que le krach à attendre ou l’assujettissement politique que l’Allemagne tente d’imposer sous couvert d’un fédéralisme qui ferait de l’Europe une sorte d’empire Austro Hongrois, dinosaure de l'Histoire.


C’est donc à face à l’Allemagne  que se joue l’Europe, et c’est du nécessaire bras de fer longtemps éludé avec elle que dépend l’avenir de la France.

Outre la réduction des dépenses publiques ,c’est de l’engagement  dans cette  bataille que se joue principalement l’avenir de la coalition socialiste.

 

Roger Franchino

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 22:18

On a eu le 16 Mai un tête à tête Merkel – Hollande, puis un G8 avec des contacts Hollande – Merkel, puis un conseil européen le 23 Mai avec du Merkel  du Hollande, un peu de Monti, un zeste de Junker, et une foire des belles intentions sur la croissance qu’il faudrait, qu’on pourrait, qu’on devrait…et les Grecs qu’on ne saurait jeter avec l’eau de l’euro avant de les  noyer en son nom.

Nous avons été patients ici, plus que d’autres, mais vu d’où nous partions avec l’ex Président à la botte de Merkel, nous pensions qu’il fallait sur le sujet de l’Europe donner un peu de temps à « Moi, Président.. »…


Que voyons nous ?


Hollande, conformément à ses engagements et surtout au bon sens a compris que sans croissance les carottes sont cuites et surtout que ce qui bloque c’est la position de l’Allemagne, ce qui est tout de même nouveau pour le parti du renoncement moteur de toutes nos reculades depuis 30 ans.

 

Qu’est ce qui bloque alors la croissance dans la position de l’Allemagne ?


Hé bien son refus de financer de grands travaux par des dettes communes à toute l’Europe appelées eurobonds !!..Ainsi nous n’aurions pas de croissance parce que nous ne pouvons pas financer à crédit au niveau européen ce qui nous est interdit au niveau national. Il faudrait, en somme, que l’Europe emprunte pour financer les Grecs, les Portugais, les Espagnols, lesquels retrouveraient par miracle une compétitivité qui leur permettrait de rembourser…Bref nous garantissons les emprunts et eux relancent ce qui ne peut plus l’être puisque leur compétitivité  n’est plus…L’ardoise serait donc au final pour l’Allemagne, ses satellites et même nous peut être… On peut comprendre les réticences de nos voisins d’Outre Rhin !

C’est là que l’on regarde « Moi, Président.. » en se pinçant…

Dans le même temps, son Moscovici de ministre de l’Economie et des Finances insiste sur l’intangibilité de l’euro et de la réduction des déficits, tandis que son Montebourg de ministre du « Redressement Productif » produit des déclarations   modestes de redressement constatant la surévaluation dudit euro, tandis que son Peillon de ministre de l’Education Nationale ouvre grand les recrutements à ses copains enseignants qui votent si bien.

Bref on a une politique de schizophrènes, et un nouveau Président qui tourne autour du pot.

La croissance n’est pas un problème de grand travaux, mais un problème de compétitivité de toute l’Europe du Sud, dont la France.

Ce problème vient d’abord d’une monnaie surévaluée pour ceux-ci par rapport à l’Allemagne, et pour l’ensemble de la zone euro par rapport au Dollar et au Yuan.

C’est tellement vrai que la Deutsche Bank elle-même, pour gérer la question grecque, a proposé la création d’un euro G pour ce pays, dévalué de 50% par rapport à l’euro , mais restant accroché à la monnaie européenne avec la possibilité de s’y réinsérer une fois les équilibres retrouvés.

Quelle meilleure illustration de la nécessité de redonner de l’air à des économies si différentes  avec des monnaies nationales qui fluctuent par rapport à une monnaie non plus unique mais commune ?


Alors «  Moi, Président.. »  tourne autour du pot avec l’Allemagne au lieu de mettre sur la table la seule vraie question qui est celle de l’euro devenu mark, et de la BCE devenue Banque Centrale Allemande.

Et avec ses eurobonds qu’il agite comme un moindre mal aux yeux des Allemands, il se trompe et  nous enfume ….jusqu’aux législatives.

Faux départ Mr Le Président…vos contradictions vous rattraperont sans tarder, vous, vos ministres…..  et les cocus du 7 Mai !

 

Roger Franchino

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 21:44

 

Tandis que le nouveau Président en France met en place son équipe, la partie en Europe se joue ailleurs.

La Grèce, comme prévu, va retourner aux urnes,  en apparence pour désigner une nouvelle assemblée, en réalité pour se choisir un destin dans ou hors de la zone euro.


