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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 15:28

Nous y voici donc…. Le Premier Ministre, paniqué par la crise grecque, prépare un plan d’austérité pour 2010 – 2012. On va donc tenter de réduire de 10% les dépenses courantes de l’Etat sur 3 ans.  

 

Qu’en penser ?

 Sur le fond, la réduction des dépenses publiques n’est évidemment pas une mauvaise chose, si et le «si » est là où se cache la différence, elle est ciblée sur les gaspillages de ressources et si elle s’accompagne d’une politique agressive de croissance.  

  

Or que se passe t il ?  

Ce même jour, on nous a annoncé que le déficit des échanges extérieurs de la France pour les 12 derniers mois a été de 43 milliards € ce qui représente 2% du PIB.

Compte tenu des prélèvement publics en France, c’est près de la moitié de cette richesse , soit 21 milliards € qui sont partis en fumée pour les caisses de l’Etat et de la Sécurite Sociale !

 

Comme dans une entreprise bien gérée, la maitrise ou la réduction des coûts ne crée de la valeur sur le long terme que si elle s’accompagne d’une stratégie de développement et de prise de marchés.

 

Si le discours entendu de durcissement du « pacte de stabilité », et d’ économies recherchées en tirant plus ou moins au hasard sur les « niches » fiscales se confirme, force sera de constater que le gouvernement de ce pays reste irrémédiablement myope et capitule sans lutter sous la pression des « marchés » plutôt que de mettre en place une stratégie de retournement.

 

Quel serait en fait le chemin étroit , mais inévitable, de ce retournement ?

 

En premier lieu , partant de l’environnement qu ‘il faut modifier sans quoi nos mesures nationales d’économies n’aboutiront qu’à l approfondissement de la crise, il faut urgemment se mettre autour de la table avec l’Allemagne et les principales économies de l'UE pour négocier, si cela reste possible, une révision radicale de la politique monétaire , du pacte de stabilité, et des régulations pour redonner à l Europe une volonté de puissance.

 

Il faut dire très clairement que l’Europe monétaire telle qu’elle a été conçue, l’Europe libérale ouverte à tous les vents de la mondialisation, se meurent.

Il faut dire à l’Allemagne en tout premier qu’il y va de son intérêt bien compris de participer au changement du cours des choses.

 

En clair, le pacte de stabilité doit devenir un pacte de croissance dont découle une politique de change de l’euro à 180° de celle qui est suivie depuis la création de la monnaie unique : l’euro doit aider nos entreprises à conquérir des parts de marché et à résister à l’invasion des produits des pays à monnaie faible et coûts du travail trop bas.

Laisser filer la monnaie c’est aussi le moyen de réduire le poids de l’endettement et de ses effets déflationnistes sur nos économies .

 

Réduire le coût du travail enfin en Europe, en allégeant les charges pour stimuler l’emploi mais sans appauvrir, contrairement au dogme libéral, la qualité des couvertures sociales ce qui ne ferait que déprimer la consommation.

Cela signifie faire supporter aussi aux importations une part des coûts : voilà pourquoi , il convient de mettre en place partout et rapidement dans l’UE une TVA sociale qui s’appliquera aux produits et services quelle qu’en soit la provenance, et qui participera à combler nos déficits sociaux.

   

En second lieu, et en même temps, il convient de négocier avec nos partenaires des mesures de régulation immédiate des marchés financiers avec trois éléments essentiels:

 

     - Transformation des prêts d’Etat ou des garanties données aux banques en prises de participation et entrée aux conseils d’administration de la puissance publique , seule garante des intérêts collectifs.   

 

     - Scission des activités de banque d’investissement et de banques de dépôt, augmentation des réserves obligatoires des premières, et des garanties pour toutes les opérations sur marchés à terme.

 

     - Taxation exceptionnelle de 100% des profits des activités de banque d’investissement réalisés en 2009 dans l’UE et affectation à la réduction des dettes des plans de relance car les incendiaires doivent être les payeurs.

 

Si tout cela finit par faire consensus dans l’urgence , alors , bien sur , il faudra voter rapidement la modification des traités.

Si tel  ne devait être le cas, alors il faut faire entendre à l’Allemagne que la France prendra les mesures qui s’imposent, dans le calme, mais sereinement et c’en serait fini de la zone euro.

 

Bien entendu, cette phase européenne d’un plan de redressement ne nous exonèrerait pas de mesures d’austérité sur la dépense publique nationale, mais celles ci seraient, en quelque sorte ,compensées par le retour progressif de notre dynamisme économique.

 

Evidemment, il y a dans ce pays de multiples gaspillages à commencer par ceux qui proviennent d’un empilage absurde d’administrations centrales, régionales, départementales, communales, où l’organe créant la fonction, il génère aussi des dépenses dont l’utilité reste à démontrer.

 

Alors pourquoi ne pas consulter les Français par référendum sur une réorganisation l’Europe et une réforme de l’Etat adaptée aux circonstances ?

 

Voilà qui pourrait remobiliser un peuple que tout porte à l'abandon!

 

 Mr, Fillon, la politique de la France « ne se fait pas à la corbeille » (De Gaulle ) !

 

Katsumoto

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Published by katsumoto - dans politique
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David CABAS 06/06/2010 01:52




Face au chantage de l'empire financier :


 


Crise des « subprimes », crise bancaire, accélération de la destruction de l'agriculture, de l’industrie et des emplois. Puis aujourd’hui crise de l’euro, crise de la dette publique des
États, destruction du service public, chantage sur les retraites. Sans oublier les divers plans injustes pour sauver les banques !


 


Nous devons nous organiser et nous mobiliser massivement pour demander à faire la lumière sur la crise financière en convoquant immédiatement une commission d'enquête parlementaire !


 


Nous ne devons pas faire le choix de la défaite ! Alors rejoins moi sur mon groupe facebook : http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts


 


David CABAS


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