Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 11:28

Mr Baroso, qui n'est pas regardant sur ses dépenses personnelles de représentation,  a lancé un ballon d’essai, apparemment accepté par les ministres des finances de l’Eurogroupe, sur le contrôle des budgets nationaux avant les Parlements.

 

Seuls des citoyens naïfs peuvent imaginer que l’habile Baroso a lancé l’idée sans avoir au préalable obtenu l’accord des principaux membres de l’Union, dont ,bien sur, celui de la France.

 

La probable vérité des choses est que ce contrôle,  c’est à dire l’imposition de l’austérité à l’ensemble de l’Europe, a été la monnaie d’échange exigée par l’Allemagne pour accepter le plan de 750 milliards € de soutien dont beaucoup se sont un peu rapidement réjouis.

 

Une fois encore l’Allemagne a imposé ses conditions pour mettre au pas l’ensemble des économies de la zone euro, et Nicolas Sarkozy a cédé.

 

Sauf qu’il y va cette fois  de la démocratie, et qu’en l’occurence il s’agit d’un coup d' Etat larvé, par une institution de technocrates non élus.

 

Sauf  encore qu’il s’agit d’une caste de 50 000 fonctionnaires en croissance continue, grassement rémunérée,  bénéficiant de traitements fiscaux de faveur, peu regardante sur ses dépenses,  mais qui voudrait imposer l’austérité aux citoyens  européens au nom d'une idéologie libérale qu’elle refuse de s’appliquer à elle même.

 

Sauf  enfin qu’il s’agit d’une administration avide de pouvoir, tatillonne, totalement absente lors du déclenchement de la crise financière de 2008, occupée à  réglementer les détails et laisser de côté l’essentiel, et  faisant de l’Europe une zone de libre échange ouverte à tous les vents.

 

Que des gouvernements qui ont imposé le traité de Lisbonne par les moyens que l’on sait se satisfassent de « passer la patate chaude » du contrôle des budgets nationaux à une institution irresponsable devant les peuples en dit long  sur nos dirigeants et  sur cette Europe . 

 

Cette Europe , celle qui ne respecte pas les référendums lorsque le verdict ne lui est pas favorable, celle qui  sacrifie  les intérêts de ses membres tantôt au profit d’un seul tantôt à celui des marchés financiers, celle qui a des relents  d’Anschluss, devient chaque jour un peu plus un empire autoritaire et hétéroclite.

 

Cette Europe dans sa dérive totalitaire croissante a perdu sa  déjà contestable légitimité .

 

C'est pourquoi, tout comme le disait Caton de Carthage, "Bruxelles delenda est"! (  si on entend par là cette Europe et la Commission)

 

Quant au gouvernement français qui accepterait cette dérive supplémentaire après avoir triché avec le traité de Lisbonne, il se rendrait à son tour  illégitime puisqu’il mettrait sous contrôle étranger l’un des éléments fondamentaux de la souveraineté nationale sans en avoir le mandat du peuple.

 

S’il acceptait encore cet abandon, s’il se rangeait à ce que  Bruxelles ressemble à un certain Munich dont l'esprit semble revenu en force, alors  il  ne serait  plus digne de diriger ce pays.

  

Dès lors les députés de tous bord, s’ils ont encore  quelque conscience, devraient avant

d être réduits à l’état de marionnettes par un pouvoir d’inspiration  pétainiste, censurer ce gouvernement.

   

Et si la République existe encore dans nos coeurs comme le proclament non frontons de mairie, si nous avons encore en mémoire les combats des nos républicains pour la conquête de nos libertés, alors  soyons résolus à faire connaître que l’accusation  de trahison pourrait être requise  contre quiconque, quelque soit son niveau à la tête de l’Etat, qui cèderait  à un pouvoir étranger et apatride ,  contre notre volonté  et à charge des intérêts de la France,  une prérogative essentielle de notre souveraineté.

 

Face à ce  totalitarisme européen croissant, c ‘est une radicalisation des  résistances nationales qui va s'imposer , nourrie d'un  nouvel appauvrissement du plus grand nombre et de drames individuels. 

 

Pauvre Europe ! pauvre France !...il n'est pas d'autre issue que de  lutter car il y va de l’avenir de notre pays, de nos familles, de nos enfants.

 

Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 10:43

Les 750 milliards € à peine annoncés pour le sauvetage de l’euro, l’ephémère euphorie boursière n’aura duré qu’un jour, tandis que le doute gagne les esprits.

 

Evidemment, car  l’argent ne fait pas le bonheur s’écrient les euro babas ! Il faut donc  renforcer la gouvernance de l’Europe, c’est à dire intégrer plus encore, marier les intérêts du loup et de la brebis, faire que 16 pays de l’eurozone et 27 de l’UE marchent d’un même pas....

 

Une fois encore la fuite en avant devant l’impossible tâche est la seule voie imaginée par des gouvernements et des oppositions officielles usés idéologiquement, empêtrés dans leurs engagements passés, que nul échec ne semble contraindre à quitter l’utopie.

 

Que se passe t il sous nos yeux ?

 

La France vient d’annoncer une croissance nulle sur le premier trimestre après un recul de 2,5% en 2009 et une stagnation en 2008.

A bout de souffle, sous perfusion, on propose de faire une saignée en réduisant les déficits budgétaires réduisant ainsi la demande publique donc la consommation interne quand on ne sait plus profiter de la demande extérieure comme en atteste notre colossal déficit commercial de 43 milliards €, c’est à dire 277 milliards de Francs !!

L ‘UMP et le PS , quelques soient les bisbilles d arrière cuisine politicienne, sont en phase sur le diagnostic erroné pour avoir conjointement mené la France dans l’impasse où elle se trouve, pour avoir trahi les intérêts du pays sur l’autel de leur pensée unique neo libérale et européenne, pour n’avoir pas respecté la volonté populaire.

 

L’Allemagne, dont l’industrie seule source de richesse créatrice caracole en tête de l’Europe, prépare la gestion de sa décroissance démographique en misant tout sur la demande extérieure, et en prenant les mesures nécessaires à la maitrise d’un endettement qu’une population déclinante ne pourrait assumer demain.

Ayant imposé à des partenaires sans consistance, en premier à une France depuis longtemps dirigée par les élites du renoncement, ses intérêts avec une monnaie et un pacte de stabilité à la botte, il ne lui reste qu’à leur  imposer la mise sous tutelle plus ou moins officielle de leurs  finances .

