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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 10:47

 

Hier par meetings interposés Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont affrontés dans un dernier bras de fer avant le premier tour de la Présidentielle.


Lequel est sorti vainqueur ?


L’un a fait appel à la Nation, l’autre à la République, l’un à la majorité silencieuse qui n’est pas dans les sondages, l’autre au rassemblement de ceux qui veulent  changer pour changer.

Les deux ont enfin reconnu qu’il ne pouvait y avoir d’amélioration de notre situation  économique sans croissance, et qu’il ne pouvait y avoir de croissance sans changement radical  du rôle de la Banque Centrale Européenne, c’est-à-dire , en vérité , sans remise en cause du traité de Maastricht.

La Banque Centrale doit changer de politique monétaire pour rembourser la dette, et de politique de change pour retrouver de la compétitivité !Bravo !

Quel chemin parcouru par deux des soutiens les plus fervents du OUI à Maastricht, et de l’euro !

Quelle claque pour les commentateurs, les « experts » de tous poils, qui hier encore raillaient avec arrogance les Montebourg, les Chevènement, et en ce début de campagne Nicolas Dupont Aignan !

Partout les « experts » économiques qui  nous dispensaient comme des sermons de l'Inquisition leurs doctes leçons sur l’austérité, seule planche de salut, commencent à tourner leurs vestes ou à  avaler la couleuvre sur BFM Radio et dans la presse économique !

Mais ils ne sont pas les seuls parmi ceux qui nous ont entrainés dans cette voie à se mettre à jour avec les réalités.

La semaine dernière Mario Draghi Président de la BCE, devant les impossibilités de plus en plus criantes de l’Espagne et du Portugal, contredisait l’orthodoxe Rasmussen au sein de sa propre institution en disant qu’on ne pouvait exclure une nouvelle injection de liquidités.

De son côté l’Institute of International Finance, qui regroupe les principales banques mondiales, écrivait dans sa newsletter, que l’Europe ne pouvait pas continuer dans la voie de cette seule austérité qui oppresse et que la croissance devait être retrouvée. Les marchés, eux mêmes, prennent conscience de cet impératif catégorique !

 

Tout ceci est connu de longue date de n'importe quel étudiant en sciences économiques: en période de récession économique on ne peut avoir à la fois rigueur budgétaire et surévaluation monétaire ! C'est du domaine de la science, le contraire est du domaine de la croyance religieuse!


Et ce n’est qu’un début !


Car qui peut croire que Hollande  obtiendra de l’Allemagne de changer ce qu’elle a obtenu de Mitterand il y a bientôt 20 ans, à savoir la reconnaissance de sa prééminence monétaire et budgétaire via la traité de Maastricht ?

Car qui peut croire que  Sarkozy imposera à l’Allemagne le contraire de ce qu’il a cédé en acceptant le pacte budgétaire sans contrepartie,  envisageant même au début de faire campagne avec Mme Merkel pour mieux montrer son adhésion à l’Europe Allemande ?

Ne nous y trompons pas, réformer la Banque Centrale Européenne et la politique de change de l’euro, ce n’est pas un gentil débat européen : c’est affronter l’Allemagne et ses intérêts propres !

Lequel  de ces deux  candidats serait crédible dans une négociation musclée avec l’Allemagne, alors qu’eux-mêmes ou leurs rangs, d’Aubry à Juppé en passant par Bayrou,  lui ont tout cédé , laissant l’Europe dériver vers une zone euromark ?

Aucun des deux n’est évidemment crédible du fait  de son passé et des pesanteurs de ses soutiens qu’ils soient euro-soumis pour des motifs idéologiques ou par intérêt économique.


Dès lors, si les Français enfin se rangent à l’évidence que l’Europe ne survivra qu’avec une autre politique,   ce ne pourra être l’œuvre que d’un homme ou d’une femme qui en a toujours défendu l’idée avec constance, réalisme et sérieux.

Le réalisme écartera Marine Le Pen qui, pour faire le juste diagnostic, reste cependant très évasive et superficielle quant  aux modalités de ce changement et d'un retour au franc.

Le sérieux éloignera tout autant Jean Luc Mélenchon qui malheureusement met ses brillantes qualités d’orateur au service d’un projet utopique.


Il reste donc Nicolas Dupont Aignan, dont le projet construit avec sérieux de longue date  sur un diagnostic sans faille est une garantie d’engagement véritable et de résultat.

En réalité il y a surtout  Nicolas Dupont Aignan , parce qu’au-delà de l’Europe qui commande beaucoup, il  a le projet  bien plus vaste d’une France Libre au service de l’Homme qui  s’étend de la cogestion en entreprise à l’équité dans l’Etat, de la responsabilité à l’école à  l’intérêt général sans monopoles privés, de la sécurité sur notre territoire au rôle de la France dans le monde.

Bref, une fois encore, après les partis du renoncement, il y a comme il y aura longtemps encore le Gaullisme, ce  Gaullisme qui n’a rien à prouver puisqu’il a toujours été au rendez vous de l’Histoire de France depuis 70 ans , chaque fois que le destin du pays était en jeu.

Ce gaullisme bien plus moderne que socialisme et libéralisme vieux et éreintés par 150 ans d'errements !

Ce sera donc le 22 Avril ou plus tard, mais ce le sera  inéluctablement !

Voilà pourquoi les idées de Nicolas Dupont Aignan  vont gagner  Dimanche !

Avec lui ce serait mieux encore!

 

Roger Franchino

 

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Published by katsumoto - dans politique
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  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
Président Club de pensée France Rebelle.
Conseil National de Debout la  France
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général dans des multinationales ou des PMI . Président Club de pensée France Rebelle. Conseil National de Debout la France

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