D’un côté rester dans la zone de l'euro surévalué, c’est-à-dire supporter pendant une décennie au moins l’appauvrissement, et plus grave encore la saignée du pays fui par sa jeunesse et ses élites : au bout, l’agonie lente et douloureuse  de la mère de toutes les démocraties occidentales.

De l’autre sortir avec une forte dévaluation de la monnaie qui n’abrogera pas la rigueur mais qui permettra de relancer ce qui peut l’être, et qui ne pourra réussir que si le remboursement des dettes est rééchelonné , si l’Etat est reformé, et si la BCE accompagne le mouvement, d’une part en  garantissant via la Banque Centrale Grecque la liquidité du système bancaire local, d’autre part un niveau de parité raisonnable drachme/euro.


En Europe soit, renonçant au dogme de l’euro « über alles », les instances de Bruxelles, de la BCE, et les gouvernements adoptent une approche coopérative et se résolvent à préparer avec la  Grèce une sortie coordonnée de la monnaie unique. C’est ce que recommande enfin Christine Lagarde pour le FMI.

Soit , cédant au jusqu’auboutisme des intégristes de l’euromark, l’Europe pratique la politique du pire et ouvre la boite de pandore d’une crise monétaire et financière que personne ne pourrait plus maitriser.

C’est malheureusement cette menace que nos dirigeants semblent agiter au travers de déclarations qui n’ont d’autre but que de terroriser le Grecs, de leur imposer le choix des partis renégats qui les ont conduit là où ils sont, et de leur faire accepter l’inacceptable c’est à dire le désespoir et le suicide du pays .

Nous avons déjà entendu Hollande et Merkel répéter que les Grecs doivent se soumettre au mémorandum qui les saigne à blanc, en contrepartie de quoi on pourrait leur jeter en pâture quelques aumônes de relance.

Nous entendons les brillants économistes du système expliquer que faute d’industrie, la Grèce ne profitera pas d’une dévaluation, occultant qu’une de ses principales « industries », celle du tourisme se meurt depuis la dévaluation sauvage de la livre turque il y a une dizaine d’années.

Nous avons entendu Mario Draghi pour la BCE, déclarer qu’il ne soutiendra pas les banques grecques en difficulté, laissant le Grecs craindre pour leur épargne.

Et nous entendons  enfin se propager des rumeurs sur leurs retraits de liquidités des banques, ce qui n’a  d’autre objet que de déclencher une panique  pour assurer un vote de peur en faveur des pro européens.


Bref, on veut que les Grecs votent  « bien » le 17 Juin, comme Néron voulait que les gladiateurs se battent bien avant de mourir applaudis.

« Europa, morituri te salutant ! »devraient s’écrier le Grecs en se jetant sous les griffes des lions de l’austérité , pour la plus grande satisfaction des eurolâtres !


Qui ne voit qu’au travers des déclarations et manœuvres des instances européennes, c’est la négation des démocraties et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui se manifeste de plus en plus brutalement ?

Qui ne voit que cette tentation fasciste, déjà dénoncée ici à l’occasion du traité sur la Constitution destiné à contourner le Non des Français et des Hollandais puis à l’occasion du pacte de stabilité et de la « règle d’or »,  se fait sans cesse plus violente ?

Qui ne devine déjà que demain, c’est cette même tentation qui prendra le visage du fédéralisme que nous verrons bientôt ressurgir à la Commission de Bruxelles, à la BCE, ou dans l’Eurogroupe ?


Cette Europe  ne s’emploie pas au redressement des Grecs mais à leur asservissement.

Cette Europe qui a recours au chantage , à la manipulation et à l’intimidation des peuples, qui tente de  terroriser, se déforme  et se caricature à l'image de ce régime  despotique  mis en scène dans « Z »  par  Costa Gavras  du temps de la Grèce des colonels.

C’est à l'opposition  à cette dérive que nous apprécierons si « Moi, Président.. »  est le changement , au delà de conférences de presse BCBG ou d'un  cocasse ministère du  « redressement productif »,  car la France est menacée dans son essence tout comme la Grèce, tout comme  la plupart des  autres nations d'Europe.

 

Les Grecs n 'ont pas d'issue possible dans l'euro mais ils leur reste un espoir en dehors!

Dans tous les cas des épreuves bien sur, mais dans la sortie de l'euro une petite lueur telle celle d' une bougie dans la tempête.

Il leur faut du courage, mais aussi la solidarité d'une Europe démocratique, d'une autre Europe qui respecte les peuples pour sa propre survie.

 

Le Parlement grec a besoin le 17 juin de 300 Spartiates et d'un Léonidas, pas d'un commis de Golden Sachs et de bavards tremblants et corrompus!