C’est ce que de fait, nous le verrons bientôt, Mr Sarkozy  a concédé le week end dernier à Mme Merkel en échange du plan de garantie des dettes souveraines.

 

L’Angleterre enfin, seule autre nation avec l’Allemagne, qui n’ait consenti à l’ UE que ce qui pouvait la servir, ploie sous les dettes et un système financier voyou qui s’est substitué à  l’industrie ,  mais a conservé la liberté monétaire qui lui permettra de relancer son économie.

Mr Cameron , conservateur eurosceptique, fera sentir très rapidement à l’Europe tout ce que la devise britannique « je maintiendrai » signifie, et le « begnin neglect » que lui inspire toute forme de supranationalité.

De même, la City et ses traders peuvent dormir en paix …

 

L’Italie voit sa créativité et le dynamisme de ses milliers de PME rongés par une monnaie surévaluée, et continue de se financer à crédit, heureusement principalement grâce à l’épargne nationale.

 

Ces différences structurelles, ces divergences d’intérêt et de cultures, sans même parler de l’Europe Centrale ou de la péninsule ibérique, illustrent à elles seules, l’impossibilité d’une gouvernance commune entre grands pays qui ne respecterait pas les intérêts fondamentaux de chaque nation.

 

C’est pour trouver une voie partagée ou bien pour sortir résolument de cette impasse qu’il faut une France courageuse.

 

Sinon la gouvernance de l’Europe ne sera que celle de l’Allemagne et  tôt ou tard cette Europe éclatera.

 

C'est le défi qu il faut se préparer à affronter.

 

Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 11:42

Nos ministres des finances et notre Strauss Kahn futur candidat ont accouché ce week end d'un plan de sauvetage de l'eurozone en brandissant 750 milliards € mobilisables pour soutenir les Etats déficitaires pendant 3 ans, tandis que Trichet la rigueur avalait la couleuvre  en acceptant que la BCE brade son "indépendance" en rachetant des obligations d'Etat et donc en faisant marcher la planche à billets inflationniste.

 

Fort bien... le danger d'un éclatement de la zone euro est donc écarté momentanément, et les "marchés" peuvent empocher les profits réalisés ces deux dernières semaines.

 

Le danger est il définitivement conjuré? quelles sont les conséquences des décisions prises?

 

Sur le premier point, on ne voit évidemment pas en quoi fondamentalement les choses auraient changé dans l'immédiat.

Les Etats dits forts de la zone se sont portés au secours des faibles, non par solidarité, mais par crainte de voir la zone éclater.

 

Pour autant les mêmes forces souterraines restent à l'oeuvre: les structures économiques restent très différentes , l'euro trop fort, la croissance trop faible, et les déficits élevés.

 

Donc,  tôt ou tard les mêmes forces se manifesteront à nouveau, sauf à ce que l'Europe change résolument de cap comme cela a  été exposé régulièrement ici.

 

Les décisions prises ce week end pourront d'ailleurs , suivant les orientations suivies dans les prochaines semaines,  soit accélerer la prise de conscience soit tenter de contraindre plus encore ces forces.

 

Le rachat des dettes souveraines par la BCE, suivant l' ampleur de la création monétaire, est de nature, en relançant quelque peu la hausse des prix, à participer à la baisse de l'euro et donc à la croissance en Europe;

 

En revanche, si cela s'accompagne d'une rigueur imposée plus forte sur les déficits des Etats , alors la croissance fera place à la stagnation voire à la prolongation de la récession.

 

Les décisions prises dans l'urgence pour éteindre l'incendie doivent s'accompagner maintenant des changements de fond déjà préconisés: pacte de croissance plutôt que de stabilité, politique monétaire compétitive, préférence communautaire, partage avec les importations du poids de la couverture sociale et réduction parallèle du coût du travail en Europe, contrôle des  systèmes bancaires.

 

Nous en sommes loin, mais cela se fera , à froid ou à chaud, car c'est dans la nature des choses.

 

Combien alors, pour le retour de la prospérité?

 

 

Katsumoto

 

 

 

 

 

 

                                           

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 16:28

Nous y voici donc…. Le Premier Ministre, paniqué par la crise grecque, prépare un plan d’austérité pour 2010 – 2012. On va donc tenter de réduire de 10% les dépenses courantes de l’Etat sur 3 ans.  

 

Qu’en penser ?

 Sur le fond, la réduction des dépenses publiques n’est évidemment pas une mauvaise chose, si et le «si » est là où se cache la différence, elle est ciblée sur les gaspillages de ressources et si elle s’accompagne d’une politique agressive de croissance.  

  

Or que se passe t il ?  

Ce même jour, on nous a annoncé que le déficit des échanges extérieurs de la France pour les 12 derniers mois a été de 43 milliards € ce qui représente 2% du PIB.

Compte tenu des prélèvement publics en France, c’est près de la moitié de cette richesse , soit 21 milliards € qui sont partis en fumée pour les caisses de l’Etat et de la Sécurite Sociale !

 

Comme dans une entreprise bien gérée, la maitrise ou la réduction des coûts ne crée de la valeur sur le long terme que si elle s’accompagne d’une stratégie de développement et de prise de marchés.

 

Si le discours entendu de durcissement du « pacte de stabilité », et d’ économies recherchées en tirant plus ou moins au hasard sur les « niches » fiscales se confirme, force sera de constater que le gouvernement de ce pays reste irrémédiablement myope et capitule sans lutter sous la pression des « marchés » plutôt que de mettre en place une stratégie de retournement.

 

Quel serait en fait le chemin étroit , mais inévitable, de ce retournement ?

 

En premier lieu , partant de l’environnement qu ‘il faut modifier sans quoi nos mesures nationales d’économies n’aboutiront qu’à l approfondissement de la crise, il faut urgemment se mettre autour de la table avec l’Allemagne et les principales économies de l'UE pour négocier, si cela reste possible, une révision radicale de la politique monétaire , du pacte de stabilité, et des régulations pour redonner à l Europe une volonté de puissance.

 

Il faut dire très clairement que l’Europe monétaire telle qu’elle a été conçue, l’Europe libérale ouverte à tous les vents de la mondialisation, se meurent.

Il faut dire à l’Allemagne en tout premier qu’il y va de son intérêt bien compris de participer au changement du cours des choses.

