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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 20:14

France Info le 28 avril  a donc organisé à 19h15 un dialogue sur «  que reste il du gaullisme » entre  deux journalistes quadragénaires, Hervé Verney du Parisien et Arnaud Leparmentier du Monde …

 

L’un et l’autre convinrent que le gaullisme n’existait plus puisque chaque politicien s’en approprie , selon les circonstances, une pièce de l’héritage.

 

L’un et l’autre s’agacèrent qu’il y ait encore des archéo gaullistes de Chevènement à Dupont Aignan, en passant par Bayrou , ce qui est sans doute  pour  l’intéressé  un scoop.

 

L’un et l’autre ne supportent pas la notion d’homme providentiel , préférant la démocratie apaisée , comprenons fade, anesthésiée et  sans ambition autre que personnelle, qu’ils mettent en scène chaque jour.

 

L’un et l’autre soutinrent que la France, république bananière selon OSS117, souffrait  avec De Gaulle de peu de libertés, et qu’heureusement leurs parents l'arrachèrent à la dictature en Mai 68.

 

Enfin, citant de prétendus jeunes interviewés, ils rapportèrent que De Gaulle est perçu principalement comme un « père fouettard » .

 

Les entendant pérorer ainsi, je me demandais ce que ces deux gratte papiers avaient appris à l’école…il est vrai que depuis 1968 , on ne sait plus très bien lire, ni écrire , et encore plus difficilement dire qui de Jeanne d’Arc ou de  Garou vint en premier à Notre Dame…laquelle d’ailleurs ?

 

Je me demandais  aussi à quoi aurait ressemblé leur démocratie pacifiée avec leurs  hommes politiques « ordinaires » en juin 40, ou lorsque la guerre d’Algérie menaçait d’emporter la République ?

 

Il est vrai que du temps de De Gaulle, nous n’avions pas un débat politique qui commandait à l’une de s’agiter au Zénith ou  de demander pardon pour les écarts de langage d’un Président bavard, et à celui ci de s’appuyer  sur la plastique de son épouse pour faire la une de Paris Match.

 

Gamins sous De Gaulle , je me demande encore comment, moi, et mes camarades, avons pu survivre  sous cette dictature, sans  pub à la télé, sans séries B américaines, sans cannabis, sans Mac Do, et avec des parents et des profs qui exerçaient leur autorité…voire abusaient en nous balançant parfois une baffe !

 

Heureusement il y a eu 68 : on peut aller à la fac sans rien foutre, il est interdit d’interdire, les profs et les banlieues ont la trouille des petites frappes en couche culottes,  on divorce une fois sur deux, et on peut avoir le RMI plutôt que du boulot.

 

Nous pouvons nous vautrer dans une Europe qui nous pique nos usines et laisse la finance nous faire les poches  ce qui nous évitera bientôt de bosser, tandis que nos enfants serons libres de faire garçon ou fille pipi , ou  de faire la manche puisqu'il ne sera plus possible d'être "trader" sauf de "schnouf" bien sur. 

 

La France complètement « pacifiée  par un personnel politique normal » n’existera enfin plus avec ses ambitions épuisantes pour nous mêmes et les nôtres…nous serons enfin médiocres, fainéants, et avides comme il est si bon de l’être.

 

Ayant entendu ces deux gratte papiers de la dernière averse , il me vient  irrésistiblement le refrain de Brassens.

 

Katsumoto

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Published by katsumoto - dans politique
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  • Roger Franchino
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général  dans des multinationales ou des PMI .
Président Club de pensée France Rebelle.
Conseil National de Debout la  France
  • Diplômé EM Lyon, MBA York, 30 ans de carrière internationale en Europe, Asie, Amériques, comme cadre dirigeant /directeur général dans des multinationales ou des PMI . Président Club de pensée France Rebelle. Conseil National de Debout la France

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