 

 

Roger Franchino

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:32

Le 7 Mai, comme prévu, les Français se sont réveillés pour les uns encore dans l’euphorie de la prise de la Bastille, pour les autres dans le vague  à l’âme d’une Concorde restée déserte.

Les uns et les autres, distraits des mois durant par les hochets des deux candidats « utiles », ont été  brutalement ramenés à la réalité par les Grecs qui, tandis que la France bataillait sur le viande hallal et sur le permis de conduire, se débattaient pour sauver leur peau et finissaient par renvoyer leur UMP et PS locaux , dangereusement "inutiles", aux vestiaires.


Dès le 8 novembre 2011 nous prophétisions ici, dans «  Le nouveau  gouvernement grec siègera à Berlin et Francfort » :

« Dans leur désespoir ( les Grecs), soit ils renonceront à leur souveraineté en reconduisant l’un des deux partis d’union nationale qui les ont conduits au désastre, soit ils risqueront leur démocratie en s’en remettant aux extrêmes qu’ils soient de gauche ou d’extrême droite.

Ainsi en va-t-il toujours de l’indépendance et de la démocratie : l’une ne va pas sans l’autre »

Ils ont donc donné leurs voix au parti d’extrême gauche, numéro deux dans le pays, et à l’extrême droite faisant entrer la salut nazi au Parlement , les deux rejetant les excès de l’austérité européenne, et la domination allemande.


La Grèce étranglée se débat dans d’ultimes sursauts, et sauf à la perfuser à perpétuité ce que personne ne conçoit, il ne lui restera bientôt qu’ à tenter une réanimation en sortant de l’euro et en dévaluant sa drachme restaurée.

Quelle aide peut-on encore apporter à un pays qui en ajoutant prêts, effacement de dettes, aides diverses, a déjà reçu 380 milliards € soit 177% de son  PIB, a vu ce dernier reculer de 12% en 2 ans, le chômage grimper à 21% de la population, tandis que le déficit budgétaire grimpait de 68% au premier trimestre uniquement à cause des taux d’intérêts usuraires versés aux marchés financiers ?

Aucune de réaliste en vérité!

Sinon de relâcher la contrainte monétaire pour relancer l’ économie,  et de financer le remboursement de la dette à taux zéro.Car la chute de la Grèce, hier encore  réputée impossible par les euro babas est là !


La  solution intelligente serait que l’Europe, pour la Grèce, mais aussi pour toute la zone euro, adopte enfin une politique de change  agressive face aux grandes monnaies de ce monde pour rétablir l'équilbre des échanges, et que la BCE monétise la dette, ce qui n’exclut pas les efforts de rationalisation des dépenses publiques.

Pour cela il faudrait évidement convaincre l’Allemagne arque boutée  sur des dogmes qui font reconnaitre enfin aux Echos du 10 Mai, citant Morgan Stanley, ce que nous disons ici depuis 4ans , à savoir :

La corrélation du change euro –dollar avec la Bourse allemande est « une des manifestations supplémentaires de la germanisation de la monnaie unique qui se rapproche du mark »

L’euro n’est pas la monnaie commune de l’Europe soutenons nous ici depuis toujours, mais la monnaie de l’Allemagne imposée à l’Europe parce que des gouvernants de rencontre en France y ont consenti. 


L’autre solution, la sortie solitaire de la Grèce de la zone euro est enfin envisagée ouvertement par ceux-là même qui nous assuraient avec condescendance, hier encore, que ce n était pas pensable !

Encore faudrait-il que cela se fasse dans l’ordre, plutôt qu’à chaud à l’issue d’un nouveau vote probable des Grecs en juin.


Et c’est bien là que nous verrons de quoi «  Moi , Président.. » est capable !...dès le 16 Mai  chez Mme Merkel !


En attendant il serait avisé de se souvenir que le déficit extérieur de la France sur le premier trimestre  atteint 17,44 milliards €, l’excédent de l’Allemagne 42,6 milliards €.

 En attendant, il serait bon qu'il ait à l'esprit que nos parts de marchés dans notre ex pré carré africain qui étaient de 16,2% en 2000, c’est-à-dire au moment du passage à l’euro, se sont effondrées de moitié à 8,9% au profit des Chinois  qui investissent à tour de bras dans ce continent en devenir ! Pendant qu'une part de son camp  s’interroge encore  sur une France Afrique qui a déjà cédé sa place à la Chine Afrique ! Voilà qui rassurera nos bonnes consciences internationalistes à défaut de créer des emplois et d’entretenir une solidarité centenaire !

 Ainsi vont les choses…

Puisse « Moi , Président… » voir que nous sommes nous aussi menacés d’être Grecs avant longtemps !

 

Roger Franchino

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  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
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