 

En clair, le pacte de stabilité doit devenir un pacte de croissance dont découle une politique de change de l’euro à 180° de celle qui est suivie depuis la création de la monnaie unique : l’euro doit aider nos entreprises à conquérir des parts de marché et à résister à l’invasion des produits des pays à monnaie faible et coûts du travail trop bas.

Laisser filer la monnaie c’est aussi le moyen de réduire le poids de l’endettement et de ses effets déflationnistes sur nos économies .

 

Réduire le coût du travail enfin en Europe, en allégeant les charges pour stimuler l’emploi mais sans appauvrir, contrairement au dogme libéral, la qualité des couvertures sociales ce qui ne ferait que déprimer la consommation.

Cela signifie faire supporter aussi aux importations une part des coûts : voilà pourquoi , il convient de mettre en place partout et rapidement dans l’UE une TVA sociale qui s’appliquera aux produits et services quelle qu’en soit la provenance, et qui participera à combler nos déficits sociaux.

   

En second lieu, et en même temps, il convient de négocier avec nos partenaires des mesures de régulation immédiate des marchés financiers avec trois éléments essentiels:

 

     - Transformation des prêts d’Etat ou des garanties données aux banques en prises de participation et entrée aux conseils d’administration de la puissance publique , seule garante des intérêts collectifs.   

 

     - Scission des activités de banque d’investissement et de banques de dépôt, augmentation des réserves obligatoires des premières, et des garanties pour toutes les opérations sur marchés à terme.

 

     - Taxation exceptionnelle de 100% des profits des activités de banque d’investissement réalisés en 2009 dans l’UE et affectation à la réduction des dettes des plans de relance car les incendiaires doivent être les payeurs.

 

Si tout cela finit par faire consensus dans l’urgence , alors , bien sur , il faudra voter rapidement la modification des traités.

Si tel  ne devait être le cas, alors il faut faire entendre à l’Allemagne que la France prendra les mesures qui s’imposent, dans le calme, mais sereinement et c’en serait fini de la zone euro.

 

Bien entendu, cette phase européenne d’un plan de redressement ne nous exonèrerait pas de mesures d’austérité sur la dépense publique nationale, mais celles ci seraient, en quelque sorte ,compensées par le retour progressif de notre dynamisme économique.

 

Evidemment, il y a dans ce pays de multiples gaspillages à commencer par ceux qui proviennent d’un empilage absurde d’administrations centrales, régionales, départementales, communales, où l’organe créant la fonction, il génère aussi des dépenses dont l’utilité reste à démontrer.

 

Alors pourquoi ne pas consulter les Français par référendum sur une réorganisation l’Europe et une réforme de l’Etat adaptée aux circonstances ?

 

Voilà qui pourrait remobiliser un peuple que tout porte à l'abandon!

 

 Mr, Fillon, la politique de la France « ne se fait pas à la corbeille » (De Gaulle ) !

 

Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 17:16

Voici donc les Grécs "gratifiés" de 120 milliards € ( peut être!) , contre 45 milliards semaine dernière, à la condition qu'ils se serrent la ceinture de 3 crans.

 

C'est sans doute nécessaire, mais insuffisant, comme cela se verra prochainement.

 

Au train où vont les choses dans notre Europe bénie du Dieu Dyonisos, les Grecs seraient avisés de prévoir de s'habiller du tonneau de Diogène tant qu'ils peuvent encore emprunter les bretelles!

 

En attendant, la pythie Standard & Poors va s intéresser toujours de plus près au Portugal, à l'Espagne, à l'Italie, les fameux "pigs" selon la délicate expression anglo saxonne (  "pays du Sud  pas  encore tondus"!), en attendant peut être le tour de la France, tous pays dont les systèmes sociaux sont une insupportable hérésie aux yeux des "marchés".

 

Bien entendu, elle ne se penchera guère sur l'Irlande ou sur le Royaume Uni, très mal lotis mais si adorablement libéraux, non pas tant  parce que douter des dettes souveraines pourries de Sa Gracieuse Majesté paraitrait "shocking",  mais surtout parce qu'il convient de ménager les copains de la City...et des copains, elle en a l'agence de notation "indépendante" à la City...et même à Wall Street , dit on!

 

D'ailleurs, c'est peu dire  que les grands prêtres de Standard & Poors ont chaussé opportunément, pour ne point froisser les "amis", des lunettes ultra sombres qui leur ont masqué  les dettes pourries des banques américaines causes du chaos...

 

C'est pourquoi, aujourd 'hui, appliquant le principe de précaution à la mode, ils dissèquent et contrôlent méticuleusement  au microscope les dettes des Etats  hérétiques d'Europe,  et soufflent  à propos les braises des bûchers pour que les "marchés" s'en donnent à coeur joie, se remplissant les fouilles  au passage. 

 

Déjà se préparent  l' Autodafé du Portugal et  la Sainte Inquisition de l'Espagne...le tout sans risque puisqu'aux frais des sujets de la complaisante  Europe qui sait se montrer bonne fille, en plus d'être assez facile. 

 

Des sujets qui,  au train où vont les choses, se réveilleront bientot plus "poors" que "standards"!

 

katsumoto 

 

 

 

 

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 17:58

Nous y voici comme l'attendaient "les marchés" qui comptent bien se "refaire" un peu  au passage..

 

La Grèce ne peut plus honorer ses échéances sans le secours de l'Europe et du FMI et doit emprunter à des taux usuraires sur le marché.

 

Criblée de dettes la Grèce l'est incontestablement, résultat d'une gestion laxiste des gouvernements successifs, de la fraude fiscale à grande échelle , et d'une économie terrassée par un euro au costume démesuré pour elle.

 

Si la Grèce avait conservé la drachme que se serait il passé?

 

Il se serait passé ce qu 'il est toujours advenu en ce pays depuis sa jeune indépendance.

 

Gestion laxiste certes et inflation, mais croissance, et lorsque les déséquilibres devenaient insupportables pour la balance des paiements, dévaluation de la monnaie  accompagnée d'une cure d'austérité.

 

Les choses rentraient dans l'ordre pour quelque temps, l'élève n'était pas "vertueux",  bien que guère moins que les USA, mais il ne mourait pas entrainant toute la société dans la tragédie.

 

Dans le cas présent, la Grèce, malencontreusement entrée dans la zone euro alors que chacun connaissait ses vicissitudes historiques, a cru s'abriter derriere une monnaie forte que son économie ne pouvait supporter.

 

La Grèce s'est imaginée pouvoir porter un deutschemark et se meurt d'asphyxie, réduisant au désespoir sa population!

 

Inflation falsifiée au passage à l'euro qui fit que les prix en drachme devinrent les prix dans la nouvelle monnaie avec pour conséquence immédiate la fuite des touristes , une des principales sources de devises du pays, vers des voisins plus attractifs comme la Turquie.

 

Si l'on ajoute des exportations en berne à cause de productions devenues trop chères,une  consommation intérieure étouffée , il ne reste, ne pouvant ajuster les prix ,donc les échanges, par la monnaie, que l'austérité trop explosive socialement ou l'endettement.... et le mauvais tour est joué!

 

La Grèce, sauf à devenir un protectorat que sa conscience nationale refusera, sortira de toutes façons, tot ou tard,  de la zone euro. Nul ne peut en douter!

 

Puisse le destin ne pas lui infliger, dans le désarroi, de remettre son désespoir entre les mains de quelques aventuriers!

 

Reste  surtout  que la Grèce  n'est que le premier domino à tomber, tant les faits économiques sont têtus et se moquent des constructions de l'esprit.

 

Une monnaie n 'est, et ne peut être, que le reflet d'une économie dont elle doit servir les intérêts.

 

Aucun des pays du Sud de l'Europe, aucun des pays d'Europe Centrale, et pas même la France ou la Belgique déjà au bord de l'implosion, ne peuvent supporter une monnaie qui  n'est autre que le Deutschemark.

 

Le moment approche de la fin de l'utopie, d'autant que l'Allemagne a inscrit le gel de la dette publique à compter de 2016 dans sa Constitution pour l'Etat Féderal et à partir de 2020 pour les landers, ce qui peut se concevoir dans un pays dont la population va diminuer.

 

Ce ne sera pas possible en revanche dans un pays à la démographie dynamique comme la France.

 

Les divergences naturelles, structurelles, culturelles  nationales prendront leur revanche d'autant plus violemment qu'elles auront été longtemps ignorées.

 

Alors plutot que subir l'effondrement de la zone euro , ayons le courage de la réformer ou d 'en organiser  la fin à froid!

 

Mais il y faut du courage, et particulièrement celui d'affronter l'Allemagne!

 

Ce devrait être le rôle de la France, dans l'amitié certes mais aussi dans la  fermeté, avec l'appui du reste de l'Europe!

 

 

 

 Katsumoto 

 

 

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 13:24

Dans son éditorial du 17 Avril  Hubert Tassin écrit dans Investir, journal financier réputé pour ses analyses, à propos des pays du BRIC ( Bresil, Russie, Inde, Chine) qui ont tenu sommet semaine dernière:

 

"Ils ont bénéficié d 'un certain angélisme des pays riches, acceptant un commerce déséquilibré et une délocalisation des moyens de production sans autre contrepartie qu'une désinflation générale qui pénalise finalement leurs propres popultations"

 

Cette phrase résume tragiquement  l'impasse dans laquelle la France en particulier s'est engagée, contrainte par une Europe soumise aux marchés, aux intérêts de la City, et dans laquelle  l'Allemagne a imposé des règles monétaires destinées à assoir sa puissance industrielle.

 

Oui, il faut imposer une taxation aux frontières de l'Europe une taxation des produits chinois qui trichent avec une monnaie sous évaluée, des pratiques commerciales  voire sanitaires douteuses, et un protectionnisme débridé.

 

Oui il faut mener une politique monétaire agressive pour réoxygener nos industries, et sauver ce qui peut l'être, réinvestir. 

 

L'une et l'autre imposent une détermination politique sans failles face à Bruxelles, quitte à en faire un casus belli sur l'avenir de la construction européenne.

 

Oui, il faut cesser de se laisser dicter nos politiques industrielles par des fonds d'investissement qui poussent aux délocalisations dans les pays pauvres pour réduire les coûts et vendre dans les pays riches pour profiter de prix de vente élevés.

Mieux controler les marchés financiers, au lieu de les laisser imposer les choix comme dans le cas de Grèce après avoir été renfloués par les Etats, voilà qui passe par le controle capitalistique des banques.

 

Voilà qui impose la capacité de s'appuyer en France sur un rassemblement de tous ceux qui ont encore le sens de la France et de son destin.

 

Katsumoto

 

 

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 19:28

Le COR, commission "d'experts" chargés d'analyser l'avenir du système des retraites par répartition vient de rendre un rapport volontairement alarmant, sans que l'on puisse dire irréaliste, sur les déficits attendus "toutes choses égales par ailleurs": 100 milliards € de déficit vers 2050! 

 

Conclusion: il faut réformer, ce qui dans le langage gouvernemental signifie généralement regrésser...

 

Evidemment ,chacun comprend que  100 milliards € , c'est une somme ....les retraités s'attendront donc à voir réduites leur pensions, les actifs en milieu de carrière se résigneront à travailler aussi longtemps que le patronat voudra bien leur octroyer un job, et les jeunes n 'oseront  plus y songer puisqu' avant de pouvoir sortir de la vie active  il conviendrait déjà de pouvoir y entrer. 

 

Mais s'agit il d'une fatalité à laquelle nous n'aurions pu nous soustraire? 

 

Et si ce n'est le cas, nous reste t il au moins quelques degrés de liberté pour corriger partiellement ces tristes perspectives?

 

Sur le premier point, nul doute qu'il n'était pas fatal de ramener de 65 ans à 60 ans la retraite au debut des années 80: les previsions démographiques n 'était pas sensiblement différentes d'aujourd hui, et chacun était informé de l'arrivée prochaine du papy boom.

 

En réalité, François Mitterand et l'ensemble de la gauche,  ont choisit ce thème dès les années 70  parce qu'il y ont vu un slogan fantastique  pour conquérir les votes dans le cadre du Programme Commun de rasage gratis qui servit de bible à la coalition socialo communiste.

 

Et cela a marché!

 

C'est bien pourquoi le PS ,qui est plus un lieu de rêverie que d'imagination, se contorsionne ces temps derniers pour expliquer qu'il faut faire quelque chose et qu 'il le fera certainement si d'aventure il arrive au pouvoir, tout en chantant que 60 ans ce n'est pas si grave, mais que  quand même... et bla bla bla..

 

Bla bla bla, permet  d'éviter de  remarquer que 1% de croissance supplémentaire du PIB français cela représente environ 20 millards €  par an ,et que la croissance anémique maintenue depuis le début des années 80 pour  cause de  construction de  l' Europe monétaire  représente au total  un manque à gagner pour la richesse nationale d'environ 500 milliards € !

 

Par charité , n'allons pas jusqu'à compter ce que cette richesse là aurait mesuré en termes d'emplois et donc en termes de cotisants  supplémentaires aux régimes de retraite !

 

Mais observons tout de même que le COR aurait probablement tiré des conclusions sensiblement différentes si nous ne nous étions pas fourvoyés dans notre coûteuse Europe monétaire et ouverte.

 

Evidemment nos chers socialistes  partagent cette responsabilité là avec leurs partenaires de l'UDF, du RPR et de l'UMP.... alors soyons justes , les coquins sont de tous bords!

 

Justement puisque nous parlons de coquins, il faudrait mentionner le patronat qui avec la complicité des pouvoirs publics toutes couleurs confondues et aussi des syndicats a fait feu de tous bois en matière de préretraites poussant à la sortie, sauf bien sur au sommet des entreprises, les salariés  les plus "vieux" c 'est à dire ayant passé les 50 ans.

 

Bien évidemment , c'était, disait on, pour maintenir l'emploi des plus jeunes qui présentaient l'avantage  en réalité de coûter moins que leurs ainés, voire  de permettre de remplacer des CDI par des CDD.

 

On sait ce qu'il est advenu des promesses: le chômage n'a cessé de progresser en même temps que la précarité, et la collectivité a pris en charge une part notable des préretraites accroissant les déficits.

 

Alors que peut on faire aujourd hui?

 

Evidemment plus le temps passe , plus le manque de croissance cumulé d'année en année se fait et se fera sentir sur le niveau de vie des Français, et la question des retraites n 'en est qu'une des illustrations.

 

Une fois encore nous dirons ici qu'il n est point de salut en ce domaine comme en d'autres sans une remise en cause profonde d'une Europe libérale ouverte sans restrictions aux pays à bas coûts et dotée d'une monnaie trop forte.

 

Poursuivre dans cette voie c'est à terme la mort programmée des retraites par répartition et de la solidarité entre générations au profit d'un système par capitalisation que le Medef rêve d' imposer sous la pression des assureurs et des banquiers.

 

Une fois admis qu'il n'est pas possible de répartir des richesses qui ne sont pas créées, alors il convient d'en tirer les conséquences et d'abord au niveau de l'Europe.

 

Ceci n'exonère pas, au point ou en sont les choses ,de rationnaliser notre système car la durée de vie  s'est allongée, mais  cela doit se faire avec bon sens et justice.

 

Revenir à 65 ans comme âge légal de la retraite n'est acceptable que sous la condition expresse que les seniors ne soient plus exclus du monde du travail , ce qui suppose une  révolution culturelle dans les entreprises et dans la société française.

 

Dès lors, il va de soi que ce changement ne peut  s'inscrire que  sur  longue période et doit faire l'objet d'un contrat clair avec les entreprises: l'âge de la retraite reculera parallèlement et dans la même proportion que l'emploi des seniors progressera.

 

Du côté secteur public, il n ' y a pas lieu évidemment, dans un souci d'équité et alors que l'emploi à vie est garanti, de maintenir un système distinct de celui du privé: même date de départ, même nombre d'années de cotisation, même mode de calcul des pensions.

 

Changer d 'Europe pour retrouver l'indispensable croissance , remettre en cause l apartheid des seniors face à l'emploi, aligner le public sur le privé, voilà les pistes à suivre!

 

Sot qui compterait sur les coquins et copains qui nous ont conduit là où nous sommes pour les emprunter!

 

Katsumoto

   

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 10:06

La farce des régionales s'achève donc .... et revoici le clown de 1968 qui fait expréssément référence à ce qu'il considère comme  sa période de gloire et qui coincide très exactement avec la reprise du déclin du pays.

Car que fut  le mouvement du 22 Mars 1968?

D'inspiration libertaire,  il se manifesta par l'occupation de la faculté de Nanterre.

En réalité tout a  démarré un an plus tôt. Le 20 mars 1967 des potaches de Nanterre  décident de manière spontanée d'investir le bâtiment  réservé aux étudiantes , ce qui provoquera leur expulsion musclée par les forces de l'ordre alors que celles ci n'ont pas en principe à intervenir dans l'Université.

En fait les étudiants de ce qui allait devenir le mouvement du 22-Mars, surtout "travaillés" par les pulsions de leur âge exacérbées par le désoeuvrement de cours de sociologie et  lettres clairsemés, passent une année à diffuser leurs idées sur la liberté sexuelle et sur les névroses qu'induisent le manque de liberté dans ce domaine et dans d'autres.

C'est lorsque le bruit courut  que Cohn-Bendit serait exclu de la Faculté, qu'une  grève fut déclenchée par  des anarchistes, 150 seulement pour le fameux "appel du 22 mars", entrainant peu à peu une population d'étudiants essentiellement parisiens, fils et filles de milieux privilégiés, enfants gâtés des 30 glorieuses, et tentés par l'idée d'un un grand "monome", sorte de happening  dans la tradition étudiante.... le débridage sexuel en plus, et "l"interdit d'interdire" comme oriflamme. 

Récupéré par un Mitterand revanchard, une gauche qui ne se consolait pas de la perte des délices de la IVeme République, un PC qui n'avait pas coupé avec l'URSS, une extrême droite qui n'avait pas digéré la perte de l'Algérie,  le mouvement s'est étendu dans une France prospère ( 2,5% de chômage! ) avant de faire "pschitt" devant la majorité des Français appélés par le Général de Gaulle à se prononcer. 

Mais si en Juin 68, les Français rétablirent le droit, les conséquences sociales furent immenses:  début de la dégringolade de l'Education nationale ( méthode globale en lecture , maths "modernes") qui continue de faire  des gamins qui ne savent ni écrire ni compter en 6eme, et de l'éducation tout court avec l'enfant roi puisqu'il devint interdit d'interdire, qu'il n'était plus utile de travailler ( "on ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance"), qui a produit toute une génération d individualistes , d'égocentriques, d'assistés, aux règles de vie élastiques...Résultat: explosion des divorces chez les adultes, de la violence chez les adolescents...

Alors que voulons nous?

Continuer dans la même régression ? Toujours plus de renoncement?

Une Europe verte parce qu'il n ' y a plus d'usines que l'on aura pris soin de laisser aux Chinois puisque Dany le Clown est européen et libéral ?

Et pourquoi pas, l'adoption des enfants par les homosexuels ou  mieux encore, puisqu'il ne faut pas se "névroser", envisager la polygamie?

Bref, chacun voit bien d'où viennent les Europe Ecologistes et où cela mène...

Ce sont les mêmes babas qu'il y a 40 ans, amers aujourd'hui d'avoir gaspillé historiquement la France  qu'ils lèguent à leurs enfants, et qui tentent de nous faire croire que la révolution verte peut compenser  celle inspirée originellement par une  libido aujourd'hui  inversement proportionnelle à leurs résultats électoraux...

Laissons Dany et les siens à l'andropause de leurs idées , envoyons son appel 2010 rejoindre celui de 1968 dans le caniveau , en attendant l'occasion des cantonales  pour  balayer ces babas hors de notre paysage politique. 


Katsumoto


















Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 22:44

Deuxième tour des régionales....raz de marée annoncé de la gauche rose verte, claque pour la majorité présidentielle...victoire de l'abstention.

Alors pour qui voter?

D'un côté, une majorité aux abois qui paie la crise, le prix de l illusionisme,d'un libéralisme en déconfiture et de la trahison des intérêts nationaux au bénéfice d'une Europe illégitime et d'un atlantisme désuet.

De l'autre des caciques en mal de carrière partageant leurs nostalgies soixante huitardes et rose pâle, leur philosophie du permissif , du renoncement, dans un libéralisme à peine distinct de celui de leurs adversaires et partenaires de l'UMP.
Et dans les listes du renoncement , viennent se fondre maintenant les tenants d 'Europe Ecologie, comme si l'Europe qui facilite l'invasion des produits chinois fabriqués sans aucun respect de la planète pouvait se conjuguer avec l'Ecologie!
Qui peut s'étonner  de cette nouvelle imposture pour qui se souvient que Cohen Bendit fut d'abord et reste un mistificateur et petit bourgeois allemand, voyou  et révolutionnaire d'opérette.

Restent le Front National qui , malgré de sulfureuses gamelles, surfe sur une âme française qui ne veut pas mourir, et le grand parti des abstentionnistes qui ne veulent plus  choisir entre diables et  démons.

Alors que faire?

Renvoyer dos à dos soixante huitards fourbus et  libéraux incorrigibles s'impose pour marginaliser les marginaliseurs! 

Finalement , choisir à regret  l'Abstention puisque le Front National et ses écarts interpellent la conscience de chacun.

Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 20:17

Ainsi  la très British Mme Lagarde vient de confesser de bien peu diplomatiques reproches  à l'Allemagne via le Financial Times.

L'Allemagne , notre partenaire privilégié dans la construction européenne, profiterait de la consommation de ses voisins  pour soutenir son activité tout en exerçant une pression constante sur ses coûts pour assoir sa compétitivité.

Oui, l'Allemagne dispose d'une industrie traditionnellement puissante, concentrée sur des biens d'équipement et une image uniques dans le monde,soutenue par une qualité renommée, et par une cogestion  de fait associant  travail et  capital dans une ambition commune.

Faut il reprocher les résultats d'une volonté et d'un  travail constants ?

En regard, l'industrie de la France periclite depuis 30 ans, perdant 2 millions d'emplois, voyant sa part dans la valeur ajoutée du pays reculer de 24% à 14%.

L'Allemagne est elle responsable de cette dégringolade ?

Evidemment, non!

La France n' a jamais comblé l'écart industriel  de la fin du 19 ème siècle avec son principal concurrent.

Ses fabrications, moins spécialisées, dotées d'une image plus incertaine et d'un capitalisme peu consensuel restent très sensibles aux prix.

La vérité est que l'ambition gaulliste de faire du pays une grande puissance industrielle, s'appuyant sur une démographie porteuse quand celle de nos voisins décline , a été abandonnée sur l'autel  d'un euro surévalué pour nous,  tout autant que l'eut été le Deutschemark.

Et c'est bien là que le bas blesse pour la France!

Des critères de Maastricht qui bloquent la croissance, un taux de change de l'euro qui convient à l'industrie allemande mais étouffe la nôtre, tout comme celle de l' Italie.

Faut il reprocher alors à l'Allemagne d'avoir su défendre ses intérêts?

Non , de toute évidence!

En revanche que dire de tous ceux qui de Giscard à Sarkozy, en passant par Mitterand  et Chirac ont sacrifié les nôtres sur l'autel d'une Europe  soumise aux diktats de la BCE Bundesbank et de l'euro mark?

L'Allemagne a gardé le sens national quand nous avons l'avons perdu.

Alors, ne nous trompons pas de diagnostic.

N'en déplaise à la très européenne Mme Lagarde, l'Allemagne n'a bénéficié, comme en d'autres temps,  que de nos propres démissions.
 
Et puisque Mme Merkel suggère que les "non vertueux" quittent la zone euro, ayons le courage de la prendre au mot si l'euro doit rester le mark !

Avant qu'il ne soit  trop tard pour nos dernières usines.. chère Mme Lagarde!

Katsumoto


Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 11:12

Le Président de la République s 'est livré hier soir , non sans talent, à une causerie avec un échantillon de Français confrontés aux difficultés qui accablent le pays.

L'homme, spontané, communiquant, s'est efforcé de répondre aux inquiétudes tout en  défendant sa politique ce qui ne pouvait de toute évidence suffire à rassurer ses interlocuteurs.

Mais chacun aura surtout entendu  la répétition d'engagements bien sombres!
 
"Non je ne laisserai pas mourir l'agriculture!"
"Non je ne laisserai pas mourir l'automobile!"
"Non je ne laisserai pas mourir nos PME!"
"Non je ne laisserai pas mourir l'hopital!"
"Non, je ne laisserai pas mourir les banlieues!"

Asséner ces volontés repétées ne trahit il pas, de fait,  la reconnaissance  du degré de délitement de ce pays en tous domaines?

Et si nous en sommes là, ne faut il pas, de toute urgence, appréhender  les causes et prendre les mesures qui s'imposent depuis trop longtemps différées?

L'agriculture s 'écroule parce qu'il n' y a plus de préference communautaire sacrifiée sur l'autel du libéralisme anglais, à coup d'importations de Nouvelle Zelande, d'Australie, d'Argentine, sans parler de la Pologne copieusement  subventionée, pour le bonheur d'une grande distribution qui tire naturellement profit de la mondialisation.

L'industrie et l'automobile subissent de leur côté les mêmes  maux aggravés par une politique de l'euro trop cher qui nous dessert tout autant qu'elle sert l'Allemagne.

L'hopital , comme tous nos systèmes de protection sociale, ploie sous des charges accrues par une population plus nombreuse et vieillisssante, alors que le déni de croissance depuis 30 ans se traduit  par un gigantesque manque à gagner pour le budget de l'Etat, auquel s'est ajoutée une gestion laxiste des ressources.

Les banlieues n'intègrent plus la France parce que leurs jeunes ne trouvent pas d'emploi ou sont mal encadrés par l'Education Nationale, tout en même temps que le pays continue d'accueillir depuis trop longtemps des populations que ni son dynamisme économique, ni sa confiance dans ses valeurs et son Histoire, ni son ambition nationale ,  ne permettent  plus d'assimiler.

Il n'est pas jusqu'à la faiblesse demontrée  à l'égard d'une élite, avide de se servir plutot que de servir le pays qui l'a formée, qui ne contribue à donner à la jeunesse et aux citoyens de ce pays le sentiment que Liberté , Egalité, Fraternité que nous avons inscrit aux frontons de nos mairies ne vaut pas plus qu'un tag sur un mur de metro.

Voilà ce que Mr Sarkozy , son corps défendant, a reconnu hier soir!

Voilà pourtant ce dont à ce jour il n'a pas tiré les conclusions quant à la politique à conduire!

Voilà pourquoi une relève, hors partis "dominants"  mais depuis  longtemps aseptisés et complices, est nécessaire au salut!

Malheureusement, comme l'Histoire nous l'enseigne, il faudra sans doute de bien grandes secousses ou d'autres drames pour que s'organise enfin le sursaut...

Katsumoto 


Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 16:24

2008 s ‘était achevée sur le chaos de la finance, 2010 s ‘est ouverte sur la catastrophe en Haiti.

 

Le drame d’une population déshéritée, démunie  et aujourd’hui décimée renvoie toujours  à la question du « pourquoi eux ? » alors qu ‘un sort malin implacablement semble se jouer du bien .

 

Le chaos de 2008, a peine suspendu en 2009, en jetant  des millions d’hommes dans le chômage et le doute, renvoie également à cette question quand les bonus bancaires pleuvent, quand d’autres nuages se lèvent.

 

Mais si Haiti s’effondre sous une fatalité supérieure , la crise elle, est née des appétits de quelques uns et du laisser aller de beaucoup.

 

Alors que pouvons nous souhaiter,  et surtout faire en 2010 pour ce qu’il nous revient d’entreprendre ?

 

Quelles sont les pierres blanches que nous devrions poser  là ou nous le pouvons, c ‘est à dire là ou nous sommes, en France ?

 

Et pour cela, ou en sommes nous ?

 

2009 n ‘a pas changé le cours qui roule notre pays dans le déclin et le renoncement.

 

La crise mord durement, les délocalisations sont reconnues utiles pour Thales et inacceptables pour Renault par un Président qui voudrait conserver les emplois sans remettre en cause le change de l’euro, la croissance reste structurellement anémique comme depuis 30 ans, l’endettement devient insupportable et remettra en cause bientôt le socle de nos systèmes sociaux.

Les syndicats jacassent, le Medef s ‘esquive,  les politiques courtisent,  les Français reculent

dos courbé par tous les pessimismes médiatiques , le gouvernement nous harangue une identité qu’il s’est employé à brader.

 

A l’extérieur, après être redevenus des auxiliaires de l’ Otan, nous avons poursuivi nos coups de bluff  avec le G20 et Copenhague, notre tragicomédie européenne avec le parachèvement illégitime du traité de Lisbonne, et nos gesticulations de gardes suisses en Afghanistan.

 

Pendant ce temps les USA  s’accordent avec la Chine sur le dos de l’Europe, avec des politiques de change qui assassinent définitivement la puissance et la croissance économique européenne non sans  continuer de tirer des traites sur l’environnement et la vie de la planète.

 

En Perse et au Pakistan les fous de Dieu sont aux portes de l’atome.

 

En Europe l’Allemagne continue d’asseoir sa suprématie, tandis que les frontières cèdent sous les nouvelles  grandes  invasions de populations déshéritées, que l’Angleterre et quelques satellites d’Europe Centrale terminent d’absorber comme un buvard l’espoir européen en préparant son partage avec la Turquie, l’Ukraine et peut être demain le Bélouchistan !

 

Le tableau est sombre, et c’est pourquoi il y a une tâche immense à entreprendre !

 

Et d’abord  assurer le rang de la France dont celui des Français est indissociable !


Pour cela redonner l’espoir en retrouvant la croissance, c 'est à dire s’attaquer aux dogmes monétaires et libéraux de l’Europe, imposer la préférence communautaire, pénaliser ceux qui jouent du Dollar ou du Yuan pour  nous rançonner et ceux qui déversent sans compter  gaz et produits toxiques.

 

Redonner un sens à la Nation et au peuple de France en mettant fin aux abandons de souveraineté, en respectant les volontés exprimées, en assignant à l’Etat  de fédérer les intérêts particuliers , en prenant acte de la diversité  mais aussi que le droit du sol devient impossible  dans un espace Schengen  passoire mis à mal par de grandes invasions .
 

Redonner leur place aux femmes et aux hommes de ce pays, quelle que soit leur origine,  en restaurant
l ‘autorité de l’Education , celle des parents et celle des enseignants, sans laquelle ni  progrès ni égalité des chances ne sont possibles, en rétablissant un service militaire civil pour intégrer chacun dans la Nation et partager la France, en renforçant les pouvoirs régionaux mais pas les notables, en imposant la présence des salariés dans les conseils d’administration.

 

A l’extérieur, reprendre avec détermination la première  place en Europe et en Afrique sans lesquels nous comptons  peu, et savoir se faire entendre des autres nations du monde  sans arrogance mais nettement, à la mesure de notre poids , de notre image, de nos moyens et de nos intérêts,  plutôt que de nos phantasmes.

Sous les drames, l'espoir toujours

 

Bonne année !  

Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 19:45

Des mémoires de l'ancien Président , la presse retient  semble t il , la haine de Giscard, la trahison de Balladur, et l'admiration pour Mitterand.....de quoi faire "pschittt "selon le mot de Chirac sur ses affaires judiciaires!

De Giscard, je me souviens qu'il bâtit sa carrière en trahissant De Gaulle, en appelant à voter Non au référendum d'Avril 1969 qui devait permettre une véritable décentralisation du pouvoir, et l'association des forces vives de la Nation dans un Sénat complètement dépoussiéré de ses notables.

Quoi d'autre, en dehors du début du déclin du  pays sous la houlette d'un Président confondant grandeur et  "boursouflure", ou nous jetant dans les bras d'une Europe technocratique qu'il tentait de dissimuler sous de cosmétiques airs d'accordéon?

Quoi d'autre que les diamants de Bokassa?...sinon peut être, grâce au courage de Mme Weil, la libéralisation de l'avortement.

Peu de choses....sinon le début de la glissade du pays!

De Chirac , je me souviens  qu'il trahit Jacques Chaban Delmas en Mai 1974, courageux réformateur  champion du projet de Nouvelle Société, pour se rallier avec 43 députés de l'aile droite de l'UDR à la candidature de Giscard .

C'est lui qui  le fit élire en échange d'un poste de Premier Ministre!

Que Giscard ne l'ait pas gardé en grande estime depuis lors, qui s'en étonnerait?

C'est Chirac  encore qui trahit les institutions de la Vème République en acceptant la cohabitation avec Mitterand, en plus de ses propres convictions à supposer qu'il en eût d'autres que de se servir plutot que servir.  

C'est Chirac enfin  qui trahit ses électeurs en se faisant élire en 1995 sur le programme gaulliste de Seguin pour appliquer , les urnes à peine closes,  celui de la droite libérale de Juppé!

Quoi d 'autre que 12 ans d'immobilisme, de laisser aller à vau-l'eau du pays?.....sinon la résistance à l'extrême droite, et à l'aventure irakienne de Bush?

Peu de choses.....sinon un pays en deshérence, à la croissance anémique dans une Europe garrot  !

De Mitterand, je me souviens de ses états de service dans le régime de Pétain avant de se découvrir opportunément résistant, de ses virements et revirements sous la IV eme République, du pseudo attentat de l'Observatoire,  de ses discours "va t en guerre" sur l' Algérie ou  "socialiste" selon les nécessités,   du ralliement de Tixier Vignancourt pour tenter de battre De Gaulle ou de sa complicité avec l'ancien milicien Bousquet...

De Mitterand je m'en souviens comme du négatif de De Gaulle, d'un mister Hyde à l'oeuvre chaque fois que le destin de la France était en cause.

Magouilles sous la IV eme Republique conduisant au bord de la guerre civile, tentative de coup d'Etat  en 1968 en revendiquant loin des  barricades un pouvoir qui n'est pas à prendre, hypertrophie des emplois publics mettant en cause durablement les équilibres financiers de l'Etat, laisser aller de l'enseignement qui produit des gamins qui ne savent ni lire ni écrire en 6ème, soumission aux exigences économiques de l'Allemagne en Europe après avoir apporté son soutien à la RDA agonisante fin 1989
...
Mitterand fut un maitre de l'embrouille avec une soif de pouvoir à nul autre pareille.... sauf à celle de Chirac et Giscard peut être! 

"Salut l'artiste" peut s'exclamer  Chirac en connaisseur!....

La trahison au service de leur carrière politique, des convictions caméleons , tel est le trait commun entre Giscard, Chirac, et Mitterand.

Alors refermons ces mémoires et cette période.....sans tarder!


Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : La Cyber-résistance
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 16:17

Il est deux choses que favorisent les crises :

 - la remise en cause des vérités « établies »  qui ne sont souvent , telle la pensée unique, que des
  croyances imposées.
-
l’imagination, fruit de la nécessité.
 

Il en est ainsi , semble t il , des croyances répandues par les ayatollahs de la monnaie unique.

 

Pour signe, la publication par Le Monde du week end d’un article de Jean Vesperini,

professeur et  surtout membre du Conseil d’analyse économique du Premier Ministre.

 

Ce dernier qui publie «  La France dans la crise. Retrouver la croissance » soutient que l’euro, non seulement, ne nous a pas préservé de la crise financière partie des USA, de la récession et du chômage mais que, si nous avions conservé nos monnaies nationales qui auraient peut être dévalué de 20% par rapport au dollar comme l’a fait la Livre anglaise, ceci aurait permis à la France et à quelques autres de retrouver leur compétitivité par rapport à un euro surévalué.

 

Compétitivité par rapport à l’Allemagne en  Europe, compétitivité par rapport aux autres à l’extérieur…
 

Et Jean Vesperini d’asséner :

 

«  Pour promouvoir l’euro, ses partisans avaient lancé le mythe de l’euro facteur de croissance. En fait de croissance, la zone euro affiche le score pitoyable d’être, parmi les grands espaces économiques, celui qui connaît la croissance la plus médiocre.Voici maintenant qu’au mythe de l’euro facteur de croissance, on fait succéder le mythe de l’euro bouclier….En vérité, à l’exception de l’Allemagne les pays de la zone euro, et particulièrement ceux qui bordent la Méditerranée, ne doivent avoir qu’une seule priorité : imposer un changement radical de la gouvernance de l’euro, qui place la croissance au cœur de la politique monétaire. A défaut, ils doivent avoir l’imagination et le courage de créer un nouveau système de change  au sein de l’ Union européenne. »

 

Voilà donc une thèse soutenue depuis le début, ici, sur France Rebelle d’une façon, il faut le dire , bien solitaire jusqu’ici.

 

Jean Vespirini montre bien que l’euro, monnaie dont les caractéristiques et la gestion sont le reflet unique des intérêts de l’Allemagne ( voir ici l’article : "L'Europe allemande ou les erreurs de la France" ) , est mortel pour la croissance de notre pays et qu’il est temps de remettre en cause sa gouvernance ou d’en sortir.

 

Souhaitons que cette soudaine liberté d’écorner la pensée euro béate dans l’entourage du Premier Ministre, ne soit pas une simple hirondelle pour un printemps lointain, et laisse présager quelque urgente évolution de nos politiques européennes.

 

Sinon, il ne nous reste qu’à inviter son auteur à rejoindre Nicolas Dupond Aignan quelques semaines, quelques mois......avant Mr Fillon !


Katsumoto

Par katsumoto - Publié dans : politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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